J’ai trouvé ce film certes drôle mais dans la justesse concernant le vécu et le ressenti des personnages. En bref, j’ai reconnu ma vie de MILF . Agréable moment !
J'ai trouvé "MILF" émouvant, humain, parfois drôle, même si les scènes comiques ne sont pas toujours bien dosées.
Malgré quelques passages un peu osés, et malgré ce qu'affirment certains commentaires, on ne sombre pas dans la vugarité.
Certains problèmes sociaux sont abordé parfois avec candeur, par moment avec un brin de cynisme tels que la dépression liée au décès d'un conjoint, la souffrance liée au désir de parentalité, les attentes diverses et variées d'un couple nouvellement formé et et bien sûr la viabilité d'un relation d'un couple qui présente une différence d'âge significative.
Au niveau du rythm Axelle Laffont réalise un sans faute : pas une seule longueur. Les événement s'imbriquent naturellement les un dans les autre pour former une chronologie cohérente.
Excellente surprise ! Bon, je me demande si les moins de 30 ans trouveront ce film regardable tant il fait penser à l'après libération sexuelle avec son lot de films des années 1970 (surtout) et 1980 qui partent un peu dans tous les sens, genre "Comment réussir quand on est con et pleurnichard" ou "On aura tout vu" pouvant être considérés comme des chefs-d'oeuvres mais au contenu tellement osé par moments qu'il faut peut-être avoir connu à la fois Michel Polac et Stéphane Collaro pour ne pas être choqué ! Ici c'est quand même différent car, mine de rien, il y a du fond dans cette histoire. Certes, esthétiquement - et verbalement - le ton est souvent trash et sex, mais tout est très bien amené, soit par effet de surprise (rien que la première scène donne le ton en la matière), soit par un esprit finalement jamais vulgaire, on est souvent sur le fil et ça, franchement, il fallait le faire. Bref, un vrai bon film que j'ai toujours voulu voir par curiosité mais sans vraiment vouloir le voir par certitude d'être déçu (la faute à l'affiche faisant penser à une bête teenage-comedy américaine ?). Je me suis trompé, avec un tel sujet faire un tel film, bravo !
Un très grand film ! Un chef d'oeuvre éblouissant et bien mené, dont les acteurs au jeu subtile et juste sont tout simplement formidables. Les performances émouvantes de Coco le pélican, de Roger le jet ski et de Figurant Boite de Nuit n°7 sont véritablement les points forts du film. Comment parler de MILF sans évoquer son étoile montante, l'acteur du jeune Kevin, qui crève l'écran. La scénographie inoubliable est pleine de références subtiles aux plus grands (comment ne pas remarquer l'hommage à Scorsese qu'est la scène de la course à cheval) et de plans jubilatoires bien tournés qui sont de véritables gourmandises pour les yeux. Les dialogues poétiques et bien écrits sont à la hauteur de l'interprétation sublime des actrices principales aux arguments indéniables. Un incontournable du cinéma français digne de se hisser au niveau des plus grands (La Haine, Intouchables, Pierrot le Fou ou encore Les 400 Coups ) Foncez !
Encore un film auquel l'accroche ne rend pas grâce. Lu au premier degré, son pitch pourrait laisser croire à la simple escapade de vacances d'un groupe de femmes mûres dévergondées chassant le jeune mâle. Autrement dit à un simple divertissement dans l'air du temps, encore qu'arrivant tardivement depuis la notoriété du terme acquise grâce à American Pie. Il est question d'un peu plus que d'amourettes de vacances dans ce film de et avec Axelle Laffont, on y évoque pêle-mêle l'appartenance à une terre, la nostalgie castratrice, les perceptions de société divergentes homme-femme, une certaine perte de convivialité passée la trentaine tout en pointant les limites de la jeunesse. De prime abord, l'homme d'âge mûr est décrit comme égoïste, matérialiste, hautain de part une certaine assurance face aux épreuves de la vie, soit tout l'inverse de la fraîcheur des jeunes moniteurs/plagistes avec qui s'acoquinent les héroïnes. Leur fragilité se conjugue avec des accents de vérité, excluant par conséquent les promesses de lendemains fastueux pour privilégier l'intensité du moment présent. En l'espace d'une heure et demi, les six personnages principaux sont suffisamment construits pour dépasser la fonction basique assignée par le scénario. Les procédés de séduction diffèrent, les degrés d'engagement aussi, rendant le tout naturel et crédible. On rit beaucoup, parfois de manière grasse (insistance sur la nudité et les beaux fessiers) mais jamais aux dépens des protagonistes, dépeints avec sensibilité et affection. Le final évite toute moralité ou idéalisme, laissant chacune des trois relations à des stades différents pour ne pas rationaliser des attirances ne méritant pas plus ample décorticage.
C'est éhonté du film si cela se nomme tel qu'il est avec des incohérences sans aucun intérêt met du pathos à tire-larigot et de ces scènes qui passent à l'une l'autre sans vraiment comprendre le script et le scénario où se base l'histoire de ne jamais comprendre l'issue et avoir l'idée de l'ensemble donc un anévrysme total recall pour bête et surtout abêtir le genre autant aller dans un EHPAD et là on rigole la situation cocasse.
Milf essaie de surfer sur la vague des trentenaires qui veulent se sentir jeunes. Malgré la présence de Virginie Ledoyen, bonne actrice au demeurant, le film n'est pas réussi. Le scénario est peu réaliste et l'alchimie entre les acteurs est quasi inexistante. Lent, superciel, sans magie, on s'ennuie assez vite en espérant que ça va vite se terminer.
Ça commence mal au niveau du jeu d'acteur. Les dialogues sont pathétiques. Les affrontements entre femmes de générations différentes sont ridicules. Les caricatures des femmes dans la quarantaine super gaulées et assoiffées de chair fraîche face à des hommes dans la vingtaine qui font l'amour comme dans des pornos, manquent cruellement de nuance. On se demande ce que Virginie Ledoyen est venue faire dans cette histoire. Même la musique ne fonctionne pas ! Pourtant avec un titre pareil, il y avait de quoi faire une bonne comédie. Il faut l'avouer, c'est un échec. J'ai résisté à passer à autre chose au bout de vingt minutes, pensant que les personnages étaient arrivés au fond et allaient évoluer. Erreur, ils poursuivent dans leur médiocrité. À éviter absolument.
Viens d'arriver sur Netflix... à fuir ! Rien ne tient dans ce (télé)film de mauvaise qualité. Un condensé de clichés sur la sexualité et l'âge des femmes, sur les hommes quadras qui passent pour des lourdingues et les jeunes qui ne pensent qu'au cul...
Pas fou dans sa mise en chantier, les dialogues et les scènes ne décollent jamais, juste la follie de ce trio qui se lâche. Mais MILF opère un virage dans sa dernière demi-heure, déjà avec une douce mélancolie sur une situation familiale qui les rattrape et surtout par ce qu'on s'attache finalement aux personnages, autant féminins que masculins, malgré tout la bêtise de la situation.
Cette comédie légère (très légère) réalisée par Axelle Laffont nous montre de jolis décors de vacances sur la cote Méditerranéenne. Des annectotes amusantes (avec le pélican), et quelques scènes attractives ne relèvent malheureusement pas un scénario manquant cruellement de profondeur, de charme et d'humour.
Encore un film qui part d'une bonne idée. Toutes les références au porno (biffle, squirt, positions...) sont très bien vues, à croire qu' Axelle Laffont surfe sur ses sites mais pour le reste elle n'a pas été au bout des choses. Et les 3 acteurs garçons sont plutôt insipides surtout face à 3 actrices confirmées. Dommage.
Le film est marrant, sur ce point là c'est réussi. Le propos en revanche laisse un peu à désirer. En gros sortir avec un jeune c'est exactement pareil qu'avec quelqu'un du même âge, c'est juste le regard de la société qu'il faut assumer quand on est une femme. Mais en vrai c'est naturel! spoiler: une fille de 12 ans demande avec bienveillance au jeune de 21 ans s'il a dormi dans la chambre de l'amie de sa mère quadra. C'est un peu prendre ses désirs pour la réalité . De même on ne comprend pas pourquoi ces jeunes sont attirés par des femmes plus âgées si ce n'est parce qu'elles sont "bonnes".
On aimerait se réjouir d’une comédie sentimentale où la nudité occupe ainsi le devant de la scène, où les corps cessent d’être des images interdites pour revendiquer un érotisme qui ne saurait se cantonner à la sensualité. Malheureusement pour MILF, c’est en mettant à nu ses comédiens que le film exhibe sans le vouloir sa profonde vacuité, soit un enchaînement de scènes obscènes dont ne ressortent ni la peinture d’un âge ni celle d’une saison (l’été, en l’occurrence). Non, ce qui prime ici, c’est la grossièreté d’une écriture qui aimerait saisir, parmi les égarements métaphysiques de ses protagonistes, des fragments de vérité que déclame à la dernière soirée, entre deux chansons, la fameuse dame insupportable dont le nom importe peu : étant donné que les femmes vivent plus longtemps que les hommes, il est tout naturel qu’elles adoptent des minets. Sur ce postulat plutôt mince se construit une relation a priori interdite entre maturité et adolescence : les gros plans se délectent des fesses rebondies, des décolletés qui laissent voir le téton et la forme généreuse du sein qui le porte, des abdos tatoués et la boursouflure d’un short peinant à divulguer l’érection. Tout l’enjeu de la comédie réside alors dans l’attente d’un dévoilement intégral ; et quand ça finit par arriver, on se dit que ça ne dit rien, et que certains sites sur internet proposent le même type de contenu. Ce n’est pas parce qu’une femme est à la caméra que l’ensemble est absout d’un sexisme qui se plaît à enfermer femmes et hommes dans un statut d’objet sexuel interchangeable et dépourvu d’intellect ; car pas une fois (pas une seule) le cerveau ne s’active, si bien que le spectateur a l’impression d’assister à une adaptation des Anges et autres superstars de la médiocrité pendant une heure et demie. Sur grand écran, voilà la différence. Or, MILF n’a aucune vision artistique, et l’art qu’il investit – le cinéma, ce n’est pas rien – n’est que prétexte au déballage de bassesses impropres et visuellement fort laides.