Steve Jobs
Note moyenne
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Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2016
Un biopic atypique sur le célèbre fondateur d'Apple. Centré sur les coulisses de trois des lancements de produits parmi les plus importants de Jobs, le film s'intéresse surtout à l'homme derrière le personnage. Le spectateur le suit de sa loge à la scène en passant par les coulisses. On voit le patron tyrannique, le génie condescendant, le père pétri de doutes... Steve Jobs est à nu. La mise en scène de Danny Boyle, plus sobre que d'habitude, n'en est pas pour autant moins élégante, au contraire, elle évite certains ressorts démonstratifs fréquents chez le réalisateur qui ne conviendraient pas tellement au sujet du film. Le scénario d'Aaron Sorkin, concis et touffu, donne au long-métrage un rythme condensé et intense qui ne faiblit presque jamais, ne laissant aucun répit aux acteurs, obligés de déblatérer des détails techniques et commerciaux à cent à l'heure, et aux spectateurs, contraints, eux, de bien suivre pour ne pas perdre le fil. Et, si c'est la force du film, c'est aussi sa faiblesse. Car le public a du mal à accrocher et à comprendre tous les enjeux racontés... Le scénario a tendance à tourner en rond autour du caractère ambigu du personnage, et à insister assez péniblement sur certains aspects du récit. Et puis, la sphère familiale et l'angle paternel sont assez mal amenés, bien qu'ils aient plus tard une grande importance dans le récit. Quoi qu'il en soit, "Steve Jobs" est un portrait on ne peut plus efficace et fidèle à la réalité, en témoigne l'excellent casting 4 étoiles, mené admirablement par Michael Fassbender, qu'on a jamais vu aussi impliqué et aussi gracieux : il est Jobs, sans transformation physique ! Un film littéral mais théâtral.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2016
Si l’aura de Steve Jobs est bien évidemment au centre des préoccupations scénaristiques d’Aaron Sorkin et de Walter Isaacson (d'après son livre éponyme), la maestria dont fait preuve Danny Boyle élève le débat bien au-dessus du simple biopic. Un genre que le cinéaste renouvelle en lui conférant une dynamique sans relâche, des apartés qui fusent à la vitesse de la lumière, celle là-même qui ne cesse d’éblouir l’ensemble des comédiens. Michael Fassbender plus captivant que l’original, Kate Winslet excellente dans le rôle de l’assistante- confidente pour ne citer que ce duo éclairant de vérité. Qui rejaillit bien évidemment sur une mise en scène lumineuse qui peut pendant des plombes vous offrir des face à face incroyables, des moments d’une grande intensité, des instants hallucinants et palpitants. Et tout ça, même si vous ne connaissez rien à la révolution numérique, au développement des produits Apple ou des innovations techniques. C’est fascinant, on frôle le chef d’œuvre.
Pour en savoir plus
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2016
Bon complément au film JOBS, il développe le coté plus humain du personnage et non son histoire avec la boite. C'est très bien réalisé et joué. Mais il faut être un peu geek, ou avoir une certaine culture informatique pour bien cerner tout le film
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2016
Le film tient surtout par la plume puissante d'Aaron Sorkin, qui amène ses idées scénaristiques avec brio, mais également à Michael Fassbender, incroyable en Steve Jobs. Le long-métrage est tout sauf un biopic académique mais prend au contraire un concept assez théâtral en créant un huit-clos à trois temps. On ressort tout de même usé par ce qu'on vient de voir. C'est peut-être le problème des gens trop talentueux. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 octobre 2015
Faux biopic autour du mythe Steve Jobs. Une réalisation qui éclabousse le spectateur par son éclat ♥♥♥½

En 1984, le Macintosh est sur le point d’être révélé au grand public.

Quelques pépins techniques enragent son co-créateur Steve Jobs qui n’hésite pas à le faire savoir à ses employés. Sa fidèle directrice marketing tente de gérer le peu de temps qui lui reste avant le dévoilement. Entre son associé et son patron, tout le monde semble vouloir lui parler. Principalement son ancienne amoureuse qui débarque pour lui demander une pension afin de subvenir aux besoins de leur fille que Steve Jobs n’a toujours pas reconnue…..

On l’attendait depuis plusieurs semaines, depuis ces premières images d’un Michael Fassbender incroyable de ressemblance avec le réel Steve Jobs. Et depuis quelques jours, certains critiques dans la presse américaine annonçaient ici et là cette nouvelle réalisation comme le film de l’année, le nouveau Social Network…

En sachant que la précédente adaptation concernant l’ancien leader d’Apple avait été un échec (Jobs avec Ashton Kutcher), le résultat final signé Danny Boyle serait-il finalement à la hauteur ?

A vrai dire, son adaptation kaleidoscope n’est en fait pas véritable biopic, car le récit s’arrête sur trois moments dans la vie du bonhomme, trois moments que l’équipe de production jugea forcement pertinente d’étudier…et qu’elle proposa au génial réalisateur anglais afin qu’il en fasse une représentation forcément subjective !

Dès les premières minutes du long métrage, nous voici en 1984, à quelques secondes d’une présentation, le lancement du premier Mac. Et dès ce début sur les chapeaux de roue, dialogues qui fusent et mise en scène brillante en mettront plein la vue au spectateur. Qu’on ait été fan de l’homme ou son détracteur, qu’on croit en cette version des faits ou non, Steve Jobs met tout le monde d’accord et embarque, sur le même bateau, hommes femmes enfants…. Il va sans dire que les textes signés Aaron Sorkin y sont pour beaucoup tant l’ensemble alterne et dose réalisme et humour avec fluidité.

La suite du film emmène le spectateur vers deux autres moments clés dans la vie de Jobs : Le lancement raté de l’ordinateur NeXT en 1988 et celui du premier iMac en 1998, chaque moment établissant comme un chapitre du film mais aussi dans la carrière du brillant homme d’affaires.

Boyle, considéré comme un véritable artiste depuis le succès mainstream de son Slumdog Millionnaire, s’amuse même avec ses trois chapitres à nous donner trois tonalités bien différentes afin de retranscrire les époques au mieux. Si la première partie de 1984 filmée en 16mm est facilement perceptible, les deux autres sont plus discrètes (1988 étant filmée en 35mm et 1998 en numérique). Outre ce choix artistique, il s’amuse avec sa caméra qui danse, virevolte et s’efface parfois (certes rarement) dans les coulisses des théâtres. Il y a fort à parier que Birdman ait donné quelques idées au réalisateur anglais tant certains moments du film rappellent l’oscarisé de cette année.

Boyle pousse encore plus loin l’arrogance (et donc forcément rejoint la proximité de Birdman) en proposant trois chapitres assez identiques avec les six mêmes personnages, voulant ainsi créer une métaphore personnelle au demeurant assez cruelle.

S’il est incroyable de technicité, le long métrage de Danny Boyle a le mérite de poser des questions intéressantes…comme la possibilité d’attraction vers un homme aux procédures très rigides; le charisme des leaders malgré leur cruauté : « Le roseau plie mais ne rompt pas » disait La Fontaine…Ici Michael Fassbender est tellement incroyable de réalisme dans ses émotions qu’il semble avoir pris des cours pendant des semaines avec Steve Jobs lui-même.

Quelques petits éléments réduisent toutefois le dernier film du réalisateur :

Le problème avec les choix de mise-en-scène (et trois chapitres plutôt similaires) c’est que le film donne l’impression d’être un perpétuel prologue, comme une présentation qui ne viendra jamais avec une musique d’introduction qui avance crescendo et finit par taper légèrement sur les nerfs.

En outre, si les dialogues du film sont incessants (on est à deux doigts de se dire que Boyle a dû être subjugué par Jesse Eisenberg dans Social Network), vient un moment durant le développement de l’intrigue où le cerveau finit par lâcher. Tellement d’informations sont envoyées de manière quasi-systématique qu’il devient difficile de ne pas être relégué dans le fonds. Aussi, plutôt que d’apprécier les dialogues et effets humoristiques comme dans la première partie, le spectateur finit tant bien que mal par essayer de ne pas en perdre une miette pour plus tard.

Alors bien sûr, Michael Fassbender est, comme on l’attendait, formidable et si tout se passe bien, devrait obtenir au minimum une nomination aux Oscars. En outre, le retour sur grand écran de Kate Winslet est relativement jouissif même si elle passe la majeure partie de son temps à donner l’heure; Les deux faisant le film bien entendu. Mais à force de vouloir éblouir le spectateur, Boyle en fait sans doute un peu trop, espérant bien entendu entrer dans la légende ce que le film fera sans doute avec le bénéfice du temps.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 février 2016
C'est assez simple, je ne suis pas du tout rentrée dans ce film. Aaron Sorkin tient pourtant sa promesse avec des dialogues qui fusent, mais peut être un peu trop pour ce sujet qui ne m'a pas du tout captivé. Fassbender est bon, mais son personnage est inintéressant, cliché et prévisible. Je n'ai rien vu dans la mise en scène qui ait pu me capter. Le scénario est totalement inintéressant à mon goût et sa dramatisation en devient ridicule. On apprécie l'interprétation des acteurs, mais je n'ai rien vu d'extraordinaire. Je me suis ennuyée.
a-d-r-i-e-n
a-d-r-i-e-n

13 abonnés 132 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 janvier 2017
Décevant. Première moitié du film bien trop longue et pour le reste le résultat est moyen. Pas un chef d'œuvre de Dany Boyle. Le film "Jobs" avec Ashton Kutcher est mieux réalisée et moins soporifique!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 février 2016
pour avoir lu la bio, connaitre (un peu) le personnage, et vu les 3 autres biopics sortis les années précédentes, ce film là est d'une très mauvaise facture. Il ne montre Jobs qu'avant ses shows, où viennent intervenir les figures emblématiques qui l'ont entouré pendant sa vie. Nul. Image incomplète d'une homme complexe. Nul. De chez nul.
Jonas K
Jonas K

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2016
Ennuie total ! Une grosse partie du fils tourne autour de la relation de Jobs avec sa fille, on s'en fou! Le style et la mise en scène sont si soporifique.. Des dialogues interminables avec quelques flash back qui nous réveillent.
Une étoile simplement pour le jeu d'acteur de Fassbender et Kate Winslate qui est excellent comme toujours.
Je n'ai rien appris sur Steve ni sur l'histoire d'Apple dans ce film.. Passez votre chemin ! La version avec Ashton Kutcher était meilleure pour moi
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 février 2016
Sans doute un des pires films que j'ai pu voir. C'est simple, le film est composé de trois scènes donc il n'y a aucun rythme, que de l'ennui et le supplice d'attendre la fin de la scène en se disant "est ce qu'il va se passer quelque chose d'intéressant ?". Le pire dans tout ça c'est que les trois scènes du film se ressemblent toutes, on n'apprend rien, c'est pitoyable. Ce film est sans doute destiné aux gens qui adulent Steve Jobs et qui doivent donc vénérer tout ce qui touche à lui sinon je ne vois pas en quoi le 3,7/5 des spectateurs est justifié. J'ai perdu 2h de ma vie en voyant cette daube, ne faites pas la même erreur que moi et fuyez !
ketzaldev
ketzaldev

10 abonnés 274 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2016
C'est le deuxieme film sur Steeve Jobs, c'est la deuxieme fois que je reste sur ma faim. On s'attarde sur des choses, mais au final, il manque tout un pan de sa vie passionnant. Magnifiquement bien joué, le storytelling est pourtant a travailler sur ce genre de biopic...
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2017
Danny Boyle est définitivement un génie et, surtout, un des rares metteurs en scène capables de transcender, par sa puissance visuelle et son sens du récit, n’importe quel sujet. Il était, d’ailleurs, le seul nom me venant à l’esprit pour remplacer David Fincher après son départ du projet. Et, au final, son "Steve Jobs" est une petite merveille… et peut-être un de ses meilleurs films, dans une filmo qui compte, pourtant, déjà quelques pépites ("Sunshine", "Slumdog Millionaire" ou "28 jours plus tard", pour ne citer que quelques exemples récents). Il faut, néanmoins, admettre qu’il n’est pas le seul responsable de ce coup d’éclat, qui doit, également, beaucoup, au scénariste Aaron Sorkin (à qui on doit déjà l’excellent "The Social Network", auquel on pense énormément pendant ici). C’est lui qui a accouché de l’idée de génie qui change tout : évoquer la vie de Steve Jobs sous l’angle d’une tragédie shakespearienne en trois actes (soit la plus-value qui manquait au "Jobs" avec Ashton Kutsher). Ce parti-pris permet de resserrer l’histoire et, ainsi, de faire l’économie du classicisme propre à tout biopic en se permettant, au passage, de supprimer tout ce qui aurait pu parasiter le propos pour, au contraire, se concentrer sur l’essentiel. "Steve Jobs" se limite, ainsi, à une poignée de personnages qui reviennent lors de chacun de ses trois moments clés, à savoir trois présentations de lancement de produits. Si cette façon de faire tord un peu le cou à la réalité historique (certains événements évoqués ne se sont pas forcément déroulés lors des minutes qui précédent la présentation), elle n’en demeure pas moins génialement habile puisqu'elle permet de s’attacher aux personnages (formidablement denses) et, surtout, de faire de chaque seconds rôles le révélateur d’une facette de la personnalité ô combien complexe du créateur d’Apple. Son assistante Joanna (Kate Winslet, impeccable) est, ainsi, sa bonne conscience spoiler: qui tente de le rendre plus humain
, son pote Steve Wozniak (Seth Rogen, bien plus fin qu’à son habitude) est le fantôme de son passé spoiler: dont il tente de minorer l’existence au profit de sa propre légende
, John Sculley (Jeff Daniels) est le spoiler: père spirituel qu’il veut tuer
, son ex Chrissan (Katherine Waterston) est spoiler: son erreur de jeunesse qu’il refuse d’assumer
… Quant à sa fille Lisa, elle est le véritable fil conducteur du film à qui elle offre son point fort le plus inattendu. La relation entretenue entre Jobs et cette fille spoiler: qu’il ne voulait pas reconnaître
aurait, en effet, dû être le boulet de l’histoire et s’avère, au contraire, son catalyseur et la cause des moments les plus bouleversants du film spoiler: (le "je veux vivre avec toi" chuchoté par la petite fille lors d’une étreinte inattendue m’a tiré les larmes)
. On ne s’étonnera, d’ailleurs, pas vraiment que le personnage de Steve Jobs soit relativement peu épargné spoiler: (malgré un final peut-être un peu trop enjolivée, mais qui fait un bien fou)
. Plus que son perfectionnisme, sa mégalomanie et son intransigeance, c’est surtout son grand vide intérieur spoiler: (imputé à son adoption)
qu’on ressent à chaque seconde du film. La façon dont il tente de compenser ce vide par un refus de tout sentimentalisme, couplé par des gestes souvent maladroits et disproportionnés, achève de faire de Jobs un passionnant personnage de cinéma. La prestation de Michael Fassbender vient parachever le chef d’œuvre, tout comme les dialogues, qui sont d’une précision machiavélique. Sorkin a, d’ailleurs, d’ailleurs su trouver un équilibre parfait entre puissance dramatique, charabia informatique, clins d’œil fun pour les geeks, anecdotes incroyables spoiler: (voir, notamment, l’histoire du père de Jobs)
et punchlines bien senties (voire franchement drôles). Danny Boyle n’avait plus qu’à mettre son génie visuel au service de ce script fantastique... et c’est peu dire qu’il a parfaitement accompli sa tâche. Rythme parfait qui ne laisse pas une seule seconde de répit au spectateur, montage impressionnant, utilisation payante des flashbacks, rupture de ton, BO accentuant les effets… j’ai beau cherché, je n’ai pas trouvé de défauts à la réalisation ! On peut, du reste, mesurer la réussite du film au seul fait qu’il soit parvenu à évoquer la vie de Steve Jobs sans évoquer l’iPhone, qui restera, pourtant, comme son produit le plus culte ! "Steve Jobs" est, donc, une petite merveille injustement boudé lors de sa sortie et qu’il faut découvrir à tout prix !
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Des dialogues finement ciselés débités à un rythme infernal et un Michael Fassbender époustouflant dans le rôle titre. Le film est tourné comme un concert de rock : une énergie folle, aucun temps mort... Mais un non initié peut se perdre un peu dans le jargon informatique et quelques flashbacks imbriqués dans le présent et dont on ne saisit pas forcément la portée.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2017
Je n’ai, à vrai dire, jamais bien compris l’hystérie de rockstar proche du culte religieux qui entourait Steve Jobs, pour être totalement franc le personnage ne m’a jamais inspiré beaucoup de sympathie. Pourtant il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour lui nier ses qualités de visionnaire et l’impact qu’il a eu sur la montée en puissance des technologies numériques telles que nous la connaissons. Deux ans avant ce biopic de Danny Boyle, un film lui avait été consacré qui n’avait pas, il faut le dire, soulevé l’enthousiasme, ni emballé les critiques. Ce deuxième long-métrage sur le fondateur d’Apple s’avère sans conteste beaucoup plus abouti, notamment grâce une dramaturgie d’architecture originale. Plutôt que de dérouler la vie de ce dernier depuis les premiers temps dans le garage où l’entreprise a commencé, le film se scinde en trois actes majeurs correspondants aux trois lancements de projets qui ont, en quelque sorte, forgés la légende du Jobs : le Macintosh (1984), le NEXTCube (1988) et l’iMac (1998). On retrouve Jobs dans les heures qui précèdent chacun de ces lancements et au travers de ses rencontres et conversations avec ses équipes, ses amis, cette fille qu’il ne veut pas reconnaître et surtout avec celle qui semble sa meilleure (et peut-être seule) amie Joanna Hoffman, on apprend à comprendre qui est l’homme et quels sont ces problèmes. Et force est de constater que même s’il s’améliore en prenant de l’âge (et probablement en digérant ses échecs), Steve Jobs n’a jamais été un être humain très sympathique pour ne pas dire qu’il était franchement détestable. Côté interprétation, celle de Michael Fassbender est très aboutie et elle relègue encore plus celle d’Ashton Kutcher aux oubliettes, aidé il est vrai par un scénario plus solide et plus original.L’autre point positif est l’interprétation de Kate Winstlet qui se glisse avec brio dans la peau de cette femme qui fait office de tampon entre Jobs et ces travers et qui est peut-être la seule à lui dire ses quatre vérités. Un long-métrage qui vaut le coup pour l’exploration approfondie de la psychologie de Jobs, plutôt qu’une approche factuelle linéaire, et dont la mécanique dramaturgique donne une nervosité qui rend le film prenant et ce d’autant plus que ses interprètes sont au diapason. À ne surtout pas manquer.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2016
Aaron Sorkin (« The Social Network ») au scénario, Danny Boyle (“Trainspotting”) derrière la caméra, duo gagnant pour un faux biopic aux allures drama. Erase le précédent « Jobs » avec Ashton Kucher, livide et opaque en mode binaire. Place à une plus grande prise de risques avec une proposition d’opéra en 3 actes, 3 phases majeures non pas d’Apple mais dans la vie de Steve Jobs puisque c’est bien de lui dont il s’agit. Initialement dans les mains de David Fincher, écrit comme tel « Steve Jobs » s’avère finalement presque dans l’écrin idéal aux mains de Danny Boyle. Comme à son habitude, jouant des formes et du rythme, tout ici semble refléter la vie du pape de la pomme croquée. Hauts, bas, folie, doutes, réussite, génie. (...) Nous sommes pourtant souvent proche du théâtre filmé, pas loin de 3 huis clos mais le film respire pleinement par la dynamique de dialogues brillants (Sorkin en est un des maîtres) et le jeu impérial d’un Michael Fassbender habité par son personnage du premier au dernier plan (sans DiCaprio aux Oscar cette année, on aurait parié un IMac sur lui).
Tout va vite, très vite mais jamais trop, une multitude d’informations sont délivrées au spectateur s’en pour autant s’adresser au puriste de la marque. On suit le parcours d’un homme, de ses doutes intérieurs et de son immense génie, malin penseur, plus que créateur, et reste dubitatif non pas devant une leçon de cinéma mais dans la démonstration de packager très bien un produit à vendre. Danny Boyle s’en sort donc haut la main et filme son sujet comme ce dernier vend des ordinateurs, avec malice et propos de servir son fond par une jolie forme (montage au cordeau, flashbacks aux airs de twists de série).
Il faut pour cela passer outre l’attente d’un biopic classique et découvrir un film certes très bavard mais surprenant autant dans la prise de risque que la démonstration que cela impose. Steve Jobs n’en ressort pas totalement propre, bien au contraire et c’est cette demi franchise qui procure également au film une certain candeur, on sort enfin des sentiers battus pour le genre. Le choix des parenthèses historiques et résumées par les « news » télévisées s’avèrent parfait pour ne pas charger un récit aux dialogues aiguisées et sans pause. Sous les traits de Michael Fassbender, personne ne semble pouvoir mieux interpréter le portrait d’un homme ambigu, cruel, presque autocrate, en tout cas un personnage captivant autant pour ce qu’il a créé que par sa personnalité. Tout l’enjeu était là, et le pari réussi. Kate Winslet n’est pas en reste dans un casting de grande classe dans son ensemble.
D’abord déroutant par son aspect bavard, « Steve Jobs » s’avère comme son sujet, fascinant.
Et finalement sous le col roulé et le jean bleuté se cache une sorte de gourou aux allures, allez on ose, presque shakespeariennes. De la touche entrée sans passer par escape.
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