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Steven O.
33 abonnés
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2,5
Publiée le 13 novembre 2024
Premier film de Mélanie Laurent derrière la caméra, on suit ici le parcours de deux sœurs fusionnelles dont l'arrivée d'un homme chamboule un peu cet équilibre. Clairement on sent ici l'inexpérience de Mélanie Laurent, qui essaye de tout bien faire mais cela reste très scolaire, linaire, on voit bien que certains plans essaient de sortir de l'ordinaire mais cela détonne plus qu'autre chose dans le film. Pour être honnête et sans vouloir être méchant, la réalisation fait parfois plus penser à un téléfilm qu'à du cinéma
Le scenario est sympathique mais assez mal exploité, certaines scènes et dialogues auraient mérités à être davantage appondis ou travaillés Malgré un casting solide on a l'impression que les comédiens sont mal à l'aise, j'ai rarement vu un Ménochet autant à côté de son sujet pour ce rôle
C'est dommage car il y a de bonnes idées et un scénario correct mais la non prise de risque de Laurent conduit à visionner un film fade, sans saveur et très vite oublié
Pour ses premiers pas derrière la caméra, Mélanie Laurent tisse un drame familial touchant, même s’il est loin d’être exempt de défaut, la faute à une mise en scène qui parfois étouffe un peu trop l’émotion de son récit. Mais dès qu’elle laisse de la liberté à ses comédiens, le jeu de ces derniers influe grandement sur la qualité du film. Un premier essai en demi-teinte mais qui laisse présager de beaux espoirs.
Mélanie Laurent ajoute une troisième corde à son arc, après la comédie et la chanson, la voilà qui passe à la réalisation de son premier long-métrage (après s’être essayée à la réalisation de divers courts-métrages). Avec Les Adoptés (2011), elle y réalise un film de femmes, qui parlent de (et aux) femmes, où elles sont au centre de l’intrigue, une famille lambda, avec ses hauts et ses bas, deux sœurs très unies et qui se retrouvent séparées le jour où l’une d’entre-elle parvient à se caser et s’installe avec son homme, délaissant sa sœur, incomprise (ou ne voulant pas comprendre et ne cherchant pas à faire le moindre effort pour apprécier la nouvelle vie de sa sœur). On est ici devant l’archétype de la rom/com dramatico/française où la première partie s’évertue à nous dépeindre une belle histoire d’amour pour basculer dans la seconde partie, en plein drame familial, avec tout le pathos que cela nécessite. Il faut être rudement motivé pour y adhérer pleinement et accepter un tel lavage de cerveau, et ce, malgré une adorable distribution où se côtoie Denis Ménochet, Marie Denarnaud, Clémentine Célarié, l'insupportable Audrey Lamy, sans oublier Mélanie Laurent, qui en plus de s’improviser réalisatrice, joue ici la comédie et pousse la chansonnette !
Je m'en voudrais presque de mettre une note aussi basse tant on sent que Mélanie Laurent a mis du cœur à l'ouvrage, faisant preuve d'une réelle sensibilité et de beaucoup d'implication devant comme derrière la caméra. Son personnage est d'ailleurs sans doute le plus intéressant du film, lui offrant ses meilleurs moments et même quelques instants de grâce de-ci de-là. Mais bon, je ne vais pas vous mentir : quel ennui ! Oh, un ennui poli, « respectueux », mais qui n'en est pas moins réel, et notamment pour une raison : Denis Ménochet. Déjà que son personnage est assez inintéressant, celui-ci le rend encore plus pénible, vampirisant un récit déjà un peu faiblard, au détriment notamment de la mère (Clémentine Célarié, excellente). Bref, j'ai beau lui trouver pleins de circonstances atténuantes, « Les Adoptés » souffre de défauts trop rédhibitoires pour le rendre ne serait-ce qu'un peu attachant : heureusement, la jolie Mélanie se reprendra de la plus belle des façons avec le remarquable « Respire ».
Aussi réussi sur la forme que sur le fond. La mise en scène est belle. Fluide, parfois un brin alambiquée mais on échappe de justesse à l’exercice de style. Cela nous donne de très beaux plans, une caméra au plus près des visages, auscultant les personnages dans ce qu’ils ont de plus intimes. La photo est magnifique dans des tons de gris nous donnant des images, certes léchées, absolument sublimes. Magnifiquement enrobée l’histoire peut ainsi laisser libre cours à son charme, pour nous faire rire, nous étonner, nous émouvoir et nous faire souffrir avec ses protagonistes. Toutes les petites et grandes choses de la vie de tous les jours sont là, la famille, l’amitié, l’amour…tout autant que l'absence, la mort, le deuil...L’interprétation est en accord, la direction d’acteurs est à la hauteur... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
Lent, mais une belle histoire, de la romance, du drame et un bon jeu d'acteurs. Je n'ai cependant pas beaucoup apprécié la lenteur des événements et la passivité des acteurs. Ni le final avec les deux petites filles qui fait bien "fin française". On accroche pourtant bien dès le départ avec cette rencontre magique dans la boutique. Mais l’événement dramatique tue le rythme et les personnages qui prouve cette adage "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé".
Le premier film de Mélanie Laurent : elle est belle, elle donne l'impression d'être d'une intelligence largement au-dessus de la moyenne, elle est une excellente comédienne. Est-elle du premier coup une cinéaste ? Difficile à dire ! En effet, "Les adoptés" laisse une impression bizarre : on se dit que Mélanie Laurent a de véritables idées de cinéma, que son film est très personnel, que le sujets sont traités avec justesse et délicatesse, qu'elle sait manifestement diriger des comédiens, qu'elle sait donner la bonne longueur à une scène, qu'elle sait naviguer correctement entre émotion et comédie, mais ... il n'est pas évident de rentrer à 100 % dans son histoire. Tout au long du film, cela m'est arrivé ponctuellement mais pas au point de rester accroché définitivement. Concernant les 2 sujets traités, la naissance d'un amour et l'arrivée progressive de la mort, on constate que certains ont aimé le premier et pas le second, d'autres ayant des goûts inverses. Personnellement, je reste partagé tant pour l'un que pour l'autre. Toutefois, je suis presque certain que Mélanie Laurent saura gommer les défauts de ce premier film et qu'elle nous offrira d'ici peu des films totalement aboutis.
C’est le casting : Denis Ménochet, Mélanie Laurent, qui m’a fait m’intéresser à ce film et ce avant de m’apercevoir qu’en plus de jouer dedans la comédienne l’avait également réalisé. Je dois avouer que pour une première réalisation elle s’en sort pas mal même si le film finit pas s’affaiblir vers la fin. J’ai bien aimé qu’il soit divisé en trois parties (presque trois chapitres) avec un personnage comme protagoniste principal sans pour autant tout centrer sur lui. Cela permet de creuser la psychologie des personnages tout en faisant se dérouler l’intrigue d’une façon pas trop conventionnelle. Le deux premiers chapitres sur les deux filles sont, il faut être honnête, les plus réussis on sent l’affection et l’attachement profond qui les unissent ainsi que la déflagration que l’accident a sur cette relation fusionnelle. Ce deux ex-machina permet aux survivants de se rapprocher et notamment à Alex de pénétrer ce matriarcat qui s’était construit au fil du temps et qui d’une certaine façon paralysait les deux jeunes femmes et les empêchait d’évoluer. Le chapitre sur Alex est le moins réussi, du fait probablement qu’il correspond à la dernière partie du film elle-même plus faible. L’intrigue montre une réelle l’évolution des personnages, mais paradoxalement on n’accroche pas aux péripéties qui président à cette évolution. J’ai trouvé que le film s'essoufflait un peu et que le rapprochement de cet homme vers cette sœur qui tout deux veillent sur Marine manquait de substance, je n’ai pas vraiment perçu ce qui a permis ce basculement. Un film néanmoins plein de poésie qui offre de beaux personnages aux trois interprètes, mais qui échoue à montrer l’évolution des relations. Un beau premier film néanmoins. À voir.
Je suis moyennement convaincu par le premier long de Mélanie Laurent. Le film installe de façon plus ou moins réussie une ambiance "sensible" où tout semble tenir sur une code raide, où tous les personnages semblent prêt à chavirer à chaque instant. Mais je trouve que ce côté là qui aurait du être subtil est vraiment trop appuyé. Il y a des lourdeurs de réalisation vraiment pénibles, des lourdeurs de narration aussi, c'est beaucoup trop maniériste et artificiel pour réellement développer une émotion. Après, je n'oublie pas que c'est un premier long, je pense que Mélanie Laurent a voulu trop en faire, tout simplement, alors qu'elle avait de bonnes idées. Au moins le film n'est pas insipide, il y a des efforts et des tentatives de faites, même si je reste peu convaincu par le tout général. A voir par la suite si elle peut faire de meilleurs films.
J'accroche beaucoup à l'univers de Mélanie Laurent et à ce film. Un film tout en douceur, en romantisme mais qui sait montrer ses forces, une certaine puissance qui nous touchent au coeur, qui nous rappellent des situations que l'on tous au moins vécu une fois. L'interprétation impeccable qui jalonne ce long métrage renforce encore plus l'intérêt que l'on y porte et le plaisir que l'on ressent à le regarder. Malgré quelques moments moins bons et une répétition de certains détails légèrement agaçante, ce film est vraiment beau !!
J'aurai tellement aimé dire du bien du premier film de Mélanie Laurent "Les adoptés"... mais cela m'est impossible. Mélanie Laurent est une jeune actrice plutôt épatante à l'écran et dont le premier disque, sorti ce printemps, m'était très agréable à l'oreille, grâce à une production soignée parfait écrin pour sa voix délicate mais teintée de gravité. Pour sa première réalisation, il en est tout autrement. Déjà, le scénario, sur le thème de deux soeurs fusionnelles que l'amour de l'une pour un critique gastronomique vont séparer, n'est que très peu exploité. Le film avance doucement par bouts de scènes souvent convenues, noyées dans un filmage chichiteux, employant à outrance des flous, et encore des flous et toujours des flous. Cela veut être esthétique (et quelque fois ça l'est) mais c'est surtout creux, ça coupe toute émotion et cela n'arrive pas à masquer l'indigence du scénario. Sur la longueur, on peut trouver quelques moments plaisants mais c'est peu. En cherchant bien, ce film a une qualité : il met en tête d'affiche de très bons comédiens que l'on voit peu habituellement, Marie Denarnaud et Denis Menoret. On peut aussi remercier Audrey Lamy de réveiller le spectateur lorsqu'elle apparaît entre deux zones floues. Comme d'habitude, elle emporte le morceau, ici en libraire survoltée, passant du rire à l'émotion avec brio. La suite : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/11/les-adopte-de-melanie-laurent.html
Ce film a été une vraie surprise. Je m'attendais à m'ennuyer, finalement j'ai beaucoup aimé. L'intrigue est touchante et ne verse pas dans le pathos inutile. La relation entre les deux soeurs semble tellement fusionnelle que l'on comprend le chagrin ressenti par Nina à la fin... A ce titre, la dénouement, et plus particulièrement spoiler: l'annonce du décès de Marine est réellement déchirant. Pour son premier film en tant que réalisatrice, Mélanie Laurent a réussi un joli coup de maître. Les comédiens jouent bien dans l'ensemble, même si Denis Ménochet m'a paru un peu transparent par instants. Et, je n'ai rien contre elle mais je me demande à quoi pouvait bien servir le personnage interprété par Audrey Lamy.
Une histoire d'amour, une vie de famille, des sentiments à gérer. Et blablabla. Mélanie Laurent se prend au sérieux et tente de raconter une vraie histoire avec de l'émotion pas gratuite dedans. Mais elle se prend lamentablement les pieds dans le tapis et se vautre dans un sentimentalisme de jeune fille. Ah ! cette photo ouatée ! ah ! ces personnages généreusement touchants ! ah ! cette maman qui a de la gueule ! et ce drame larmoyant ! Trop de tout alors que le film a l'ambition d'être délicat et sensible. Il n'y a que ça: de l'ambition. Au milieu du film au baisse les bras et on se dit qu'on s'en fout en fait de cette histoire.
Mélanie Laurent peut sans conteste apporter quelque chose au cinéma français. Un regard léger et lourd, une mise en scène évasive, chic et un peu maniérée. Mais ici le film manque de consistance, on peut tenter de construire un cinéma sur de l'évocation légère mais alors on ne le fait pas basculer dans un mélo larmoyant qui ne parvient forcément pas à toucher.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mélanie Laurent ne fait pas dans la finesse ni le léger avec cette histoire de deux sœurs très proches qu’un drame va séparer et donner l’occasion à l’une – la réalisatrice elle-même – de faire le point sur sa vie. Une vie repliée sur sa mère, son fils qu’elle élève seule et donc sa sœur, sa confidente et sa meilleure amie. Jusqu’au jour où celle-ci, qui travaille dans une librairie, tombe amoureuse. Selon l’adage bien connu qui prétend qu’à trop embrasser on étreint mal, le film souffre d’un trop-plein de sujets (la famille, l’amour, la maladie et le deuil, autant de thèmes lourds et maintes fois traités), d’une mise en scène terriblement lisse et apprêtée, multipliant les plans flous et ralentis dans des tonalités grises qui finissent par emmitoufler le tout dans un charmant cocon au cœur duquel hélas on ne nous laisse guère pénétrer. Tout ceci transpire les bons sentiments tapis derrière des dialogues creux qui voudraient jouer le décalage, le second degré, voire la dérision. Â l’inverse, on a droit à une avalanche de clichés et de séquences tièdes qui aboutissent à la paix et à la réconciliation avec en ligne de mire la création d’une nouvelle cellule familiale recomposée. C’en devient tellement lisse, consensuel et gentil – dans son acception la plus péjorative – que l’ennui et l’agacement gagnent. On ne dépasse jamais les codes du bon petit téléfilm distillant une émotion à deux balles en restant à la superficie de personnages si conventionnels et prévisibles qu’ils ne peuvent retenir la moindre attention durable.