Avais-je déjà vu ce film dans un passé lointain et, dans ce cas, qu'en avais-je pensé à l'époque ? Ou bien, était-ce pour moi la première vision ? Impossible de me souvenir. Par contre, je peux affirmer que, sauf alzheimer, ce sera la dernière car je ne pourrai jamais oublier, sauf alzheimer, l'ennui profond ressenti face à cette comédie qui ne m'a jamais fait rire, tellement les gags sont ou bien archi téléphonés ou d'une grande vulgarité ou d'une grande médiocrité, parfois les 3 à la fois, cette romance qui ne m'a jamais ému, ce "musical" dont la musique est d'une telle pauvreté. Si on tient vraiment à voir ce film, il est préférable de le voir en DVD de façon à passer en vitesse rapide tous les passages musicaux et ou dansés.
Nous étions en 1982.La comédie musicale était devenu un genre moribond.Blake Edwards croyait pourtant dur comme fer à un retour de flamme.Il se lança dans le remake d'un classique allemand:"Victor,Victoria".Soit l'histoire d'une chanteuse d'opéra sans le sou dans l'entre-deux-guerres,qui pour s'en sortir se grime en homme,et se fait passer pour un comte polonais.Julie Andreews réussit sans trop de mal l'exercice,que ce soit dans les séquences chantées du cabaret(elle en a l'habitude),que dans les multiples quiproquos que soulèvent immanquablement sa double appartenance sexuelle.Seulement,au lieu d'être alerte et spirituelle,ce vaudeville musical se révèle vite pénible.Son côté désuet n'a rien d'attrayant,et on sent la mise en scène passée d'une bonne décennie.Le scénario n'est pas non plus à la hauteur,trop brouillon,et s'attardant excessivement sur le "je t'aime moi non plus" entre Andrews et James Garner.La reconstitution du Gai paris des années 30 n'est pas non plus concluante.Ca sent le studio à plein nez.Enfin,Bob Fosse avait révolutionné la comédie musicale dans les années 70,et avec un Edwards de la vieille école,on assiste clairement à un retour en arrière.
Jamais revu depuis sa sortie. Après Perfect Sense qui m'avait un peu plombé il fallait quelque chose de plus léger. C'était le film parfait. Un peu daté pais toujours aussi agréable et drôle. Pour l'époque (1982), le propos sur le genre et l'homosexualité était audacieux. César du meilleur film étranger en 1983.
Le film est une belle réussite côté costume et très vie parisienne. Mais je trouve qu’il a énormément vieilli. Les personnages typés sont plutôt ridicules en fait. Tootsie qui est quand même un peu dans le même registre est beaucoup plus réussi et plus drôle
Certains passages sont malaisants de nos jours, et quelques scènes incohérentes et pas très pertinentes. Mais dans l'ensemble c'est une comédie musicale relativement agréable à visionner.
J'ai vu un film... que j'ai revu 2 ou 3 fois, et à chaque fois, je suis impressionné par la qualité de la réalisation, de l'interprétation et de l'émotion que procure ce grand film de Blake Edwards. Le Paris des années 30 est fantasmé et touristique, et les décors contribuent à cette impression. L'histoire est vraiment touchante. Les comédiens sont fabuleux, surtout Julie Andrews qui habite le personnage. On y rit, on sourit, on s'amuse dans cet univers fou de "folles"... Les chansons et chorégraphies sont superbes. Et Julie Andrews donne corps à cet homme qui joue un femme et qui est une femme pour le plus grand plaisir de son chevalier servant, séduit par la personne avant de découvrir ce qu'il recherchait... C'est un film sur la tolérance, et c'est un très beau film...
Lesté par un humour épais, parfois hystérique, ainsi que par des séquences redondantes, cette comédie ne conserve ni rythme ni intérêt constants (jusqu'à un final passablement décevant) malgré de réelles qualités du personnage flamboyant joué par un irrésistible Robert Preston à la touchante relation entre l'impresario et sa muse en passant par la réflexion sur les attendus sexués, la pertinence de nombreux dialogues (notamment les échanges entre King Marchand et Victoria), quelques bonnes idées de mise en scène (le restaurant), les divers emprunts au genre théâtral, la variété des numéros chantés et cet emprunt à Shakespeare: Love looks not with the eyes, but with the mind, And therefore is winged Cupid painted blind...
En adaptant au cinéma Viktor und Viktoria, Blake Edwards renforce encore la critique acide du show biz, à l'aide d'un comique très maîtrisé mais au détriment de l’ambiguïté de la pièce originale, atténuant par conséquence le propos sur la tolérance. Reste un film souvent brillant, qui doit aussi beaucoup à la superbe interprétation de Julie Andrews (son meilleur rôle à ce jour) et qui prouve, s'il en était besoin, qu' Edwards fait partie des grands réalisateurs de comédie. Un excellent moment, même si la comparaison avec les comédies musicales de Bob Fosse laisse Edwards loin derrière en terme d’ambition, d’intelligence et de créativité.
Pour pleurer..:de rire ! La scène du cafard au restaurant est une scène d'anthologie et vaut à elle seule le détour. Et derrière le rire, beaucoup d'élégance et de subtilité, un vrai propos sur les rapports hommes / femmes et sur les apparences. Les personnages secondaires (Norma, Charles Bovin détective...) sont exceptionnels !
Avec "Victor Victoria", Blake Edwards nous offre une mise en scène soignée et une direction d'acteurs efficace. Même s'il se révèle un peu naïf, son joli scénario nous donne une Comédie musicale emplie de cœur et d'humour, une aventure romantique aux dialogues savoureux et aux situations cocasses. Le film nous offre également une belle reconstitution de Paris des années 30, l'élégante musique d'Henry Mancini, et une brillante distribution. Elle nous prodigue les excellentes prestations de Robert Preston dans le rôle de Todd et de James Garner dans celui de King Marchand. Quant à Julie Andrews, elle est tout simplement magistrale en meneuse de revue.