Le gamin au vélo
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2011
Ce qui marque en premier lieu ici c'est la façon dont le film nous immerge au coeur de son histoire, en un rien de temps, il nous retient en haleine, nous prend d'affection pour ses personnages et leurs mésaventures. Le Gamin au vélo (2011) est empreint d'un tel réalisme, qu'il nous surprend plus d'une fois. L'histoire est d'une grande simplicité, on y découvre un jeune garçon de 12 ans, abandonné par son père et qui se retrouve dans un foyer pour mineurs. Ce dernier va tout tenter pour retrouver la trace de son père, mais lorsqu'il finira par comprendre que ce dernier ne veut plus de lui, il tentera d'assouvir son manque d'amour en se trouvant une mère de substitution (avant de sombrer dans la délinquance en se liant d'amitié avec un dealer). Sa quête perpétuelle d'amour et d'amitié donne l'impression de ne jamais vouloir s'arrêter. Le tandem formé par Cécile de France & Thomas Doret est touchant et sincère, le jeune (et prometteur) Thomas Doret porte le film sur ses épaules et en impose pour son si jeune âge (d'un naturel et d'une présence physique impressionnante), sans oublier aussi la participation de Jérémie Renier. Les frères Dardenne séduisent une fois de plus et on est pas surprit de les voir remporter (ex-aequo avec "Il était une fois en Anatolie" de Nuri Bilge Ceylan) le Grand Prix du jury lors du 64ème Festival de Cannes.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2012
J'avais pourtant beaucoup aimé « L'Enfant » des mêmes frères Dardenne, d'où un certain attrait qui était né en moi de découvrir le cinéma des deux réalisateurs belges. Hélas, il est peu dire que ce « Gamin au vélo » a refroidi mes ardeurs. Que c'est lent, tout mou, n'a quasiment rien à proposer... Ah ça c'est sûr qu'on est dans du cinéma-vérité! Le pauvre gosse paumé, un père lâche, une sympathique coiffeuse... Nous sommes assurément dans un constat social, et je ne doute d'ailleurs pas de la bonne foi des cinéastes sur la question. Mais pourquoi faire vrai juste pour faire vrai? Donc pour faire vrai, on présente un môme assez tête à claques, pour faire vrai on nous rajoute du pathos comme il faut, pour faire vrai on montre que tout le monde n'est pas égal dans le courage, et pour faire vrai on nous fait bien comprendre que lorsqu'on est paumé, on est facilement influençable. Wouhou! Merci les frangins, sacré éclairage, je me sens tellement plus intelligent et plus instruit qu'avant! Et puis, cela a beau être anodin, il y a des détails qui agacent. Ainsi, notre jeune héros se fait piquer trois fois de suite son vélo et s'en étonne : mec, on t'a jamais dit que les antivols ca existait? Heureusement que le film va un minimum à l'essentiel, propose un beau personnage féminin incarné par une Cécile de France pleine de fraîcheur, ainsi qu'une fin plutôt sobre qui m'a permis de trouver ce « Gamin au vélo » vaguement supportable... J'ai toutefois beaucoup de mal à comprendre qu'une oeuvre d'un intérêt aussi moyen puisse autant fasciner et bouleverser.
Akamaru

3 508 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2013
Si la réputation de Jean-Luc et Pierre Dardenne est,je trouve,surestimée,il faut tout de même leur reconnaître la puissance naturaliste et l'âpreté de leur cinéma.Dardenne rime généralement avec dureté.Sauf que pour "Le gamin au vélo",ils ont décidé d'insuffler une lueur d'optimisme à un parcours chaotique.Un jeune garçon de 12 ans,échappé du centre éducatif où il est retenu est accueilli par une coiffeuse,qui le prend sous son aile,alors que lui ne cherche qu'à retrouver un père aux abonnés absents.Le petit Thomas Doret,avec son air buté et sa fuite en avant perpétuelle est insaisissable.Il a besoin d'amour,c'est évident,mais ne cherche pas le bon.Son vélo symbolise cette agitation corporelle et la tempête sous son crâne.Plusieurs scènes sont éprouvantes,mais il y a toujours des indices qui prouvent qu'un avenir radieux est possible.La mise en scène,solaire et précise met en avant la Belgique estivale de la cité.Cécile De France fait une entrée remarquée chez les Dardenne avec un personnage dont on ne sait rien,mais à la souffrance égale à la compassion.Le déroulé narratif est assez peu réaliste,mais l'émotion finit par affleurer,tranquillement,creusant le sillon d'un cinéma des Dardenne toujours sans concessions,mais désormais plus optimiste.
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2011
Ce qui est bien avec les Dardenne, c'est que je ne peux pas être déçu, du moins j'ai l'impression qu'à chaque fois ils font quelque chose de brillant, bon on pourrait reprocher à leur cinéma de ne pas se renouveler assez, mais avec le silence de Lorna ils avaient essayé, entamant un petit virage dans leur mise en scène, sans se trahir, on est là dans la continuité de se virage.
La mise en scène n'est plus uniquement constituée de longs plans séquences où l'on suit le personnage de dos…
Alors avant de parler de l'histoire, j'aimerai dire un mot sur la mise en scène justement, qui est brillante. Les Dardenne arrivent à maîtriser chaque petit détail, sans pour autant que ça soit lourd de symbolisme. Cette photo très réaliste, sans filtre, à la lumière cru renforce cet impression d'improvisation, mais qui n'est qu'une impression. La gestion du hors champ est absolument géniale. Une véritable leçon.
Mais ça c'est si on s'intéresse spécifiquement à la mise en scène, et il se besoin ne se fait pas sentir pour apprécier cette histoire. Ce gamin possède en lui une part immense de vérité, pour avoir déjà travaillé avec de tels jeunes, on sent que les Dardenne n'ont pas écrit ce personnage au hasard, le rendant colérique pour le rendre colérique. Il a une vraie hargne intérieure qu'il n'arrive pas à calmer. C'est assez beau, parce que dans un sens, pour le spectateur le sentiment est partagé, il n'est pas tout noir ou tout blanc, on a envie de l'aimer, on comprend sa douleur liée à l'absence du père, mais en même temps il est insupportable et nous rappelle aussi ce qu'on était à son âge, parfois têtu, refusant de lâcher prise, même si il faut accepter la vérité car elle en face de nous évidente. Et ça c'est vraiment touchant.
Le dynamisme de ce gosse, cette envie, cette rage, cette violence, le menant à être totalement imprévisible, tout comme le cinéma des Dardenne (je pense à la fin par exemple), on est dans un personnage du même type que Rosetta, un personnage qui en veut.
L'acteur jouant le gamin est formidable, il mérite amplement je pense un prix d'interprétation à Cannes. Jouer si bien, si jeune… c'est limite indécent.
Et Cécile de France en mère de substitution est fantastique, et son personnage l'est aussi, tout ça grâce à une écriture d'une qualité incroyable de la part des Dardenne.
Et voir Renier et Gourmet, même si pour ce dernier ce n'est qu'un caméo c'est vraiment plaisant.
Alors je mettrai juste un petit bémol sur la fin, enfin un bémol, disons que je la trouve plus douce que celle de l'enfant et Rosetta, mes deux films préférés des Dardenne. Alors c'est peut-être lié à l'évolution de leur cinéma, mais dans les deux films que j'ai cité (et dans leurs autres films), la fin survenait comme une catarcie pour le personnage, et donc pour le spectateur. Là, la scène a lieu un peu amont, ce qui fait croire à une fausse fin.
En tous cas c'est je pense mon film préféré de l'année pour le moment.
L'AlsacienParisien

687 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2011
On crie l'humanité du dernier film des frères Dardenne, d'autant plus primé du Grand Prix au festival de Cannes, çà fait de bonnes raisons d'utiliser sa carte illimité! C'est le premier film que je regarde de ces réalisateurs et la bande-annonce ainsi que le titre ne m'inspiraient pas du tout et laissaient transparaître une nonchalance assommante. Mais j'ai été agréablement surpris et je me suis laissé aller dans cette histoire sensible et violente (contrairement à ce qu'on pourrait croire!). Un jeune de 12 ans recherche désespérément son père qui n'a laissé aucune trace de lui. Logé dans un centre de jeunes, il s'attache à une femme au grand coeur, Samantha, une coiffeuse, qui décide d'être sa famille d’accueil pour les week-ends. Mais le manque du père se fait cruellement sentir... Il faut un certain temps pour rentrer dans l'histoire qu'on a un peu du mal à intégrer, le début est long. Mais dès la présence permanente de Cécile de France, on se captive tout à coup. Le jeune Thomas Doret est très bon, très juste pour un enfant de son âge pour la difficulté émotionnelle et la violence de certaines scènes, mais j'ai l'impression qu'une hyperactivité réelle et concrète a permis à l'acteur de se défouler et à lui donner la force... Cécile de France est géniale dans ce rôle à la fois dur et doux, attaché et attachant. Son interprétation est solide malgré les moments d'absence qu'elle peut laisser paraître. Le dialogue violent avec le jeune acteur possède une charge rare d'émotions. Jéremie Rénier a un rôle presque transparent physiquement (on l'aperçoit derrière les vitres de son restaurants, on le cherche sans cesse), mais omniprésent dans l'esprit et dans l'atmosphère du film. Les scènes sont fortes, certaines plus que d'autres et on retrouve des touches de musique presque inutile qui sont là juste pour dire aux spectateurs que c'est maintenant que c'est touchant, et c'est un peu dommage, on s'en serait passé... Le scénario est fluide, c'est vrai, et l'histoire est belle.
Ti Nou

627 abonnés 3 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2011
L'énergie du film, qui le rend accessible, ne vient pas de la mise en scène toujours extrêmement sobre des frères Dardenne mais d'une interprétation magistrale de l'ensemble du casting. Les sentiments de révolte de l'enfant sont communicatifs et on sort du film avec l'envie de refaire le Monde.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2011
Nouveau film des frères Dardenne. Comme d'hab : mise en scène pragmatique et sans chichis ; scénario puissant reposant sur de véritables enjeux ; quasi absence de musique destinée à tirer sur la corde émotionnelle ; montage limpide et linéaire ; personnages convaincus d'être monomaniaques alors qu'ils cherchent simplement à survivre... Aucune surprise : Le Gamin au Vélo est un très bon film, passe comme une lettre à la poste, comme un repas frugal mais bienfaisant. Le jeune Thomas Doret, formidable révélation du métrage, est au poil aux côtés d'une Cécile De France impeccable elle aussi. Très efficace et émouvant, Le Gamin au Vélo n'est pas près de changer la face du monde pour autant : les Dardenne font du Dardenne, c'est à dire du film d'action social, mais ils le font toujours très bien. C'est du cinéma qui réjouit, qui se boit à pleines mirettes, qui divertit pour mieux nous faire réfléchir après coup. Quoi qu'il en soit le Prix du Jury est plutôt mérité et justifié. Un très beau drame, un point c'est tout.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2014
On aime retrouver dans ce film toute l'humanité et la tendresse des frères Dardenne pour le monde humble des gens qui souffrent. Ici, le film est focalisé sur un gamin et une jeune femme qui va l'accompagner dans un petit bout tragique de son existence. Pas d'esbrouffe ni dans le scénario, ni dans les mouvements de la caméra. Une progression dramatique totalement maîtrisée accompagne la description de l'évolution de cette relation entre la femme et l'enfant. Belle prestation de l'enfant mais surtout, on a la confirmation des qualités de comédienne de Cécile de France. Ce registre courageux qu'elle ne fréquente que trop rarement lui convient bien.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2012
Ouais, ben encore une fois, c'est juste-juste. Je n'ai pas été submergé par cette histoire qui est plutôt classique et qui est sauvée par Cécile de France. Le jeune acteur est pas terrible car même si le fait de faire beaucoup de plans séquences est une performance, sa prestation n'est pas remarquable. Ce qui me fait particulièrement rire, c'est la critique de Télérama qui se la joue gros dur à chaque fois et qui là, parce que c'est un film des frères Dardenne, veut faire le pseudo-connaisseur du cinéma d'auteur. Je ne suis pas du genre à balancer mais ça commence à se remarquer. D'ailleurs, vous pouvez être sur qu'ils feront la même chose avec Eastwood et cie. Parenthèse fermée (une nouvelle fois). Pas mal de scènes sont carrément irréalistes (le "braquage" du gamin, les courses poursuites entre jeunes, la vengeance d'une des victimes, ...). La bande son se limite à ... une seule musique ! Jérémie Renier n'est pas super convaincant. Il persiste quand même quelques bonnes choses mais hélas, il faut bien chercher. 10/20.
Guiciné
Guiciné

208 abonnés 1 350 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2011
Film magnifique, scénario et mise en scène minimaliste comme souvent chez les Dardenne, mais les personnages sont tellement profond et attachant. Cécile de France, sublime, mature et bouleversante et enfin Thomas Doret d'un incroyable charisme et totalement envoutant. Du grand art.
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2011
Le gamin au vélo est l'histoire d'un jeune garçon dans un foyer pour enfant qui est à la recherche de son père et la rencontre avec une femme qui va l'aider. Le lien se noue, seconde après seconde, un film en mouvement permanent avec des scènes poignantes. Mais... on reste dans l'artifice d'un scénario tiré par les cheveux.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2011
Le cinéma des frères Dardennes est toujours pétri d'humanité. Ce film-ci est une fois encore un périple de sentiments éprouvés par des personnages singuliers et proches de la réalité. C'est toujours aussi bien écrit et dirigé. L'émotion est palpable du début à la fin. Une fin un peu expéditive malheureusement. On a presque le sentiment que le film est inachevé tant le générique arrive de façon abrupte. On aime ces personnages, et on a envie de continuer à les voir évoluer. Un petit goût d'inachevé qui gâche un peu le plaisir.
Selingues G
Selingues G

97 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2012
Une très belle histoire que les Frères Dardenne nous communiquent. Le Gamin Au Vélo est touchant porté par une Cécile de France qui ne sur joue pas. Dommage que le film perte un peu de son bon sens dans à la fin en rajoutant une dose de sentimentalise trop perçue.
titiro
titiro

65 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2012
Les frères Dardenne, auteurs plus que respectables, abandonnent enfin leur pessimisme un peu lourd, pour faire place à un film plein de beauté et d'espoir. Thomas Doré est épatant et se révèle bourré de talent, car non seulement il est jeune, et donc manque d'expérience, mais son rôle est très délicat. Cécile de France est encore une fois étincelante. "Le gamin au vélo" est très bien écrit, et joliment fait. Je préfère les frères Dardenne comme ça.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 mai 2011
On a affaire ici à un film sur le thème de l'enfance abandonnée, avec Cyril, un pré-ado en quête de son père... qu'il retrouve mais celui-ci l'envoie promener ou presque... Alors il se raccroche à ce qu'il peut, en l'occurrence à Samantha (Cécile de France) qui le prend en affection et lui sacrifiera même son ami du moment, et à Guy, un jeune délinquant qu'il l'entraînera sur la mauvaise pente. Quelques péripéties plus tard, tout rentre à peu près dans l'ordre. Bon. Ce n'est pas passionnant mais les frères Dardenne ne sont pas réputés pour leurs "thrillers"... J'ai personnellement trouvé ce film ennuyeux, pas assez enlevé et passablement soporifique par ses longueurs qui n'en finissent pas. Pas terrible pour un Grand prix du Festival de Cannes !
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