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diki2
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3,0
Publiée le 10 septembre 2011
Nième variation du crime presque parfait, dans lequel l'élève admiratif puis humilié dépasse le maître dans l'art de la manipulation. Film porté par l'interprétation des deux actrices, dans lequel Ludivine Sagnier est parfaite en héroïne hitchcokienne . Dans cette machination implacable qui nous captive, il manque peut-être ce supplément d'âme, de folie dans une réalisation qui reste très classique : une histoire sur papier glacé que l'on regarde avec plaisir mais sans émotion.
Quelques étoiles pour la sublime et grande Kristin Scott Thomas. Pour le reste, Alain Corneau nous a quitté avec un film ressemblant à un téléfilm bancal où tout est très moyen. Autant dans le scénario où l'ont peut déceler plusieurs incohérences notamment quant à la préparation et l'application du "crime parfait", la musique décalée et une ambiance sans saveur, plate, et des acteurs qui semblent ne pas avoir été dirigés. Ludivine Sagnier est une bonne comédienne mais n'a pas sa place dans ce rôle, elle semble chercher quel ton adopter et la perte progressive de sa morale et son humanité n'est pas crédible. En effet, une simple cadre sup, soumise et timide, qui se transforme en prédatrice manipulatrice commettant l'acte ultime pour monter en grade... l'idée avait du potentielle mais au demeurant, et dans ce film, ce n'est pas du tout crédible.
Extraordinaire affrontement entre deux femmes rivales dont on ne sait qui est vraiment la plus belle et la plus méchante. Alain Corneau manie sadisme et perversité avec un énorme talent. Le suspense en ferait presque un thriller. Kristin Scott Thomas est au top, formidable.
Polar un peu à l'ancienne avec une mise en scène, des rebondissements assez bons et une interprétation convaincante. Reste que l'ensemble manque de pesanteur, d'étouffement pour qu'on puisse rentrer entièrement dans le film.
Le thriller d'Alain Corneau a des allures de téléfilm, avec son petit côté théâtral lorsque ses interprètes débitent leur texte. La rivalité entre ces deux femmes nous tient en haleine, le choix judicieux du casting (malgré une grande différence d'âge) est efficace. La fragilité de Ludivine Sagnier et la ténacité de Kristin Scott Thomas se ressent constamment. Si la première partie du film s'avère réussie, on est déçu de la seconde et dernière partie, trop invraisemblable avec ses innombrables révélations et subterfuges auxquels on a du mal à adhérer. Dommage car il y avait matière à faire un très bon polar.
Classique c'est une évidence, peut-être pas assez surprenant également... Reste que ce dernier film d'Alain Corneau remplit largement son contrat. Sens de l'atmosphère, duo d'actrices bluffantes et glaçantes (ce n'était pourtant pas gagné d'avance pour Ludivine Sagnier), scénario « Hitchcockien » sans étincelles mais néanmoins bien ficelé : c'est peut-être basique, mais cela a au moins le mérite d'être bien fait et sans fioritures. Si bien que même si l'on aurait aimé que l'un des grands noms du polar français nous quitte sur une note plus personnelle et plus marquante, cette sortie de scène n'en reste pas moins des plus honorables et des plus regardables. Au revoir, Monsieur Corneau.
La reine Kristin dans un film de Corneau face à Ludivine Sagnier. Une bande-annonce alléchante. Voilà qui avait de quoi être intéressant voir passionnant. Et ça l'est. Jusqu'au fameux crime. Manipulation, ambition, trahison, humiliation...Tout y passe entre la patronne et son assistante. Le face à face est parfait. Ambiance et tension permanente. Décor aseptisé, image léchée. Mise en scène parfaite. Les deux actrices au sommet. Une Kristin Scott Thomas telle qu'on l'attendait (mais second rôle tout de même), digne et garce au possible, face à une Ludivine Sagnier qui courbe l'échine avec fascination. Trois coups de couteau plus tard et tout s'écroule. La mise en scène bat de l'aile, le scénario part en vrille, c'est du grand n'importe quoi. D'une totale invraisemblance. On a jamais vu une enquête de flic autant bâclée. Les rebondissements sont à mourir de rire. Du coup l'interprétation en pâtit. La jeune actrice, déjà limite jusqu'à là, n'est plus crédible du tout. On a vraiment l'impression de voir deux films différents. Le gros défaut est de nous avoir montrer le coupable au moment du crime. Sans cela le suspens et l'intérêt auraient peut être perduré pour donner un final plus grandiose et nous laisser dans le doute (un peu comme dans Basic Instinct). Un acteur à suivre Guillaume Marquet, excellent, vu dans le piètre Dernier vol. Un film très réussi dans sa première partie, monde impitoyable de l'entreprise, et totalement raté dans sa seconde, enquête, alibis et dénouement tellement tirés par les cheveux. Restent quelques belles scènes entre les deux actrices et deux beaux portraits de femme pendant l'affrontement. Pas le meilleur Corneau...Dommage ça partait bien...
Après un début laborieux qui laisse présager du mauvais Chabrol, cette étude psychologique et policière trouve ses marques, par un scénario surprenant, un style glacial cher à l’auteur de Série noire et le jeu de deux actrices sublimes. Captivant !
Après une présentation des personnages et du cadre assez enlevée, même si pleine des clichés habituels sur le monde de l'entreprise, le réalisateur patine ensuite à nous intéresser à une histoire de crime et d'enquête policière aussi banale que peu crédible. K Scott Thomas joue avec gourmandise son personnage de saleté nuisible, L Sagnier ne fait pas illusion cinq minutes pas plus que les seconds rôles masculins. On est loin des films noirs américains. Corneau a fait beaucoup mieux autrefois!
Pour son ultime film, Alain Corneau signe un beau drame sur le monde du travail mixé avec un polar efficace. Corneau présente le monde des cadres dirigeants comme un monde de requins tout en restant constamment très crédible et passionnant : on voit parfaitement comment ce milieu peut être basé sur la manipulation, le mensonge et l’humiliation, au point où cela peut aller jusqu’au meurtre. Effectivement, après cette description acerbe du monde du travail, la seconde partie devient un film criminel bénéficiant de toute l’expérience de Corneau dans ce genre. En outre, Corneau est parfaitement servi par ses interprètes et en particulier ses deux actrices principales : Kristin Scott Thomas, parfaite en dirigeante sans foi ni loi, et Ludivine Sagnierspoiler: , passant de façon très crédible du rôle d’assistante dévouée (et peut-être un peu amoureuse) à sa patronne et un peu naïve à celui de manipulatrice qui reproduit le schéma de son mentor en passant par celui de la dépressive . Alain Corneau clôt donc sa filmographie par un drame linéaire, efficace et tout en subtilité (la dernière séquence montre que cette histoire peut se répéter de manière infinie) sur le thème de la manipulation : il n’est donc pas étonnant de voir, peu de temps après, Brian De Palma en signer un remake avec Passion.
Un thriller bien dans la manière d’Alain Corneau pour son dernier film. Une machination froidement calculée à la suite d’une humiliation insupportable sert de trame à ce récit, bien joué (Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier en rivales amoureuses) et mis en scène avec sa virtuosité habituelle par l’auteur de La Menace. Ce n’est pas pour rien que je cite ce film car on croirait presque assister ici à son scénario inversé : au lieu d’un innocent faisant tout pour se faire passer pour un coupable, une coupable s’évertue à se faire passer pour une… coupable pour mieux se faire innocenter. La pirouette finale en forme de point d’interrogation remet peut-être les choses dans le sens de la justice, mais rien n’est moins sûr. L’obsession de Corneau sur la culpabilité atteint des sommets et on s’aperçoit que rien ne ressemble plus à un coupable qu’un innocent et vice-versa. Il est cependant dommage que l’analyse des personnages ne soit tout de même pas plus fouillée et qu’à force de raccourcis cette histoire soit psychologiquement et judiciairement totalement invraisemblable. Mais on marche jusqu’au bout et c’est bien l’essentiel et la première qualité que l’on est en droit d’espérer dans un film de ce genre.
Un excellent thriller servi par une brochette d'acteurs en grande forme. Kristin Scott Thomas, dont je suis la carrière depuis relativement peu, est glaçante dans le rôle de cette femme manipulatrice... qui finira par se faire avoir à son tour, à ses dépens. Ludivine Sagnier est également parfaite, sa descente aux enfers illustre avec aisance le quotidien de son personnage, une jeune femme vouant une admiration sans bornes pour sa supérieure. Les seconds rôles sont quant à eux tout aussi excellents. L'intrigue se laisse suivre de bout en bout, sans déplaisir aucun, et surtout sans ennui. Le temps passe vite, trop vite à mon goût, et le récit aurait dû, à mon sens, durer un peu plus longtemps afin d'éviter de ne pas s'attarder sur certaines scènes cruciales. Néanmoins, malgré cela, "Crime d'amour" demeure un très bon film.
"Crime d'Amour" aurait pu être un très bon film. L'histoire tient la route, cette compétition entre ces deux femmes qui, en fait, se trouve être de l'amour, de l'admiration et de la jalousie est une idée de base remarquable et bien imaginée. Mais tout au long du film, c'est comme s'il manquait quelque chose. Il y a toujours comme un espace vide que les dialogues n'arrivent pas à combler et encore moins les jeux d'acteurs ! Au final, on s'ennuie pas mal et l'heure est difficilement supportable... alors que dire des quarante dernières minutes ?
Un sujet en or, des actrices stimulantes...et pas grand chose. Quel dommage qu'Alain Corneau ne prenne pas son sujet ni ses actrices au sérieux. La première partie est la plus réussie, grâce à Kristin Scott-Thomas manipulatrice aux répliques cassantes (mais marrantes). Ensuite, ça tourne à la gaudriole. On n'y croit plus, comme dans un petit roman de gare. Ludivine Sagnier est en roue libre. C'est vraiment dommage.
C'est tendu comme une crampe. Le début est sec, vibrant, oppressant. Si Corneau est un peu laborieux dans l'explication du crime après, il se rattrape dans un final où rejaillit la tension des débuts.