Six ans ! Six années que l'on attendait le retour des réalisateurs du délicieux « Little Miss Sunshine », un peu trop peut-être d'ailleurs. Car « Elle s'appelle Ruby » est en effet un cran en-dessous de la famille Hoover, ce qui ne veut pas dire qu'il est dénué d'intérêt, bien au contraire. Le scénario est original, dispose de quelques belles idées et on savoure à plusieurs reprises le talent précoce de Zoé Kazan (petite-fille d'Elia) pour nous offrir une poignée de répliques et situation d'excellente qualité. Dommage alors que cette brillante idée ne soit exploitée que par intermittences, au détour d'une scène aussi cruelle que marquante, et plus globalement dans le dernier tiers du film, logiquement le meilleur. Le rythme est d'ailleurs inégal, à l'image de cette séquence moyennement convaincante où Annette Bening et Antonio Banderas viennent livrer deux numéros sympas, sans plus. Reste que malgré ces imperfections, le résultat reste plaisant et chaleureux, comme en témoigne un dénouement juste ce qu'il faut et une interprétation de qualité : à découvrir.
J'ai cru voir du Woody Allen. Quel plaisir cette comédie romantique si innovante. J'aurais mis 4 étoiles avec une fin moins "happy end". Suis-je peut-être sévère.
Six ans après le succès incontestable de "Little miss Sunshine", le couple formé Jonathan Dayton et Valérie Faris réalise une nouvelle comédie surprenante. Écrite et interprétée par Zoe Kazan, elle aussi accompagné par son mari, Paul Dano, cette rom-com, réunissant les éléments scénaristiques du mythe de Pygmalion, de Frankenstein et de la série "Code Lisa", n’a pas le mordant du précédent film. A partir d’un pitch facile, qui aurait pu être la source d’une potentielle réflexion sur la création artistique, vont se multiplier, et aussi rapidement s’essouffler, des situations forts amusantes, après quoi les bonnes idées comiques ne tiendront que dans son casting pleins de seconds rôles prestigieux et dans une bande originale aussi française que vintage, et ce jusqu’à la fin la plus convenue possible.
Quel ennui ! Quelle mièvrerie ! Quelle horreur ! J'ai compté toutes les secondes qui m'ont séparé de la fin. L'idée est originale ( quoique ... ) mais la façon dont cela a été traité est tout sauf réussi. Film allègrement surnoté sur allociné.
Les auteurs de Little Miss Sunshine reviennent avec un film dont le point de départ ressemble à celui d'un roman de Musso, à moins que ce ne soit de Levy. Malgré tout, on attend une étincelle pour cette comédie on ne peut plus romantique qui conte les amours d'un écrivain pour son dernier personnage féminin, soudain incarnée. A vrai dire, on attend toujours. En dépit de quelques subtilités de scénario qui évitent de trouver le temps long, Elle s'appelle Ruby souffre cruellement d'un manque de pétillance et d'aspérités, coincé dans une mignonne bulle sentimentale dépourvue de la moindre intensité. Le personnage de l'écrivain, joué par un acteur bien trop jeune, n'est pas crédible une seule seconde et sa créature de papier, même en chair et en os, n'a pas le charme suffisant pour redonner des couleurs à cette bluette inoffensive.
Un Paul Dano impeccable de délicatesse et sensibilité. Une Zoé Kazan charmante. Un film néanmoins un peu décevant non pas par le sujet mais par le mauvais goût de ces américains qui veulent toujours convaincre qu'ils sont cool, à l'aise avec le sexe, alors que pour le public français ce n'est que vulgaire ou ridicule.. Paul Dano réussit l'exploit de ne pas être un canon de beauté genre Brad Pitt ou Jude Law tout en étant complètement craquant ! Une bonne soirée quand même malgré les faiblesses...
Un film au postulat original et plutôt agréable dans sa première moitié, drôle et relativement légère, qui slalome ensuite entre le gentiment ennuyeux (la scène chez les parents du personnage central font un peu office de remplissage) et le carrément raté (le pétage de plomb de l'écrivain). La fin finit cependant de rattraper l'ensemble, mais on ne peut s’empêcher de penser que l'auteur est passée là à coté d'un sujet en or et qui aurait mérité une écriture tantôt plus explicative, tantôt plus poétique. Un peu frustrant du coup, mais pas totalement déplaisant.
Scénario original subtil intelligent les acteurs sont excellents les frontières entre l imaginaire la fiction et le réel s enchainent s imbriquent le suspens est vif ...l'émotion est palpable ...
Après le carton innatendue de Little Miss Sunshine en 2006, le duo de réalisateur Jonathan Dayton et Valérie Faris s'était fait pour le moins discret ces dernières années. On attendait donc avec impatience ce Ruby qui, même s'il n'est pas le petit bijoux espéré, reste un film charmant dans le lignée du cinéma indépendant made in Sundance. On y retrouve Paul Dano, garçon mutique de Little Miss Sunshine, dans la peau d'un écrivain voyant du jour au lendemain apparaître dans sa vie la femme idéale qu'il a crée. Ecrit et interprété par la compagne de ce dernier Zoé Kazan, révélation du film, Elle s'appelle Ruby mêle habilement réalité et fantastique avec ce fantasme d'écrivain devenu réalité, atteignant son paroxysme dans une scène incroyablement puissante valant à elle seul le détour. De seconds rôles savoureux, Annette Bening et Antonio Banderas parfait, à une BO so french, ce film qui avait tout de la petite pépite indé ne parvient hélas pas à faire oublier son aîné, certainement à cause de quelques longueurs qui aurait put facilement être évité.
Scénario original de l'année! Simple, beau, puissant, poétique, fantaisiste et fantastique! Un couple magique qui fonctionne parfaitement bien à l'écran; une émotion palpable de tous les instants. Un film ultra référencé, ce qui le rend vivant et interactif! Malgré un rythme soutenu et aucune baisse de régime, la mise en scène pêche un peu par manque d'inventivité et de fraicheur! C'est bien dommage parce que l'on aurait tenu là un vrai petit chef d'oeuvre!