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BeatJunky
192 abonnés
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3,0
Publiée le 2 mars 2014
Portrait intéressant de ce méchant flic! Je dis méchant mais c'est surtout l'environnement dans lequel il vit qui l'a rendu ainsi, on finit presque par le comprendre! Le film nous raconte justement la chute, la déchéance de ce flic qui s'est laissé dominé par le côté obscur de la vie! Il est devenu petit à petit ce pourri par la force des choses, obligé de devenir ce mec pour ne pas être bouffé! il choisit justement pas se faire bouffer mais finit par récolter ce qu'il a semé depuis tant d'année, et grâce à une interprétation encore une fois magistrale de Woody Harrelson, on le prend presque une pitié! Scénario originale, mise en scène classique mais efficace, interprétation excellente donc font de ce film un bon portrait de ce que notre monde peut nous amener à devenir.... La morale que j'en ressors est que la roue tourne, on finit toujours par payer ce qu'on a semé....
Surfant sur la vague des polars des quartiers chauds de L.A. ("Training Day", "Dark Blue" et le récent "End of Watch"), "Rampart" partait sur de bonnes bases (la décente aux enfers d'un flic raciste et anti-conformiste campé par un Woody Harrelson au top), le film s'essouffle trop vite et devient redondant et ce, malgré un casting quatre étoiles.
Si vous voulez mater un polar avec de l'action, des rebondissements, une love story et du sang je vous conseille de passer votre chemin car "Rampart" est un film lent, très lent mais qui délivre une bonne dose d'émotion. Si je vous dis flic pourri, vous pensez à quoi? Bad lieutenant évidemment, mais je ne vais pas m'étendre car je n'ai vu que des passages du film d'Abel Ferrera cependant la ou le film d'Abel Ferrera est fait de scènes chocs et surtout il dépeint un univers sale et glauque, ce "Rampart" c'est tout l'inverse. Il fait toujours beau dehors, il n'y a pas de scènes violentes ou autres(du moins très peu)cependant ce long métrage est sombre, très sombre et le spectateur assiste à la descente aux enfers du personnage principal, odieu au début et très émouvant à la fin. Il n'y a pas d'artifices dans la mise en scène du réalisateur, non tout est suggéré et le film fait preuve d'une certaine sobriété mais malgré tout il arrive à délivrer une intensité au fur et à mesure de l'histoire que certains films ultras stylisés et tape a l'oeil comme "drive"n'auront jamais. Une vraie intensité, une authentique où on ressent la peine des personnages, loin de toute redondance et prétention. Je pense notamment à la scène de confrontation dans l'hôtel entre le héros et ses deux filles, qui est une scène vraiment poignante. Le film est dénué d'espoir et le spectateur s'attache forcément au personnage principal qui est un flic un peu pourri mais pas totalement et qui surtout perd totalement le contrôle de sa vie et à chaque fois qu'il tente de se sortir de sa situation cela devient pire. RAMPART est un film qui a quelque chose de tragique et de vrai et surtout si le spectateur prend le temps de se mettre dans l'ambiance "Rampart" devient un film qui ne se regarde plus mais qui se vit et cela jusqu'a la fin.
Bref ce long métrage sera probablement oublié alors qu'on continuera à encenser des films comme "drive" qui sont bien artificiels, cependant ce long métrage prouve deux choses, d'une part que Woody Harrelson est un acteur extrordinnaire,d'autre part que le polar sombre n'est pas mort a Hollywood.
L’histoire d’un policier déchu n’est plus une nouveauté au cinéma. Mais Woody Harrelson entretien bien la pression de son personnage et la mise en scène du réalisateur est prenante. Les à côtés sont moyennement travaillé à l’inverse. Les seconds rôles, dont Sigourney Weaver pourtant excellente actrice, ne donnent rien au scénario. La bande originale ne nous entraîne pas. Le fil conducteur est parfois long à instaurer les choses, ce qui fait traverser de nombreux blancs à Rampart. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Si la mise en situation et la présentation du drame est au rendez-vous, fort est de constaté que cela devient redondant et s'épuise à partir de la première moitié. La suite n'apporte rien, sans haussement de ton ni changement de rythme. La fin, discutable semble bâclée ou que la descente continue ... tout doucement. Perfectible ! 2.5/5 !!!
A contre-courant des autres avis, Rempart me semble immanquable dans une période creuse de bons films, car oui c'en est un bon, et pas qu'un peu mon neveu ! Centré autour d'un Woody Harrelson, enfin dévêtu de son aura de bon copain marrant charismatique, qui endosse la viscérale intensité d'un dingo tragique, Rempart nous offre une descente aux enfers parmi les plus belles du genre; le personnage nous est rendu sympathique et proche par le jeu d'acteur, mais la mise en scène le défait de tous les fragments de son identité jusqu'à la dernière épluchure avant le néant, avec une circonspection intransigeante. Avant tout développement des thématiques parallèles (corruption, racisme, misère sociale, immigration, rôle du père de famille, etc) il s'agit de cette mise à nu. Donc aucune conclusion, ni aucune morale, ne viendront combler ces autres sujets, laissant place nette au récit du vide dans le cœur de l'agent Dave Brown, et laissant des regrets des spectateurs habitués à manger la soupe, attendant peut-être un beau discours tout fait sur les relations entre blancs et noirs. Ses actes, bien que litigieux, ne nous surprennent pas, car c'est du vu et revu dans les films d'actions US; sauf que là ils sont comme commis dans le monde réel, et il devra en subir les conséquences. John Wayne chute de son cheval, parce qu'autour de lui tous les Brad Pitt et les Denzel Washington jouent aux lance-roquettes entre deux cascades et trois explosions. Dave Brown a endossé les uniformes de l'Histoire étasunienne, du soldat au Vietnam au flic de Los Angeles, se créant son personnage dans la bannière étoilée. Oncle Sam a changé, nous espionne par Prism, imprime des milliards de dollars, non indexés sur rien de tangible, qu'il s'achète à lui-même, pour couvrir les pertes des traders fous de l'informatique à la millisecondes et des paris sur les paris. Hollywood nous vend des héros de cinéma aux super-pouvoirs, comme Colin Powell des armes de destructions massives imaginaires en Irak, et comme Obama brode des belles intentions dans les âmes vouées aux enfers des wahhabites de l'armée syrienne libre, nimbant gaz et pétrole. Dave Brown ne se chargera pas de ce travail, trop vieux, mais surtout trop voyant, sinon, le salaud, il l'aurait fait. Et tout le monde s'en fout. Pas moi, et, à mon humble avis, pas tout spectateur qui bougera son cul dans les quelques cinémas obscurs où brille cette pépite mésestimée qui ne demande que le coup de chiffon de vos sens.
Grosse performance de Woody Harrelson et c'est malheureusement l'un des seuls points positifs du film. On a l'impression de prendre le scénario au plat de résistance et qu'il se termine sur le même plat, vraiment décevant dans ce sens. Qu'est ce que c'est lent et ennuyeux, au bout d'une heure j'ai compris qu'il n'y aurait pas une intrigue qui donnerait un peu de peps à tout ça. Long métrage très sombre sur la descente aux enfers d'un flic aux méthodes non conventionnelles et à son mode de vie débridé, filmé de très belle manière.
Woody Harrelson en flic ripou est magistral dans son jeu. Un film noir, sombre, violent, une descente aux enfers sans redemption. l'atmosphere est assumée, le spectateur plonge avec cet anti-héros dans un Los-Angeles glauque et désenchanté.
The Messenger était magistral, Rampart l'est moins mais il reste très bon, avec un scénario bien construit, un casting exceptionnel et une réalisation loin d’être mauvaise. En bref un superbe film.
Un film sombre, assez bizarre par moments et seulement à moitié réussi. Autant l'histoire est bien mise en place et le personnage principal est vraiment atypique, en plus de cela l'acteur est bon, mais autant la fin est nulle dans le sens où rien de spécial ne se passe et on en vient à se demander quel est le but des dernières scènes. Le film se conclut mollement et sans originalité, rien n'est apporté et on est étonné quand on voit poindre le début du générique tant le moment est mal choisi pour conclure le film. Point fort pour le personnage principal et quelques effets techniques sympas, gros point faible sur le story-telling et le déroulement de l'histoire. Les doublages sont assez mauvais.
Film brut, dur, sans concession, sur la vision de la police et de la justice d'un flic de LA. Woody Harrelson et Oren Moverman font de Dave Brown un flic ripoux qu'on est prêt à pardonner jusqu'au bout. Chapeau.
La réalisation peut être aussi prenante (la toute fin) qu'agaçante (les mouvements de caméras tournant sans cesse lors de l'interrogatoire) ce qui rend le tout assez déséquilibré. Heureusement, Woody Harrelson est là pour tout rééquilibrer avec un excellent jeu et le seul qui arrive à sa hauteur est Ben Foster avec ses brèves mais mémorables apparitions. Autre équilibrage possible : le scénario suit un personnage croustillant mais est au final assez répétitif. En clair : le film oscille entre chef d'oeuvre et oeuvre d'une banalité absolue. Cela en fera son charme pour certain et son défaut le plus sclérosant pour d'autres. A vous de voir.
Jolie performance de Woody Harrelson en flic pourri dans Rampart. Mais si le personnage ne souffre d'aucun souci de profondeur (et on peut en dire autant des seconds rôles), il en va autrement du script, qui se met malheureusement à tourner en rond au bout d'une quarantaine de minutes seulement. Il manque clairement de peps et d'étincelles pour soutenir la dynamique de cette sombre histoire, sûrement parce qu'il ne sait pas vraiment lui-même où il veut en venir.