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2,5
Publiée le 5 septembre 2023
Ce n'est pas une oeuvre sur le scandale « Rampart » , mais sur la corruption qui est honteuse! Woody Harrelson (convaincant comme toujours) promène sa carcasse de flic pourri avec une sale mentalitè! Un profil psychologique fascinant qui va du flic sexiste, misanthrope et ouvertement homophobe au coureur de jupons qui ne lèsine pas sur les bitures! spoiler: Tous ses mèfaits vont le rattraper et il va perdre tout ce qu'il avait! On aime voir Harrelson perdre pied, basculer dans la noirceur, transgressant tous les codes moraux, mais tout ce qui l'entoure semble plombè, y compris ses actrices de renom dont la regrettèe Anne Heche! Et puis on aurait aimè voir davantage le grand Ned Beatty qui sort sans doute la plus belle rèplique du film : « Ne donne jamais le nom de tes indics. C'est la devise. » . Co-scènarisè par un certain James Ellroy, "Rampart" (2012) est en dèfinitive un ènième film sur le même thème (la descente aux enfers d'un flic) qui vaut surtout pour son acteur principal et son joli travail sur la lumière...
Un film dur, âpre, sans concession, et un Woody Harrelson en état de grâce... Bref, aucune raison pour moi de ne pas lui accorder la meilleure note, d'autant que personne n'a jugé utile de le faire jusque là !
Malgré une idée et une histoire intéressante, je ne trouve pas que c'est le film le plus excitant que j'ai pu voir. Le scénario aurait pu être prenant, mais j'ai été sorti du film par le côté poussif des personnages. Les pousser à l'extrême cliché, pour être sûr qu'on les reconnait bien. Je n'ai pas eu l'impression qu'on laissé la place au complexe dans ce film. Tout devait être simple pour que l'on reconnaisse bien les personnages. Le scénario parfois aussi nous propose une manière simple de voir les choses. Enfin, je dois avouer que la fin m'est passée un peu à côté, je ne suis pas sûr de l'avoir compris. Je ne mes pas moins pour l'idée et l'attention du film, qui, bien faites, aurait pu être un beau message. Bref, un coup dans l'eau.
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1,0
Publiée le 8 juillet 2020
En 1999, à Los Angeles, le policier brutal, raciste et coureur de jupons David "Dave" Douglas Brown (Woody Harrelson) travaille à la division Rampart. Il vit avec sa famille dysfonctionnelle composée des ex-femmes Catherine et Barbara et ses deux filles Margaret et Helen dans la même maison. Dave se rend fréquemment dans des bars individuels pour passer une soirée avec des femmes seules. Il a été accusé dans le passé d'avoir exécuté un violeur mais a été considéré comme non coupable. Lorsque sa voiture de police est écrasée par un conducteur mexicain, l'homme court et Dave le bat brutalement mais est filmé sur vidéo. Maintenant la division Rampart est poursuivie pendant que les affaires intérieures enquêtent sur Dave. Il dépense ses économies avec les avocats et doit lever des fonds. Ça commence nulle part, ça ne va nulle part et ça ne finit nulle part. C'est juste un long regard pathétique sur la vie d'un flic sale qui vit une vie sale et fait des choses sales. Quel plaisir !!! Le film remportera probablement quelques Oscars. Pourquoi ? Parce que c'est tout ce que la plupart d'Hollywood semble aimer aujourd'hui. C'est ce qu'ils appellent en riant la réalité. Ce film est une autre preuve que Hollywood a perdu tout contact avec le concept de divertissement. Woody est sans aucun doute fier de sa performance. La vérité est qu'il devrait se pendre la tête de honte d'avoir quelque chose à voir avec ce film...
Dave Brown est un policier de la division Rampart de Los Angeles. Il a toujours eu des méthodes extrêmes, punissant les malfrats à sa manière et faisant valoir son propre code de justice, mélangeant souvent la distinction entre le bien et le mal. Sa carrière va toutefois être mise en péril lorsqu'il va se faire filmer en train de battre un civil. J’ai trouvé ce film assez lent, calme et embêtant, il ne se passe pas grand-chose. Un policier corrompu, qui essaye tant bien que mal de s’en sortir dans la vie et qui pense donner le meilleur de lui. Alcoolique, divorcé, raciste, sexiste, têtu comme une mule et embrouillé avec sa fille, le top cliché. Aucun scénario, des actions qui trainent à n’en plus finir. Le caractère du personnage est tellement fort qu’on a du mal à le trouver sympathique. Pourtant il y avait un vrai message à faire passer mais le réalisateur c’est un peu perdu dans celui qu’il voulait nous transmettre. La descente aux enfers d’un homme et l’abus de pouvoir des policiers, aucun des sujets n’est bien traités. Il y a peu de tension, pas de spectacle, pas de tristesse, pas de suspense. Woody Harrelson nous livre une très bonne performance, incarnant bien le rôle mais cela ne rattrape pas le film. A regarder si vous avez des heures à perdre.
le flic ripou, Bad boy, alcoolique et qui n'a pas de chance, contre qui tout le monde se ligue, ça marche en roman, d'autant plus lorsqu'il est signé Ellroy, mais en film, selon la réalisation, ça peut ennuyer...ici Woody s'y démène, mais on s'ennuie... la distribution était prometteuse,... mais on s'ennuie... dommage ...
C'est la propre fille de Dave Brown qui peut encore le mieux caractériser son père : raciste, alcoolique, misogyne, sexiste, homophobe. Quel CV. C'est un vétéran du Vietnam. Sans être un grand psychologue, sans doute que ce conflit a laissé des traces. Bon après, c'est sûr que niveau magouilles avec les commerçants, tabassage de mexicains, trafics, auto-justice, la liste est longue. C'est même incroyable qu'il ne se soit pas fait pincer plus tôt et qu'il a fallu une caméra pour que le point de non-retour soit atteint. Là, c'est la descente aux enfers qui s'amorce. Il prétend encore tout contrôler grâce à deux, trois contacts mais, en réalité, il contrôle que dalle. Tout doucement, il s'enfonce et perd tout ce qu'il a. Son boulot, sa femme ou ses femmes devrais-je dire, ses filles. C'est même étonnant qu'il arrive encore à se dégoter des aventures d'un soir vu son état mental. Comparable à un volcan prêt à entrer en éruption. Le prestige de l'uniforme, qui sait...La caméra tourbillonnante, les effets de lumière, les déformations de l'image prouvent qu'il ne sait plus où il en est, qu'il se perd, se noie, petit à petit. Je ne vois pas comment il peut remonter la pente en étant cerné de toutes parts. Comme un étau se resserrant. Il n'est pas du genre à se laisser abattre. Mais il peut aussi complétement plonger et finir en prison. A chacun de voir, d'imaginer.
Peu étonnant de retrouver le nom de James Ellroy derrière le projet, même si je vous avoue que je suis curieux de voir ce que cet univers très particulier peut donner en roman. Une fois écrit cela, ce n'est vraiment pas évident d'évoquer « Rampart ». D'un côté il y a cet univers ultra-sombre, pessimiste au possible et sans grande illusion sur la nature humaine que je trouve assez forte, sans concessions ni facilités, pour ne pas dire jusqu'au-boutiste. Seulement, même si cela a une certaine gueule, niveau plaisir ressenti à l'écran, c'est nettement plus calme. Il ne se passe en définitive pas grand-chose, le scénario apparaissant plus comme une accumulation de scènes et de dialogues entre notre anti-héros et les personnes de son entourage, l'occasion, au passage, d'une impressionnante galerie de seconds rôles très inégalement exploités (Robin Wright est clairement la mieux lotie). Ce qui donne l'occasion de quelques moments forts, parfois durs (notamment la relation que peut entretenir David avec ses deux femmes, voire sa fille), Oren Moverman sachant manifestement écrire des dialogues. Mais malgré l'excellente prestation de Woody Harrelson, difficile d'être réellement concerné par les mésaventures de ce protagoniste pour le moins « borderline », si ce n'est par un cadre « politique » moyennement exploité, d'ailleurs. Au moins y a t-il une cohérence, un cheminement refusant catégoriquement tout compromis : je respecte ça. On a aussi le droit de ne pas être sensible à ce cinéma « dur » et assez désincarné : du même réalisateur, on pourra préférer le sensible « The Messenger ».
Un film sur le métier de flic et les violences policières qu'il peut engendrer dans le cadre de la fonction. Woody H. a su cerner son personnage et nous en fait profiter. Le flic violent exerce, corrompu et sur le terrain qu'il joue est exprimé sans excès ni abus mais avec beaucoup de crédibilité, notamment lorsqu'il faut payer l'addition. En dehors de quelques longueurs dans les scènes et le scénario, les interprétations sont bonnes mais l'histoire manque punch et de scènes marquantes. On a tendance à vite s'ennuyer et on ne sait pas bien s'il faut s'attacher ou non au personnage.
Le portrait psychologique d’une police violente, raciste et mysogine
Après avoir publiquement brutalisé un individu lors d’une interpellation, un officier de police, Dave Brown (Woody Harrelson) dont la réputation est déjà entachée, devient l’attraction médiatique locale, obligeant ses supérieurs à mener une enquête afin de montrer l’exemplarité des services de police. Sa carrière étant remise en question, l’agent Brown voit sa vie familiale, au préalable fragile, prendre du plomb dans l’aile et le contraint à tenter de se racheter une conduite.
Co-écrit par le romancier James Ellroy, roi du polar, Rampart, le deuxième film d’Oren Moverman après The Messenger (2012) [i], nous plonge dans le quotidien de Dave Brown, un officier de police de l’unité Rampart, violent, raciste et misogyne, interprété par le prodigieux Woody Harrelson, omniprésent, inquiétant et surtout diablement attachant malgré son personnage détestable, et à fleur de peau.
Oren Moverman traite bien son sujet dans l’ensemble et nous montre qu’il est un très bon directeur d’acteurs mais par contre sa mise en scène est beaucoup trop brouillonne. La caméra à l’épaule est justifiée à certains moments mais sur d’autres pas du tout. Il tire trop sur cette technique et ça casse à un moment. Il y a des plans et des angles intéressants mais on retient principalement le fait que c’est filmé un peu à l’arrache.
Morverman fait une bonne adaptation du roman d’Ellroy, on est proche d’un nouveau « Bad Lieutenant ». Il y a un petit manque d’originalité et de rebondissements. Les personnages sont bien conçus mais pas assez approfondis comme celui de Ben Foster ou Ned Beatty. On aurait aimé en savoir un peu plus sur l’envers du décor, aller au delà des apparences et approfondir le propos sur les magouilles policières et politiques qui entourent le personnage principal
Woody Harrelson est très bon dans la peau de l’agent Dave Brown. Les fans de « True Detective » retrouveront des semblants de Marty dans sa prestation. Il porte le film à lui tout seul, peut être un peu trop parfois mais ça n’enlève en rien le fait qu’il est très convaincant.
A ses côtés, il y a du beau monde mais le film se centre principalement sur Dave Brown. Robin Wright est superbe et les scènes entre elle et Harrelson sont intenses et fusionnelles sur pas mal de points.
En résumé, Rampart est un bon polar porté par l’excellent Woody Harrelson. Oren Moverman touche un sujet intéressant mais pas assez approfondi et sa mise en scène n’est pas toujours très inspirée.
La critique complète et détaillée est disponible sur le blog =)
Film assez inégal. Si le casting et l'histoire sont intéressantes, la réalisation par moment (trop mou et donc décrochage du film) et la fin sont moyennes pour ne pas dire plus.
Rampart, c'est l’histoire de Woody Harrelson qui voudrais se la jouer Dirty Harry. Malheureusement en 2000, on ne tabasse plus des gens impunément sans se justifier ensuite auprès de ses supérieurs.
Le sujet de Rampart était intéressant. Le métier de flic, la violence policière, la pression des médias, etc... Mais Rampart n'approfondis pas vraiment ces thématiques et préfère filmer l'accumulation de clichés qui gravitent autour du personnage principal. Le flic bad boy qui s'enfile des bouteilles de whisky dans sa voiture... Franchement....
Du coup je me suis ennuyé ferme pendant deux heures et je déconseille fortement le visionnage de ce film.