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Joseph L
22 abonnés
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3,5
Publiée le 9 octobre 2010
Voici un film complètement barré. Au premier degré, c'est un film violent, remplis de scènes de sexes, complètement traumatisant. Par contre, une fois passer au second degré, on arrive dans un film drôle par le recule et la façon dont est montré cette vie universitaire. Bien loin des "American Pie", Gregg Araki nous offre un film se rapprochant des films à suspense. Il en manie tous les aspects d'une façon exagérée et stéréotypée. Un film à prendre avec humour noir pour rire jaune.
Film inclassable, il démarre presque comme une simple comédie romantique "de base", se poursuit presque comme un thriller pour finir carrément dans la science fiction. Un véritable OVNI mais qui part tellement dans tous les sens qu'il est difficile de s'accrocher. L'ingestion du space cake précipite tout et l'on ne sait plus où se trouve le réel et l'imaginaire et même à la fin on a un doute!! Intéressant mais trop fouilli
Ayant été très agréablement surpris par la peau mystérieuse de Greg Arakki (l'homme qui se tue tout seul si il rigole) je me suis risqué à regarder ce Kaboom dont la Bande Annonce ne m'inspirait en vérité pas plus que cela (ni les extraits d'ailleurs). Monumentale erreur. S'il est vrai que le type sait indéniablement distiller cette aura caractéristique mêlant malaise et fascination dans ses films, il est parfaitement regrettable que cela soit au service d'un résultat aussi vain. Véritable chantre d'une sexualité supposément cool et débridée (en gros tout le monde baise avec tout le monde dans tous les sens) exposée certainement plus par idéalisme social que par réel reflet de la jeunesse américaine (ce qui pour un mec de 50 piges comme Arakki interpelle quelque peu) Kaboom pose dès les premiers instant une série d'enjeux que le film finira par exploser (littéralement) sans que rien ne puisse permettre au spectateur de savoir si le truc à un véritable sens ou pas. En cela, il est difficile de ne pas s'interroger sur le fond de l'affaire quand, une bonne partie du métrage écoulé, Kaboom effectue un virage thématique à 360° sur fond de conspiration mystico politique ultra alambiqué (digne des meilleurs twists du cartoon Scooby doo) que le ton "léger" de la première partie (l'Homo californicateurus) ne laissait en rien présager. Alors quoi? Dénonciation maladroite d'un danger imminent ou bien exposition impudique de la fantasmatique d'un vieux pervers sur le retour? Quelque chose me dit que cela va plus chercher du coté du foutage de gueule qu'autre chose...
Ovni sur les thèmes du sexe, la jeunesse et l'orientation sexuelle, "Kaboom" ravit par sa mise en scène et ses acteurs talentueux. Araki prône un style visuel particulier et rempli de couleurs diverses. Style qui semble dans un premier temps déranger, mais on s'y fait très vite et mieux encore, on y prend goût. Rempli de dialogues sans tabou, le film se révèle intéressant de bout en bout par ce concept de "thriller à l'intérieur d'un film de jeune orienté très sexe". De plus, l'œuvre est très drôle grâce notamment à certains dialogues qui font mouche et à des personnages très variés et étranges. Le scénario en lui-même est assez lisse et disjoncte totalement dans sa partie finale. Un long-métrage plutôt bizarre mais qui a le mérite de se démarquer des paquets de films classiques que l'on voit tous les jours.
Bien sûr, le parallèle (le match ?) avec Les amours imaginaires est inévitable.
Même intérêt pour le sexe (hétéro / gay) et l'amour chez les jeunes adultes 19/20 ans (Mc Kinsey est cité dans les deux films), même jusqu'au boutisme formel, même couleurs pétantes, même importance de la bande-son. On retrouve même les mêmes gimmicks : séance de masturbation interrompue, mère nympho, père absent...
Autant le film du jeune Dolan m'a paru vieux et pompé, autant celui du vieux Araki me parait jeune et original.
Il faut dire que ça part à toute berzingue, et que ça ne ralentit jamais, jusqu'au bout. Ce serait un crime - en même temps qu'un casse-tête - que de raconter l'intrigue, mais sachez qu'en allant voir ce film vous allez passer par toutes les nuances de l'orgasme cinéphilique : la peur, le rire, l'excitation, la surprise, le plaisir visuel, l'admiration devant un art du montage épatant, la satisfaction de voir les pièces d'un puzzle s'assembler, le plaisir de voir de très bons acteurs et surtout, surtout, cet élan primal qui bouscule tout sur son passage, sorte de taureau furieux qui renverse toutes les conventions, et le bon goût en premier, pour filer vers sa propre destruction. Le film est coloré, gai(y), libertaire dans sa forme et son propos. En plus, c'est anecdotique, mais on y rigole bien grâce à une dizaine de répliques imparables et délicates sur le thème pendant et après l'amour, du style "J'ai connu des frottis vaginaux qui duraient plus longtemps" ou "C'est un vagin, pas un plat de spaghetti".
Une bombe. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
La premier mot qui me vient à l'esprit pour définir "Kaboom" est "spécial". D'un côté, le film se montre très original avec un mélange des genres futile et intéressant. On passe alors du teen-movie où le sexe et ses désirs sont omniprésents, à la comédie avec des personnages aux caractères déjantés et aux répliques hilarantes, on touche aussi au genre fantastique avec une touche de mystère et de suspense... Bref, j'ai rarement constaté un tel brouhaha des genres dans un film. Et cela ne serait possible sans un excellent montage, comme celui ici présent. Le résultat n'est pas mauvais mais reste inattendu; heureusement, le casting est de taille et correspond parfaitement au profil particulier du long-métrage: ils définissent chacun une personnalité unique et totalement dérangé et créent toute la rythmique du film (tu m'étonnes, on les voit tous niquer, remplis de désir). D'un autre côté, "Kaboom" raconte une histoire tellement loufoque qu'on sait pas si le but est de tout comprendre ou si on doit faire avec sans chercher plus loin. On m'avait dit "c'est comme si t'avais fumé juste avant de rentrer dans la salle de ciné", donc je m'attendais à cet aspect barré. Mais çà n'empêche que j'ai pas tout compris (je sais je me prend trop la tête!), il y a beaucoup de moment où je me suis dit qu'on se perd totalement dans le n'importe quoi... Perso, j'ai pas compris l'intrigue principale mêlant tout les personnages du film ensemble donc j'étais moi-même un peu pommé à la fin. J'ai trouvé çà bien dommage parce qu'il commence d'un bon pied mais se perd totalement dans son trip... L'histoire de la fin du monde tient pas le coup...
« Kaboom » démarre fort et le rythme reste soutenu jusqu’à la fin. Les acteurs sont excellents. Les dialogues sont uniques et certaines répliques rentreront, à coup sur, dans les annales. Gregg Araki n’y va pas par quatre chemins. Et c’est tant mieux. 100% jouissif. Raconter le film ? Impossible. Un conseil ? Allez-y !
Ce mélange des genres fonctionne parfaitement grâce a l'habilité de son réalisateur qui ne lâche pas son spectateur et surtout ne plonge ni dans les clichés,ni dans la facilité d'écriture de ses personnages,ce qui fait croire a chaque instant a tout les genres empreinté ici.Coté esthétique ce n'est pas la même chose l'image est daté des films indépendant ricain des années 90,c'est nettement moins inspiré et maitrisé que le mélange des genres.Ça reste une sympathique série b,mais de la a dire que c'est génial,faut pas déconner.
Une comédie déjantée, pas trop lourd, drôle, et bien joué. Suffisant pour passé un excellent moment, même si certaine scènes sont assez osé, on reste dans le politiquement correct, et on ne s'ennuie jamais.
Film qui brasse plusieurs genres (et ça j'aime bien), commence par un teenage movie puis finit sur un thriller fantastique et tous cela dans le style barré de Araki. Du sexe et des hallucinations, des actrices sexy (et acteurs aussi). Des répliques croustillantes, bref un curieux mélange à voir.
Une sorte d'ovni que ce film, l'originalité de manque pas, mais a trop vouloir en faire mon intérèt sait considérablement atténué au fur et a mesure. Bien sur les dialogues sont peps et trash, la mise en scène vive. Hélas pour moi le scénario manque véritablement de contenu pour supporter une heure trente de film. Reste un bon film qui ne manque pas d'aplomb.
Je me léchais les babines à l'idée de regarder ce film dont je connaissais pas l'histoire mais dont on m'avait vanté les mérites....Grosse déception! J'ai eu l'impression de regarder un épisode d'une série américaine de 80's à deux balles genre Scoubidou!!! Je ne dirai pas qu'il n'y a pas de scénarios, je dirai plutôt qu'il est à chier! Du grand n'importe quoi ! La mise en scène n'est pas si mauvaise à mon goût mais pas suffisamment pour relever le niveau de cette histoire débile et inintéressante. Alors c'est ça le grand Araki?Ben ça me donne pas envie d'en voir un autre....
Kaboom reprend les codes du teen movie, puis les chamboule complètement pour en faire quelque chose (je ne spoilerai pas, pour pas gâcher la surprise). Y a un côté rêve éveillé, faux-cauchemar, rendu dans chaque plan, accompagné d'une mise en scène hyper tape à l'œil qui n'est là que pour souligner cette impression. Kaboom est une expérience cinématographique comme on en voit peu. C'est un mélange de plein de genres, c'est déjanté, ça part dans tous les sens, c'est un grand n'importe quoi, mais complètement assumé. Très, très bon.