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    La Grotte des rêves perdus
    note moyenne
    3,5
    307 notes dont 80 critiques
    répartition des 80 critiques par note
    10 critiques
    23 critiques
    18 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur La Grotte des rêves perdus ?

    80 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,0
    Publiée le 30 septembre 2015
    Bon c'était vraiment bien au début, un peu mou et chiant au milieu et j'ai adoré la digression sur les crocodiles... Le truc qui sort de nulle part et qui permet à Herzog de s'en donner à coeur joie le tout avec une certaine misanthropie ou du moins une consternation certaine devant les actions de ses contemporains. En fait j'aime beaucoup la mise en scène du film, même si j'ai vu le film en 2D on sent que ça a été pensé pour la 3D, au début tu vois qu'il veut vraiment s'amuser avec son joujou, c'est rigolo et puis on découvre la grotte de Chauvet, c'est beau, mais je n'ai guère ressenti la fascination, j'ai pas réussi à rentrer dedans si j'ose dire. Alors c'est le genre d'endroit que j'aimerai visiter et pas en fac-similé, une grotte ça se vit, c'est très difficile de faire sentir au cinéma, même si on s'appelle Herzog et même en 3D ce que c'est que d'être entouré de roche, la beauté et la fascination liée à une forme certaine d'étouffement. Après j'ai pas forcément trouvé ça super bien vu de dire : est-ce-qu'on entend les battements de notre coeur ou celui du lion... devant une peinture de lion... c'est trop facile ce pseudo mysticisme et cette façon de surjouer l'émerveillement. Ceci dit c'est une phrase... ça n'en fait pas un mauvais film, loin de là. J'ai par contre un peu baillé devant toute la partie plus documentaire arte, sans doute parce que je sais déjà tout ça (fut un temps j'étais fasciné par la préhistoire donc ça aide), mais là j'ai vraiment eu l'impression qu'on me prenait pour un con à expliquer comment marche le propulseur, etc. Tout ceci me laisse plutôt dubitatif. Reste qu'à la fin on retourne dans la grotte et que là tout le monde se tait et on filme sans commentaire les peintures rupestres. J'ai aimé d'ailleurs le passage où ils tentent de reconstituer l'éclairage à la torche de l'époque, ça c'était intéressant, un peu flippant limite. Et puis on en arrive au délire sur les crocos... mais je suis fan, je dis pas ça souvent, mais c'est du génie... c'est le genre de trucs que j'aurais pu faire ou plutôt que j'adorerais faire à la fin d'un film... Du coup un peu partagé...
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Publiée le 4 janvier 2013
    Très beau documentaire que cette "Grotte des rêves perdus". Werner Herzog nous emmène avec ses caméras 3D, pendant près d’une heure trente, dans la fameuse grotte Chauvet situé en Ardèche qui est bien-sûr interdit au public. On a donc la chance de pouvoir y contempler de magnifiques peintures rupestres, crées il y a plus de 30 000 ans, des œuvres vraiment superbes qui représentent pour la plupart des mammouths, des lions, des chevaux ou encore des ours des cavernes, et qui prouvent que les hommes à l’origine de ses peintures étaient vraiment de très grands artistes.
    jfharo
    jfharo

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    3,0
    Publiée le 6 septembre 2011
    Des images superbes , un bémol néanmoins la narration trop linéaire et parfois incompréhensible , un peu plus de fluidité et de poésie dans les dialogues auraient été les bien- venues .
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    3,0
    Publiée le 16 septembre 2011
    La Grotte des rêves perdus (2011) nous fait découvrir (par le biais de la 3D relief), l’intérieur de la grotte de Chauvet, découverte en 1994 en Ardèche. Il s’agit de la plus ancienne grotte Paléolithique au monde (!), deux fois plus ancienne que celle de Lascaux et contenant à l’intérieur, les plus anciennes œuvres d’art jamais réalisées par l’homme (!!). Interdite au public depuis sa découverte (afin de ne pas la dégrader comme c’est le cas avec la grotte de Lascaux dont les murs sont recouverts de moisissures à cause du flux de touristes), le cinéaste allemand a pu obtenir une autorisation exceptionnelle afin de venir y tourner son documentaire (se sera bel et bien la première et dernière fois qu’une équipe de tournage pénètrera dans ces lieux). On y découvre un univers fascinant et de toute beauté, resté en l’état depuis plus de 32 000 ans (!), où la calcite (matière minérale cristalline) est venue complètement recouvrir le sol de la grotte (les squelettes, les empreintes de pas, etc), où d’impressionnantes et inimaginables peintures rupestres (en excellant état) sont visibles sur plusieurs parois de la grotte (on peut aisément y reconnaître des empreintes de mains et même des animaux tels que des chevaux, des lions, des rhinocéros, des ours, des bisons, etc). Le plus surprenant encore, c’est ce qu’a pu permettre de découvrir les scientifiques grâce à la datation au Carbone 14 (ils ont pu notamment en déduire que certains murs étaient recouverts de plusieurs couches de peintures, toutes espacées de plusieurs milliers d’années, ou encore, ils ont ainsi pu en déduire que les résidus de charbon provenant d’une torche dataient de 38 000 ans !). Là où Werner Herzog est un génie, c’est d’avoir eu l’idée de filmer en 3D relief, ce qui nous permet de bénéficier d’une réellement profondeur de champs, les dessins nous apparaissent comme si nous y étions, les jeux de lumières, d’ombres, les courbes de la roche, tout est d’une autre dimension grâce à l’apport de la 3D relief. Le voyage vaut assurément le détour, pas besoin d’être un connaisseur en la matière, soyez curieux et prêt à vous retrouver 32 000 ans en arrière, à travers « la découverte culturelle la plus importante de l’Histoire de l’humanité » (dixit le cinéaste).
    zinjero
    zinjero

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    1,5
    Publiée le 29 avril 2012
    Très belle grotte. Chefs-d'œuvres picturaux incontestables. C'est loin d'être le cas pour ce docu bas de gamme d'un Herzog en rocking-chair. Intervenants mornes ; commentaires insipides ; musique d'ameublement en contreplaqué. À sauver les vues à l'intérieur de la grotte qui se seraient suffit à elles-mêmes.
    groil-groil
    groil-groil

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    5,0
    Publiée le 2 septembre 2011
    En 1994, un dénommé Chauvet découvre une grotte inconnue au fin fond de l'Ardèche. Celle-ci ne sera pourtant jamais ouverte au public, pour une raison simple : elle contient les plus belles peintures rupestres connues à ce jour, faisant passer celles des grottes de Lascau pour de l'art contemporain : elles datent en effet de 40.000 ans. Herzog a l'autorisation unique (il le dit dans le film, c'est sans doute la seule fois où l'on pourra ramener des images de cette grotte) d'accompagner une équipe de chercheurs qui descend dans la grotte. Et de nous montrer ce qu'on ne pourrait jamais voir autrement : ces peintures ne sont pas seulement sublimes par la qualité de leur conservation (elles sont en effet intactes), ni seulement par ce qu'elle représentent (essentiellement des animaux, et une étrange fresque où une femme semble s'accoupler à un buffle), mais surtout par la qualité - hallucinante - de leur travail graphique. Ce n'est pas qu'un témoignage de chasse, c'est un véritable travail d'artiste, présentant des avancées de représentation qu'on croyait jusque là inconcevables avec l'époque préhistorique : des profondeurs de champ, des différences d'échelles de plan, des visages d'animaux représentés de 3/4 face... Tout cela laisse véritablement sur le cul. Je n'ai pas d'autre mot. Mais ce n'est rien face à la découverte la plus étonnante : il y a, dans ces peintures, la profonde trace de la représentation d'un mouvement cinétique : tel animal a 8 pattes au lieu de 4, car il est représenté en train de courir, un autre, un rhinocéros laineux, à de nombreuses cornes pour la même raison. Le cinéma est en train d'être inventé, là, bien en France, pas très loin de la ville des frères Lumière, mais 40.000 ans avant ce qu'on nous annonce actuellement. En descendant dans cette grotte et en la filmant (en 3D, avec une 3D qui pour une fois sert à quelque chose car elle retranscrit à merveille les effets de profondeur de la grotte ainsi que le relief accidenté des parois où sont peintes les œuvres), Herzog remonte ainsi aux origines premières du cinéma. Mais aussi aux origines premières de l'art - dessin, littérature (car narration évidente), sculpture (car importance du relief), architecture (car organisé dans un espace donné) - dans sa globalité. Mais, plus encore aux origines premières de l'homme civilisé, celui dont on est l'un des derniers avatars. Jamais je n'aurais pensé qu'un film puisse nous faire remonter si loin. Car "La Grotte des Rêves Perdus", au delà d'une remontée dans le temps, et un film qui brouille tous les repères spatio-temporels communément admis par le spectateur. Ici, je suis l'homme qui descend dans la grotte, mais je suis aussi l'homme préhistorique qui a peint ces fresques. Le temps n'a plus de valeur propre. Seul la durée du plan d'Herzog me sert de repère temporel. L'espace est dilaté de la même manière : seule la lueur de la lampe torche me donne quelque chose à voir, un sens, une direction. Le monde que je crois connaitre n'est plus. Et, en remontant aux origines de celui-ci, Herzog m'en montre un autre, qui substitue à mon regard un autre monde, qui s'accorde à mes désirs, les dépasse, les devance, les anticipe.
    Yetcha
    Yetcha

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    1,5
    Publiée le 21 avril 2012
    C'est mou, nanti de très mauvais commentaires, avec peu de spécialistes en préhistoire français, qui reste pourtant un des domaines scientifiques ultra dominé par la France et les français, des moments ressemblant à un enterrement avec une musique mal choisie et des personnes à l'allure vraiment triste. Par contre, de très belles images avec des éclairages intéressants à l'intérieur de cette grotte vraiment extraordinaire.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    2,0
    Publiée le 4 octobre 2011
    3D relativement captivante sur un rythme quelque peu répétitif. On se surprend cependant à être attiré, submergé par cette ambiance unique dans ce lieu magique et finalement intemporel. Plus une expérience, qu’un moment de cinéma inoubliable. Herzog s’éloignant un tant soit peu de son sujet lors d’un monologue final.
    Maqroll
    Maqroll

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    2,5
    Publiée le 25 septembre 2011
    De très belles images sur une œuvre d’art touchant aux origines de l’humanité, la grotte Chauvet, qu’il est impossible pour des raisons de conservation, de voir autrement que dans ce film de Werner Herzog… Donc, rien que pour cette raison, c’est un film estimable. Mais il est quand même dommage que ce réalisateur protée ait fait aussi peu (avec le concours de la 3D en plus, qui n’apporte finalement pas grand chose) avec un aussi bon sujet… C’est plat, c’est didactique, c’est sans imagination… Ça ne fait tout simplement pas rêver !
    Nico2
    Nico2

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    5,0
    Publiée le 5 janvier 2012
    C’est une grotte immense, protégée du monde depuis 20 000 ans parce que le plafond de son entrée s’est effondré. C’est un sanctuaire incrusté de cristaux et rempli de restes pétrifiés de mammifères géants de la période glaciaire. Pourtant, ce n’est pas le seul trésor que ce lieu unique au monde avait à nous offrir… En 1994, au sud de la France, les scientifiques qui ont découvert la grotte sont tombés, ébahis, face à des centaines de peintures rupestres, des œuvres d’art spectaculaires réalisées il y a plus de 30 000 ans – presque deux fois plus vieilles que les peintures rupestres les plus anciennes découvertes jusqu’alors. Ces dessins, ces œuvres, ces témoignages exceptionnels ont été créés à l’époque où les hommes de Neandertal parcouraient encore la terre, en un temps où les ours des cavernes, les mammouths et les lions étaient les espèces dominantes sur notre continent. Depuis, seules quelques très rares personnes ont été autorisées à pénétrer dans la grotte, et ses chefs-d’œuvre sont restés à l’abri des regards – jusqu’à ce que Werner Herzog obtienne l’autorisation d’y réaliser un documentaire d’exception. Dans un saisissant voyage visuel, Herzog nous entraîne à à la rencontre de nos très lointains ancêtres, à la découverte de la naissance de l’art, de la symbolique puissante des lieux et des étranges personnes qui vivent aujourd’hui dans les environs. N'ayant pas vu le film en relief, je ne peux pas m'exprimer sur le sujet. Par contre, je peux affirmer que Herzog sait parfaitement faire ressortir l'émotion provoquées par ces peintures, traces millénaires d'êtres à jamais disparus et incarnations du berceau de l'humanité. On suit fasciné ce troublant voyage dans le temps jusqu'à nos origines et l'on se prend à rêver et à être béat d'émerveillement devant ces dessins rudimentaires mais en même temps d'une richesse incroyable. Dommage que Herzog se perde dans un final moralisateur et hors sujet car pour le reste, c'est une réussite totale.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,5
    Publiée le 19 décembre 2011
    Rares sont les documentaires de cette qualité. Werner Herzog mène un travaille de scientifique qui n'hésite pas à fouiller tous les aspects de son sujet. Et cela sans écraser le spectateur par des informations trop pointues et ennuyeuses. Au contraire, tout passionne. De la découverte de la grotte, à ses fouilles, jusqu'à sa conservation, à ce qu'elle contient, l'importance capitale pour l'Histoire qu'elle incarne, la beauté artistique des peintures... C'est tout simplement fascinant. Et l'utilisation intelligente de la 3D permet une immersion encore plus poussée. Surtout lorsque ces peintures s'animent au son de la voix de l'historienne qui explique que les parois, et donc les dessins, bougeaient à la lueur des flammes. Une découverte capitale, que le cinéaste allemand met en valeur de la plus belle des façons. On frise la perfection.
    nekourouh
    nekourouh

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    4,5
    Publiée le 20 octobre 2014
    Dans un monde bousculé par la civilisation à outrance, par un progrès technique incessant, faisant, depuis peu, de chaque décennie une révolution, de chaque année le théâtre d'incroyables changements, de chaque seconde l'histoire d'un déchaînement mondial, que penser de ces discrets dessins, immobiles et prisonniers de grottes? On les regarde souvent comme des archaïsmes, heureux de notre propre technologie, déplorant ces hommes qui ne savaient que reproduire les figures animales sur le mur infécond des grottes. C'est dans cette vision que se produit le renversement de Werner Herzog. Il ne s'agit ici nullement de prétendu jugement a priori, mais de la constatation d'une certaine incompréhension, et d'une certaine fascination: que signifiaient de tels dessins, pourquoi nous paraissent-ils si lointain, mais aussi pouvons-nous en connaitre tous les secrets? Ainsi, à la lumière du feu, dispositif d'éclairage utilisé il y a des milliers d'années, les animaux étaient dessinés de telle manière qu'ils semblaient se mouvoir, délivrant comme une impression de cinéma. Il est temps d'ouvrir les yeux et de regarder ces dessins, non plus d'un coup d’œil supérieur qui, en réalité, ne peut les comprendre; mais de les voir comme nos égaux, comme les œuvres d'un homme qui est nous-mêmes, mais que le temps historique sépare. C'est vers nos origines, vers notre propre énigme qu'il s'agit de remonter; et c'est consternés que nous devons désormais nous demander ce que nous sommes devenus, nous, aujourd'hui, si différents. Il ne faudra pas non plus blâmer notre évolution, mais ressentir cet étonnement consubstantiel à l'homme qui est celui de sa propre existence, de son propre dépassement. Subitement, les peintures sur les murs revêtent l'apparence d'une extraordinaire symphonie où nous pensons, espérons, en vain, renouer avec nous mêmes; mais où nous demeurons fascinés, comme des enfants naïfs, par le spectacle de notre vie. Dans le même temps c'est aussi le vertige historique qui nous apparaît, ce qui change et ce qui reste; nous sommes passés de la stagnation, temps où il était encore possible de faire la même chose à plus de 5000 années d'écart, à l'accélération, à l'essoufflement. Où sommes-nous, où-allons nous? Tellement de questions que pose "La grotte des rêves perdus". Mais le génie de Herzog dépasse ces seules interrogations. Sa caméra filme la grotte à merveille car ce qui est reste encore plus incroyable c'est que ce bouleversement et cet éblouissement n'émanent que des seules peintures.
    Christoblog
    Christoblog

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    1,0
    Publiée le 23 septembre 2011
    Je voudrais commencer par m'adresser à mes ancêtres d'il y a 32 000 ans qui ont peint les chefs-d'oeuvre que montre le film : la frise des chevaux et le panneau des lions, en particulier. Je voudrais leur dire (et je pense tout spécialement à celui qui a un petit doigt tordu, et qui s'amusait à imprimer une trace de sa main sur un gros rocher) que leur travail m'a absolument sidéré, et que je leur donne un millier d'étoiles : 4e 4e ... Penser à eux m'emplit d'une sorte de nostalgie liquide, je m'enfonce dans des rêveries qui ... la suite ici : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-la-grotte-des-reves-perdus-84621367.html
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 10 janvier 2013
    Depuis le début des années 90, le réalisateur Werner Herzog tourne plus de documentaires que de long métrage de fiction. C'est donc un documentaire sur la grotte de Chauvet et ses peintures rupestres qui se cache derrière "La Grotte des rêves perdus". Les informations que nous livrent les intervenants sont trés intéressant et Werner Herzog, par sa caméra, nous fait partager les beautés anciennes (datant de plus de 32 000 ans !!!) de la grotte. Le problème résulte justement de ces prises de vue s'attardant trop longtemps sur les mêmes peintures et sur les stalactites/stalagmites sans aucun commentaires de fond, ce qui a plutôt tendance à ennuyer le profane que je suis. De plus, le texte de narration de l'ami Werner aurait mérité d'être plus élaboré pour ainsi éviter certaines banalités. En gros, "La Grotte des rêves perdus" aurait pû être meilleur dans les mains d'un autre réalisateur.
    cristal
    cristal

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    4,0
    Publiée le 10 septembre 2011
    C'est toute la mysticité d'Herzog, de l'aventurier Aguirre au flic pourri de "Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans" , qui semble ressortir dans ce documentaire lointain de tout type de filmographie, et finalement si proche des obsessions d'Herzog. Pourtant il ne semble pas si important, à la vue du film, de relier cette plongée spéléologique et philosophique à la carrière du cinéaste, car le film vaut aussi pour lui-même, débarrassé de toute comparaison d'ordre théorique. Peu importe Herzog ou un autre, "La grotte des rêves perdus" est avant tout un testament de la culture, un film-somme qui doit être vu à tout prix pour les nombreuses pensées qu'il soumet au spectateur. C'est tout d'abord l'unique possibilité de voir en mouvements la naissance de l'art chez l'homme, à travers les fresques peintes dans la grotte de Chauvet, à ce jour la plus ancienne découverte artistique au monde, soit plus de 30 000 ans avant nous. C'est aussi la possibilité d'être le visiteur d'une grotte inaccessible, dont les voutes splendides et l'écho humain des traces artistiques demeurantes lui confère une dimension qui dépasse toute notion habituelle d'humanité, de science et de métaphysique. C'est aussi l'occasion d'un vertige, d'un questionnement sans fin et sans fond, l'occasion de comprendre que l'homme a toujours été homme et non primate. Et l'occasion à la 3D, idée géniale du cinéaste, de prendre enfin tout son sens et d'arborer à l'aube de cette nouvelle technologie un sens philosophique profond qui en fait le miroir parfait de ces peintures immémoriales, d'une perfection et d'une imagination qui dépasse nos esprits de supra-évolution. Cet art rupestre et mystique (car il semble fondé sur un temps si lointain et des croyances de métamorphoses animales) est mis en lumière par la fluidité du système de la tri-dimension, non pas en tant qu'effet de déformation mais au contraire, pour une fois, en tant qu'honnêteté visuelle face à la position d'un spectateur contraint à n'être que derrière l'écran, c'est-à-dire contraint de voir sans ressentir, ou du moins à une échelle moindre qui n'implique aucune présence physique. Ce passage de l'autre côté de l'écran est ainsi une véritable trouvaille fonctionnelle qui donne tout son sens à la technologie ; les pierres semblent sous notre nez et à combien de moments voudrions-nous y laisser glisser notre paume sur ses contours! Les atmosphères hors des âges semblent restituées comme si ce décor de la Nature était le dernier endroit du monde à n'appartenir qu'au passé. Herzog filme comme un scientifique, et les scientifiques parlent, expliquent, argumentent comme des artistes. Le rapport entre art et science est assurément la force du film tant la caméra et l'analyse humaine sont un seul et même outil de découverte et de compréhension. La musique du film, superbe avec ses sonorités de contrebasse ou de violoncelle surgies du fond des âges, rappelle une musique première. Le film accumule, au-delà de l'extase proposée, une véritable tension d'archéologue et de spéléologue tant la grotte regorge de coins, de voûtes, d'oeuvres, d'ossements. Les matières et les traits artistiques, tout comme la structure de la roche et les ouvertures qui lui donnent un sens de 'visite' laissent l'impression d'un temple extra-terrestre. Une seule porte, fabriquée après la découverte de la grotte, donne accès à l'intérieur, et c'est par cette même porte que l'on en ressort. C'est comme enfermé dans un autre monde que l'on pénètre dans la grotte comme dans le film, scandé d'explications passionnantes de scientifiques à la compétence stupéfiante et rarement montrée au cinéma. Tout est filmé avec le temps qu'il faut, en détails contemplés et recueillis, la caméra suivant les courbes des dessins comme si elle tentait d'en retraduire l'histoire. Reportage exclusif et passionnant (aucune caméra n'avait été autorisée à entrer à l'intérieur auparavant), ce document rare, d'une haute importance publique et artistique, est une preuve du génie humain et animal, de l'essence de la vie au-delà de toutes considérations contemporaines. La seule question actuelle que pose Herzog se situe dans son Post-Scriptum inquiet, tentation hasardeuse d'élever un autre débat tout à fait naturel et cohérent mais qui n'appartient pas tout à fait au reste du film, gravé dans cette même roche. La boucle est bouclée, en attendant le chapitre suivant.
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