Christophe Honoré revient pour la seconde fois au film musical, après l’excellent Les Chansons d’amour (2007) il refait appel à plusieurs de ses comédiens dans Les Bien-aimés (2011), un drame à la fois familiale et romantique se déroulant des années 60 à aujourd’hui, entre la France, l’Angleterre et le Québec. Christophe Honoré n’est pas avare, du haut de ses 135 minutes, avec ses nombreux personnages et ses changements d’époques constant, le spectateur n’a pas toujours le temps de s’y retrouver. Les reconstitutions sont fidèles, que ce soit au niveau des décors ou des costumes (les couleurs foisonnes dans la première partie), on prend toujours autant de plaisir à retrouver les compositions d’Alex Beaupain au grès d’une distribution aussi éclectique que riche (Catherine Deneuve, Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Michel Delpech, Milos Forman ou encore Paul Schneider). On regrettera simplement que le film puisse être aussi long (un bon 110 minutes aurait amplement suffit et aurait sans doute permit d’avoir un scénario moins laborieux).
D'emblée,se pose une question essentielle:comment apprécier un mélodrame musical dont les chansons ne nous touchent pas et sont platement récitées?Reponse:en se concentrant sur les autres éléments.Christophe Honoré pensait rendre hommage à Jacques Démy en engageant Catherine Deneuve,en commençant son récit dans les colorées années 60 et en allant vers le genre musical.Seulement,pour égaler le maître,il aurait fallu tailler dans le gras de 140 trop longues minutes.Honore veut raconter beaucoup sur l'amour,la mort,l'homosexualité,la maladie,la fidélité.Mais au final,il survole tous ces sujets et laisse ses personnages masculins en friche(dommage car Milos Forman et Michel Delpech sont très justes).Cote casting,impossible pour moi d'encadrer la prétentieuse pimbêche qu'est Ludivine Sagnier,ni le clone rasoir de Jean-Pierre Leaud qu'est Louis Garrel.Par contre,la relation mère/fille touche au plus haut point,d'autant que la fiction se mêle à la réalité.Deneuve retrouve le temps d'un film sa légèreté insaisissable d'autrefois,alors que Chiara Mastroianni explose véritablement en femme-enfant dont les sentiments mouvants oscillent toujours entre la nostalgie et la lucidité.Elle rayonne sur "Les Biens-Aimés".C'est pour elle qu'on finit par croire à cette histoire filiale et romanesque.
Dans Les Biens-aimés Christophe Honoré renoue avec le style qui fit le succès des Chansons d'amour : des passages chantés écrits par Alex Beaupain, une histoire mêlant amour et mort, homo et hétérosexualité, et enfin une pléiade d'acteurs tout entiers acquis à la cause du film.
Les deux films, au-delà de leur parenté formelle, sont pourtant assez différents. Les chansons d'amour creusaient en effet un sillon éminemment parisien, et son ton était délibérément romanesque (à l'image d'un Louis Garrel plus cabotin que jamais).
Ici, Christophe Honoré paraît assagi, mélancolique. L'histoire s'étire au long de plusieurs décennies, visite quantité de lieux (Prague, Paris, Londres) et se frotte à quelques grands évènement (le printemps de Prague, l'apparition du sida, le 11 septembre). Honoré sort donc apparemment de ses tropismes habituels, tout en y restant, car sous la surface rutilante du monde et de .... La suite sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-les-bien-aimes-82734260.html
Un film romanesque, et un scénario qui lorgne du côté de la machine à remonter le temps. Le tout avec les chansons de Alex Beaupain. Une vraie et grande réussite servie par un casting magnifique et Chiara Mastroianni qui trouve ici son meilleur rôle. http://cinealain.over-blog.com/article-bien-aim%3Fs-82563558.html
Dommage que le scénario soit trop souvent convenu, car la mise en scène laisse parfois apparaître de jolies idées qui engendre de belles émotions. Tel quel ce film ne m'a pas entousiasmé et m'a semblé un peu long.
La première partie (années 60-70) ne fonctionne pas. On sent qu'elle est artificielle, faite pour introduire l'histoire de Madeleine, mais qu'elle ne concerne pas vraiment C. Honoré. D'ailleurs Ludivine Sagnier y est mal maquillée, mal photographiée. La réalisation est un mélange de Truffaut et Demy mais ça n'est pas la vraie patte de C. Honoré, c'est une sorte d'exercice de style agaçant et superficiel. Et arrive la période 1997. Et là, alors que je m'exaspérais, le film décolle. On entre dans le coeur de ce qui concerne Honoré : les amours homo et hétérosexuelles, avec des frontières éventuellement poreuses mais aussi des barrières "bêtement" physiques, le deuil d'un amour vécu et fantasmé, l'impossibilité d'un amour réciproque... A partir du moment où on suit le personnage de Véra adulte, le film devient magnifique, poignant, touchant, sensible. Chiara Mastroianni et Louis Garrel sont très bons. Catherine Deneuve est très touchante, pas du tout dans un numéro de Deneuve. Elle m'a donné l'impression de jouer comme si elle s'effaçait au profit de la jeune génération dont fait partie sa fille. Et là la mise en scène n'est plus un "à la façon de" ; c'est vraiment celle de Christophe Honoré avec une belle photo, une belle subtilité et sensibilité.
Les biens aimés est une belle fresque romanesque sur quatre décennies. Une réalisation bien rythmée comme les chansons emplies de sentiments déchirant nous bouleversent. Un film qui touche en plein coeur !
C'est un film de Christophe Honoré grand pape de la comédie musicale de ces dernières années qui me rappelle qu'une comédie musicale peut aussi être un bon film... Notamment grâce à ce scénario ce déroulant sur trois époques! Ce scénario qui aligne les sketches archi connu dans sa première partie (hilarante partie avec Milos Forman!) et qui gagne en subtilité et en profondeur dans sa dernière moitié... (l'émotion final est marquante!). Je n'arrive cependant toujours pas à comprendre l'interet d'une comédie musicale pour un tel scénario... Certes les chansons sont jolies et cela permet quelques symboles qui seraient lourds sans la chanson, mais ça n'a vraiment aucun vrai interet...
Rien à dire sur la réalisation et les acteurs maintenant l'histoire semble être quelque chose d'assez personnel, difficile d'accrocher, de s'identifier ou d'en retirer quelque chose.
Un film un peu foutraque, qui manque de colonne vertébrale, et surtout qui reprend la recette des Chansons d’amour sans en reproduire le charme mystérieux. Chansons moins belles, acteurs moins bons, lumière plus crue, scénario moins adroit et durée excessive. Mais je crois que c’est surtout la place de la mort dans le film qui change la donne. Elle est un point de départ dans Les Chansons d’amour et un point d’arrivée ici. Du coup, la mélancolie arrive trop tard et la légèreté trop tôt. Sympathique quand même.
Le film s’ouvre sur un générique rythmé et coloré qui évoque Truffaut et Demy. L’ambiance 50-60 est plaisante et ces 3 premières minutes nous placent sous les meilleurs hospices. On déchante vite avec l’apparition de Ludivine Sagnier qui ne nous quittera plus pendant une heure. Comme à son habitude, mais peut-être de façon encore plus spectaculaire, elle bouge faux, elle parle faux, elle sourit faux. Son personnage peu sympathique qui croise d’autres personnages tout aussi désagréables ne nous pousse pas à la bienveillance et l’histoire ne passionne pas.
La deuxième partie voit l’arrivée sur l’écran de Catherine Deneuve, Louis Garrel et Chiara Mastroiani. On se dit que si on ne s’attache pas plus à l’histoire on aura au moins le bonheur de voir de bons comédiens (et aussi de se débarrasser de Ludivine Sagnier…). D’ailleurs 2-3 répliques font sourire, j’ai bien dis répliques et pas scènes… Le destin des personnages qui se veut sans doute émouvant ne fait qu’agacer ou pire laisse indifférent. Car jusqu’au bout, les personnages d’Honoré comme dans tous ses films sont particulièrement tête à claque, d’un égoïsme rare et pratiquent une sexualité glauque qui achève de nous rebuter. Le récit, par ailleurs assez mal ficelé, est sans intérêt. Il court pourtant sur deux générations et des époques riches en bouleversements sociaux. Mais Honoré n’a pas grand chose à dire et se focalise toujours sur les mêmes sujets, l’époque finalement ne change rien. Quand on a déjà vu plusieurs de ses films, on est obligé de constater que le réalisateur tourne en rond et que la vie « particulière » de ses personnages, par cette répétition, fait de plus en plus factice et caricaturale. On n’échappera pas au personnage atteint du sida qui bien sûr est homosexuel à moins que ce soit le personnage homosexuel qui bien sûr a le sida…A cela s’ajoute, une narration sans imagination, sans grâce.
Le problème quand l’histoire n’intéresse pas c’est qu’on s’attache à ce qui, en d’autres circonstances, sembleraient être des détails. Ainsi, les chansons d’Alex Beaupain sont terriblement semblables mélodique-ment. Ce manque de variété ajoute à l’ennui. Quant au choix de la petite mignonne Sagnier pour interpréter l'impressionnante Deneuve jeune, on demeure dubitatif, idem quand on retrouve le premier mari de Sagnier, interprété par Rasha Bukvic, jeune acteur très grand et élancé qui 30 ans plus tard se transforme en Milos Forman, petit et trapu. Voilà où, très rapidement, le film nous mène. On comble l’ennui comme on peut.
Je ne sais pas pourquoi j'ai plutôt bien aimé ce film. J'écris bien "plutôt", pas "vraiment". Ca ressemble un peu à un film de Claude Lelouch. Le scénario est original. L'enchainement des décennies est bien fait, j'ai adoré la reconstitution des années 60. Les personnages sont attachants. Je préfère de loin Catherine Deneuve dans les rôles qu'elle tient maintenant... Une découverte, Michel Delpech qui s'en tire assez bien. Il demeure néanmoins que c'est beaucoup trop long et que les parties chantées sont peut-être de trop (on ne voit pas ce qu'elles apportent). Une réussite en demi-teinte, qui aurait mérité d'être un peu plus travaillé.
Un ton en dessous des Chansons d'Amour mais aussi des thèmes moins légers abordés. Christophe Honoré a su transmettre la mélancolie des relations impossibles. Chiara Mastroianni joue parfaitement cette évolution dans l'amour destructeur. Catherine Deneuve apporte une petite touche de légerté et d'humour au film et c'était indispensable.
Christophe Honoré fait partie pour moi des meilleurs cinéastes français. Les histoires qu'il raconte, les personnages qu'il met en avant, leur destin, leur complexité, leur souffrance, les thèmes qu'il met en reliefs comme la famille, la sexualité, la mort, l'amour,... C'est une bouffé d'air frais, il y a une profonde humanité qui ressort de ses films. Je suis complètement immergé dedans, je me reconnaît parfois dans certains protagonistes et les situations ou choix devant lesquels ils sont confrontés. Une belle ballade. Merci M. Honoré.
Pour une fois, j'ai lu les critiques avant. Je les partages à moitié. Extrement long, les chansons ne sont pas indispensables, même si mr honoré s'en ai fait son domaine. J'aime les actrices de ce film et j' ai apprécier l'acteur delpech. Sinon , il y à de bons moments