The Ward
Note moyenne
2,7
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225 critiques spectateurs

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34 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 janvier 2026
John pourquoi m’as tu abandonné…

Après avoir mis le feu à une ferme, Kristen est placée dans un hôpital psychiatrique aux méthodes nouvelles. La jeune fille, qui n’a aucun souvenir de son passé, se retrouve plongée dans un climat anxiogène et mystérieux, alors que des phénomènes paranormaux commencent à frapper l’institut.

Le retour d’un grand réalisateur, des années après, est souvent synonyme de grande déception, celui de Big John, était extrêmement risqué, d’autant que le maître de l’horreur a une direction artistique profondément ancré dans le film de genre américain des années 70-80.
Alors Big John en 2010 avec Amber Heard, dans un film sorti plus ou moins confidentiellement c’est évidemment bien triste.

Le maître livre un film sans âme et profondément inintéressant. Bien qu’il explique avoir voulu filmer « une histoire old school, dans un style old school », la pâte du maître est indiscernable à l’écran.
Du côté de l’histoire on a droit à un film d’hôpital psychiatrique vintage, avec son lot de docteurs sournois, de personnel inquiétant et de troubles de la personnalité, si tristement typique des années 2010. Et niveau réalisation c’est carrément indigne avec ces flashs lumineux épileptiques, ces flash-backs en noir et blanc givré et cette musique agressive ; on est si loin de la subtilité et du rythme diablement lancinant des grandes heures de Carpenter.

Le film n’effraie pas, est souvent prévisible, jamais intéressant et le pauvre spectateur se fatigue vite de voir ce groupe de filles errer si facilement dans un pauvre micro-décor, croisant parfois le malheureux Jared Harris, qui se demande ce qu’il peut bien faire dans ce film.

Le dernier, et sans doute, ultime film de Big John est donc un DTV indigne, avec quelques rares séquences réussies qui laisse un goût bien triste.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2025
Qui est le film ?
The Ward, réalisé en 2010, est le dernier long métrage de John Carpenter avant un long silence. Il arrive tard, après les grandes œuvres, comme une tentative de retour à un modèle qu’il a lui-même contribué à inventer : le huis clos paranoïaque, l’institution comme machine de pouvoir, la peur comme architecture. En surface, le film raconte l’histoire d’une jeune femme internée dans un hôpital psychiatrique après un incendie.

Que cherche-t-il à dire ?
Son projet est limpide : interroger la clinique comme lieu de pouvoir, la folie comme langage, la mémoire comme champ de bataille ontologique. Ce n’est pas un film qui cherche à effrayer avant tout, mais à penser comment un système fabrique un sujet, le soigne, l’efface, le reconstruit selon ses normes. Carpenter tente de renouer avec une horreur mentale, pas spectaculaire. On sent la volonté d’un film austère, conceptuel, qui préfère le trouble à la révélation. L’ambition est noble. Elle l’est peut-être trop pour la mise en scène qui n’assume jamais totalement cette radicalité et reste suspendue entre intentions théoriques et exécution illustrative.

Par quels moyens ?
Le choix de la clinique comme dispositif de normalisation est pertinent : Carpenter montre moins un lieu de soin qu’un appareil disciplinaire. Les portes, les routines, les protocoles, tout matérialise le contrôle. Mais la réalisation se contente souvent d’indiquer l’idée plutôt que de la faire exister dans la chair. Le résultat est explicite, presque scolaire.

La folie comme discontinu narratif est un autre axe fort ; amnésie, répétitions, ellipses. Carpenter construit un récit fragmenté, mais il le fait sans vertige réel. Le spectateur est invité à recomposer, certes, mais sans jamais ressentir le trouble intime du personnage. La structure pense le chaos, mais ne le fait pas sentir.

Le motif de la dissociation et du féminin morcelé est l’une des pistes les plus fécondes. Il y a plusieurs patientes comme autant de facettes psychiques. Mais ici encore, la mise en scène reste fonctionnelle. Les personnages existent comme idées, jamais comme présences. On comprend le geste, mais rien ne déborde du schéma narratif.

L’esthétique de claustration est rigoureuse, mais elle manque d’invention. On retrouve les lignes fermées, la pression atmosphérique, mais sans la sécheresse habitée de Prince of Darkness ou la tension organique de The Thing. Tout est propre. Trop propre.

La confiscation du récit par l’institution, en théorie, est féroce : qui a le droit de dire ce qui est vrai ? Mais la mise en scène ne s’empare jamais frontalement de cette violence. Elle la montre, la signale comme une thèse illustrée, non comme une tension vécue.

Où me situer ?
Je suis face à un film que je respecte sur le papier dont je comprends la logique, dont je perçois la volonté d’un Carpenter politique, radical, à contre-courant du grand spectacle. Mais je reste extérieur, inaffecté. The Ward pense la crise identitaire, la mise sous contrôle des voix vulnérables, la performativité du soin mais il le fait par énoncé. Carpenter filme comme s’il se souvenait de son propre cinéma, sans le recharger depuis l’intérieur. C’est un film de concepts, pas de pulsations.

Quelle lecture en tirer ?
The Ward est un film qui aurait dû déranger. Il fallait qu’on ressente physiquement la dépossession, la violence blanche du soin comme contrainte. Carpenter revient dans le bon territoire mais ne le réhabite pas. Le film confirme que les idées ne suffisent pas. Le cinéma exige une expérience, un dérèglement.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2025
Dernier film à ce jour du réalisateur John Carpenter « The Ward » permet de revoir le cinéaste dans son genre de prédilection, l’épouvante. Malheureusement on peine à retrouver le style propre au réalisateur et on assiste à un déferlement de poncifs du genre, entre effets grossiers et rebondissements convenus jusqu’au twist final ultra prévisible.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2023
Une jeune femme se fait interner après avoir mis le feu à une maison. La réalisation avec Carpenter est au rendez-vous ainsi que les atmosphères pesantes. Dommage que l'histoire soit si faible.
paul lopez
paul lopez

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2023
le film est pas mal, bonnes actrice mais la fin est vraiment ratée dommage mais bon ça reste un bon film
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2022
John Carpenter nous fait du Carpenter dans ce film qui est le dernier qu'il a réalisé jusqu'à maintenant. Nous y retrouvons sa mise en scène typique avec ses longs travellings ou ses panoramiques, ici dans un univers d'hôpital psychiatrique (couloirs, chambres, parties communes). Le film fait penser par moment aux scènes dans l'hôpital psychiatrique de L'Antre de la Folie (1994). Si le film ne fait pas forcément peur, car il est plus dans le registre du film de suspense, il contient néanmoins quelques séquences de surprises où le spectateur sursaute. Ce n'est pas un film d'horreur (même si graphiquement il s'y apparente), mais plutôt un film à suspense.
Sinon le film dans une unité de temps et de lieu permet d'allonger un ensemble de clichés et de choses déjà vu maintes fois ailleurs, mais plutôt bien emballés. John Carpenter est très fort pour filmer les décors et en tirer une atmosphère. En l'occurrence ici c'est cet hôpital psychiatrique avec son pavillon des handicapés mentaux, très cinégénique.
Le film n'est pas surprenant non plus dans le sens où nous devinons la fin et son retournement.
Par contre, ce qui manque fortement au film, et cruellement, c'est une musique à la John Carpenter! Ici il n'a pas composé la musique du film et cela se ressent fortement: elle est d'une banalité et remplie de clichés. Il est d'ailleurs curieux (et regrettable) de constater que depuis ce film John Carpenter se contente de faire vivre sa musique à travers des concerts et est devenu un musicien à temps plein et non plus un cinéaste.
Claire13
Claire13

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2020
Un très bon film signé Carpenter, qu'il convient absolument de regarder jusqu'à la fin : le twist final est totalement inattendu et donne toute sa saveur au film. Je pense que les personnes qui ont mal noté ce film ne sont malheureusement pas allés jusqu'au bout, d'où les critiques... On comprend bien à la fin que ce n'est pas un film d'horreur, même s'il est classé comme tel !
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2020
A la vision de The Ward le fan de Carpenter est saisi d'un sentiment mitigé. Le film loin d'être médiocre ne partage en rien la puissance de ses glorieux prédécesseurs et son pitch suranné ainsi que son cadre ont le grand tort de se mesurer à un certain Shutter Island sans jamais prétendre, il est vrai, à son niveau d'excellence.

En premier lieu, le film possède de remarquables qualités qu'il convient de mettre en exergue. Carpenter n'a plus rien à prouver dans l'exercice de la mise en scène et force est de constater qu'il maîtrise à la perfection la direction d'acteurs et d'actrices (un film quasi exclusivement féminin, une première pour Big John) ainsi que du bon usage de la topographie. Malgré une succession d'errances dans des couloirs sinistres et parfois un peu trop dépeuplés, on est jamais déboussolé par les errements de sa caméra, le spectateur sait quasiment toujours où il se trouve, y compris à l'extérieur du quartier des grands tarés. Le casting est au diapason même si Jared Harris que je découvre dans ce film est à mon sens un brin sous-employé. Amber Heard outre son physique incarne à la perfection cette jeune femme impétueuse et pugnace, dont on se demande les raisons de son geste au début du métrage.

Parlons des choses qui peuvent fâcher certains et qui j'en suis sur ont fâché pas mal de monde. Tout d'abord, l'usage excessif de jump scares foireux et d'inserts immodérés, le "spectre" est beaucoup trop présent à l'écran, Carpenter sacrifie le côté suggestif de ses oeuvres antérieures sur l'autel des effets visuels tout en faciès grimaçants et squelettiques. Ainsi, on ne compte plus les entrées dans le champ de la bad girl au détour d'un couloir ou d'un monte charge.
En cours de métrage, le dépeuplement soudain des couloirs de l'hôpital interpelle le spectateur qui croit en une négligence grossière de la part de Carpenter et de son équipe jusqu'à ce que tout nous soit expliqué en bout de course par un twist un brin convenu, rappelant en gros celui du peu mémorable Identity de James Mangold.

Doit-on pour autant mépriser le titre jusqu'à se priver du visionnage ? Non.
Soyons clair, le film a la qualité de ses défauts, et même s'il ne fiche jamais le moindre frisson au spectateur blasé de films de genres, il a le mérite de dérouler une intrigue suffisamment captivante pour nous faire passer une bonne heure et demie avec la dernière oeuvre du maître qui se rattrape quelque peu après son brouillon Ghost of Mars, précédent film qui a déjà plus de dix ans. De là à dire qu'on a retrouvé le Big John de la grande époque, il ne faut pas exagérer non plus. Carpenter est désormais un cinéaste qui comme De Palma n'arrive plus à s'adapter aux canons cinématographiques imposés par notre époque tout en montage épileptique et en déluge numérique. Mais comme l'auteur de Pulsions, il a pour lui d'avoir toujours su conserver une authenticité, une cohérence dans son oeuvre et une intégrité artistique qui le placera toujours comme un auteur indétrônable dans le paysage de plus en plus vaste du cinéma de genre. On ne perd pourtant rien à espérer de sa part un autre authentique chef d'oeuvre qui risque fort de ne jamais arriver.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2020
Comme je n'étais pas inscrit sur Allociné à l'époque je me permets d'envoyer une critique tardive. Après le très médiocre Ghosts of MarsCarpenter revient avec le film The Ward. Situé en 1966, une jeune femme troublée Kristen (Amber Heard) brûle une ferme abandonnée et est envoyée à l'hôpital psychiatrique de North Bend. Elle y rencontre d'autres patients, Iris (Lyndsy Fonseca), Sarah (Danielle Panabaker), Emily (Mamie Gummer ) et Zoey (Laura Leigh). Kristen est envoyée dans l'ancienne chambre d'une patiente appelée Tammy, qui a été tué par une force invisible une nuit. Son thérapeute, le Dr Stringer (Jared Harris) veut comprendre pourquoi Kristen a agi comme ça, mais Kristen veut s'échapper de l'hôpital et complote son évasion (etc...). Étant un fanatique de films d'horreur, les films d'horreur ne me font plus autant peur qu'avant. Mais ce film réalisé par le grand John Carpenter m'a fait peur. Il y a beaucoup de jumpscares tout au long de ce film qui sont très efficaces. Sans parler de la reconstitution des sixties qui impeccable, donc 5 étoiles sans hésiter...
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2020
Assez décevant pour du Carpenter. Le jeu d'acteur n'est pas très bon, les dialogues sont nanardesques, et le climax est très convenu. Seule l'ambiance "hôpital psychiatrique" sauve un peu le film.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2020
Contrairement à Ghost of mars qui est un mauvais film qui ne ressemble pas à du Carpenter, The Ward possède quelques éléments récurrents à Big John surtout dans le rythme.
Si le film contient beaucoup d'anomalies par rapport à son style (jumpscares, musique, explication complète, ...) je trouve que même si le film ne va pas très loin, il réussit bien ce qu'il entreprend et cela donne à The Ward un certain accomplissement.
Le film est plutôt beau, intéressant et bien joué et possède une fin surprenante qui je trouve est très bien trouvée bien que je conçoit que c'est difficile à avaler.
Sinon, il est clair que Carpenter n'est pas à l'aise dans ce paysage horrifique moderne et je dois bien avouer que non seulement à part ces quelques détails, The Ward aurait pu être réalisé par un autre mais aussi qu'au vu de la différence de ton de ces derniers films avec ces anciens, je suis content qu'il ne réalise plus bien que je le redis, The Ward est une bonne petite surprise.
Juju Rasta
Juju Rasta

14 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2020
Un très bon film... Bonne histoire, ambiance très prenante avec de bons acteurs... On retrouve le style carpenter avec une fin surprenante... 4/5
Camille C
Camille C

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
C’est un film tirant plus sur le genre thriller-épouvante qu’un véritable film d’horreur. Le scénario est bien trouvé et recherché, même si c’est du déjà-vu. Le réalisateur nous plonge bien dans l’ambiance avec l’asile, la nuit, les orages… Les acteurs sont très bons dans leurs rôles. Ce n’est pas le meilleur film de John Carpenter et si vous cherchez du grand frisson passer votre chemin, sinon c’est un bon long-métrage.
Rebiahi Kev
Rebiahi Kev

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2019
Ce film dit vrai, s'est un coup monté des hôpitaux et des secrets familiaux par dettes en vendant leurs corps à la science en les poussant au suicides. pour faire croire que s'est la cible, la coupable, trop facile, s'est eux les barges, jalousie et possessifs..
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2019
Mais où est-il passé ?Le grand maitre du frisson et du slasher qu'il fut autrefois,a semble-t-il disparu avec ce The Ward timide,mais pas inintéressant.Même si la fin est osée,elle semble inéluctable au fur et à mesure que l'intrigue se dénoue,mais quand on y réfléchit après,on se dit que c'est vraiment tiré par les cheveux.
Quoi de mieux qu'un hopital psychiatrique isolé pour planter le décor ?Un huis clos s'offre au spectateur,mais de suite les possibilités d'installer une ambiance malsaine et une certaine tension sont limité. Vous ne verrez que quelques pièces,dont un couloir tout au long du film.Les personnages sont risibles,avec des personnalités bien distinctes allant de la garce folle à la complétement barjot.Mais justement,les actrices ne sont pas terribles et là où certaines émotions devraient s'instaurer,elles sont souvent "bloquées" par un jeu trop juste.
On peut aussi noter l'absence d'une musique marquante,un peu à l'image de son Halloween ,où la musique joue un rôle important dans le tempo de certaines scènes et pour faire monter l'angoisse.
Bref,un film bien timide,qui aura pour seul mérite celui de vous divertir le temps d'une soirée mais qui sera bien vite mis de coté.
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