Dans l'Angleterre du XIXème siècle, il est dur d'être une femme et de briguer les métiers qui rapportent de l'argent (choisissez entre cuisinière, suivante, ou le plus vieux métier du monde), et Albert Nobbs en sait quelque chose : "il" est un majordome dans une grande maison, mais est surtout...une femme. Voici donc l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme, qui avait connu un franc succès lorsque Glenn Close en tenait le haut de l'affiche en 1982, et remet le couvert avec brio presque trente ans plus tard. Une prouesse pour l'actrice qui n'a (depuis longtemps) plus à faire ses preuves, mais tient à le faire tout de même en acceptant encore une fois un rôle difficilement oubliable, parfaitement grimée en garçon. Ce travestissement lui va bien au teint, les scènes d’exhibition de la poitrine des femmes comme preuve de sexualité ne sont jamais vulgaires, et son intrigue amoureuse qui ressemble parfois à un feuilleton telenovela (qui épousera qui) ne parvient pas à ternir la justesse de la critique : les femmes et les hommes se ressemblent à s'y méprendre avec la tenue et la coiffure adéquates, et ni l'intelligence ni la robustesse au travail ne dévalorisent les femmes. Cependant, on émet davantage de doutes sur la crédibilité du scénario, qui arrange bien les affaires en faisant découvrir son secret par spoiler: une autre femme qui se travestit pour travailler (combien de chances pour que cela arrive...), en nous faisant croire que personne ne trouve curieux l’accoutrement gonflé à l'hélium de Hubert (spoiler: l'autre femme , dont les vêtements rembourrés à l'excès pour masquer ses formes généreuses lui donnent plutôt des airs de Bibendum Michelin), ou encore le choix de spoiler: faire mourir bêtement ce cher Albert (quelle solution de facilité pour échapper à une fin devenue trop embrouillée). Sans compter que ladite scène ne rend pas hommage au jeu si fin de Glenn Close, lorsque son personnage perd son sang-froid dans une lutte finale ridicule. On apprécie beaucoup l'honnêteté du personnage si bien construit, qui se définit comme un homme et veut épouser une femme, exit l'idée de la simple femme en costume de serviteur, un joli message de choix dans la sexualité qui nous oblige à dire "il" lorsque nous parlons de ce personnage. Glenn Close (encore) au sommet des rôles difficiles.
Albert Nobbs ne restera pas un film dont je me souviendrais. Le film est très bien réalisé mais c est plutôt le sujet qui m a pas trop accroché l histoire de ce majordome travesti n'est pas trop passionnante même si elle reflète le mal d une époque et la différence de traitement entre les sexes. On pourra féliciter l interprétation de Glenn close méconnaissable sous ce visage de cire et inexpressif jusqu au bout.... A voir pour les amateurs de film historique d époque et surtout sur le thème
Grosse performance de Glenn Close et histoire intéressante mais à l'ambiance un peu grise. Le ton du film est assez triste et ça le dessert je pense. Le spectateur n'est pas assez investi pour être totalement ému. Albert Nobbs n'est pas non plus très attachant mais suscite le respect et l'admiration quand on voit sa modestie et n'aspire pas à des choses inaccessibles mais des choses simples. c'est le contexte historique et social ici qui est intéressant, de voir ce que Nobbs est obligé de faire pour vivre et travailler. Pas passionnant et un peu ennuyeux mais GlennClose vaut quand même le coup d'oeil.
Malgré la présence d'une Glenn Close littéralement possédée par son rôle et un sujet plutôt intéressant dans ses grandes lignes, Albert Nobbs reste un drame beaucoup sage à la personnalité trop lisse pour réellement briser toutes nos défenses.
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1,5
Publiée le 12 septembre 2020
Une femme déguisée en homme et travaillant dans un hôtel chic du 19ème siècle revient sur sa mascarade quand un beau peintre arrive sur les lieux. Je pensé que j'allais voir à une histoire d'amour drôle avec un drame tendu et une fin heureuse. Mais je n'ai pas ri, souri froncer les sourcils ou ressenti une quelconque émotion en regardant ça. J'attendais toujours que ce film ait un sens. Quand Albert racontait son histoire à Hubert je l'ai compris. Ce film n'est pas pour le divertissement c'est juste un sermon. Presque tous les personnages masculins de ce film même ceux qui ne sont pas à l'écran sont des coureurs de jupons alcooliques et abusifs. N'y avait-il pas un seul homme sur Terre au 19ème siècle qui ne soit pas un violeur psychotique et toxicomane ?. Même le bon docteur ne pouvait pas garder son visage hors de la bouteille et ses mains sur la pauvre femme de chambre. Peut-être aurais-je pu tolérer cet homme si l'histoire avait un sens et ne me laissait pas m'inquiéter du bien-être du personnage de Mia Wasikowska. Mauvais n'est pas un mot assez fort pour décrire la fin du film. Une femme maltraitée déguisée en homme travaillant dans un hôtel chic du XIXe siècle rencontre une autre femme maltraitée déguisée en homme marié à une femme. Qui décide de se marier elle-même en trompant une autre femme maltraitée mais beaucoup plus jeune afin de devenir membre du personnel d'un magasin de tabac fictif. Une histoire de fou et si vous avez compris quelque chose écrivez moi...
Bof, que dire de plus bof. J'ai vu, j'oublierai aussi vite. Car une fois passé l'intérêt des femmes devenant des homme pour survivre dans une Irlande affamée, il ne reste rien. Tout est dit dans le synopsis pour l'histoire et l'affiche du film pour le visuel de Glenn Close en homme. Aucun développement digne d'intérêt dans le film.
Glenn close joue à la perfection, l'histoire commence bien, on se dit que ça peut être pas mal mais on lâche le fil à plusieurs moments et j'ai été déçue par la fin. dommage
Alors que la bande-annonce promettait dans le pire des cas une comédie dramatique, « Albert Nobbs » s'avère en réalité l'un des films les plus déprimants de l'année. Alors autant être honnête : je ne me suis pas éclaté outre-mesure devant cette adaptation d'une célèbre nouvelle irlandaise. Tout est gris, tristounet, sans espoir ou presque : avouez que ce n'est pas très festif. Pourtant, l'oeuvre n'est pas sans qualités : les prestations tout en nuances de Glenn Close et Janet McTeer, bien meilleures que Mia Wasikowska et Aaron Johnson, que l'on a vu tous les deux plus inspirés, quelques personnages attachants, une reconstitution tout ce qu'il y a de plus honnête, un constat sans appel de la pauvreté et de l'indescriptible fossé qui séparaient les riches des pauvres en cette fin de XIXème siècle... Nous sommes loin du film sans intérêt. Reste que malgré un dénouement aussi fort qu'inattendu (comprenez également bien désespérant), je ne garderais pas un souvenir ému de ce « Albert Nobbs » disposant assurément de bons moments, mais au classicisme un peu trop prononcé pour séduire totalement. Honnête, à défaut d'être indispensable.
chef d'oeuvre. époque de 19ème siècle et les grandes difficulté d'être une fille et les différentes filles ce cachant sous une identité d'homme pour mieux vivre. si le film évoque les filles caché en homme avant l'Émancipation des filles, il est aussi question d'identité de genre dans la société et les personnes transgenres se cachant en grand secret. les discution sont froides a voix basse, très très loin des discution grandes ouvertes sur la transidentité d'aujourd'hui, le moindre mot peux être un risque que le secret si bien gardé soi révélé, des méthodes pour cacher le secret tout en vivant normalement, les projet d'avennir et la souffrance. ambience d'époque au top, acteur et actrices de tallent, bande son simple et efficace. exellent.
Je ne sais pas trop quoi penser d'Albert Nobbs, un film très spécial et je ne vois pas trop où il veut en venir au final. Mais ce personnage principal est vraiment très intriguant et Glenn Close est vraiment hallucinant dans ce rôle. Si Meryl Streep avait pas été nommé, pour moi l'Oscar aurait été pour elle. La prestation de Janet McTeer est aussi excellente, elle aussi nommée à l'Oscar du meilleur second rôle féminin. Les maquillages, les costumes et les décors sont très bons, surtout par rapport au petit budget du film. Bref, le film en soit n'est pas un chef d'oeuvre mais il y a des choses à voir.
"Albert Nobbs" est une sorte de drame historique à connotation sociale,dont le thème majeur est l'identité ou plutôt son absence. Glenn Close y est stupéfiante dans les frusques d'une femme qui se fait passer pour un homme pour travailler comme majordome dans l'Irlande victorienne. L'actrice, qui a souvent versé dans l'exagération(avec réussite) se contient complètement. Sobriété et jeu de mimes sont ses 2 credos. A côté d'elle,l'amourette entre une jeune servante futile(Mia Wasikowska) et un gredin arriviste(Aaron Taylor-Johnson) paraît bien fade. Rodrigo Garcia réussit à reconstituer avec précision la psychologie de ce personnage travesti qu'est Nobbs,mais passe complètement à côté du cadre historique. Son film vaut pour sa performance d'actrice,justement applaudi. Le ton général n'est pas clairement défini,entre humour morbide et drame pathétique,entre la retenue et l'explosion de pathos. Un film mi-figue mi-raisin.
Depuis très longtemps, Glenn Close rêvait d'endosser au cinéma le rôle d'Albert Nobbs, rôle déjà tenu par elle au théâtre en 1982, dans une adaptation de la nouvelle "La vie singulière d'Albert Nobbs" écrite par l'écrivain irlandais George Moore en 1927. L'histoire d'une femme qui a choisi de se faire passer pour un homme afin d'échapper à la dure condition de femme dans l'Irlande du 19ème siècle. Après avoir écrit le scénario, après avoir endossé le rôle de productrice, il lui restait à trouver le réalisateur. Finalement son choix s'est porté sur un réalisateur avec lequel elle avait déjà tourné 2 fois : Rodrigo Garcia, colombien d'origine, fils du célèbre écrivain Gabriel García Márquez. Le résultat ? Un film dont l'intérêt se partage entre l'évocation de la vie des femmes et sur celle des différences de classe sociale, tout cela dans l'Irlande du 19ème siècle. Malheureusement, le film pêche par sa réalisation : académique, diront certains. En tout cas, trop lisse, trop léchée, là où un tout petit brin de folie aurait pu être utile ! Personnellement, Glenn Close ne m'a pas totalement convaincu alors que Janet McTeer, une autre femme se faisant passer pour un homme, est beaucoup plus crédible.
Film originale portée par des interprètes talentueux (Glenn Close et Janet McTeer en tête) sur un sujet toujours porteur l'émancipation de la femme. Classe mais parfois un peu languissant. 14/20