"Trust". Une affiche angoissante, qui laisse présager un film véridique sur la cyber-pédophilie. Le début est rapide : la jeune fille reçoit son Mac, l'essaye, rencontre Charlie, discute...La scène de la rencontre est haletante, et on sait ce qu'il va se passer. On regarde le calvaire de l'adolescente, l'estomac noué et c'est difficile à voir.
Lorsque le viol est achevé
, c'est là que le film perd sa saveur. Devenant drame psychologique avec une petite teinte de suspense de temps à autre pour éviter l'endormissement, Trust perd vraiment son interêt en surchargeant le scénario de déni, de larmes, de cris, de souffrances d'une famille aisée dans 500m² dont la fille naïve s'est laissée entraîner dans un calvaire insoutenable. Oui, le film devient juste psychologique et ennuyeux, on attend impatiemment de savoir si oui ou non le pédophile sera trouvé, mais on voit surtout pendant 1h min une ado hurler, pester contre une famille impuissante et bourrée de fric qui essaye de lui tendre la main en vain.Scènes pénibles, inintéressantes, longues, on veut savoir la suite, mais le film tourne en rond, se perd en chemin, fait une psychanalyse de comptoir et l'attrait qui emplit nos yeux pendant les 20 premières minutes s'estompe comme un mauvais rêve. Rythme inégal, pleurnicheries, alors qu'on devrait ressentir de l'empathie, on ressent de l'énèrvement, on veut stopper le film qui se noie dans les méandres de la déprime. On navigue en eaux troubles, mais pas dangereuses, les rebondissements ne sont plus là.
Bien entendu, Trust ne se vante pas d'être un rape and revenge, loin de là, mais le scénario pourrait se vouloir angoissant et intrigant et cumule fausse note sur fausse note. Très décevant.