Deep End
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Alasky

455 abonnés 4 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2024
Beau petit film sans prétention, bien ancré dans la transition sixties/seventies, avec un côté désuet qui donne un charme à l'ensemble évidemment, côté garde-robe, coiffures, bande son, on est bien ancré dans la période à tous les niveaux. Superbe Jane Asher.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2021
Démarrant de façon virevoltante par l'ancrage musical et visuel dans la fin des Swinging Sixties, le récit illustre habilement comment une attirance a priori innocente se mue en obsession à cause du jeu insouciant de l'objet des fantasmes et de la candeur adolescente de l'amoureux transi. Malgré une évolution scénaristique aux étapes attendues, ce film d'apprentissage négatif possède un certain pouvoir de fascination mêlé d'une mélancolie diffuse. Singulier.
Caine78

7 758 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2015
Drôle de film que ce « Deep End » : tantôt séduisant, tantôt agaçant, plutôt bien réalisé tout en étant un peu ennuyeux... D'une part il y a un côté vraiment attachant à filmer ce héros un peu paumé (et la jeunesse, en général) loin des conventions habituelles, certaines scènes (notamment celle du hot-dog, réjouissante) étant particulièrement réussies. De l'autre, malgré une certaine intelligence dans le propos et la manière de le traiter, j'ai trouvé que Jerzy Skolimowski avait un peu tendance à se regarder le nombril, le récit ne se déployant jamais autant qu'on le souhaiterait, au point d'en devenir assez répétitif, pour ne pas dire un peu gonflant... C'est un drôle d'objet pop, inattendu, pas vraiment convaincant tout en gardant une identité forte et ayant la bonne idée de se conclure dans une sorte de poésie étrange et assez émouvante, ne nous faisant pas regretter le déplacement malgré la légère déception.
gimliamideselfes

3 438 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2011
Deep End ressort au cinéma, c'est l'occasion pour moi de m'y intéresser, je ne savais absolument pas de quoi ça parlait avant de voir le film, et c'est très bien comme ça, parce que tout simplement ça ne ressemble à rien de connu, une sorte d'initiation sexuelle, sur le jeu du je t'aime moi non plus, le tout baigné dans une musique envoûtante. C'est un objet totalement bizarroïde, et qui a un sens, ça change pour une fois, et ça reste malgré tout assez accessible, une sorte de totale réussite, qui non seulement captive son spectateur, mais le fait aussi voyager dans ce Londres, très pop, dans cette piscine où l'amour naît en même temps que les pulsions sexuelles de cet adolescent. L’ambigüité du personnage féminin est très bien faite, on ne sait pas trop si elle l'aime en retour ou non, si elle veut juste jouer avec lui, ce qui rend le film, non seulement imprévisible mais totalement délicieux, ça se regarde avec un grand sourire sur les lèvres durant beaucoup de scènes, jusqu'à la fin, énigmatique, étrange, effrayante. J'avais jamais vu ça, et pourtant ça se tient, tout est compréhensible, les intentions du jeune Mike, son désir jaloux de garder la belle Susane pour lui tout seul, les méthodes qu'il emploie, juste pour se faire remarquer, pour montrer son mécontentement, c'est le genre de conneries qu'on fait à 15 ans, il y a beaucoup de vrai dans ce personnage, en quelque sorte on peut s'identifier à lui, parce qui ne tomberait pas amoureux de Jane Asher ? C'est un film vraiment envoûtant, bien plus qu'une simple curiosité, je suis certain qu'il a tout pour être le film culte d'une génération. En tous cas c'est à voir, un très beau film sur l'amour, le désir, l'adolescence et terriblement réaliste.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2012
L'amour à l'adolescence. Un thème toujours passionnant sur lequel se sont penchés bon nombre d'excellents réalisateurs. Pour "Deep End" on ne peut s'empêcher de penser au style de Gus Van Sant. C'est bien là que le bas blesse d'ailleurs. Le sujet est parfaitement maîtrisé, bien que la fin se perde dans une allégorie pesante. Mais il paraît archi-rebattu. Le film date du début des années 70, ce qui l'inscrit dans un cinéma où la modernité était d'aborder ce genre de thèmes de cette façon. Avec une touche de naïveté qui n'est plus au goût du jour. Aujourd'hui sa portée est donc beaucoup moins percutante. L'impression d'avoir déjà vu ces scènes avec d'autres acteurs nous empêche de prendre un vrai plaisir à suivre cet adolescent. C'est beau, c'est bien fait, le style vintage est à la mode en ce moment. Mais il n'a rien de révolutionnaire.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2012
Mike vient de sortir du collège et trouve un emploi dans un établissement de bains londonien. Susan, son homologue féminin, arrondit ses fins de mois en proposant ses charmes à la clientèle masculine. Amoureux jaloux de la jeune femme, Mike devient encombrant. Jerzy Skolimowski (le magnifique Quatre nuits avec Anna) signe une chronique amoureuse provocante et gourmande aux couleurs chaudes et suaves avec d'excellents comédiens. Il y a une idée chaque plan et le film est d'une beauté plastique rare avec un final coloré absolument incroyable. Variation sur Eros et Thanatos et analyse assez juste de la complexité du sentiment amoureux de l'adolescence, Deep End est une œuvre fascinante qui donne envie de découvrir les autres films d'un cinéaste capable de signer des films très différents.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2019
Trois hommes et une jeune fille. Chronologiquement, le premier fut pour elle un homme d'âge mûr, déjà marié ailleurs mais pas fidèle et amateur de chair fraîche, c'est lui qui l'a faite le premier. Le second est celui auquel elle est fiancée et auquel elle voudrait appartenir, bien que n'ayant pas coupé les ponts avec le premier. Le troisième arrive et fait tout capoter. C'est un naïf, il est le héros ou le anti-héros de l'histoire. Il tombe amoureux de la fille au point d'être jaloux des autres. Sa passion et ses désirs finissent par anéantir leur objet. Une triste fable réaliste comptée sans prendre partie et filmée avec une louable simplicité et une certaine crudité qui conviennent. Un des regards les plus lucides portés sur notre temps puisque, hormis le décor des années 60, rien n'a vraiment changé depuis.
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2014
Deep end séduit moins par son sujet que par son traitement, celui de l'image, de l'univers, amenant des émotions rares jusqu'à une scène finale sublime, l'une des plus étrange du cinéma.
Alain D.

735 abonnés 3 447 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2021
Un Drame écrit et magnifiquement mis en scène par Jerzy Skolimowski. Sur fonds de décors minimalistes, son scenario nous propose un climat très particulier avec des personnages ambigus et une histoire plutôt incertaine, sexy, avec quelques touches d'humour et instants fantastiques.
Heureusement, le film bénéficie d'un montage efficace, d'une photographie très esthétique, et d'un duo de premiers rôles très attractifs avec la belle et troublante Jane Asher, et le jeune John Moulder-Brown tout aussi photogénique. L'oppsition des ces deux personnages principaux est véritablement savoureuse.
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2011
L'affiche du film de cette reprise trompe le spectateur qui s'attendait à ce qu'une sensualité amoureuse y apparaisse comme élément central: peine perdue et arnaque première, on nage dans le désir inassouvi. Un timide adolescent de quinze ans, Mike, d'une belle fraîcheur juvénile, vient se mettre au service d'un centre de bains au style défraîchi, avec piscine et couloir de cabines bain-douche locatives ; il s'y trouve coaché par une belle jeune rouquine, Jane, qui révèle, derrière une froideur apparente, un caractère facétieux de femme-enfant à l'esprit indépendant. La nouvelle activité de la jeune recrue donne lieu à quelques scènes marrantes, non seulement parce que le garçon s'avère plutôt gauche et brouillon, mais aussi parce que sa timidité de puceau effarouché l'empêche de se dépêtrer de ces clientes matures (dont une grosse nympho givrée), qui usent de stratagèmes pour se sentir encore désirables. John Moulder-Brown joue ce qu'il est, un ado encore immature, et il n'a fait aucune carrière dans le cinéma ; Jane Asher (orientée séries télé) guère plus : après le fameux Départ et avant Travail au Noir, ce film de Jerzy Skolimowski apparaît comme un météore post-68, dans lequel la souffle de liberté, marqué par l'irruption de couleurs vives, échoue à balayer le poids d'un passé conservateur. Le réalisateur nous conte l'impossibilité d'un couple, l'un épris mais trop jeune (affligé de parents old school), introverti mais têtu, l'autre joueuse mais trop détachée, à cheval sur l'enfance et l'âge adulte, déjà calculatrice et matérialiste, flanquée d'un jeune fiancé riche mais moche comme un poux ! En revanche, nos farfelus présentent tous deux un tempérament effronté (ils s'amusent au passage avec la police) et pour le moins irréfléchi, qui ne les mènera pas bien loin... Skolimowki, en jouant avec les contraires, imprime au récit des marques d'inflexion qui symbolisent l'évolution de la nature de l'attraction désastreuse: on passe de la scène d'extérieur dans le secteur chaud, type Pigalle, du centre-ville, lugubre, légère et tournoyante, à celle dans la neige, étincelante, grave et mordante; et pour le centre de bains, du vert (santé, espoir, amour pacifique mais aussi amertume) aux marques rouges (alerte, danger mais aussi passion); d'un esprit bon-enfant aux remarques austères de la hiérarchie; de la retenue apparente de Susan (elle ne s'en prend pas au maître-nageur reluqueur de jeune filles) à ses débordements crescendo. Au fond, ces deux petits zigotos incapables de trouver se révèlent minables, si peu responsables et pour le moins ridicules. Susan préfère l'assurance d'un mariage de confort sans amour, épicé de facéties et de blagues, au choix de vivre une jeunesse vraiment libérée. Mike, lui, immature affectif, ne trouve ni dialogue ni point d'ancrage qui l'empêchent de glisser dans l'abîme de son obsession. Cette "fin profonde" symbolise l'amertume du mirage que fut la libération hétéro-sexuelle en Angleterre. Malgré quelques longueurs, un moment à la fois très plaisant mais aussi réfrigérant.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2011
Si j'étais étudiante en cinéma je ferais une thèse sur le début des années 70 et leur production de tant de films superbes. Deep end m'a un peu effrayée au début tant l'esthétique (musique comprise) était datée mais très vite ces doutes se sont dissipés. C'est un film très bien fait avec une mise en scène de talent, avec une très belle esthétique dans le cadre comme dans les couleurs. Il y a de l'humour mais également beaucoup de cruauté. Ce qui pourrait être une belle histoire sentimentale s'avère d'un tout autre ordre avec des personnages principaux subtils et en miroir. Bien que film de jeunesse de Skolimowski c'est un film parfaitement abouti tant du point de vue de la compréhension des ressorts humains que de la réalisation.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2011
C'est drôle : l'acteur principal ressemble à Roman Polanski, pour qui Jerzy Skolimowski avait scénarisé Le Couteau dans l'eau. Ce film est bien mieux, soit dit en passant. C'est à la fois comique, érotique et poétique. Ce qui se rapprocherait le plus de Deep End, ce serait Le Lauréat. Mais un Lauréat filmé sous LSD, avec des situations complètement démentes ! Le réalisateur plonge jusqu'aux tréfonds du délire pour nous en sortir complètement rafraichi. Si j'avais une machine à remonter le temps, j'irais dans le Londres des années 60/70. Je fréquenterais les endroits glauques qu'on voit dans le film et je profiterais de la dépravation des petites Anglaises ! Bon sang, il m'a émoustillé ce film !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 août 2011
En somme Deep End est un film à voir, qui pour l’époque aurait sûrement influencé plus d’un cinéaste tentant de faire l’apologie étrange des désirs adolescents et de la construction de cette période si difficile à retranscrire à l’écran.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2014
"Deep end" est typique de ces films anglo-saxons des années 70 à l'esprit irrévérencieux et libertaire. Qu'il s'agisse de la photographie, du jeu d'acteur ou du scénario, tout concourt à mettre de l'intensité, voire une tension permanente. Celle ci monte en même temps que le personnage principal, le jeune homme découvrant l'amour et le désir, grimpe en folie. L'atmosphère glauque de la piscine, avec ses clients plus ou moins patibulaires, est intéressante. Un petit objet cinématographique qui vaut le coup d'œil.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 696 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2020
Deep End est un film de Jerzy Skolimowski qui m'a moyennement séduit, sans pour autant me déplaire.
Le milieu dépeint ici est particulièrement trouble où l'activité nautique couvre en réalité des pratiques de proxénétisme assez glauque. On peut comprendre le désarroi d'un jeune adolescent découvrant sa sexualité dans ce cadre-là.
Après, au-delà de la découvert d'un milieu crasseux et sordide, je ne dirais pas que l'intrigue de ce film et son côté dramatique m'aient vraiment emballé.
Les acteurs jouent plutôt bien, John Moulder-Brown en jeune homme découvrant la sexualité dans un milieu particulièrement louche pour ne pas dire pervers ; et Jane Asher en jeune femme plus assumée et mâture.
C'est plutôt un bon film, mais qui m'a laissé un peu de marbre.
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