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E.nigma
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3,0
Publiée le 3 mars 2015
Ça commence comme un film de Martin Scorsese, ça s'étend comme un film de Woody Allen et ça se termine comme un film de Tarantino. Sauf que ça n'arrive jamais à la hauteur de ceux-ci et c'est vraiment dommage. La distribution prestigieuse n'arrive pas à surélever et rendre cohérente la trame principale qui vire rapidement dans le néant puisque dès que le film commence à devenir intéressant, un événement totalement raté arrive pour casser le rythme. Traiter un sujet si grave d'une manière aussi improbable, relève hélas de l'incompétence pour un réalisateur comme Barry Levinson de passer de la comédie et la légèreté au dramatique et la violence. (Rain Man étant cependant la rare exception, je suis d'accord ) Bref peut-être qu'avec quelques scènes en moins ou inversement quelques scènes en plus apportant vraiment quelque-chose à l'intrigue on pourrait atteindre l'excellence et c'est ça le plus frustrant.
Sleepers commence par nous envoyer dans les années 60 où 4 gamins s'amusent à emmerder un pauvre vendeur de hot dog grec. Le problème, c'est qu'un jour, le petit jeu tourne mal parce que ces 4 gamins ont surestimé leur force. Le problème avec cette introduction, c'est qu'elle est mal maitrisée. La moitié des scènes de leur enfance est inutile. Elles nous permettent de nous attacher à ces gamins tout en nous laissant plutôt froid puisque l'on nous montre que ce ne sont pas vraiment des enfants de choeur. Cette première partie du film est bien jouée, bien filmée et l'ambiance reste correcte, mais le passage du camp de redressement est mal maitrisé. C'est comme si le réalisateur était en perpétuelle hésitation entre le choc et l'épuré. Parfois il s'auto censure et la scène d'après est violente ce qui fait que l'emplacement de la caméra est parfois gênant, hésitant. spoiler: Je pense à la première scène d'abus sexuels où la caméra se cache derrière des lits Le gardien le plus sadique est parfaitement joué, l'acteur fait froid dans le dos à certains moments. La troisième partie reste la partie la plus intéressante et la plus longue du film, donc la plus importante. On retrouve donc 2 des gamins qui ont grandis et qui retrouvent l'un des gardiens, ils sont devenus des criminels et n'ont plus de scrupules. spoiler: La scène de la mort est surjouée par le mort qui malgré un balle dans le coeur, une dans les parties et plusieurs autres dans le corps reste conscient.
L'ambiance des années 80 est plutôt sympa mais le quartier de leur enfance, la cuisine du diable n'a pas connu de changement entre les années 1960 et les années 1980. C'est dommage parce que le film et toute son ambiance s'en retrouvent affectés. Le film est moins bien joué lors de cette troisième partie malgré les scènes du tribunal qui sont superbes. Les acteurs qui ne changent pas restent très bon mais le groupe est moins bien incarné. Le scénario est plutôt bien mis en oeuvre mais il est possible de constater que certains passage ont été introduis maladroitement pour commpléter le scénario. Ce sont souvent ceux qui sont en noir et blanc bleuté, filtre étrange qui sert probablement à donner un côté plus sombre à l'histoire. Le plus gros problème reste qu'à la fin on ne sait pas réellement quelle partie de l'histoire est vraie ou fausse. En fait on ne sait même pas si une toute petite partie de l'histoire est vraie.
En bref, un film avec un jolie bande son où les jeunes acteurs sont meilleurs que les plus vieux. L'histoire a quelques petites incohérences mais réellement insignifiantes. Le plus gros problème du film réside dans son ambiance qui est intemporelle et vieillissante à la fois: Pas de différence entre les années 1960 et 1980. C'est un bon film où l'on ne s'ennuie pas qui est l'un des premiers à traiter de la violence des centres de redressement. Il est plutôt manichéen mais efficace. Ah, et ne vous attendez pas à voir les évadés!
Film en 2 parties (enfant/adulte), la 2eme partie est malheureusement faiblarde avec des personnages manquant de charisme, et seulement Dustin Hoffman sera remarquable dans son role d'avocat dépressif.
Suite à une plaisanterie qui tourne à la tragédie, 4 gamins sont condamnés à la maison de redressement où ils vont subir les pires sévices. « Sleepers » est un film particulièrement poignant, brillamment mis en scène par Barry Levinson. Même si l’authenticité de cette histoire fait toujours débat, le scénario, écrit par le réalisateur ainsi que l’auteur du roman éponyme, Lorenzo Carcaterra, divise les faits en deux parties. La première, terrible et émouvante, se focalise sur les effroyables événements qui vont bouleverser à jamais la vie de ces 4 adolescents. La seconde, plus conventionnel, narre l’orchestration de leur vengeance. Outre sa puissance émotionnelle, ce film bénéficie d’un casting incroyable. Un très grand film.
N'ayant aucun film de prévu, j'ai écouté les conseils du loueur de DVD selon qui Sleepers était un film d'action rivalisant avec Les Évadés... Eh bien pour tous ceux qui se posaient encore la question, c'est loin d'être vrai. Le casting est irréprochable, De Niro, Hoffman, Brad Pitt, Kevin Bacon... En tant que réalisateur, les studios ont engagé Barry Levinson (Good morning in Vietnam). Le début du film est un long morceau très mélodramatique dans lequel on explique encore et encore que ces garçons sont des chenapans pauvres mais heureux. Le concept est bon mais l'exécution est de mon point de vue totalement ratée. S'en suit une séquence lourde et fade dans laquelle on montre un internat très violent, avec un gardiens pédophile qui abuse des pensionnaires. Tout le reste est un vaste récit caricatural de vengeance où on voit les enfants psychologiquement détruits.
J'ai trouvé ce film tout simplement merveilleux, superbe. C'est ce genre de film où vous ne vous ennuyez pas, le suspense est la du début à la fin, sans parler de l'émotion. Sleepers est le genre de film qui vous prend au tripes, qui vous fait pleurer et réfléchir.
J'ai simplement adoré ce film et vous le conseille mais attention pour les âmes sensibles !
Sleepers, film dont je ne connaissais pas l'existence et que j'ai découvert aujourd'hui, enfin plus précisément mon père voit qu'il passe à la tv et me demande de regarder sur internet si c'est bien le film auquel il pense, et là je tombe sur l'affiche d'un film avec Robert De Niro, Brad Pitt, Kevin Bacon et Dustin Hoffman rien que ça, de plus il est réalisé par Barry Levinson, le mec qui a sorti Rain Man, donc impossible de passer à coté.
Je me suis donc retrouvé devant un très bon thriller, prenant et bien foutu, l'histoire fait penser à Mystic River du grand Eastwood et Bacon renforce cette idée, mais sans atteindre le chef d'oeuvre d'Eastwood celui ci fait son job et reste très bon, la première partie de l'histoire est un peu longue mais place les choses donc comment lui en vouloir, la réalisation n'a rien de folle mais sert très bien l'histoire, le casting de dingue fait du très bon boulot, mention spéciale au magistral Dustin Hoffman, le scénario livre une histoire assez dure et choquante, ça ne se ressent pas tellement, c'est le coté dommage, c'est pas rose rose mais y'avait moyen de faire plus hard, m'enfin bon ce n'est pas bien vilain.
En bref, je me suis retrouvé devant une très bonne surprise.
Long, très long, trop long, le film possède des qualités mais finit par s'embourber hélas dans son intrigue. Trop de visages connus, on sent le réalisateur faire étalage des moyens qu'il a obtenu et sa démonstration se perd, se délite et perds hélas de sa force. Particulièrement autour du procès. Il n'en reste pas moins une dénonciation des maisons de redressements pour jeunes et la façon de filmer de Levinson qui prouve une fois de plus toute la force de sa caméra.
Dans les années 60, l’histoire vraie de 4 gamins vivant dans un quartier populaire de New-York, le Hell’s Kitchen qui un jour, à la suite d’un très malheureux accident, vont voir leur vie basculer. Ils vont se retrouver incarcérés dans une maison de détention pour mineurs, reconnue comme étant l’une des plus strictes de l’état et dans laquelle les mâtons ne suivent qu’une seule loi: la leur. Telle est donc l’histoire de « Sleepers ».Réalisé par Barry Levinson, ce film est clairement divisé en deux parties. La première se passe donc dans les années 60. Durant cette première partie, nous suivons donc le quotidien difficile de ces 4 gamins. D’abord, on pose les bases. On présente le quartier en question, on en fait un petit état des lieux et on cause des personnages clé. Et ensuite on rentre dans le vif du sujet. D’ailleurs, cette première partie est passionnante, il faut dire les choses comme elles sont. Passionnante pourquoi? Parce que Levinson prend le temps de bien définir ses personnages en travaillant très bien leur psychologie. Et surtout car il y a ces longues séquences dans la maison de détention. Des séquences nous montrant des violences, des intimidations et qui suggèrent des abus sexuels. Vient ensuite la deuxième partie (qui dans le film commence en 1981). Dans celle-ci on est plus sur du judiciaire qui masque une volonté de vengeance. Mais voyez-vous, cette partie là est beaucoup moins intéressante, car plus guimauve et plus linéaire. Et surtout, elle a tendance a parfois tirer un peu en longueur. Cependant, les scènes de procès qui la composent sont de très grande qualité car elles sont emmenées par un Brad Pitt convaincant et surtout un Dustin Hoffman impérial. Et puisqu’on cause de casting, il faut reconnaître que celui-ci a de la gueule et tient sacrément bien la route. Outre Pitt et Hoffman, n’oublions pas de citer notre pote Robert de Niro et Kevin Bacon qui offrent deux prestations vraiment remarquables. N’oublions pas aussi les quatre petits (par la taille et l’âge) acteurs qui interprètent les rôles de Sullivan, Shakes, Reilly et Marcanno. « Sleepers », un classique? Pour moi non. Un film à voir tout de même? Oui, assurément.
Fort de ses succès précédents "Good morning Vietnam" et "Rain man", Barry Levinson parvient à monter un casting monumental pour "Sleepers" (1996) : De Niro, Pitt, Bacon, Gassmann, Hoffman, Patric et Minnie Driver pour la touche de féminité. Pourtant, s'il reste un drame poignant, "Sleepers" n'atteint pas son ambition de chef d'oeuvre inoubliable, loin de là. Malgré quelques jolis plans, les effets de mise en scène de Levinson sont trop appuyés, maladroits voire laids, avec un abus de ralentis et de flous (cf les scènes de pédophilie, le match détenus contre gardiens...). Cela ancre lourdement le film dans les années 90 et atténue l'émotion qui semble fabriquée. De plus, la distribution phénoménale ne transcende pas réellement le long-métrage, entre les acteurs un peu transparents (Patric, Bacon) et ceux dont le rôle est trop mineur (Hoffman, Gassman), on aurait pu attendre un rendu plus enthousiasmant. Cela dit, "Sleepers" reste une oeuvre honorable, inspiré de faits réels, qui aborde des sujets forts et polémiques, avec un De Niro crédible dans le rôle d'un prêtre des rues confronté à un dilemme existentiel. Le film est aussi un hommage et une analyse intéressante du quartier ouvrier de Hell's Kitchen, qui obéissait alors à ses propres règles et rendait sa propre justice.
Un casting de haute volée pour un film qui ne sort pas de l'ordinaire pour son contenu, mais plutôt pour son traitement. L'amitié qui reste après les années, car forgée autour de traumatismes, prend beaucoup de place dans le film, et c'est intéressant de voir l'évolution des personnages. On a le droit à deux parties dans le film, et ça redonne de l'énergie au scénario au bon moment. Bref, un film de très bonne facture.
Sleepers est un film bancal, assez mal foutu mais avec un casting hors pair, tirant de grosses ficelles mais avec quelques rôles bien écrits comme celui du prêtre, symbolisant une justice qui prend compte du bien et du mal, une image des circonstances atténuantes qui peuvent être donné à un criminel selon son vécu. À côté Dustin Hoffman est impayable en avocat alcoolique. Le film traîne tout de même pas mal de boulets comme cette fin interminable et qui n apporte rien et une mise en scène totalement plate.
Vraie-fausse biographie et film Inconsistant, non crédible, mal fichu, mal filmé, mal monté, mal joué. Une catastrophe. Je m'y suis recollé 18 ans plus tard pour tenter de réviser un peu mon jugement, j'avais bon au départ.