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Un visiteur
1,5
Publiée le 6 avril 2013
belle playade d'acteurs, beaux décors, beaux costumes ... enfin c'est ce qu'on se dit quand on voit la pochette. J'ai tenu 30 minutes quel déception c'est surjoué, hyper théâtral et j'ai même cru à un moment qu'ils allaient chanter et danser le french cancan tellement c'est burlesque. Quel dommage, je n'ai pas lu le livre et je me disais que de voir ce film adapté du livre de Tolstoï titillerait ma curiosité.
Une adaptation anglaise du chef d'oeuvre de Leon Tostoi. Keira Knightley est une actrice magnifique. Un chef d'oeuvre humain. Il y a beaucoup de travail de réalisation et de production. De plus, il y a d'autres grands acteurs, dont Jude Law, Alicia Vikander et Olivia Williams. C'est un travail précis quant à son oeuvre.
Joe Wright, avant son excellent et terrible Swallow, réussit cette adaptation d'Anna Karénine. La retranscription des personnages principaux et de leurs interactions est elle aussi réussie. Bien sûr, il manque des scènes auxquelles chaque lecteur tient, celle entre Anna et sa belle-sœur après le bal, celles où Kitty est à l'étranger et rencontre le frère de Lévine et sa compagne, celle de la naissance du fils de Lévine, et beaucoup des plus de cent personnages du roman n'apparaissent même pas, cependant la trame est bien là, ce qui est déjà un challenge relevé, et les principales briques de l'histoire sont là, complétées tant bien que mal par des dialogues de Tom Stoppard qui, tout en ne reprenant pas beaucoup Tolstoï mais en développant le non-dit de manière brusque, reste fidèle à l'esprit du roman. Pour réussir cette adaptation impossible, Joe Wright a opté pour une mise en scène balançant entre le réalisme des costumes et un fondu d'apparence théâtrale. C'est un bon choix qui évite l'horreur des adaptations ratées au cinéma telles celle de Madame Bovary par Chabrol (qui a réalisé maints bons films mais pas celui-ci) ou celle du Rouge et le Noir par Autant-Lara (qui a réalisé de bons films mais pas celui-là). Je ne suis pas sûr cependant que qui n'a pas lu le livre puisse bien suivre l'histoire...
La destinée d'une femme adultère dont le mari est "bon". J'aime beaucoup ce genre de film, trop de scènes de sexe donc pas un film familial, dommage. L'histoire est très convenue et par moments fait penser au genre eau de rose d'Émilie Bronte ! 3,2/5
Adaptant une nouvelle œuvre littéraire, Léon Tolstoï, le réalisateur Joe Wright signe un film très théâtral faisant preuve d’une myriade d’inventivité dans sa mise en scène. Néanmoins l’apparat et le maniérisme de sa réalisation finit par étouffer la dramaturgie du récit et malgré le talent de la distribution l’ensemble manque à la différence de ses précédents films d’un soupçon d’émotion et d’âme.
La mise en scène instaurée par Joe Wright est ambitieuse et intéressante ; elle se calque bien avec l'ambiance que Tolstoï a installée dans son livre. Sans surprise, le réalisateur décide de confier le rôle principal à Keira Knightley, avec qui il a déjà beaucoup tourné et qui semble figée dans ces films d'époques qui lui vont pourtant à ravir. Le choix qui s'est porté sur Aaron Johnson est tombé juste ; c'est un acteur de talent qui a su donner de la crédibilité à son personnage malgré (il faut le dire) la coiffure et la moustache ridicule dont on l'a affublé pour le vieillir. Jude Law y est méconnaissable et également excellent ; mais pour ceux qui ne veulent comprendre le romantisme et l'oeuvre de la littérature russe du 19ème siècle, qu'ils passent leur chemin, car ce film déborde de mise en scène théâtrale et de dialogues à l'eau de rose.
Le réalisateur de films romantiques (malgré un détour vers le thriller d'action "Hanna") retrouve son actrice fétiche de "Orgueil et préjugé" et "Reviens-moi" Keira Knightley pour une nouvelle adaptation du roman de Tolstoï. Ces deux derniers films du genre était empreint d'un certain classicisme, un style qu'il met de côté ici pour une véritable farandole qui n'est pas sans rappeler "Moulin Rouge" de Baz Lhurmann... On est bluffé par toute la splendeur qui s'offre sous nos yeux ; les costumes, les décors, les couleurs... etc... Tout est franchement magnifique. Les décors multiples s'ouvrent dans les méandres d'un théâtre géant, dans lequel on se perd par des plans-séquences et un montage ingénieux. Tout semble merveilleux, une beauté formelle indéniable. Les acteurs le sont tout autant, surtout Vronski joué par un Aaron Taylor-Johnson classieux ; j'émetterai un bémol pour le choix de la charmante Keira Knightley, dont l'androgynie ne colle pas au canon féminin d'un film d'époque. Outre ce détail, il est décevant que l'émotion ne nous gagne pas plus que ça. Le drame se focalise sur la détresse de Anna Karénine et passe trop vite sur les problèmes des autres personnages et leurs liens avec l'héroïne. La passion n'est pas approfondie, ça manque autant de sensualité que de chair. L'écrin est sublime, du scénario au décors/costumes mais le fond de l'histoire est trop simplifié, voir souvent effleuré. C'est éblouissant pour les yeux mais nos sentiments restent donc en veille. Donc à choisir je lui préfère le chef d'oeuvre de 1948 avec Vivien Leigh...
En deux film seulement, les très différents Reviens-moi et Hanna, Joe Wright s'est imposé comme l'un des réalisateurs les plus doués et les plus intéressants de sa génération. Il surprend une fois encore en nous offrant une version de Anna Karénine très différente de celle existantes. Celle-ci pourra d'ailleurs désarçonner bon nombre d'admirateurs du roman de Tolstoï ou ceux qui attendaient un film avec grands espaces sous la neige... Aidé d'un scénario ingénieux de Tom Stoppard (Brazil, Shakespeare in love), il mêle habilement théâtre et cinéma... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-anna-karenine-113200137.html
Décors de théâtre, chorégraphie façon comédie musicale, cette huitième adaptation d'Anna Karenine est certes débordante de beauté. Mais, le film tombe vite dans la gratuité des tableaux et donne une impression de lisseur. On regrettera également un Jude Law trop effacé dans un rôle de mari cocu.
Ce film narre l'histoire d'Anna Karenine à la manière d'un conte, d'une fable, d'une pièce de théâtre. La mise en scène, extrêmement soignée et sublime, nous entraîne dans la Russie de l'époque, grâce aux magnifiques costumes et décors, et grâce à l'excellent casting. La musique magnifique le tout.
Ce film m'intéressait au départ uniquement par la présence de Keira Knightley et puis je suis tombé fou amoureux de ce film dès les premières minutes pour ne plus décrocher jusqu'à la dernière seconde. Ce film, qui repose en majeure partie sur les épaules de Keira Knightley, est une véritable œuvre musicale, très charnelle, voluptueuse, magnifique, avec une mise en scène envoûtante et une histoire mélangeant drame et romantisme, un romantisme subtil, léché qui caractérise à merveille cette époque si particulière. Un film qui m'a beaucoup plu !!
La mise en scène décomplexée peut tout d'abord dérouter puisque ce genre de film accouche généralement d'une réalisation plus sage et classique. Mais il faut bien avouer que la mise en image est parfois virtuose et en tout cas constamment créative. Dommage que toute cette belle mécanique retire un peu de puissance et d'émotion à un beau récit. Gros casting sur le papier, à la hauteur dans l'ensemble.
Avec cette mise en scène tellement travaillée et réfléchie, avec ces acteurs qui se déplacent au millimètre dans ces ballets où tout est chorégraphié, c'est un peu l'enchantement mais beaucoup de lourdeurs sur la bride du film. Anna Karenine est un film qui peine à trouver son fil, son intérêt et dont le moteur tousse si fort au démarrage qu'on se demandera longtemps s'il a vraiment démarré.
Les femmes sont bien légères quand même. C'est ce que je retire de ce film, même si évidemment je le savais déjà. C'est vrai, quoi : cette "Anna Karénine" a fait un beau mariage, elle a un fils, elle est heureuse et elle gâche tout pour une passade. Elle a un mari aimant et honnête qui lui pardonne, mais elle persiste dans son erreur. Ah, elles sont terribles... Après, j'imagine que cette histoire tirée d'un roman de Tolstoï est un prétexte pour évoquer notamment la place de la femme dans la société ainsi que le poids des convenances, mais tout de même. Cette adaptation, qui marque la troisième rencontre entre le réalisateur Joe Wright et la sublime Keira Knightley après "Orgueil & préjugés" et "Reviens-moi" est assez originale avec une mise en scène très déroutante. Elle m'a cependant peu touché et j'aurais souhaité être enivré par de grands sentiments romantiques. Je reste donc un peu frustré, n'en retenant avant tout que ses beaux acteurs et une première approche pour moi de cette célèbre oeuvre littéraire.
J'ai eu du mal à m'y faire au départ mais petit à petit, grâce à ce trio de grands acteurs, je me suis habituée à ce cadre quelque peu artificiel et prétentieux. La mise en scène est en effet un peu spéciale, parfois belle, mais souvent déconcertante. Cependant, j'ai tout de même perçu beaucoup d'émotions et d'intensité et c'est ce que j'attendais d'un film sur Anna Karenine.