Voici un grand classique du cinéma français, avec un noir et blanc de toute beauté dans les rues de Paris la nuit. Bourvil et Gabin sont égaux à eux-mêmes, livrant une partition forte et émouvante. Gabin en gros dur cynique, Bourvil en naïf, c'est bien connu, mais ça fonctionne tellement bien. Des répliques cultes et hilarantes parsèment tout le film. La scène dans le bar des "pauvres" mérite à elle seule tous les éloges.
Considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de Claude Autant-Lara , "La Traversée de Paris" mené par un duo d'acteurs attachant, reste une fabuleuse histoire. Bourvil et Jean Gabin excellent tout deux dans leur rôle respectif, et laissent place à des scènes à deux d'un subtil humour , toujours bien interprété. Un bon film donc, sur l'Occupation française qui vieillit très bien.
La réalisation d'une grande justesse de Claude Autant-Lara et l'interprétation sublime de deux icônes du cinéma français font de ce film un chef d’œuvre drôle tes sincère.
Sous une devanture de savoureuse rencontre entre Bourvil et Jean Gabin,deux monstres sacrés aux caractères dissemblables,"La traversée de Paris"(1956)est une comédie dramatique d'une incoryable noirceur.La guerre était achevée depuis seulement 10 ans que Claude Autant-Lara reprenait une nouvelle de Marcel Aymé,pour en faire une critique de la veulerie et de la bassesse humaine.Avec un faible budget(on sent bien que le Paris extérieur a été reconstitué en studio)et un noir et blanc expressionniste inquiétant,il jette un focus sur ces anonymes sous l'Occupation.Pas des héros,pas des salauds,juste des hommes avec leur instinct de survie,qui participent au marché noir à travers le convoyage de cochons morts.Bourvil est d'une timidité désabusée,alors que Gabin utilise sa verve pour déstabiliser ses interlocuteurs.Certains dialogues sont de haute voltige,notamment lors de la rencontre avec Louis de Funès en charcutier,ou lors de l'étape dans un bar sordide.La fin est cruelle.Le film pâtit de sa modestie visuelle et d'un montage déséquilibré,mais c'est un classique du cinéma français,qui rappelle que les ingrédients essentiels d'une oeuvre demeurent le scénario et les acteurs.
Une vraie réussite sur fond de guerre donc qui ne prête pas à rire, on s'attache à ces personnages vrais. Bourvil et Gabin y sont pour beaucoup dans ce chef d'oeuvre.
Un grand classique diront certains , moi je me souviens surtout que Jean Gabin et Bourvil ne font que brailler pendant deux heures . Il y a certains passages émouvants tout de meme et la France de la seconde guerre semble bien représentée .
Un des must du cinéma français sur le sujet de l'Occupation Allemande en plein Paris, sur les complots contre l'ennemi et le marché noir en vogue à cette époque, et dans lequel jouent trois grandes figures, Bourvil en contrebandier simplet, Gabin en civil colérique et le grand De Funès, encore méconnu par rapport à ses collègues dans une pure comédie dramatique, qui sortira de l'oubli grâce à ses répliques tordantes : “Jambier !”. Les Nazis sont peints comme des monstres, par des Français encore sous le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale. Claude Autant-Lara a apporté un grand soin à la photographie, reprenant le noir et blanc se mélangeant à la nuit qui donne une sensation de danger, ; il fait un rapide panorama des classes à Paris, du pauvre Juif jusqu'aux aristocrates. Le cinéaste laisse cependant un petit espoir au final, où tous les personnages se sont perdus de vue, et le duo se retrouve brièvement à la fin de la guerre, seuls et débutant une nouvelle vie. La Traversée de Paris peut être considéré comme une belle référence du cinéma sur la Résistance, puisqu'il traite de ce sujet sans vouloir être trop ambitieux, et surtout puisqu'il rassemble trois stars des années 50, et propulsera Bourvil et De Funès au sommet de leur art.
Que dire après 7 ou 8 visions depuis 1956 ? Ayant vécu l'occupation de 40/44 ce film me touche profondément, il est vraiment respectueux de l’ambiance de l’époque à Paris et également envers l’armée occupante, un allemand faisant même l’aumône à un aveugle jouant la marseillaise sur son violon. Il n’est pas choquant que le marché noir, si indispensable et banal durant ces 4 années, serve de toile de fond aux cotés comiques. Les dialogues de Marcel Aymé y tiennent une grande importance, mais Autant-Lara, hargneux au possible dans sa vie a rendu le personnage de Gabin parfois plus méprisant qu’il n’est dans la nouvelle. Ce sont les trois acteurs principaux qui font la force de cette oeuvre que même Truffaut admirait. De Funes est parfait, Gabin se fond dans son personnage cultivé mais cynique et Bourvil ne cesse de forcer notre admiration; ce qu’il fait n’a pas d’égal dans aucun autre film français. On ne sort pas indemne de ce cinéma, nos défauts sont mis en pleine lumière et il est impossible de ne pas se demander comment nous nous serions comportés en cette période dure de notre histoire. Les sentiments ressentis sont douloureux d’autant plus que les passages du rire à l’effroi sont fréquents. Un très grand film salué comme il se doit par les jeunes cinéphiles d’Allociné puisque le taux de satisfaction est de 80%.
Un grand classique du cinéma français. Avec le trio de légende Jean Gabin, Bourvil et Louis De Funès. Avec la réplique culte de Jean Gabin quand il crie dans la cave : « Jambier, je veux 2 000 Francs ». L’histoire nous montre bien le temps de l’occupation et aussi le marché noir. A la fois drôle et touchant.
Un chef-d'oeuvre à l'ancienne comme on n'en fait plus. "La traversée de Paris" restera un grand classique du cinéma français. Bourvil/Gabin/De Funès acteurs de légende.
Il est indéniable que même si le sujet est très fort, le scénario ne nous emmène pas sur de multiples rebondissements. Mais quel bonheur tout de même de voir réunis ces 3 monstres du cinéma français avec mention toute particulière à Jean Gabin qui est d'une justesse impressionnante.