Une héroïne superbe, forte, désespérée et seule superbement incarnée par Jennifer Lawrence.La mise en scène reste typique d'un film estampillé "Sundance" et verse dans une fausse modernité qui manque de naturel. Malgré tout, le film révèle une Amérique terrifiante, à la limite de "Massacre à la tronçonneuse". Un beau suspense pour un beau film.
Film d'1h40 qui réussit l'exploit d'être trop long. Un scénario qui ne tient pas debout, un jeu d'acteur très limité... Je ne retiens que l'ambiance extrêmement sordide qui règne dans ce film. Une idée originale, mais beaucoup de lacune.
L’héroïne de " Winter’s Bone " pourrait être une adolescente ordinaire si elle n’avait pas à sa charge ses deux petits frères et sœurs. Entre une mère malade et un père absent, elle doit assumer les tâches du quotidien. Autant dire que le lycée ne fait pas partie de ses priorités, même si elle aimerait bien qu’il le soit. Vivant dans une forêt, la jeune fille est isolée du reste du monde et surtout des jeunes de son âge. Elle est adulte avant l’heure, d’autant qu’elle décide de partir sur les traces de son père porté disparu. Les habitants de la région montagneuse où elle habite se liguent contre elle, la martyrise pour ne pas qu’elle fouille dans des lieux et des histoires peu reluisantes. Tout le monde sait quelque chose, personne n’est innocent. Cette ambiance en vase clos où toute la communauté est impliquée dans une sombre affaire n’est pas sans rappeler l’atmosphère de " Twin Peaks " de David Lynch. Si l’on ne retrouve pas d’éléments surnaturels, l’idée d’un complot ou d’une machination infernale est bien présente dans le long-métrage de Debra Granik . Complètement seule, l’adolescente ne peut compter que sur elle-même. La nature qui l’entoure représente autant un rempart qu’un danger. Connaissant la végétation des lieux, elle est en terrain conquis. Mais, pour autant, la peur n’est pas absente car chaque bruit peut être une menace, lui rappelant cruellement que la traque dont elle est victime n’est pas finie. En plein hiver, dans cette région reculée, tout est blanc. Aucune trace ne reste, chaque être vivant se fond dans le décor. La lumière est presque aveuglante. Dans cette indistinction environnante, la jeune fille doit être son propre guide. Le temps ne peut être que long pour elle qui ne sait pas vraiment où elle va ni ce qu’elle ou qui elle cherche. Cette dilution de la durée se perçoit nettement, chaque action se déroulant avec lenteur. Mais cette dernière est nécessaire pour comprendre le prix de l’effort, le sacrifice physique et psychologique que cette recherche du père demande au personnage principal de Winter’s bone. Finalement, ce que l’héroïne cherche n’a que peu d’importance ; il est de toute façon évident que le parent disparu ne désire pas être retrouvé, qu’il ne souhaite pas s’investir totalement auprès de sa famille. Par contre, cette quête apporte à l’adolescente une nouvelle assise à son existence où, pour la première fois, elle décide de ce qu’elle fait, malgré les obstacles qu’elle rencontre. Alors qu’au premier abord Winter’s bone revêt des apparences de drame, voire de thriller, il se dévoile peu à peu comme une quête initiatique tout à fait singulière par l’absence de psychologie caractérisée, laissant au personnage principal, adolescente et adulte en devenir, une part de mystère et par là-même d’intérêt.
Proche du conte initiatique, un film âpre et sans fioritures, nous plongeant dans une atmosphère trouble et brossant un portrait peu glamour d'une certaine Amérique oubliée, révélant au passage l'immense talent de la jeune Jennifer Lawrence.
Une plongé dans l'amérique profonde, rurale et gangrénée par la misère et la drogue. L'atmosphère du film est très pesante, le jeu l'actrice principale tout en froideur ajoute au climat glacial du film. dommage que l'intrigue ne soit pas un peu plus fournie et que le rythme soit à la limite du soporifique.
Du cinéma indépendant comme je l'aime, un film sans prétentions, pleins et froid. Un drame familial en fil rouge avec une talentueuse Jennifer Lawrence qui joue à la perfection un rôle digne est sans excès !
Très bon petit film indépendant avec une atmosphère plutôt glauque et froide. On est comme envouté par l'histoire et par cet endroit hostile non seulement au niveau des paysages mais surtout des gens. Mention spéciale à Jennifer Lawrence qui joue à merveille le rôle d'une jeune fille avec une volonté de fer et un grand dévouement familial.
Très beau film (malgré quelques longueurs) ! L'ambiance est très noire, et triste... se qui fait que l'ensemble est plaqué, froid, terrifiant et réussi. A voir surtout pour constater que la jeune Jennifer Lawrence, qui est une actrice qui monte en flèche, a beaucoup de talent. Je pense qu'elle aura une carrière prometteuse. Bref, 'Winter's Bone' est un bon petit film dramatique (bien qu'un peu trop mélodramatique à mon goût).
Bienvenue en hiver, aux USA, des arbres morts, une famile aneantie, Alice s'en va rarement au pays des merveilles finalement, les chapeliers sont fous et meurtriers, les lapins blancs ne cavalent plus, et les reines-meres se sont tuees elles-memes. Un hiver comme on l'aura rarement ressenti. En dedans, et en dehors.
On lui a un peu reproché de faire du « Dardenne sauce américaine » à ce « Winter's Bone », de se complaire dans cette grisaille si caractéristique du cinéma d'aujourd'hui, ce que je n'avais pas ressenti la première fois, et qui m'a paru beaucoup plus palpable la seconde. S'il se dégage du film une personnalité évidente, que ce soit pour exploiter à merveille le sinistre décor ou filmer un festival de gueules particulièrement réussi évoquant certains titres des frères Coen, on remarque nettement plus la dimension assez statique et inévitablement répétitive du récit, les enjeux étant posés dès le départ sans jamais pouvoir évoluer par la suite, si bien qu'on a légèrement tendance à s'ennuyer par moments. Heureusement, l'atmosphère qui règne autour de ce bled paumé du Missouri est excellemment rendu par la réalisatrice, cette volonté de mélanger social et polar étant plutôt bien transcrit à l'écran. Dense, intense, cette recherche du père prend d'ailleurs une dimension souvent inquiétante mais n'en rajoute jamais dans le misérabilisme (quoique, on n'est parfois pas loin), portée par l'impeccable prestation de Jennifer Lawrence, qui confirmera (du moins pour le moment!) les grands espoirs que le cinéma américain porte en elle... (Nettement) moins concluant qu'à ma première vision, donc, mais en tout cas un film ne laissant clairement pas indifférent.
Je n'ai pas compris l'intérêt de ce film. On dirait un documentaire style "Confessions intimes" sur la misère sociale aux USA. Mais sans discours construit, juste des scènes qui se suivent.
La jeune actrice est formidable; seul point positif.
j'adore l'univers du middle west américain, il montre le coté sauvage des états unis, puis j'aime la nature, la foret, la montagne, et la riviére, j'adore cette ambiance, qu'on retrouve dans supernatural, puis j'aime la folk et la country comme titan parano.