Appartenant à la première vague des screwball comedy ayant envahies les écrans des les années 30,"Cette sacrée vérité"(1937) bénéficié à plein de son rythme effréné et de l'alchimie comique qui était réellement avant-gardiste entre Cary Grant et Irène Dunne. Le titre du film est à interpréter,car on n'y parle que de mensonges,de messages cachés,de sentiments voilés et de tout ce qui permet d'échapper à la simple vérité. Prendre un tel parti comme était le souhait de Léo McCarey,c'est évidemment pour laisser la porte ouverte à une avalanche de quiproquos et de situations vaudevillesques,où les dindons de la farce sont plus à chercher du côté des personnages secondaires. Cary Grant devint une star à ce moment là,et son élégance naturelle mêlée de persiflage charmeur,feront les beaux jours du cinéma américain durant 30 ans. Irène Dunne m'a étonné par son interprétation moderne,en tout cas pour l'image d'une femme épanouie. Évidement,même si l'on parle de divorce,l'amour ne peut que triompher du reste,mais avec une certaine force burlesque il faut le reconnaître. Notons quelques chutes rythmiques et des passages musicaux dispensables.
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4,0
Publiée le 2 avril 2009
L'un des sommets de la comèdie amèricaine! Oscar à Hollywood du meilleur rèalisateur, Lèo McCarey use et abuse avec talent des chassès-croisès et des quiproquos pour arriver à remettre sur les rails un couple en train de divorcer! Le couple Cary Grant-Irene Dunne jouent à "Je t'aime moi non plus" avec un art consommè et avec des èlèments qui sont indispensables à leur rèunification, dont McCarey a lui seul le secret, comme par exemple le croustillant fox-terrier M.Smith! La partie véritablement burlesque de "The Awful Truth" repose sur ses gags, qui gagnent en intensitè au fur et à mesure que le film avance! Un classique des annèes 30 qui doit beaucoup aux dialogues et aux acteurs...
Si "Cette sacrée vérité" n'est pas un grand film, la faute à une dernière demi-heure bien moins écrite, au burlesque poussif et à la résolution académique, sa première partie est réjouissante. La réussite du film tient autant à des situations cocasses, notamment celles avec un chien joueur, qu'à un duo Grant-Dunne au diapason. En mettant en évidence l'expressivité de ses deux acteurs, McCarey tire le film vers un registre théâtral où le flegme de Cary Grant s'oppose progressivement à l’excentricité d'Irene Dunne. Inégalement original, "Cette sacrée vérité" reste un vaudeville plaisant aux intentions sincères.
Trois étoiles TRES généreuses. J'ai été très décu par la mise en scène de de McCarey, bien plus incisive d'habitude. Autant la première partie est excellente, avec de très bons gags, autant le film est trop long et me parait limite lourd parfois. Même si Cary grant et Irene Dunne sont tout à fait magistraux, je reste tout de même sur ma faim pour ce film.
Jerry et Lucy Warriner sont jeunes, beaux, follement riches. Ils mènent chacun de leur côté une vie très libre qui les conduit à se décider de se séparer. Le juge qui prononce leur divorce leur laisse toutefois quatre-vingt-dix jours pour se rétracter. Jerry et Lucy profitent de ce délai pour nouer des intrigues romantiques… et pour saboter celles de leur conjoint.
"Cette sacrée vérité" (1937) est peut-être le film le plus emblématique d’un genre qui marqua l’âge d’or de Hollywood : la comédie du remariage. Le principe en était simple, autant que loufoque : un couple marié se sépare puis se retrouve. À la vérité, il s’agissait moins pour les studios hollywoodiens de parler de remariage que d’adultère, dont l’évocation était censurée par le code Hays. Sur cette base là, Hollywood réalisa des chefs d’œuvre d’humour et de légèreté : "L’impossible Monsieur Bébé", "Indiscrétions," "La Dame du vendredi", "Madame porte la culotte" où l’on retrouve métronomiquement Katharine Hepburn, Cary Grant, James Stewart, Spencer Tracy.
"Cette sacrée vérité" coche toutes les cases de la comédie du remariage parfaitement huilée. Le tandem Cary Grant/Irene Dunne s’y montre d’une réjouissante complicité – au risque de miner un scénario qui repose, au départ, sur leur séparation. Les seconds rôles sont hilarants, les situations loufoques à souhait se succèdent à un rythme fou. Les dialogues surtout sont d’une ébouriffante malice, la traduction ne parvenant pas toujours à en retranscrire le sel.
Le seul défaut de "Cette sacrée vérité" est paradoxalement sa perfection. Tout y est si huilé, si drôle, si remarquablement enchaîné qu’on finit presque par s’y ennuyer.
Belle réalisation et bons jeux d'acteurs, pour cette petite comédie américaine datée et plein d'entrain, avec cependant quelques gags lourds et quelques longueurs.
Une comédie romantique qui entretient le mythe du couple qui se sépare mais qui s'aime malgré tout. Chacun rend l'autre responsable de cette situation tout en sachant qu'au fond ils le regrettent tous les deux. C'est l'occasion de quelques situations cocasses et sympathiques. Malgré tout cela reste romantique et non comique.
Extrêmement enlevée, cette comédie use des procédés théâtraux, d'une forme de surenchère dans les gags de situation et d'un rythme dynamique pour enchaîner séquences amusantes et situations cocasses auxquelles se confronte un couple en instance de divorce suite à des malentendus de boulevard. Grâce à l'osmose entre Cary Grant et Irene Dunne qui offrent un ton railleur, distancié, à des échanges manifestant une réelle densité psychologique des personnages (jusqu'à leur chien à la ruse hors normes!), ce divertissement s'érige en canon du genre. Cependant, le mordant rieur s'aiguise aussi au détriment de seconds couteaux dont l'aspect provincial, naïf, prête le flanc à une injuste moquerie. Positivement farfelu!
Sympathique comédie romantique. Le jeu des acteurs y est pour beaucoup et une certaines modernité de moeurs pour un film de cette époque est assez bluffante. Garant Grant c'est clairement la classe incarnée avec un mélange d'élégance et de burlesque parfaitement équilibré. Bref c'est pas transcendant mais fort agréable.
Comédie du remariage très intelligente avec plusieurs niveaux de lecture. Le rythme et les gags maintiennent notre attention alors que l’histoire est attendue : le divorce de Cary Grant et Irene Dunn se terminera en remariage. Chacun essaie de compromettre la nouvelle relation de l’autre. Derrière la légèreté apparente se dessine une critique des codes de la haute bourgeoisie américaine. Le chien blanc dont on se dispute la garde et le chat noir obstacle aux retrouvailles finales jouent un rôle symbolique tout en étant irrésistibles. Leo McCarey, réalisateur injustement oublié sait créer des comédies populaires plus profondes qu’elles ne paraissent avec un sens du cadre, et un mouvement continuel.
C'est bien souvent un énorme plaisir que je regarde des comédies avec Grant. En effet je trouve qu'il est absolument énorme avec ces petites mimiques, ses expressions faciales, ses regards, c'est hilarant (et le tout sans faire la grimace). Mais ce film ne m'a pas emballé plus que ça, c'est sympa, parfois vraiment drôle, mais ça manque d'une certaine magie je dirai et je ne peux m'empêcher de le comparer à l'impossible monsieur bébé dans le genre, et malheureusement ça ne tient pas la comparaison. Bon il y a des scènes assez drôles, comme celle où le nouveau fiancé veut lire un poème à sa dulcinée, la tête que tire Grant est juste énorme. Et il y a pleins de petits trucs comme ça, mais je trouve ça moins recherché dans les gags, moins drôle que ça aurait pu l'être. Après les acteurs sont bons, la réalisateur n'est pas mauvaise non plus, mais il manque je pense une âme à cette histoire qui viendrait sublimer cette comédie qui reste tout de fois très sympathique.
La première heure est vraiment passionnante et les rebondissements ne manquent pas pour notre plaisir, néanmoins la dernière partie baisse en qualité et le final est atroce et nous laisse sur notre faim. Ce n'est pas une grande comédie mais c'est agréable malgré tout et le duo Grant-Dunne fonctionne à merveille !!
Film assez mineur de McCarey (Duck soup, Make way for tomorrow, An affair to remember...) tout de même. Un couple qui décide de se séparer sur un coup de tête issu de soupçons, et qui finit par se réconcilier en pourrissant la vie de célibataire de l'autre. Le synopsis rappelle un peu Le voyage en Italie de Rossellini, plus tourné vers la comédie bien sur. Les acteurs sont bons, et il faut reconnaître qu'on ressent parfaitement la jalousie les dévorer. Le scénario est malheureusement pas très fin, incroyable de la part de McCarey dont le raffinement et la subtilité ne sont pourtant plus a démontrer. Ainsi, on a d'abord la liaison de la femme, et ensuite symétriquement celle de l'homme. L'évolution de tout cela manque de complexité et de profondeur, et plus surprenant encore, les personnages sont bien moins humains et attachants qu'à l'acoutumée. Un bon film dans l'ensemble, avec pas mal d'innovations pour révéler les sentiments autour de cette situation peu abordée jusque là (le divorce), alors qu'aujourd'hui elle inonde les écrans... mais pas émouvant.
Cela ne remet pas en cause l'immense talent de McCarey que de mettre que 3* à ce film.C'est avant tout un film d'acteurs ou aucune émotion ne provient de la mise en scène.Irene Dunne est exceptionnelle et Gary Grant tel que nous l'aimons tous.L'intelligence est permanente et les dialogues à double ou triple sens fusent en permanence...Mais quelle morale! le mensonge ne quitte pas les bouches et jamais un titre n'a autant bien porté son sens caché.Le snobisme crève l'écran,l'argent n'est plus un problème et le gaspillage en futilité est maximum.Une magnifique voiture est même sacrifiée pour satisfaire les plans de Madame...On est en droit de trouver que les limites de la décence intellectuelle sont franchies.Je crois en fait que McCarey déteste ce milieu et qu'il s'en est donné à coeur joie car quand il veut nous émouvoir ,il n'a pas son pareil que cela soit avec "place aux jeunes"ou avec ses 2 "elles et lui"...je lui laisse ses choix mais il aurait pu nous montrer un peu plus de cinéma.