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Nico2
98 abonnés
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4,0
Publiée le 6 avril 2010
L'acteur-scénariste Pascal Elbé, révélé par l'excellent Père et Fils de Michel Boujenah, signe un premier film très réussi au scénario efficace avec des acteurs très justes, à l'exception du jeune Samir Makhlouf et de sa petite amie, pas toujours très naturels. Le scénario, véritable drame cornélien, comporte tous les ingrédients de la tragédie et le suspense tient en haleine jusqu'aux dernières minutes. Quant à la réalisation de Pascal Elbé, elle est sobre avec de très beaux plans. Si le montage pèche parfois un peu et que le scénario n'évite pas certaines incohérences, l'ensemble fait preuve de suffisamment de maîtrise et de justesse pour séduire. Un premier film très prometteur pour la suite si Pascal Elbé décide de poursuivre dans la voie de la réalisation.
Intéressant de visionner "Tête de Turc" après "les complices". Le premier se situe indéniablement deux crans au-dessus du second. Une construction narrative autre mais bien plus haletante, ainsi qu'un montage efficace apporte la touche captivante qui devrait seoir à chaque thriller. La description d'un ghetto bien actuel sans complaisance mais avec justesse, apporte un bonus psychologique et social au film. Très bonne surprise de voir Pascal Elbé derrière la caméra : un réalisateur est né que l'on se réjouit de voir confirmer.
La banlieue, l'immigration, l'opposition et l'impossible dialogue entre les forces de l'ordre et la jeunesse, la famille, le racisme, la bêtise, la violence, la loi du silence, la drogue, l'éducation, Pascal Elbé passe en revue les malaises de notre société en se nourrissant de tout ce que l'on connait bien. Grâce à un scénario original qui ne cesse de gagner en force à mesure que l'on avance dans le récit, Elbé arrive habilement à noyer ce côté rabâché dans la dualité perpétuelle de son personnage principal. Ce jeune qui se veut à la fois bourreau et sauveur est au centre de ce film aux personnages soignés, profonds et justement interprétés. Que ce soit Roschdy Zem, Samir Makhlouf qui donne vie à ce jeune Borat, le trop peu présent Simon Abkarian, où n'importe quel second rôle, tout semble soigné et, sans dresser de jugement, Elbé insiste sur le fait que nous n'évoluons pas dans un monde manichéen. Il fait ainsi perpétuellement jouer la notion de causes à effets évitant la victimisation et la généralisation. Seuls bémols, le veuf trop peu exploité qui ne semble être qu'un prétexte et une fin malhabile et expédiée qui nous laisse un peu perplexe malgré sa cohérence. Dommage car le film ne dure pourtant qu'une heure vingt. Avec un peu de recul, un film fort, juste et adroit au niveau du scénario qui mérite qu'on s'y attarde.
Manque sérieusement un morceau de film, l'un des personnages ne servant strictement à rien (l'homme qui a perdu sa femme)... dommage, on se serait alors approché d'une petite merveille du genre "collision", à la place, on se retrouve avec un scénario finalement un peu plat qui n'alterne pas assez les personnages et les scenes. Le film se laisse quand même agréablement regarder.
Un bon film chorale avec pour toile de fond la banlieue. En une poignée de secondes, la vie de différents personnages basculent, Pascal Elbé aussi à l'aise derrière que devant la caméra en profite pour éviter tout manichéisme mais plutôt une réflexion sur la culpabilité. Dommage néanmoins que le scénario soit parfois un peu confus notamment avec une fin un peu bâclée car les acteurs sont vraiment bons et la réalisation de bonne facture.
Un film noir avec des turcs. Ce film m'avait intrigué dès sa sortie, j'ai enfin eu l'occasion de le regarder, il ne m'a pas déçu du tout mais quelques passages sont un peu sous développés. ------Mai 2012----. Un film qui reste assez moyen. ---- Juin 2022----
Belle surprise pour la première réalisation de Pascal Elbé, il arrive à traiter d'un sujet bien souvent déformé par les médias et délaisser en politique. Les acteurs dont Samir Makhlouf. Le film se distingue dans l'ambiance habituel des films de Marchal se rapprochant ainsi de ce que Carnahan a fait. le film permet de rendre compte de la complexité que sont les cités, sans tomber dans le piège de donner un discours qui ne serait pas le plus réaliste possible. Tête de Turc malgré quelques dérapages dans le scénario est donc un film à voir .... critique sur:cthiboy.blogs.allocine.fr
Ce que j'aime bien dans ce film, c'est qu'il illustre assez bien les deux tentations des pouvoirs publics pris au sens très large (maire, mais aussi et surtout flic, médecin, pompier etc). D'un côté, on ne veut pas laisser les quartiers au mains d'une poignée de voyous qui font la loi (ou plutôt la défont) ni abandonner les autres résidents, de l'autre on a envie de tout envoyer balader et de ne plus trouver d'excuses. Les pouvoirs publics d'en haut ont plutôt envie de mettre la poussière sous le tapis et de pousser une gueulante de temps en temps, pour faire genre, mais la vérité est crûment montrée : l'Etat n'est plus représenté dans ces zones de non-droit que par quelques flics ou médecins encore bien courageux mais au bord de la crise de nerfs... Quand je pense qu'il y en a qui ont vu dans Tête de Turc un film "stigmatisant" ou "raciste"... Mais au secours, faut arrêter de faire l'autruche à un moment donné. Un vrai film social, oui, bien au contraire, ni facho ni angélique. Elbé a trouvé un équilibre assez juste. Bon, sinon, pour en revenir sur la forme, elle n'est pas franchement à la hauteur du fond. La mise en scène a des partis pris assez efficace pour ce qui est du rythme et de la tension, mais la trame est finalement assez téléphonée et la direction d'acteur est aux abonnés absents. Heureusement pour le film, ce ne sont pas des manches pour la plupart d'entre eux : Roschdy Zem, Simon Abkarian, Ronit Elkabetz, Laure Marsac, Valérie Benguigui, c'est incontestablement du solide et le jeune qui fait le héros tourmenté par sa conscience s'en sort pas mal non plus.
Les intentions de Pascal Elbé sont bonne, mais le film manque cruellement de rythme, les acteurs secondaire ne jouent pas très bien! Même si le milieu des quartiers sensibles est assez bien retranscrit (pas comme un reportage à la TF1), le film n'arrive jamais à nous emporter dans son univers. Toujours a cause de petites scènes de 30 secondes pour assurer la transition entre 2 scènes comportant les mêmes personnages. Elbé n'en est a qu'a son premier coup d'essaie, c'est excusable. Dommage. Un meilleur casting (Exepté Rochdy Zem et Elbé just enorme), un meilleur montage aurait donner une toute autre dimension au film.
Pascal Elbé,second rôle bien connu de la comédie française,souvent bridé par les emplois qu'on lui confie,s'épanouit sainement avec sa première réalisation."Tête de Turc" a l'ambition de décrire en 84 minutes montre en main,toute la violence émanant des cités multi-ethniques.Au niveau scénaristique,pas grand chose à reprocher,les faits sont vérifiés,et souvent édifiants.Ce jeune turc(Samir Makhlouf,prometteur),qui est à la fois le coupable de l'attentat,mais aussi le sauveur de la victime,se confronte à un cas de conscience qui l'assaille.De l'autre côté,le policier hargneux,frère du médecin urgentiste blessé,cherche sa vengeance.Elbé ne juge aucun de ses personnages.Il n'a pas de discours moralisateur.Les actes sont explicables selon le point de vue où l'on se place.Il vise peut-être un peu haut en parlant de rédemption,de culpabilité,de relations fraternelles et de politique intérieure.Sur le terrain du thriller,Elbé s'en sort parfaitement.On est surpris par les différentes possibilités qu'offre cette intrigue touffue.Roschdy Zem,à vif,est encore très bon.La réalisation est sage,presque didactique,mais le choix de resserrer le montage s'avère payant.Bref,un premier essai concluant.
Bon, alors une certaine presse est dythirambique, j'aime beaucoup P. Elbé et son casting tout comme sa B.A donnent vraiment envie. La mise en route est rapide, le scénario est d'une fluidité incroyable puisque l'on passe d'une histoire à l'autre avec une facilité phénoménale sans oublier une mise en scène propre, efficace et lisible. Les acteurs sont parfaits et le message véhiculé par le film me parle plus car il prône le retour au dialogue et des mesures ni extêmistes ni laxistes (bref le juste milieu, trop souvent négligé par des politiques plus animés par la démagogie et ses résultats rapides dans les sondages que par des prises de positions courageuses, plus efficaces dans le temps mais moins spectaculaires dans les journaux du matin). Sauf que le final déçoit énormément, sa logique m'échappant totalement parfois et que l'acteur qui campe le jeune turc est assez agaçant tout comme son histoire, manquant parfois de logique. Des beaux rôles de femmes, une peinture de la banlieue nuancée mais des références trop marquées (Collision, R. Altman,...). Mais le talent du bonhomme est vraiment à suivre. D'autres critiques sur
Ce thriller bien mené sur la culpabilité a le mérite de ne jamais porter de jugement sur ses personnages, les rendant ainsi plus humains et profonds. Un coup d'essai pertinent qui se transforme en coup de maître.
Lorsque Ronit Elkabetz, actrice et réalisatrice israélienne de premier ordre, a du visionner ce film francais dans lequel elle avait tourné, elle n'a sans doute pas été estomaquée par le talent de Pascal Elbe comme réalisateur.
Film sur " la banlieue ' à problème, le scénario à travers l'agression d'un médecin par une bande de voyous dans une "cité " est à l'image de " tête de turc" : un ratage complet.
La réalisation est au niveau de " la qualité française " qui fleurit depuis une bonne décennie sur les écrans français : elle ne présente aucun intérêt.
Pour chercher un point positif au film, on retiendra la prestation de R. Zehm. Même Ronit Elkabetz, au vu du canevas qu'on lui offre est presque transparente : c'est dire l'exploit de Pascal Elbe !
L'acteur-realisateur est peut-être encore plus déficient ici que dans son travail de mise en scène. Pourtant avec un casting de haute tenue on était en droit d'espérer un minimum, même pas atteint ici.
Le film fut nominé aux césars 2011 dans la catégorie " meilleur premier film" ou il n'obtint pas le prix. Mais même cette sélection est complètement imméritée.
Les aficionados de Roschdy Zhem et de Ronit Elkabetz pourront jeter un œil au film, les autres passeront leur chemin sans craindre d'avoir manqué un pièce maîtresse du cinéma.
Ceux intéressés par le thème développé ici visionneront avec plus de profit " Dheepan" de Jacques Audiard, " les misérables " de lajdy Ly , voire " la haine" de Kassovitz, (liste non exhaustive ).
Tête de Turc est un film français de Pascal Elbé. C'est d'ailleurs sa première réalisation. Et pour une première fois on peut dire que le tout est assez réussie. Le film se déroule dans une banlieue et raconte comment un jeune garçon va être encensé et traité en héros après avoir sauvé un médecin qu'il a lui même agressé à l'aide d'un cocktail Molotov. Un film sur la culpabilité qui va montrer les répercussions de ce drame et entrainer des problèmes de conscience ainsi que des actes barbares. Le casting est de premier choix: Roschdy Zem incarne un flic obsédé par son travail et bien décidé à trouver l'agresseur de son frère. Son frère est d'ailleurs interprété par Pascal Elbé en personne. Samir Makhlouf est également très bon et crédible tout comme Ronit Elkabetz qui joue sa mère. L'histoire est d'actualité et fait un parallèle avec la violence présente dans les banlieues françaises. Alors bien entendu on retrouve quelques clichés mais le réalisateur ne juge jamais ses personnages. Il y a plutôt une réflexion de mise en place dans le but de les comprendre. Leurs actes sont détestables et pourtant on ne les condamne pas purement et simplement, on essaie d'approfondir ce qui les a amené à faire ce qu'ils ont fait. C'est donc un polar social assez efficace et rythmé. La réalisation est globalement bonne même si certains effets paraissent de trop (certains jeux de lumière notamment). Ce qui est regrettable c'est que l'histoire traite de trop de choses à la fois et je me suis demandé tout le film à quoi servait l'intrigue avec le mari endeuillé puisqu'elle n'est pas du tout approfondie. La relation entre les deux frères est correctement amenée, le courant passe bien entre les deux acteurs. Par contre la fin est décevante et on ne peut s'empêcher de ressentir une impression de bâclée. On a le droit à une ellipse très mal introduite qui clos le film trop brutalement et qui ne prend pas le temps de conclure l'histoire. Et c'est cette fin qui plombe un peu le tout et qui empêche de faire de Tête de Turc un film réellement abouti. On saluera quand même le travail de Pascal Elbé car pour une première réalisation c'est du bon boulot.