Pépé le Moko
Note moyenne
3,9
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Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2020
Le film probablement le plus connu de Duvivier date d'avant-guerre avec des musiques qui ont parfois mal vieillies. Dommage car il est marqueur d'une époque et prélude l'ambiance de Casablanca. Il ne faut pas juger la position colonialiste avec les yeux d'aujourd'hui, mais plutôt essayer de se remettre dans l'ambiance de cette époque. Il est intéressant de se rappeler que la casbah restera un bastion jusqu'à la bataille d'Alger vingt ans plus tard. Sans longueur, c'est un film alerte, dominé par la présence imposante de Gabin, en truand flamboyant, romantique, rien à voir avec le solitaire Samourai, mais un chef de bande sans barrière qui sait qu'il mourra un jour de mort violente. Et qui tombera dans les filets spoiler: de beaux yeux d'une parisienne comme lui, au terme d'une irrésistible confrontation avec quelques gens de la bonne société prêts à s'encanailler dans des lieux de perdition "exotiques".


Il y a autour de Pépé une foison de personnages secondaires croqués avec talent. DVD mars 20
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2019
Si « Pépé Le Moko » offre une comparaison immédiate avec « La Bandera » à cause de la géographie « coloniale », celle ci tourne court, car à part Gabin dans le rôle principal du mauvais garçon, et une tragédie amoureuse, mais très différentes, les autres points communs sont inexistants. Banale histoire d’amour dont la fin est d’une logique implacable. L’audace de la relation de la « La bandera » semble oubliée, la magnifique berbère (Annabella) étant remplacée par une gitane (Line Noro), au physique plus quelconque. Quant au rusé inspecteur maghrébin, Slimane, il est interprété par un français, Lucas Gridoux (parfait au demeurant). Loin des grandes envolées lyriques, ce film assez concentrationnaire (les séquences se passent très majoritairement dans la casbah et surtout dans des pièces), enchâsse (au vu des bijoux je me laisse aller) une relation amoureuse à trois dont au moins une des protagonistes restera dans l’ambigüité de l’appât de ses atours. Mais lesquels ? Julien Duvivier et Henri La Barthe, l’auteur du roman, développe un scénario qui fait la part belle à la ville, à commencer par une remarquable mise en place, presque documentaire. Par la suite, le film est truffé de scènes de qualité, parfois drôles, parfois désespérées, avec les dialogues de Jeanson qui font mouche. C’est le premier véritable film noir du cinéma français, avec sa galerie de personnages, à commencer par le grand père, mais aussi la brute au grand cœur, le joueur de bilboquet, le môme, les compagnes et les indics. Il renferme plusieurs séquences remarquables, en particulier, pour les plus marquantes, l’assassinat au son d’un piano mécanique et, vers la fin, Mireille Balin et la sirène du bateau qui offrent un plan d’une beauté désespérante. En regardant par moments du côté du « Scarface » d’Howard Hawks, le film évite la violence de « Public Enemy » de William A. Wellman. Le réalisateur, comme dans « La belle équipe » réalisé un an plus tôt, fait preuve de maîtrise dans sa direction d’acteur, même si la toute dernière scène ne fonctionne pas (Jean Gabin comme Line Noro). Un grand film, mais son manque d’audace dans le triangle amoureux et quelques (rares) ratés, empêchent « Pépé le Moko » de se hisser au rang de chef d’œuvre.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2012
C'est un film que j'ai depuis bon nombre d'années mais je ne l'avais jamais vu et par un hasard il me prend la soudaine envie de le voir, et je dois dire que j'ai apprécié, j'aurai dû le voir plus tôt. De Duvivier je n'ai vu que des Don Camillo lors de ma tendre jeunesse, et je n'en garde pas forcément un souvenir extraordinaire, d'un truc sympa mais sans plus, enfin je ne vais pas juger un réalisateur sur un souvenir qui date de plus de 15 ans, enfin toujours est-il que ce Pépé le Moko est un bon film et ceci pour plusieurs raisons, bien sûr il y a Gabin, mais je dirai plutôt que c'est dans cette atmosphère qui se dégage du film on est vraiment à Alger, la présentation de la Casbah est vraiment belle, on arrive à sentir ces sentiers sinueux, ces escaliers, ces toits qui communiquent tous ensemble, ces rues qui peuvent se révéler être des coupes gorges. Bref il y a un véritable effort qui a été fait sur l'ambiance du film et ça c'est vraiment plaisant.
L'autre point fort est pour moi la qualité des dialogues, c'est un régal, c'est drôle, juste, et c'est un plaisir pour les oreilles d'entendre ces voyous s'insulter.
Le tout combiné à une belle histoire, assez universelle, une très belle fin, une mise en scène comme je le disais qui arrive à faire sentir cette ambiance algérienne, je pense qu'on a tout pour faire un film éminemment sympathique.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2020
La police est aux trousses de Pépé le Moko (Jean Gabin). Reclus dans l'inextricable entrelacs des rues de la casbah d'Alger, protégé par ses lieutenants, il y est inexpugnable. La police ne pourra l'arrêter qu'en l'en faisant sortir. Quand l'inspecteur Slimane découvre que Pépé s'est entiché d'une belle parisienne de passage, Gaby Gould (Mireille Balin, qui fut à la ville la maîtresse de Gabin), il pense avoir trouvé le moyen de l'attirer hors de la casbah et de l'appréhender.

"Pépé le Moko" est un film mythique. Deux ans plus tôt, avec "La Bandera" du même Julien Duvivier, Gabin était devenu une star. Dirigé par Jean Renoir ou Marcel Carné, spécialisé dans les rôles de dur au cœur tendre, il allait enchaîner les films d'anthologie - "La Grande Illusion", "Le Quai des brumes", "La Bête humaine", "Le jour se lève" - avant que la Seconde guerre mondiale et son engagement dans les Forces françaises libres n'interrompent temporairement sa carrière.

Mais "Pépé le Moko" ne vaut pas seulement par son interprète principal. C'est aussi un film emblématique du "cinéma colonial", un genre à part entière qui fit florès dans les années trente et qui donnait à voir aux spectateurs métropolitains une France coloniale fantasmée et manichéenne avec son lot de beaux légionnaires, de fiers chefs de guerre et de vénéneuses moukères.

"Pépé le Moko" ne s'embarrasse pas d'authenticité qui a été entièrement tourné en studio. Adaptant un médiocre polar, Julien Duvivier n'y fait pas oeuvre d'anthropologue. Si le film est marquant, c'est moins par ce qu'il montre de la vie en Algérie française dans les années trente que par son atmosphère de film noir : héros désenchanté à la virilité blessée, rédemption impossible, destin tragique…

Plus de quatre vingt ans ont passé et "Pépé le Moko" a bien vieilli. Le racisme inconscient qu'il charrie met aujourd'hui mal à l'aise. Certes les dialogues de Henri Jeanson sont brillants ; mais le jeu outré des seconds couteaux ne passe plus. Et les langueurs du scénario font trouver le temps bien long.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2019
Un super film policier et surtout un drame avec un grand Jean Gabin. Côté mise en scène et la technique c’est superbe alors que le film a 80 ans. Ce qui est problématique c’est l’utilisation d’acteurs aux intonations franchouillardes pour jouer les habitants de la casbah d’Alger. C’est surtout choquant pour l’inspecteur Slimane ou le rôle de la gitane ou ce qu’on pourrait qualifier de « Blackface »est grossier. En dehors de cela c’est excellent et le final est magnifique.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 juillet 2009
Du grand classique, avec une histoire d'amour enrobée dans un mélange de policier et de carte touristique. Jean Gabin, impérial comme toujours, là encore R.A.S. Mais voilà, c'est chiant voire très chiant, et les gesticulations des uns et des autres sont tellement théâtralisées qu'on n'a pas envie d'y croire. Et cet espèce de fatalité digne des tragédies grecques, qui donne l'impression que le héros est quoi qu'il fasse prisonnier de son destin, me déplaît fortement.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2022
Un classique du cinéma français des années 30. Gabin en gangster au cœur tendre devant la caméra de Julien Duvivier. L’ambiance du film, des dialogues qui vannent bien, la Cashbah d’Alger reconstituée en studio, une interprétation et une image parfois floue d’époque.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2021
interprétation des acteurs plutôt bon une histoire policière pendant laquelle il se passe pas beaucoup de choses intéressante l'histoire en elle-même est plutôt bonne même si elle met en vedette un criminel ça nous intéresse on a du mal à être captivé malgré tout et les dialogues laisse parfois à désirer sinon le reste est plutôt pas mal le film nous divertit c'est là le but d'un film quelle que soit sa durée et nationalité Jean Gabin n'est-il pas un peu trop jeune pour jouer le rôle qui doit tenir dans ce film ? on voit que c'est un très vieux film quand il s'agit des scènes de bagarre où maintenant à notre époque on a fait largement mieux et donc ça se voit tout de suite lorsqu'un coup ou une gifle et porter pour de faux et passe largement à côté de la personne concerné mais il faut remettre les choses dans son contexte ce n'était pas la même époque et c'était déjà très bien pour cette époque-là point le film n'est pas un grand film mets-nous diverti et on passe plutôt un bon moment.
Stanley-le-begue
Stanley-le-begue

64 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2010
Evidemment un classique immédiat, instantané, du cinéma français de l'entre-deux guerres. C'est déjà un témoignage incroyable de la vie de la casbah d'Alger à l'époque coloniale, un univers cosmopolite, bigarré, un "maquis" comme il est dit au début du film. C'est aussi une histoire bouleversante de l'amour d'un homme pour ses origines, plus que pour une femme. Pépé ne supporte pas la casbah : il est parisien. Il y est enfermé comme une oiseau dans une cage. Tout ce qu'un homme désire, il l'a, mais le souvenir de son pays le détruit. Image rappelée par l'émouvant passage où Fréhel, immense chanteuse réaliste de l'entre-deux, interprète les larmes aux yeux "Où est-il?". Enfin, les seconds rôles sont parfaitement au diapason de l'interprétation magistrale de Gabin. On dit souvent que le jeu des acteurs était trop théâtral à l'époque : pas de ça ici. Duvivier réalise ici un magnifique film populaire, ancré dans son époque, mais définitivement intemporel.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2022
C'est un film français plutôt culte que je n'avais encore jamais vu.
Le film qui date de 1937 a bien vieilli, le son est bon, mais l'image est parfois flou, de plus on entend le bruit de fond en permanence venant des équipements je suppose.
On dira que c'est ce qui donne son charme au film aujourd'hui.
Jean Gabin est encore très fringant dans son rôle de voyou caché dans la Casbah d'Alger. C'est un plaisir de le voir comme ça.
On a aussi droit à plein de petites choses typiques de l'époque, la chanson du film notamment, le gramophone, etc...
Les personnages très caricaturés donnent à l'histoire son intérêt et la fin est prédictible mais bien réalisée.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2012
Pépé le Moko s'inscrit dans les plus beaux films français, c'est à dire ceux réalisés dans les années 30 et 40. Jean Gabin tient sans doute son plus beau rôle dans la peau de Pépé, jeune truand réfugié dans la Casbah d'Alger qui va s'éprendre d'une jeune parisienne en vacances. Que ce soit l'intrigue, les acteurs, la photographie, la mise en scène ou la musique, tout confère à rendre ce film assez délicieux. Je ne me lasse pas de voir ce beau film français.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2012
Pépé le Moko malfaiteur calfeutré et protégé dans un labyrinthe sécuritaire lui ôtant tous repères sensibles redécouvre l’art d’aimer et ses procédures suite à une vision sublime. Un appât rapatrié sur site par un inspecteur de police revanchard.

Un malfrat condamné au placard éternel se fragilise jusqu'à l’extrême en se libérant d’une enveloppe environnante méfiante et agressive fabriquée par des accompagnateurs poisseux, paresseux, possessifs, sales, toujours prêt à trahir pour se répandre à l’aide d’un paroxysme émotionnel vers un sacrifice amoureux faisant d’une bête aux abois un homme reconstruit par l'attirance.

Un beau film sur le réveil des sens dans un environnement carcéral protecteur mais isolant une ressource d'un patrimoine quitté précipitamment que l'on redécouvre à deux le temps d’un souffle.
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2012
Ce film, parmi les meilleurs réalisé par julien Duvivier, est l'exemple type de ce cinéma arrivé à sa pleine maturité et qui va se nourrir des apports cultuels de chacune des nations qui contribue à l'époque à la construction de cet édifice complexe qu'est le 7ème art... Influencé par le cinéma américain tout autant qu'il a contribué à son niveau à lui ouvrir l'horizon vers de nouvelles perspectives, "Pépé le Moko" emprunte son esthétisme à Von Sternberg, dans le soin apporté aux décors et à la lumière, ainsi que dans la vision fantasmée d'une casbah remplie d'ombres et de lumières, quelque part entre l'exotisme sensuel de "Shanghaï Express" et la mélancolie brumeuse de "Docks of New york". Se nourrissant de cette influence incontestable, "Pépé Le Moko" introduit par ailleurs ce qui deviendront les thématiques du film noir américain, femme fatale et destin tragique compris... Ce faisant, le film introduit une idée forte sur le Cinéma, internationaliste et sans frontières, où chacun, en dehors du lieu où il est né, ne s'exprime en fin de compte qu'avec un même langage contibuant, en utilisant ce qui a été et en apportant une pierre à l'édifice de ce qui sera, à la construction d'un art complexe et vivant.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2010
S'inspirant des films de gangters américains de l'époque, "Pépé le Moko" ne souffre absolument pas de la comparaison. Doté de dialogues très savoureux, qui cachent que trop bien l'extrême noirceur du propos, le film trouve sa propre singularité justement dans ses accents tragi-comiques. La réalisation de Duvivier est très solide et quelques scènes restent tout à fait impressionnantes malgré les années. Mention spéciale pour la séquence d' "exécution" de l'indic, proprement insoutenable. Et puis il y a l'immense Gabin...
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2009
Pépé le Moko (1937) est un célèbre polar mettant en scène Jean Gabin & Mireille Balin. L’intrigue nous emmène dans les recoins sombres et cachés de la casbah d'Alger. Les polices française et algérienne sont à la recherche d’un célèbre malfaiteur Français qui s’y cache depuis un certain temps.
Julien Duvivier adapte le roman homonyme de Pierre Ashelbe et nous restitue un passionnant polar, à l’intrigue mêlant drame et romance. Les dialogues sont « savoureux », un mélange d’argot et de vieux français, ajoutez à cela d’excellents acteurs. A noter enfin, qu’il existe une version parodique et deux remakes Américains : Algiers (1938) & Casbah (1948).
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