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Eva G
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4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Très beau film où l'on découvre en images des mœurs différents des pays européens : la condition de la femme, la religion, la culture et l'image du garçon comme enfant roi... Ce film met aussi en avant une relation mère/fille alors très émotive.
C'est un magnifique hymne à la liberté que nous dévoile ici Haifaa Al Mansour. En suivant, la petite Wadjda, intrépide et maligne, la réalisatrice ouvre une nouvelle fenêtre sur le monde et apporte un vent de fraicheur au cinéma. C'est un joli coup de cœur et une total découverte de l'univers des femmes saoudiennes. À voir, absolument!
Réalisé par Haifaa Al-Mansour présentée par les médias comme la première réalisatrice Saoudienne (ce qu'un petit tour sur sa fiche Wikipédia vient largement relativiser, cette dernière étant en fait autant Saoudienne que Gad Elmaleh est Marocain!) Wadjda est un énième film supposé dénoncer la dure condition des femmes Musulmanes!
Mais attention! Pas n'importe lesquelles hein! Pas la voilée du Bled analphabète version la source des femmes, non! Mais bel et bien celle de l'obscure monarchie Saoudienne si dure à exposer au grand jour, patrie de la plus radicale, la plus dure, la plus rétrograde vision de l'islam traditionaliste, les affreux wahhabites- salafistes islamistes djihadistes pétro dollaristes intégristes!
Wadjda donc, ou l'histoire d'une petite fille pas comme les autres rêvant à son beau vélo que la morale locale lui interdit d'avoir mais dont la détermination lui incombe de ne pas se résigner, quitte à enfreindre les règles sacrées... Outre le pitch ultra cliché de départ (toujours la même chose, une problématique ultra simple censée révéler des us et coutumes archaïques) le film comme toute bonne propagande plaide hélas bien plus contre lui que contre les éléments qu'il prétend dénoncer, pour peu que le spectateur un tant soit peu averti ne soit pas dupe de la supercherie que quelques cliques sur internet, un peu de bon sens et d'objectivité permettront de mettre à jour.
Car il est bien beau de croire que la seule vision de la "Femme" qui vaille soit celle de la consommatrice bobo occidentale asservie au diktats de la mode version "Pouffe actuelle" (modèle déjà largement difficile d'accès pour celles dont le porte monnaie est en souffrance) mais outre le fait de présenter une société à la morale hypocrite (spoiler: le voleur de la directrice d'école ) à grand renfort de poncifs éculés (la petite Salma mariée à 12 ans!), il ne faut pas sortir de la "cuisine à Jupiter" pour réaliser que c'est la démarche de Haifaa Al-Mansour qui n'est pas aussi sincère qu'elle le prétend puisque malgré la pseudo clandestinité du tournage, cette dernière a pu non seulement filmer en pleine capitale Saoudienne, mais mieux encore, disposer d'un casting local relativisant par là même le caractère ultra rigoriste du Royaume où, visiblement, le Wahhabisme est loin d'être la norme si l'on en juge par les accoutrements et les attitudes des uns et des autres (l'hôpital, le centre commercial) ou comment entretenir sournoisement l'idée d'obscurantisme pour mieux dissimuler sa malhonnêteté intellectuelle.
Et pour peu qu'on considère le fait que la réalisatrice soit femme de diplomate Américain, impossible de ne pas voir l'influence discrète mais réelle d'intérêts politiques bien sentis (les bus scolaires typiquement yankees!), n'ayant en réalité que faire de la condition des Musulmanes ou Musulmans (Birmanie, Centre Afrique...) à moins qu'ils ne soient attachés à des ressources pétrolifères propres à générer des fortunes tout en justifiant une présence militaire dans la région (pas mal aussi le bras d'honneur symbolique à la cause Palestinienne!
Pour le reste, si dénoncer la tradition qui empêche à une petite fille de faire du vélo (ce qui est forcément objectivement faux puisque l'actrice FAIT du vélo pour les besoins du tournage et dans la vraie vie comme elle le dit dans une interview!) mais pas à un homme de jouer à la console au moment du repas comme n'importe lequel des beaufs bien de chez nous (du pur salafisme en somme!) est supposé être la clé du message délivré par Haifaa Al-Mansour, j'imagine qu'avec la pression U.S. et la propagande non stop de nos médias, dans quelques années, il sera aussi possible pour les Saoudiennes de se prendre des amants, d'aller faire les pétasses en bandes et de sombrer dans les mêmes délires existentielles générés par ces aberrations sociétales propres à engendrer des traitements télévisuels à la Devious maid, Sex and the city ou encore LWorld!
Un film saoudien réalisé par une réalisatrice saoudienne avec des acteurs tous saoudiens sur le territoire même de l'Arabie Saoudite, c'est en tout point un film historique ! Il est au-delà de cet aspect une plongée dans une société saoudienne qui reste globalement très méconnue dans les pays occidentaux et qui bénéficie en plus de la vision de ceux et celles qui vivent cette réalité et non d'un point de vue étranger. La réalisatrice met en scène une jeune fille : Wadjda, 12ans, qui rebelle se met en tête de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah ; or au pays du Prophète les filles ne font pas de vélo... Par le biais de ce personnage très attachant et de son aventure, Haifaa Al Mansour tresse le portrait de son pays où le conservatisme de la société, muselée par une religion omniprésente, enserre les individus dans un carcan qui les étouffe. La réalisatrice bien qu'elle use du point de vue des femmes n'est pas pour autant tendre avec elles, elle n'hésite pas à montrer qu'elles peuvent être tout aussi réactionnaires que les hommes (en témoigne la réaction outrée de la mère de Wadjda quand elle voit son amie Leïla travailler à visage découvert au milieu d'hommes) et elle montre également le poids des traditions qui pèse sur les hommes qui se retrouvent obliger à prendre, par exemple, une nouvelle épouse si la première se retrouve incapable de leur donner un fils, quand bien même ils n'auraient ni les moyens ni l'envie de prendre en charge une nouvelle famille. À la fois conte charmant sur une petite fille qui veut un vélo et radiographie de la société saoudienne "Wadjda" est un long-métrage rare qui mérite amplement que l'on s'y intéresse, ne serait-ce que pour encourager une réalisatrice très courageuse et d'autre vocation du même type au pays des lieux saints de l'islam.
ok avec la critique la plus négative la plus utile: documentaire ennuyeux cautionnant ( ?) mystère! un système politique absurde et totalitaire au delà de tout ce que l'on peut imaginer dont les femmes semblent complices au premier degré et dont la seule revendication serait de pouvoir faire du vélo , figurer sur l'arbre généalogique ou travailler à visage découvert à l' hôpital ..Peut -être et c'est ce que j'espère en effet cela pourrait vouloir dire que pour pouvoir faire un film qui dénoncerait l'horreur de la condition féminine la réalisatrice ne pouvait pas aller au delà .
Premier film saoudien à naitre qui en profite pour exposer la condition de la femme dans un pays qui la prive totalement de liberté, tout ça via l'histoire d'une petite fille pleine de vie à l'esprit libéré. La réussite du film tient au talent de la réalisatrice qui avec justesse et délicatesse nous dresse un portrait clair et limpide des mœurs de son pays, le tout sans aucune provocation.
Trois étoiles pour le principe, premier film saoudien! ça se fête ! je dirais que c'est encourageant pour l'avenir même si l'intrigue n'est pas au premier plan. J'aurais peut-être préféré une découverte culturelle plus proche de la réalité car pour le peu que j'en sais, ce film a l'air bourré de clichés et de fantasmes.
Wajda est une merveille d'intelligence : pas de tragédie , d'effets , de frimes . Un quotidien autre , rassurant par son humanité et par la force libératoire de la transgression , extrêmement inquiétant par ce qu'il montre d'étouffant et d'hypocrite dans ce régime totalitaire .
Magnifique moment de cinéma. Les comédiennes sont attachantes, l'histoire instructive et éclairante sur le quotidien des saoudiennes, et la réalisatrice a le don de raconter. Bravo et merci. C'est exactement cela que je cherche au cinéma.
Simple et Touchant! Interprétation très touchante en effet de la petite héroïne qui vous prend dès le début. L'histoire est on ne peut plus simple mais cela m'aura permis de découvrir un peu plus les conditions de vie de ce pays qui reste très pudique et protectionniste. La religion et ses "obligations" y sont traitées objectivement: la réalisatrice ne fait pas l'éloge de l'Islam et ne diabolise pas non plus et cela se ressent. On suit alors le film sans à priori, on prend et on se fait son idée tout seul. Un film que je conseillerai à tout le monde.
Film magnifique parce qu'original, surtout venant d'Arabie Saoudite. C'est un peu la vie de tous les jours de ces habitants d'Arabie Saoudite qui, brusquement, se révèle à notre regard ébahi d'Occidentaux. Une révélation!
Un premier long-métrage par Haifaa Al-Mansour que je trouve réussi et innovant. Forcément, c'est le premier film réalisé par une femme saoudienne, mais aussi en raison des sujets traités : condition de la femme en Arabie Saoudite, religion, société saoudienne, relations hommes-femmes, rêves d'enfants, ... j'y ai découvert un pays, des coutumes, des difficultés à se créer une identité propre et revendiquée... Le vélo est ici le symbole de la liberté pour Wadjda, auquel elle tient plus que tout. Ce film montre le cheminement d'une jeune fille à l'aube de l'adolescence, bien décidée à se battre pour obtenir ce qu'elle souhaite dans un environnement où tout l'en empêche. On a hâte de voir ce que va devenir Waad, ainsi que les prochains films d'Haifaa Al-Mansour, et je ne cache pas que le destin de Wadjda m'intrigue également !
Réalisée par une femme, un film sublime et percutant qui aborde courageusement le thème difficile de la condition féminine en Arabie Saoudite grâce à un récit simple mais riche. Une petite merveille interprétée par une jeune actrice pétillante.
À peu de choses près, c'est le même point de départ que le premier Tim Burton (Pee Wee), sauf qu'on est pas aux States! On est plutôt dans ce genre de pays (l'Arabie Saoudite pour ne pas le nommer) où la plupart des mariages sont arrangés, où les femmes (je met deux points parce que la liste est longue) : n'ont pas le droit de conduire - et c'est valable pour les vélos aussi - ni de sortir découvertes, ni de manger avec les hommes (à qui elles n'ont pas le droit de parler dans la rue) ni de mettre de trucs moulants spoiler: (Et merde! diront les optimistes déçu comme moi) . Et aussi con que ça puisse paraître la polygamie est autorisée...
Même si le film se déroule dans cet environnement hyper réac', on étouffe pas une seconde. Sans avoir l'humour qui faisait le sel de Pee Wee (hésitez pas à demander si vous voulez que j'arrête de comparer des films qui ont rien à voir entre eux), c'est assez léger dans la façon de traiter le sujet, ce qui m'a pour le coup rappelé Persepolis. Vous me direz c'est normal, du point de vue d'une gamine.
Évidemment le vélo, qui représente le Saint Graal, n'est qu'un prétexte pour dénoncer les incalculables injustices en Arabie Saoudite et particulièrement en ce qui concerne les femmes, les vrais héroïnes du film. Elles subissent sans arrêt le système, et on est gêné pour elles, comme lorsque la mère de Wadja doit se trouver un nouveau chauffeur, ou qu'une élève de genre 10 ans montre des photos de son mari deux fois plus vieux qu'elle.
En bref, c'est un film court mais pas dépourvu d'ampleur, qui fait partie de cette catégorie rare des films "clandestins" qui ont réussi à passer la frontière (qui arrête une mouche en plein vol, vous comprenez, elle portait pas de voile). En lieu et place d'un plaidoyer chiant sur les droits des femmes (et c'est fondamental, rien de misogyne là-dedans je tiens à le dire) j'y ai vu un récit initiatique beau, porté un vent de liberté plus fort que toutes les lois conservatrices possibles. Peace.
Haifaa Al-Mansour réussit un double exploit. Celui d'être la première femme arabe à tourner un film,et la première tout court à pouvoir filmer en Arabie Saoudite. "Wadjda" est un conte rafraîchissant et éloquent sur l'émancipation extrêmement compliquée des femmes du Golfe Persique. On y découvre une manière de vivre qui nous ramène en arrière,même s'il n'est pas question de juger étant donné les différences religieuses et culturelles de chaque pays. L'idée suprême,c'est de suivre l'histoire à travers les yeux d'une gamine de 12 ans,qui n'a aucune intention de rentrer dans le rang,voulant obtenir une bicyclette et échapper au port du voile. La banlieue de Riyad,vaste,désertique et faussement apathique est un cadre étonnant pour comprendre les rouages sociaux et les codes rigides de ce pays. Si la mise en scène est appliquée sans être transcendante,le discours atteint une puissance émotionnelle et réflexive peu commune dans le cinéma actuel. À découvrir impérativement.