Dersou Ouzala
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betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2011
Ode à la nature. Belle, sauvage, imprévisible et ode à la nature humaine. Authentique et pure. Arigato gosaimasu Kurasawa san !
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2010
Un magnifique chant d'amour à la nature, on ne peut qu'admirer ce film, les paysages nous étant livrés à travers un lent et long voyage dans la taïga, l'émotion et l'humanisme se dégageant des personnages, le respect que nous inspire le héro et sa connaissance impressionante sur la richesse de la forêt... Il n'y a pas à dire, Dersou Ouzala est un des plus beau film de Kurosawa.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2012
Dersou Ouzala ou la résurrection d'Akira Kurosawa. Après le cruel échec commercial de «Dodes' Kaden», la faillite de la société de production qu'il avait créée avec des amis et une tentative (heureusement ratée) de suicide, Akira Kurosawa revient à la vie avec ce chef d'oeuvre d'humanisme et d'humilité. Emouvante histoire d'amitié, «Dersou Ouzala» raconte le choc de deux cultures, la rencontre de deux hommes qui s'observent, curieux l'un de l'autre, avant de peu à peu se comprendre et finalement vivre une sorte de relation fusionnelle. La présence de la Nature domine tout le film, contre laquelle l'Homme doit lutter (pour l'homme « civilisé ») ou au contraire avec laquelle l'Homme doit vivre en harmonie (pour l'homme « sauvage »). Ce film invite à la modestie pour l'humanité vaniteuse, à relativiser l'"intelligence" et la "connaissance" supposées de la civilisation ou du progrès, surtout lorsque la Nature toute puissante cherche à reprendre ses droits et que seul Dersou, dont on se moquait au début, se révèle apte à comprendre celle-ci et à lutter contre les éléments déchainés. «Dersou Ouzala» est aussi une bouleversante tragédie puisque l'officier russe n'arrivera pas à rendre la pareille à l'homme qui lui a sauvé la vie, et sera même en partie la cause de sa perte. Malgré cette triste fin, on ressort grandit du visionnage de ce film, émerveillé devant les richesses de la Nature et de l'Homme. Un chef-d'oeuvre de simplicité et de profondeur à la fois, d'une incroyable beauté. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 janvier 2009
L' un des plus beaux films de tous les temps.
Assez différent du Kurosawa "médiéval" de Sanjuro ou Barberousse, mais d'une beauté à couper le souffle ; émouvant, grandiose, sensible, intelligent : un chef-d'oeuvre !

Je ne comprends pas comment certaines personnes sur ce site ont pu le trouver mauvais, mais bon, quand on met 1 étoile à Mulholland drive ou au Voyage de Chihiro... ;)
falex
falex

11 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2007
J'ai été complètement envouté par ce film. Il est d'une beauté rare et se révèle être un véritable hymne à la nature. Esthétiquement magnifique, l'oeuvre de Kurosawa est sûrement (avec Jeremiah Johnson) l'un des plus beaux films écolos de l'histoire du cinéma.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2024
Je m'attendais au chef-d'œuvre absolu, au vu de l'énorme réputation qui précédait ce film...

J'avais de plus une vague réminiscence remontant aux années 1971-72 du ciné-club du lycée Charlemagne - j'étais en 5ème ou 4ème... ce film est sorti en 1975... mystère !

Ce film est incontestablement beau, long et... ennuyeux !

Pressé que ça se termine, j'ai presque eu envie je le confesse, que Dersou Ouzala se fasse bouffer par le tigre ! Cette fin aurait eu du panache !

Tout le monde est très beau et très gentil dans ce film, pas de ces altercations qui sont le lot quotidien de la vie commune en milieu hostile...

Quelques méchants Honghusi en arrière-plan, mais, rassurez-vous, leurs 3 victimes découvertes dans l'eau auront la vie sauve...

Film mièvre (schmaltzy), aucun ressort dramatique, circulez, il n'y a rien à voir ! L'être le plus méchant est sans doute le blizzard qui aurait coûté la vie au capitaine sans l'incroyable ingéniosité et savoir-faire d'authentique "homme des bois" de Dersou Ouzala...

Le Japonais Akira Kurosawa peut-il décrire l'âme russe dans toutes ses nuances ?

Un Golde de la taïga est d'ailleurs tout aussi éloigné anthropologiquement d'un Japonais qu'un Russe...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2024
L’histoire d’une amitié entre deux peuples.
L’homme apprend l’humilité face à Dersou qui connaît si bien la nature.
C’est assez beau et ce rythme lent convient bien à cet environnement froid et éteint.
Une sorte de leçon de vie.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2017
Akira Kurosawa quitte pour la première fois le Japon, ses samouraïs et ses yakuzas, pour poser ses caméras en Russie en adaptant les péripéties de l'explorateur Vladimir Arseniev et de son guide Dersou Ouzala. Outre le lieu de tournage, ce long métrage tranche avec le reste de la filmographie du cinéaste nippon. Dans un rythme lent proche d'un Tarkovski, Kurosawa nouq plonge dans la Sibérie Orientale, la taïga, son climat hostile et dure, sa faune et les rencpntres possibles en ce début du XXème siècle. La relation entre les deux protagonistes et les aventures qu'ils vont vivre ensemble cadence une histoire somme toute posée, à l'image de la nature et de ces longues expéditions. Un peu long mais plaisant. Une oeuvre atypique dans la filmo du Maître mais digne d'intérêt. A voir.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2025
Magnifique adaptation d’un classique de la littérature russe tout aussi magnifique, Dersou Ouzala témoigne, s’il fallait encore le prouver, de l’hybridité virtuose du cinéma d’Akira Kurosawa qui accède par des conditions de tournage difficiles au dépouillement narratif nécessaire à l’amitié naissante puis confirmée entre les deux protagonistes : équipe réduite (quatre collaborateurs) dans un pays étranger (l’Union soviétique) pendant un an et demi. Loin de la stylisation de chaque plan qui fit, par exemple, la splendeur de Rashōmon (1950) ou de Shichinin no samurai (1954), soucieux de faire naître une histoire des personnages et non de les réduire à l’incarnation de rôles dans une histoire déjà écrite – c’est peut-être là la différence majeure avec les chefs-d’œuvre précédemment cités –, il privilégie l’image brute comme un documentaire pourrait la capter, donnant l’impression que la caméra suit voire recherche ses voyageurs engagés dans une marche dont la destination demeure incertaine, puisqu’il s’agit pour le topographe russe de recenser les terres encore inexplorées de la vallée de l’Oussouri, et pour le nomade hezhen de vivre en harmonie avec la nature. Cette esthétique de la spontanéité, construite par un sens du cadre et par une photographie somptueuse, ne nuit aucunement à la beauté des paysages captés : elle se subordonne aux spectacles offerts par l’environnement ainsi qu’à la puissance de la relation qui l’unit à l’homme.
L’élaboration du film en deux parties place d’emblée Vladimir et Dersou sur un pied d’égalité : chacun affronte un microcosme qui n’est pas le sien, qu’il s’agisse de la nature impétueuse pour le premier ou de la ville étouffante pour le second. C’est néanmoins l’effet de cet affrontement symbolique qui diffère : le Russe doit s’acclimater et retrouver un lien originel perdu avec la nature ; le Hezhen, lui, subit une lente mais certaine spoiler: descente aux Enfers
à mesure qu’il se dénature, comprenons qu’il perd son rapport premier à la nature, finissant « désarmé » devant elle au moment de son retour. Se jouent ici les puissances antagonistes des « forces établies », celles de la nature et de la culture, sans que cette distinction n’ouvre sur la dichotomie du sauvage et du civilisé : la simplicité, l’esprit de conversation, le respect et la fraternité triomphent, démantelant en partie le mécanisme tragique qui aurait sinon réduit les protagonistes à l’état de cobayes d’une expérience anthropologique. Là réside tout l’humanisme d’un immense cinéaste.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2015
Akira Kurosawa conte le récit d'une rencontre et d'une amitié entre deux personnages dissemblables dans une nature à la fois majestueuse et dangereuse. Mais c'est surtout, dans sa dernière demi-heure, lorsque le personnage principal va se retrouver dans le cadre et l'hostilité de la civilisation que le film devient poignant, avant il manque d'enjeux.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2024
Magnifique et excellent film d'Akira Kurosawa , son premier long-métrage qu'il réalise hors du Japon et en langue Russe , tournée en décor naturel et en pellicule 70 millimètres .
Ce film qui se déroule sur une période de 10 ans est présenté en deux parties: la première se déroule durant l’automne et l’hiver 1902, la seconde cinq années plus tard .
Le film raconte l’amitié sur dix ans entre un explorateur et son guide , Dersou Ouzala , chasseur autochtone de la taïga .
D’une beauté inouïe – crépuscules rougeoyants , plaines enneigées , lac gelé c'est là une œuvre splendide de Kurosawa !
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2024
Étonnement, le film constitue un tournant dans la carrière alors déclinante dub réalisateur japonais : son précédent film, « Dodesukaden » (1970) a été un échec financier, l’obligeant à se tourner vers un documentaire pour la télévision, « Uma na uta » (1970) sur les chevaux de course. Ces difficultés, associées à des problèmes de santé, le poussèrent même à se suicider, en vain. Nul n’étant prophète en son pays, ce sont les studios soviétiques Mosfilm qui lui demandèrent de réaliser l’adaptation cinématographique du récit autobiographique (1921), en 3 livres, de Vladimir ARSENIEV (1872-1930), officier de l’armée impériale russe et explorateur du bassin de l’Oussouri, affluent du fleuve Amour qu’il rejoint à Khabarovsk, capitale de la Mandchourie russe (annexée à la Chine par la Russie en 1858). Le film est d’une grande richesse quant aux thèmes abordés (il a remporté l’’Oscar du meilleur film étranger en 1976) : d’abord en décrivant les difficultés d’exploration, au début du XXe s, de la taïga et de la toundra, liées aux conditions climatiques (en hiver et lors de la débâcle des rivières gelées) et surtout à travers l’amitié forte entre Arseniev (Youri SOLOMINE, 40 ans) et un chasseur autochtone, Dersou Ouzala [Maksim MOUNZOUK (63 ans)], du groupe ethnique des Goldes ou Hezhens, spoiler: vivant seul, sa femme et ses 2 enfants étant morts de la variole
. Débutant en 1910 [sous le règne de Nicolas II (1868-1918)], le film est un flash-back, spoiler: Arseniev recherchant la tombe de son ami mort il y a 3 ans à Korfovsky
, et évoque leur parcours commun, à partir de 1902 puis en 1907, Derzou Ouzala, chasseur animiste ayant une connaissance parfaite de la nature et de l’interprétation des traces, ce qui lui permit de guider les militaires russes et même de sauver la vie d’Arseniev lors d’une tempête près d’un lac gelé. Le film bénéficie d’une mise en scène simple et efficace (nombreux plans fixes où les personnages évoluent dans le cadre, peu de coupes au montage) et d’une bande son mettant en valeur les bruits de la nature. Sans oublier la photographie en couleurs (10e collaboration sur 11 du Japonais Azakazu NAKAI) sur une pellicule en 70 mm et la musique du Russe Izaak SCHWARZ.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2025
La carrière de Kurosawa est tellement vaste ! Après l'échec commercial de son précédent film, le cinéaste japonais revient sur une production soviétique/japonaise, en adaptant le livre du même nom que le film : " Dersou Ouzala"

Ce visionnage a été un choc total ! Tant par la prouesse technique que par l'écriture de son histoire. Cette profonde histoire d'amitié est jumelé par une photographie impressionnante pour l'époque ; Visuellement, il s'agit d'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. En outre, la réalisation de Kurosawa est extrêmement réussi ; une construction des plans, à nous faire voir la grandeur des décors de la Russie de l'est. Particulièrement, son histoire est absolument chamboulante. Entre poésie et dramaturgie, c'est un récit émouvant, d'une des plus belles œuvres sur l amitiés. Deux personnages différents dans leur manière de vivre, trouvent en eux même, un respect mutuelle entre la sédentarité et le nomadisme. C'est également un film sur la vieillesse qui prend tout son sens à sa fin.

Après ces 2h30, on ressort de ce visionnage bouleversé tant par l'esthétique que par le scénario. Un grand film de Kurosawa
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2024
Au fin fond de la toundra, nulle part, en plaine ou dans les plus sombres et enchevêtrés sous bois, Arseniev, à l'écart de toute forme de "civilisation", chemine aux côtés Dersou Ouzala, juste Dersou, le, Dersou. Histoire vraie d'une rencontre entre un topographe bienveillant, ouvert d'esprit et passionné de nature, et un chasseur Golde, minorité Toungouse, le film de Kurosawa est un magnifique hommage à leur amitié et cette nature souvent austère, dure, dangereuse et magnifique qu'ils ont affronté ensemble, des années durant. Pas de sentiment d'évolution dans ce métrage très contemplatif, s'intéressant au voyage dans son quotidien, et à ses aventures. Des valeurs ; de la marche en toutes saisons, de partout et nulle part, souvent par un temps épouvantable bravé, non sans courage, par les deux amis et leurs compagnons, les soldats qui participent aux expéditions dirigées par Arseniev. A bien des égards, le lien intime entretenu par Dersou avec l'environnement et les êtres vivants - lien propre aux peuples Toungouses - est inspirant. Son respect pour toutes les formes de vies est une véritable leçon de sagesse et d'humilité, au point que chacun éprouve rapidement de l'affection pour cette force de la nature. Car Arseniev n'est pas seul à admirer Dersou. Les soldats en viennent également à apprécier leur camarade de fortune, apprennent à le respecter, lui, ses convictions, ses croyances, et son caractère. Là est aussi probablement une autre leçon pour nous autres, Homo Occidentalis. Elle engage à suivre cette voie dont nous ne devrions jamais nous détourner : Le rapport à la vie est en toutes choses, et toutes choses est en rapport avec la vie. Peut-être est-ce de cette façon que l'on pourrait tenter de "résumer" la pensée de Dersou. Tirons les enseignements de son rapport charnel avec la vie. Cultivons en les semences fertiles dans les nôtres, en nous recentrant sur l'essentiel. Ainsi, parviendrons nous, un jour, à vivre en paix.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2008
Dersou Ouzala narre le parcours de deux hommes que la Nature va rapprocher : l'un est militaire, l'autre est chasseur. Deux hommes qui vont se perdre pour mieux se retrouver. Deux cultures différentes pour une amitié très forte... Akira Kurosawa s'inspire du mythe du bon sauvage ainsi que d'un roman de la littérature russe pour réaliser ce film : bien que l'émotion ne prenne pas toujours, on ne peut qu'approuver la beauté plastique de Dersou Ouzala. On pense à certains films de Werner Herzog et à Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Cela dit, on reconnaît avant tout le style de Kurosawa, cette verve visuelle teintée d'optimisme, cet amour pour les personnages foncièrement bons, cette poésie contemplative qui lui est propre ( les séquences autour du feu de camp sont superbes ). Bref, sans être le meilleur film du réalisateur japonais, Dersou Ouzala demeure un très beau film ainsi qu'une leçon d'humilité absolument magique. Un objet filmique à découvrir d'urgence ( en VO de préférence ).
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