Des hommes d'influence
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2026
La grotesque affaire Bill Clinton trouve ici son illustration. A quelques jours d'une probable réélection, la faute du président des Etats-Unis pourrait compromettre sa victoire annoncée. Un gourou de la com (De Niro) et un producteur de cinéma () -clin d'oeil ironique et évident suggérant que la politique est un spectacle à part entière - entrent en piste.
Reportages et images truqués, information bidon, Barry Levinson nous invite à découvrir toute une mécanique de manipulation médiatique et, plus loin, à se défier toujours du discours officiel. On s'en amuse ici mais on y croit en vertu d'évènements réels récents et similaires.
La comédie tourne même à la bouffonnerie quand, par exemple, le héros de guerre fourni à Brean et Motts pour alimenter leur scénario se révèle un spoiler: débile incontrôlable !

Cependant, le film n'est pas très surprenant, pas plus dans son message que dans sa forme. La causticité des auteurs est relativement inefficace, peut-être parce qu'elle manque de férocité. Et puis, surtout, les personnages au cynisme souriant confiés à Robert de Niro et Dustin Hoffman sont, c'est bien dommage, plutôt faibles et ne permettent ni à l'un ni à l'autre une composition mémorable dans le registre satirique. Je dirai même que leur trop sage interprétation est la lacune majeure du film.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
Ce qui est le plus "amusant", c'est de revoir ce film et de te rappeler qu'il sortait quelques mois avant les scandales sexuels impliquant Bill Clinton et de ce qui avait été fait ensuite pour détourner l'attention des citoyens Américains. "Des hommes d'influence" ou les bas-fonds de la politique. Très très bas. Bien que le sujet diffère, tu sens bien que Lewinson a bien regardé "Capricorn One" et a tout appris du film de Hyams. Tout ceci est pas mal du tout, mais ce serait à mon avis faire fausse route que d'y considérer comme une comédie satirique, malgré un personnage fantasque de producteur. En revanche, malgré toutes les satisfactions que l'on pourra trouver, rien ne pourra effacer le gros problème du film : l'absence de personnages secondaires d'envergure. Derrière le tandem formé par De Niro et Hoffman, il n'y a rien. Les seconds rôles de poids sont indispensables pour faire des grands films, ne l'oublions jamais.
Lord G.
Lord G.

2 abonnés 111 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2025
Ce film est une farce. Meme s’il y a des grands noms a l’affiche et des seconds rôles devenus de grandes stars, le thème complotiste est plus qu’invraisemblable.
Alain
Alain

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2024
Ce film montre sans concession, sous couvert d'humour, un monde de domination par les media, et sonne comme un constat tranchant et froid de cette réalité. Assez bien réalisé.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2024
« Nobody can tell this story ever. Listen to me. This is what I do for a living. »

Barry Levinson, qui a signé pas mal de films remarqués à la fin des années ’80 et dans les années ’90 a tourné en tout 6 fois avec Robert De Niro et 4 avec Dustin Hoffman, c’est en outre la seconde fois que le réalisateur réunit les deux acteurs ensemble après l’excellent Sleepers (1996).

C’est du reste, avec la vivacité de sa caméra, l’un des principaux attraits du film, dont le scénario cynique en diable s’étire difficilement jusqu’à l’exagération. En effet, les deux interprètes, entourés d’Anne Heche, de Denis Leary, de Woody Harrelson et d’un hallucinant Willie Nelson, jouent à la perfection leur rôle, de mégalo pour l’un, de manipulateur pour l’autre. La bande son signée Mark Knopler (Dire Straits) ajoute à la satire vitriolée un parfum aigre-doux parfait.

L’autre intérêt de ce film, hélas porteur de toutes les théories du complot actuelles, réside dans son aspect prophétique : d’une part il est question de la guerre du futur portée par de petites cellules terroristes ; d’autre part il préfigure le scandale sexuel impliquant Bill Clinton (affaire Monica Lewinsky).

Au final, Wag the Dog/Des Hommes d’Influence est à ranger au rayon assez peu fourni des excellentes satire politiques.
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2023
Cinématographiquement, le film est simple et rien de trop original. Le casting est qualitatif et l'histoire est prenante. Son gros atout, c'est son contenu. C'est intelligent, plein de sens et mérite le détour. Il pousse à la réflexion !
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2023
Grâce aux québécois j'ai pu visionner ce fil en entier et en VF sur internet. Film conseillé par un célèbre professeur de médecine intéressé par les spin doctors. Le titre français "des hommes d'influence" est faussement sérieux. En réalité "wag the dog", chien qui remue la queue, voudrait dire "détourner l'attention" en langage populaire. Ce film est traité sur le mode farce. On y montre de façon caricaturale et humoristique la manipulation de l'opinion américaine pour la faire voter dans un certain sens. Cela faisait suite à l'affaire Clinton-Lewinsky où le président en exercice avait voulu jouer les Félix Faure mais s'était fait piéger par sa jeune stagiaire consentante qui avait révélé son syndrome de Dupuytren intime. Depuis 1998 ce type de manipulations n'a fait que croître et embellir : exhibition de cadavres à Timisoara, couveuses fantoches à Koweit, armes de destruction massive en Irak, infirmières bulgares à Tripoli, usines bactériologiques en Ukraine, et j'en passe. La réalité dépasse largement la fiction. Ici, le tandem De Niro-Hoffmann, excellent, nous fait rire jaune. Quand la jeune figurante pseudo albanaise demande à De Niro si elle peut mettre cela sur son CV, l'autre lui répond : "non, vous risqueriez votre peau". C'est dit sur un ton badin, mais notre spin doctor ne plaisante pas : le soldat psychopathe et violeur Schuman, dit "vieille godasse", puis Hoffmann lui-même passeront plus tard de vie à trépas pour la cause. Dustin H est motivé obsessionnellement par sa soif de reconnaissance en tant que producteur de spectacles. Visiblement, le metteur en scène du film en veut à cette engeance. On trouve la même frustration pour un personnage de la Comtesse aux Pieds Nus. Le personnage féminin de cette comédie, jolie blonde, est dévouée entièrement à son président. Elle ne comprend pas trop ce qui se trame mais agit consciencieusement quand on le lui demande. Comme s'il n'y avait pas aussi des spin doctoress. Pas très valorisant. Le tout est filmé proprement, sans génie mais sans ennui.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2021
Voir Des Hommes d'influence aujourd'hui procure un sentiment de vertige incroyable. S'il fut imaginé et écrit en tant que satire par Larry Beinhart en 1993, son adaptation entre les mains de Barry Levinson a tôt fait de briser le quatrième mur. Le télescopage entre les évènements dépeints dans le film et le scandale bien réel (l'affaire Monica Lewinsky) survenu juste après est saisissant. L'effet est pourtant démultiplié quand on regarde l'image d'ensemble et sa pertinence quant à l'irruption du storytelling dans les allées du pouvoir. Inventer une guerre en manipulant l'opinion publique, une exagération ? Non seulement le procédé fut utilisé avant, lors de l'affaire des couveuses au Koweït en 1991, mais réemployé à de multiples reprises après. Bill Clinton lança plusieurs opérations militaires (au Kosovo par exemple) alors qu'il était au cœur du "Monicagate". Cinq ans plus tard, l'administration Bush déclenchait l'intervention en Irak en agitant l'épouvantail d'armes de destruction massive qui se révéra être chimérique. En 2011 enfin, l'implication de l'OTAN dans la guerre en Lybie reposera sur un amas de mensonges visant à accroître l'influence occidentale en Afrique du nord. Pardonnez cette digression, elle me parait néanmoins nécessaire pour nuancer l'aspect fantasmagorique prêté au long-métrage de Barry Levinson. Au contraire, le film mettant en vedette Robert De Niro et Dustin Hoffman offre une caisse de résonance aux écrits d'un Bernays ou d'un Chomsky, notamment quand ils accréditent la thèse d'un candidat ou d'un conflit traités comme de simples produits à vendre à des "clients". Entre ce film et les Guignols de l'Info, on peut dire que les rigolos étaient en avance sur leur temps.

Cynique, Des Hommes d'honneur l'est mais dans son sens originel, quand l'appellation renvoyait à une philosophie subversive mais morale (au IVème siècle avant J.C). En ce sens, les tribulations de cette bande de communicants sont autant la dénonciation que le reflet des pratiques douteuses menées en sous-main dans les cercles d'influence. "Le meilleur moyen de prédire le futur, c'est de l'inventer", professait le théoricien et consultant Peter Drucker. Une leçon qu'appliquent à la lettre nos trublions d'anti-héros dès le top départ. Tout est bon pour noyer le poisson, les stratagèmes inventés seront à la hauteur. Robert De Niro fait un parfait bonimenteur aux airs débonnaires. Mais au jeu du plus halluciné des baratineurs, Dustin Hoffman atteint le génie. Il faut le voir se lancer dans un plan marketing hors-norme sur un simple postulat d'une phrase. Cet esprit de chaos orchestré se ressent jusque dans l'organisation de l'intrigue, qui semble elle-même dictée par l'esprit dégénéré d'un conseiller après trois rails de cocaïne. Levinson a la bonne idée d'avoir fait tenir le tout en 90 minutes montre en main, ce qui donne des allures d'odyssée dingo à ce portrait au vitriol. Néanmoins, on peut noter de petites scories au montage, qui semble trimer pour s'accorder aux aventures échevelées. Rien de bien méchant, les dialogues et l'accumulation de scénettes dingues (mais loin d'être irréalistes) sont suffisamment drôles et énergiques pour remporter l'adhésion. Jusqu'à cette pirouette finale horriblement noire, que n'aurait pas renié le Don DeLillo de Libra, qui achève donner des airs prémonitoires au film. Quand la satire devient prophétie, il ne reste que le rire pour compenser l'effroi.
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2020
"Des hommes d'influence" est un film assez méconnu, mais qui m'a plu. Il nous parle, comme un autre film dans lequel officie Dustin Hoffman, "Héros malgré lui", du pouvoir de l'image, et à quel point elle permet de manipuler les foules. Toutefois, contrairement à "Des héros malgré lui", le film est moins drôle, et souffre de quelques lenteurs et répétitions, et aussi de quelques exagérations. Toutefois, petit à petit les deux acteurs principaux (De Niro et Dustin Hoffman) parviennent à nous montrer une certaine complicité à l'écran, et c'est aussi ce qui fait le charme de ce film. On ne sait d'ailleurs pas très bien où elle va nous mener, jusqu'à la fin qui nous offre un rebondissement de situation qui remet en perspective le reste du film tout en parvenant à en appuyer encore plus le propos. Donc au total, un film qui fait passer un bon moment...
hephep
hephep

5 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2019
Un gentil film prémonitoire.
Les acteurs sont impeccables, mais compte tenu de la distribution, je n'en doutais pas.
Cela manque juste un peu d'ampleur, ce que ce sujet permettait.
Dans le même genre, il existe aussi "MICHAEL KAEL CONTRE LA WORLD NEWS COMPANY" qui mérite le détour.
Vincent B.
Vincent B.

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2018
Ce film culte, comédie douce-amère, servi par Dustin Hoffma et Robert De Niro montre comment des "spin doctors" peuvent mettre en scène l'actualité, créer de l'image et manipuler l'opinion. A quel point peut croire ce que l'on voit dans le petit écran ? Un film à haute valeur pédagogique q'ion devrait montrer et débattre dans les lycées.
Piotr W.
Piotr W.

2 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2018
Un film plus que d'actualité
Comment parler de la manipulation de l'opinion publique de maniere plus efficace qu'avec un humour decapant ?
Regardez ce film et je pense que vous ne verrez plus jamais votre journal télévisé de la meme maniere
A voir et a revoir
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2017
Cette belle réalisation de Barry Levinson nous offre une Comédie satirique des plus drôles. Une fiction délirante qui pourrait passer pour une réalité cachée (on ne nous dit pas tout !).
Dans cette comédie, L'excellent Robert De Niro ne rit pas lui. Il travaille à faire diversion afin de sauver le Président qui a gaffé. Il est magnifiquement épaulé par Dustin Hoffman qui nous compose un extraordinaire rôle de producteur mégalo.
Une belle photographie de Robert Richardson (Il a travaillé avec Martin Scorsese et Quentin Tarantino sur Les Huit salopards, Django Unchained, Hugo Cabret, Kill Bill 1&2 …). Avec des insertions musicales de chants patriotiques, la BO de Mark Knopfler (de Dire Straits) se révèle aussi délirante que le scénario. Scénario qui ne donne pas dans la dentelle en faisant passer les médias et la CIA pour des guignols, et en transformant les élections américaines en une superproduction de showbiz extravagante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2017
Grand film à la fois drôle et cynique. Un très bon De Niro. Un scenario très troublant quand on sait que le film est sortie 1 mois avant que n’éclate l’affaire Lewinsky, et que Clinton à déclenché 3 opérations militaires d'envergures durant cette période.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2017
septiemeartetdemi.com - Dans sa série "critique médiatique", Hoffman a fini sa course dans cette production encore plus acerbe et qui va encore plus loin : les médias contrôlent l'actualité parce qu'ils nous montrent ce qu'ils veulent bien nous faire voir, mais qui les contrôle ? Les politiques. Il y a du bon et du moins bon : c'est exprimé avec courage, ça lance des os controversés au chien qu'est l'audience, dont on part du principe qu'elle est lucide. D'un autre côté, la dénonciation est extrêmement unilatérale, très peu nuancée. Il n'y a pas d'antagonisme naturel ou de barrage spontané comme la CIA (qui fait une brève intervention), et il n'y a pas de contemplation des conséquences. En gros, à en croire l'histoire, l'amoralité est vitale et inarrêtable. Des défauts qui trouvent leur origine dans le fait que le film a été tiré en vingt-huit jours de quinze petits millions de dollars. La métaphore est jolie, mais être intelligent ne suffit pas à exorciser la simplicité du propos.
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