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DX333
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4,0
Publiée le 4 février 2024
Sujet intéressant, peut-être un peu trop complexe pour un long-métrage d'animation. On sent que la narration un peu rigide limite l'expression du sujet. L'animation elle-même semble moins souple et moins travaillé qu'un "si tu tends l'oreille", pourtant plus vieux de 15 ans. Cela dit, c'est un joli film très plaisant à voir.
Après le joli mais très inégal Les contes de Terremer, qui faisait penser à un brouillon du père Miyazaki, le fils de ce dernier, Goro, change radicalement de genre pour ce second film, se rapprochant plus du style de l'autre éminent fondateur des studios Gibli, le méconnu Isao Takahata, auteur de Pompoko et du Tombeau des Lucioles. Aucune rêverie fantastique, fort peu de symboles sur le vent ou la nature, Miyazaki fils cherchant surtout à raconter une chronique somme toute assez banale dans le Japon des années 60. Et il y réussit fort bien, son optimisme tranchant sur le regard souvent plus sombre de Takahata. De fort beaux moments d'émotion et d'animation font oublier le propos quelque peu conventionnel, le manque de subtilité de certains passages, le message trop traditionaliste (très différent de celui de Takahata et même Miyazaki père, tous deux forts critiques sur l'avenir de leur société) Goro Miyazaki semble se demander quel est son chemin... En tout cas à voir
Une romance entre deux lycéens dans une atmosphère nostalgique, un tantinet désuète, aux couleurs pastel. Une belle réussite pour le fils de son père. On en ressort transporté.
Second film de Goro Miyazaki, « La Colline aux coquelicots » vient hélas confirmer ce que nous avions ressenti en découvrant « Les Contes de Terremer » : le fils d’Hayao Miyazaki n’est et ne sera probablement jamais l’équivalent de son père, auteur des plus grands chefs d’oeuvre des studios Ghibli. Celui-ci n’a pas cette petite étincelle, ce sens de l’animation qui rendent les films de son paternel aussi merveilleux qu’inoubliables. Cela dit, passé la légère déception, le spectacle n’en reste pas moins très fréquentable et très au-dessus de la moyenne. D’autant que si la magie n’opère pas totalement ici, c’est aussi parce qu’il n’y a aucun élément fantastique présent, chose rare chez Ghibli (le remarquable « Tombeau des lucioles » est l'exception qui confirme la règle). Les possibilités d’envolées lyriques et d’enchantement pur sont ainsi moins nombreuses, mais sont toutefois compensées par de réelles qualités. On retrouve notamment avec grand plaisir ces personnages comme toujours charmants, doux, mais qui n’en gardent pas moins une réelle profondeur, si bien que la relation qui unit Umi et Shun, les deux héros du film, ne perd jamais de son intensité au fil du récit. C’est aussi le cadre de l’oeuvre qui nous séduit : ce Japon des années 60 n’a rien d’une carte postale, et par ses couleurs, ses costumes, ses dessins, nous immerge rapidement dans cet univers oscillant joliment entre mélancolie et émotion. Citons à ce titre l’idée du foyer menacé par la direction du lycée et que les élèves décident de sauver, offrant à l’oeuvre ses scènes les plus cocasses, mais surtout une très belle image de la jeunesse, celle dont on aimerait faire partie et que l’on admire dans sa soif d’idéal. Mais « La Colline aux coquelicots », c’est surtout une histoire. Celle-ci est manifestement classique, peut-être trop d’ailleurs, surtout lorsque l’on connaît à quel point les studios Ghibli sont capables de se surpasser en matière d’inventivité. Ce n’est pourtant jamais vraiment un problème, Miyazaki junior s’appliquant à la raconter de manière aussi élégante que sensible ; il accompagne le récit d’une musique délicieuse et s’évertue à nous offrir (tout de même !) quelques belles scènes de rêve, symbole d’un deuil difficile à supporter (le père d’Umi a disparu en mer depuis des années), mais que la jeune fille accepte courageusement, avec toujours l’espoir que celui-ci reviendra un jour à ses côtés. Le secret liant les deux adolescents reste quant à lui un mystère jusque dans les dernières minutes, pour ne pas rendre prévisible cette relation rythmant le récit de bout en bout. Si la période est donc un peu moins propice aux chefs-d’œuvre pour Ghibli, « La Colline aux coquelicots » n’en reste pas moins une valeur sûre, appartenant à cette catégorie de films qui rendent heureux pendant et après la projection. De quoi démarrer l’année 2012 en beauté !
Goro Miyazaki,le fils de "qui vous savez",revient finalement avec un second long-métrage d'animation après le semi-réussi "Contes de Terremer".Et force est de constater qu'il est en gros progrès,et qu'il est même en train de trouver son propre style.S'il n'aura probablement jamais le talent unique de son père Hayao,ni son goût pour les univers fantastico-oniriques,Goro parvient à atteindre le ton rétro et réaliste d'un Isao Takahata,autre éminent membre des studios Ghibli."La Colline aux coquelicots" fonctionne selon le principe de la nostalgie et de l'idéalisation du passé.C'est aussi une histoire toute simple et touchante entre 2 jeunes étudiants,liés par un lourd secret,dans le Japon côtier des années 60.Jamais mièvre,le film est une sorte de chronique ordinaire,pudique et qui laisse la part belle à une musique mélodramatique aux sonorités jazz et pop.Umi est l'une des héroïnes les plus vibrantes de la galaxie Ghibli.On apprécie fortement que Goro Miyazaki insuffle un semblant de poésie aux scènes et détails de la vie quotidienne,à la manière d'un Ozu.Enfin,comment ne pas souligner la perfection du trait,le graphisme attrayant,la minutie de la représentation et aussi le fait de montrer les prémices de la révolution estudiantine japonaise.Pour tout ça,la magie opère encore et toujours.
Il y a un soupçon de Ozu dans le deuxième film de Goro Miyazaki, chronique sociale au ton léger et portée par une musique excellente. Après la fantaisie, il s'essaie avec autant de réussite à un genre plus sobre.
Seconde réalisation pour Goro Miyazaki après le satisfaisant "Contes de Terremer", un long-métrage des studios Ghibli qui s'éloigne de leur habituel univers fantasmagorique pour offrir un ensemble très réaliste. Avec en toile de fond l'amour impossible entre deux adolescents, une peinture touchante du Japon dans les années 60 et de sa transition entre traditionalisme ancestral et modernité technologique, un peu à l'instar de "Mon voisin Totoro". Un étalonnage des couleurs absolument magnifique, quelques passages d'une grande poésie. Une jolie sensation.
Je reconnais que j’avais en tête, et attendais un peu la magie ressentie pour « Le voyage de Chihiro ». Rien de tout cela, au contraire, un petit moment sans aucune magie. Les images manquent de relief et l’ensemble est d’une grande fadeur. La B.O. est la seule réussite de cette dernière production du studio Ghibli. Goro Miyazaki est un jeune réalisateur et a tout le temps pour mieux faire et profiter surtout des conseils de son père, le génial Hayao Miyazaki. http://cinealain.over-blog.com/article-la-colline-aux-coquelicots-95953215.html
Ce film est assez réussi ! Je le préfère au premier film de Goro Miyazaki les Comtes de Terremer , peut-être est ce parce que dans l’ensemble le film est assez “bon enfant”, simple, mais où toutes les émotions sont assez bien développées ? Je pense qu’il arrive à se démarquer des autres films Ghibli de part sa simplicité, l’histoire de base est triste mais à côté l’environnement est joyeux. En résumé, vous l’aurez bien compris, j’ai vraiment aimé ce film qui est une vraie réussite, vivement le prochain !
Nous sommes passés pas loin de la catastrophe. En effet, le fils a moins de talent que son père et ça crève l'écran. Son aîné faisait des merveilles alors que les technologies étaient surement moins bonnes à l'époque. Ici, le dessin n'est pas mauvais mais je n'en n'attendais pas moins car avec l'informatique, nous pouvons tout faire. Ce côté graphisme à la main mélangé à la synthèse (du moins ça y ressemble) est vraiment sympathique. Mais au niveau du scénario, c'est là que ça se complique tout simplement car il ne se passe pas grand chose. Je suis assez étonné car d'habitude, on nous propose des histoires de fou. Puis, ce qui m'a particulièrement dérangé, ce sont les clichés, qui se répètent sans cesse. C'est pénible car ce n'est pas le genre de la maison. Musicalement, parfois, j'ai été agacé de cette sonorité qui ne colle absolument pas aux scènes ! A d'autres moments, c'est un peu mieux mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. Le rapport avec le titre faut aller le chercher car franchement, je n'ai vu aucun coquelicots pendant ces heures et demies. Mais bon, je pense qu'il faut y voir une métaphore en fait. Ah oui, aussi une chose, lorsque je regarde un long métrage non animé, je le visionne toujours en VO sous-titrés car on peut vraiment juger le jeu des acteurs. Là, quand on est devant un dessin animé, je le regarde en VF, je ne serai pas vous expliquer pour quoi. Et ben dans ce cas précis, je sais pas qui a choisi les voix mais ça ne colle pas du tout. On dirait des sons d'adultes sur des corps d'ados, c'est carrément bizarre. Peut-être que je cherche un peu trop la petite mouche mais il faut avouer que ce film ne restera pas dans les annales. Cependant, dire que je me suis ennuyé serait mentir. 10/20.
Goro Miyazaki n'a pas, semble-t-il, l'étoffe de son père. Sa colline aux coquelicots manque cruellement de relief. Optant pour une veine plus réaliste, le réalisateur livre une oeuvre esthétiquement réussi bien qu'académique dans la forme, avec de belles images et une belle musique mais cela ne suffit pas... Le scénario est fade, mièvre et prévisible et s'il y a quelques jolies scènes (la restauration du quartier latin) et quelques brins d'humour, l'ensemble reste anecdotique. Un Ghibli mineur, réservé sans doute plus aux jeunes filles (il s'agit de l'adaptation d'un shojo) qui se laisse regarder sans déplaisir mais reste bien loin des réussite du maître Hayao Miyazaki. Pas un ratage mais, de mon point de vue, une déception quand même.
Magnifique évocation nostalgique du japon des années 60. Un japon à mi-chemin entre l’ancien et le moderne. La préservation du patrimoine et la quête du passé sont d’ailleurs les deux thèmes principaux du film. Cette belle histoire d’amour impossible entre deux ados à la recherche de leur père est mis en lumière dans des couleurs pastel qui rappelle les teintes des tableaux impressionnistes. Moins fantaisiste que son père, Goro Miyazaki a trouvé ici un ton juste et personnel.
Loin des aventures fantastiques et merveilleuses que met en scène sont paternel, le fiston Miyazaki réalise un dessin animé réaliste et romantique. Même s'il réserve quelques jolis séquences, le scénario semble un peu faible dans son ensemble, avec en conséquence des phases longuettes. Les charmantes musiques qui nous accompagnent et les dessins soignés n'ont pas suffi à me faire complétement adhérer.
Un film réussi du fils du maître. Son premier l'était aussi avec moins de profondeur. Je conçois malgré tout un manque de prise de risque dans le scénario malgré le fait qu'il soit tout à fait excellent. On pourra regretter cette fantasy inhérente au père mais la patte du fils est là et les dessins des animateurs de Ghibli toujours aussi dans le détail, dans la couleur, c'est vraiment beau.