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Arthur Lafont
3 abonnés
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4,0
Publiée le 30 mai 2026
À prendre au vingtième degrés évidemment, des répliques bien senti, des situations loufoque, une histoire abracadabrantesque et des acteurs géniaux. Un voyage en absurdie et où l'ont va au bout du délire quitte à en faire trop mais c'est pour ça que ça marche. Une très bonne comédie et une fable grivoise qui à du cachet. Féministe s'abstenir... Quoique...
Quel navet ! Outre des acteurs formidables et un début fabuleux, le film devient d'une médiocre absurdité, vulgaire au possible et sans morales à part une certaine misogynie qui dépeint la femme comme une vamp et l'homme un esclave sexuel. Juste Nullos !
Pour les inconditionnels de Bertrand Blier.. Pour les autres, un tunnel d'ennui, où on rit très peu ,finalement, qui pourrait être le décalque de la Grand bouffe ou de l'univers délirant et surréaliste de Terry Gilliam. Avec toute la lourdeur et la vulgarité qu'il faut à la place du cocktail de non-sens, d'absurde et d'humour noir que Bertrand Blier réussira, en revanche, parfaitement, quelques années plus tard, dans son chef d'oeuvre : Buffet froid. Un film inabouti ; un brouillon des réussites futures de Blier..
Un film peu conventionnel, qui prône le féminisme en moquant le masculinisme. Un très bon Rochefort et un excellent Marielle. Blier et Pieplu ajoutent encore plus de fantaisie à ce film à la limite du loufoque. Seule la fin, qui s'appuie sur des effets spéciaux discutables, manque de flamboyante.
Ce film de Bertrand Blier est l’un de ses pires films et d’une vulgarité sans noms, pour tant fan de Jean Rochefort et de Jean-Pierre Marielle, ils nous ont offert une prestation navrante dans un film des plus navrant
L'œuvre de Bertrand Blier semble être remise en question dans cette cancel époque. Ce serait oublier que ses films ont toujours eu un caractère sulfureux et amoral, mais c'était un aspect étrangement passé sous silence. Des personnages à la recherche de leurs bons plaisirs, loin des injonctions de la société. Un cinéaste existentialiste et non pas réaliste, s'intéressant au rapport de l'homme au monde (et aux femmes). Calmos est souvent taxę de misogynie, pas vraiment exact, il est vrai que les femmes ne sont pas montrées sous leurs meilleurs jours, prédatrice et castratrices (en nous rappelant que le plaisir féminin n'est pas une invention récente), mais c'est avant tout un film sur les hommes et leurs limites. Des hommes fuyant femmes et injonctions. La fable est épaulée oar des dialogues gouvernants, declamés notamment par un impérial Marielle, mais le portrait s'avère imprécis. Car si les hommes aiment à fuir, les femmes restent importantes dans leurs existence. D'ailleurs, l'escapade tourne court...mais bon c'est une farce et une fable avec des scènes audacieuses et surprenantes et une mise en scène inspirée.
Bertrand Blier, fidèle à son goût pour la provocation, livre ici une comédie grinçante qui prend à contre-pied les discours féministes émergents en adoptant un point de vue résolument masculin. L’histoire suit deux hommes, épuisés par une société qu’ils jugent oppressante, qui décident de fuir pour retrouver une existence plus simple, loin des femmes. Leur escapade bucolique tourne vite à la farce absurde lorsque celles-ci, refusant d’être laissées pour compte, se lancent à leur poursuite avec une détermination quasi-militaire. La mise en scène de Blier, à la fois libre et maîtrisée, joue sur un mélange d’humour absurde et de satire sociale. Si "Calmos" amuse par son audace, il n’échappe pas à une certaine lourdeur dans son traitement, donnant parfois l’impression de forcer le trait au détriment de la subtilité. Derrière son apparente légèreté, le film révèle cependant une réflexion sur la peur du changement et la difficulté des hommes à accepter l’évolution des rôles sociaux.
Un des pires film de Blier avec notre histoire malgré un début cocasse et plutôt drôle,le film s'enfonce dans des longueurs insoutenables et ce n'est pas drôle, Bernard Blier est néanmoins magistrale en jouant un curé épicurien
On reste coi devant les sommets de misogynie et de vulgarité qu’atteint « Calmos » de Bertrand Blier sorti en 1976. On va nous dire qu’il faut replacer le film dans le contexte des années 1970, que c’est de la gaudriole, que ça montre des femmes libérées. Bien sûr… Après le succès des Valseuses (1974), Bertrand Blier creusait la veine provocatrice qui deviendra sa marque de fabrique avec des situations absurdes, des dialogues ciselés et des personnages antipathiques qui aboient plus qu’ils ne parlent. S’il y a dans « Calmos » des dialogues ciselés, la laideur, la nudité crue, les outrances les balaient sur leur passage. On est effondré que Jean Rochefort se soit aventuré dans ce film. A côté « Les Galettes de Pont-Aven » sorti un an plus tôt, avec déjà Jean-Pierre Marielle, passe pour prude. S’ils ne manquent pas de vulgarité, « Les Valseuses » et « Tenue de soirée » (1998) sont des films provocateurs réussis et dans son absurdité « Buffet froid » (1979) est le chef-d’œuvre de Bertrand Blier. Il faudrait le revoir pour s’assurer qu’il a résisté à l’épreuve du temps.
Le film de Blier résonne comme une réaction au féminisme des années 70. Excessif et provocant, Blier renverse les rôles et ce sont les hommes qui réclament leurs droits, qui se refusent d'être la proie des femmes, tentatrices et corruptices au sens biblique du terme. Une solution: prendre le maquis. Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort incarnent des victimes du devoir conjugal et, surtout, de l'appétit sexuel des femmes, alors qu'ils n'aspirent plus qu'à des valeurs de tranquillité, de rusticité et de bonne chair. Même si le ton est à la farce, la démarche du film semble porté par la mysoginie. Progressivement, le propos de Blier s'exerce à travers un surréalisme où la caricature et le mauvais goût installent le malaise. Certains passages, proches de la pornographie, perdent de leur caractère facétieux ou de leur portée satirique d'autant plus que ces scènes sont inutilement étirées et gratuitement grossières. Dans sa démesure verbale, à travers laquelle ce sont les femmes qui usent de plaisanteries de corps de garde (façon de stigmatiser la trivialité des hommes sans doute), Blier n'apparait guère autrement que complaisant avec son sujet. Même en la prenant au second degré comme il se doit, la farce sombre toujours plus profond dans la gaudriole indigeste.
Troisième long métrage de Bertrand Blier ( fils de Bernard et dont l'approche cinématographique trouve des points de convergence avec l'univers de Jean Pierre Mocky ) " Calmos" propose une réflexion sur la différence H/F autour de leur rapport spécifique et différent à la sexualité.
Le scénario prend la forme d'un conte ou les hommes prennent la position de la Femme ( du moins telle qu'ils la voient ) et ces dernières celle de l'homme.
Les personnages incarnés par Marielle ( formidable qui coiffe toute la distribution) et Rochefort, rejettent la sexualité qui leur est offerte sur un plateau, sont poursuivis par des cohortes de femmes qui les veulent pour amants ou géniteurs, alors qu'ils préfèrent se dédier à la nourriture en compagnie de représentants de l'église.
Le ton est outrancier, volontairement caricatural, certains diront misogyne. Il faut simplement le voir d'un regard ( certes aussi plutôt masculin) mais bon enfant pour l'apprécier un tant soit peu.
Ce n'est certes pas un opus exceptionnel de son auteur ( la réputation du film est pourtant aujourd'hui notable et fait même l'objet d'une forte reconsidération), mais certaines scènes sont des grands moments d'anthologie ( la première scène, celle avec les femmes soldats et la dernière scène).
Déséquilibré, porté par des dialogues qui privilégient les bons mots, les situations cocasses et surréalistes, le film serait sans doute impossible à réaliser aujourd'hui.
Pourtant il vaut ( selon moi) le coup d'oeil malgré ses imperfections. On pourra éventuellement trouver un cousinage entre "Calmos" et " Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais le demander" de Woody Allen.
Parfois taxé de "irrévérencieux", Calmos est avant tout un film misogyne qui s'assume comme tel. Alors que le doute est permis en début de film, tant les personnages sont archétypaux, ce constat ne souffre d'aucune ambiguïté au fil du récit. Si on devait sauver quelque chose, c'est le jeu du duo d'acteurs au sommet de leur art. Il est également possible de regarder la première moitié du film au second degré, mais au-delà il deviendra de plus en plus insupportable.
Encore une farce signée Blier qu'il serait impossible de sortir aujourd'hui. Sur un fond totalement misogyne, il nous emmène sur une pente savonneuse de mauvais goût que l'on ne remontera jamais. Le point de départ est une merveille de comédie noire, mais rapidement on s'enfonce dans le vulgos et le crado avec un problème de taille : les dialogues ici ne rattrapent aucunement le coup. Le duo Marielle/Rochefort est très bon mais on s'ennuie rapidement en sombrant dans des élucubrations sans fin. En parlant de fin, celle de Calmos est encore plus barrée que le reste du métrage et pour le coup il y avait de la créativité.
DE GUERRE LASSE. Libérez les hommes, la farce féminine prend le pouvoir. Blier met un doigt et pas que pour vider un poulet. Le périnée décongestionné, les femmes veulent leurs révolutions sexuelles et les hommes de la bouffe. Ca sent le fromage et la vinasse mais une absence répétée de vide me contrarie. Mon gynécologue a aimé.