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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 décembre 2013
Un joli conte, une ode à la liberté très touchante et poétique. L'actrice principale se débrouille fort bien. Je crois que c'est un très bon choix pour commencer si l'on souhaite se lancer à la découverte de "cinémas d'ailleurs".
Le film "Wadja " relate l'histoire d'une jeune fille saoudienne Wadja, pleine de vie et rêveuse, qui porte des baskets et écoute du rock malgré le milieu culturel très strict . Cette jeune fille n'a qu'un rêve : acheter un vélo, pourtant réservé aux garçons ! Un véritable choc culturel pour moi ! Poignant ! Belle reflexion sur les jeunes attirés par les marques, la musique et confrontés aux règles strictes de l'univers musulman ! Peu de dialogues mais beaucoup de sens dans ces dialogues ! A voir absolument ! Très bon film !
Il ne fait pas bon être femme en Arabie Saoudite, et ce film le démontre de façon magistrale. Le scénario est simple, mais efficace, les deux actrices principales sont très émouvantes, et il n'y a pas de "happy end"... Bref un très bon film.
Un film qui nous fait découvrir par l'intérieur, la vie des femmes saoudiennes. Il y a une certaine forme de rébellion dans le cinéma d'Haifaa Al Mansour. Les normes sociales et religieuses qui nous sont montrées là peuvent sembler insupportable pour nous, occidentaux à la culture chrétienne. On est en Arabie Saoudite, où le pouvoir de l'Etat a sa raison d'être à travers les fondements de la religion musulmane. C'est vraiment un autre monde qu'on découvre par Wadjda. Par le petit bout de la lorgnette, on suit cette gamine effrontée, qui vit sa vie de petite fille hors des conventions sociales et des règles rigides imposées aux femmes de son pays. Elle nous fait respirer de cette manière, et le film devient heureux à travers son monde. Un bonheur à partager.
Parfait ! Un vrai grand beau moment de cinéma. De belles images, une belle histoire, bien racontée, des personnages intéressants et bien joués. Je n'ai rien à redire, ce qui est rare !
Le premier film à être tourné entièrement en Arabie Saoudite et par une femme !! Les bonnes nouvelles, c'est qu'il est aussi un film intéressant à regarder, avec des performances d'engagement, en particulier de la jeune actrice . Un film relativement léger, mais qui prendra soin de respecter la façon dont les Saoudiens vivent, une nécessité Il raconte l'histoire d'une jeune fille rebelle qui veut désespérément posséder un vélo. Il est doux, drôle. La représentation de Wadjda par la jeune actrice est remarquablement bonne. Quasi documentaire dans son réalisme. Le directeur fait un travail fantastique pour se déplacer le long de l'histoire en même temps montrant la discrimination / conditions que les femmes sont forcées d'endurer dans une culture conviviale pas très féminin. La représentation est en ai faite n est pas trop aigu, une clé pour faire le film . L'histoire est l'histoire, pas de rôle pour les femmes dans la société islamique. Cette dernière est une toile de fond et un sous terrain de sa propre destinée . 3.5/5
j'ai bien aimé ce film saoudien racontant l'histoire de wadjda, fillette de 12 ans vivant avec sa mère, dans ce monde conservateur ou les femmes vivent sous le poids des traditions wadjda essaye de faire bouger cela tout naturellement en passant pas sa tenue moderne, ses goûts musicaux et son caractère un peu rebel joli film
Quand on est amateur de films d'ailleurs, la tentation de découvrir le cinéma saoudien est tentante car assez rare. J'adore le cinéma iranien, israélien... Wadjda, joliment porté par sa jeune héroïne dénonce assez bien la société patriarcale du pays, sans appui, et délivre tout au long du film ses messages, polygamie, rôle négligeable des femmes, absurdité et manque total de liberté des femmes... La force est de l'avoir fait passer à travers le prisme d'une jeune fille émancipée dont les baskets très présents dans le film symbolisent une société en mutation, et qui ne rêve que d'un simple vélo, réservé aux garçons.... Mais l'ensemble reste un peu lisse à mon goût.
À la fin des années 1940, un nouveau mouvement cinématographique voit le jour en Italie. Il a pour but d'être aux plus proches des hommes et de la vie réelle. Il se nomme le néoréalisme, et Wadjda, le premier film saoudien réalisée par une femme, s'en inspire clairement. On suit dans cette oeuvre historique une petite fille rebelle voulant un vélo à tout prix (rappelant de loin l'excellent Voleur de bicyclette de De Sica, réalisé en 1948).
Dans la banlieue de Riyad, capitale de l'Arabie Saoudite, le désert semble dominer le paysage. La vie de Wadjda ressemble à celles de beaucoup de filles de son pays, partagée entre l'école et la maison. La réalisatrice a choisit de filmer le quotidien de cette enfant par de nombreux aspects documentaires (décors réels, scènes du quotidien, personnages véridiques). Ce sont sûrement ces partis pris qui rendront le récit creux au départ, auquel il faudra s'habituer.
Wadjda n'est pas juste une gamine qui veut une bicyclette. Elle représente la liberté que toutes les femmes veulent, avec cette innocence caractérisant si bien l'enfance. Elle se servira de la religion à ses propres fins en renvoyant l'islam à ses propres paradoxes. Elle et son copain symbolisent la nouvelle génération, et l'on voit en eux la métaphore d'un nouvel espoir, libéré du poids des traditions et de la religion.
Wadjda est un film purement féministe, qui dénonce les inégalités de son pays comme l'a fait récemment Les femmes du bus 678. L'image du professeur notamment, évoque sûrement l'hypocrisie générale qui s'est installée dans ce pays, où le proverbe « fais ce que je dis, pas ce que je fais » n'a jamais pris aussi bien son sens.
Avec de très bonnes actrices (autant la fille que la mère) et certaines scènes poignantes, Wadjda fait partie de ces oeuvres rares qui montrent le chemin et ouvrent les esprits. C'est un film nécessaire plus qu'artistique. Une oeuvre historique plus qu'esthétique.
De nos jours, à Riyad, Wajdja, 12 ans, moderne, dégourdie et indépendante, dénote au milieu des jeunes filles de son âge. Elle rêve de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah. Mais, en Arabie Saoudite, une jeune fille comme il faut ne fait pas de vélo.
Cette histoire simple permet à Haifaa al Mansour de montrer le quotidien des familles d'Arabie Saoudite. Un pays mené par des traditions archaïques et séduit par un modernisme de plus en plus présent. Si les femmes sont les premières victimes de ces traditions, les hommes n'en subissent pas moins cette pression mais ni elles, ni eux, ne semblent prêts à se lever pour s'en détacher totalement. Le récit d' Haifaa al Mansour est fluide, distrayant et édifiant. Un beau film.
N'étant pas dans la peau d'un musulman, je ne peux mettre la note maximum, car il ne fait aucun doute que l'on s' adresse à un très large public. La condition féminine (pour rester politiquement correcte) est tirée très en douceur vers le haut. On abandonne volontiers nos convictions à ces enfants sans tabous. Excellent!!!
Il faut aller voir ce premier film Saoudien réalisé par une femme pour découvrir à travers le rêve et l'obstination d'une fille d'une douzaine d'années à posséder une bicyclette, plus que la condition féminine actuelle dans cette Emirat mais plutôt se souvenir de là d'où l'on vient car il n'y a pas si longtemps c'est dans la douce France que les mêmes entraves à liberté de vivre sévissaient avec autant de puissance.