Hijacking
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LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2016
Thriller maritime et drame psychologique d’une prise d’otages

Enfin du vrai cinéma, capable de dépeindre sans fard la diversité des sentiments, la profondeur et les abysses de l’âme humaine ! Le réalisateur danois Tobias Lindholm [i] propose ici le thriller haletant et d’un grand réalisme d’une prise d’otages en pleine mer, qui mettra sans nul doute vos nerfs à vif.

A travers un dialogue téléphonique tendu et interrompu, ce film oppose sans manichéisme, avant de les réconcilier, deux figures emblématiques : l’ouvrier et le patronat. Mikkel, magnifiquement interprété par Pilou Asbaek, est une petite main tenace enfermée dans ce huit clos maritime infernal, soutenu par un instinct de survie familial, mais s’affaiblissant, peu à peu traumatisé psychologiquement; Peter, magnifié par Soren Malling [ii], incarne le PDG d’une grande compagnie maritime ancrée dans un monde globalisé, tiraillé par des préoccupations pragmatiques, éloignées des affects, et la dimension éminemment humaine d’une prise d’otages. En évitant l’écueil de scènes musclées artificielles, grâce à un scénario soigné et une mise en scène sobre et tendue, Tobias Lindholm réussit à maintenir de but en bout la tension de ce drame psychologique.
Biloba63
Biloba63

68 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2014
Quand au bout d'une heure et demi de film, on ne peut que regretter qu'il soit fini et que nous n'avons pas vu le temps passer, c'est généralement signe d'une grande qualité cinématographique. C'est le cas pour Hijacking. Film intimiste et d'une justesse déconcertante, c'est une plongée sans concession au coeur d'un phénomène qui existe et que nous connaissons généralement très mal. Ici, pas de superflu, pas de scènes tape à l'oeil pour amuser et épater la gallerie. Juste une histoire d'hommes, qui jongle habilement entre conditions difficiles des prisionniers, moments d'espoir et apreté des négociations.
Le scénario est soigné et bien calibré, et les jeux d'acteurs épatants, pour nous offrir un ensemble soigné et poignant de réalité.
Entre silence et tensions, coup de sang et confusions, peur et espoir, Hijacking est simplement la preuve qu'on peut faire des merveilles avec sobriété et sans budgets démesurés.
On se régale aussi des différentes approches psychologiques menées auprès de l'ensemble des personnages, qu'ils soient pirates, prisonniers ou négociateurs.
L'art de la négociation dans ce genre de situation est quelque chose de primordial et d'une grande délicatesse, et nous pouvons remercier le réalisateur d'avoir su nous le faire partager avec justesse et angoisse. J'ai maintenant hâte de découvrir Capitaine Philips pour pouvoir comparer les deux oeuvres, mais ce Hijacking m'a déjà mis un bon coup de poing dans le buffet.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2013
Je suis allé voir ce film sans intérêt particulier, sans rien en savoir si ce n'est le titre, je ne savais pas de quoi ça parlait (et oui, je suis un inculte qui ne sait pas ce que veut dire Hijacking, je me coucherais moins bête ce soir). Et je l'ai trouvé intéressant. J'ai bien aimé l'histoire, le côté parfois quasi documentaire, ça peut donner une idée de ce que c'est de vivre une prise d'otages et les négociations qui peuvent en découler. Le film est découpé de façon simple, une partie sur la bateau avec les otages et une autre avec les costards cravate de l'entreprise qui négocient avec les pirates. Alors le film a des défauts c'est certain, je pense à des scènes parfois caricaturales comme une où les pirates et les membres de l'équipage finissent par devenir presque potes, chantent ensemble et rigolent, ça me paraît un peu faux et gros, ça peut faire sortir du film. Et puis le film aurait pu être encore plus réaliste, étirer les scènes dans le bateau jusqu'à ce que ça devienne insupportable, qu'on ressente vraiment le calvaire de ces marins. Après, le film s'il n'évite pas quelques petits clichés familiaux évite heureusement le larmoyant, pas de musique venant sur-appuyer les émotions des scènes, pas de dégoulinage. J'aime vraiment bien les scènes de négociation pour ça, elle peuvent être asse longues, sans musique, on sent que ce sont des moments tendus, on finit par s'énerver. Tout le côté stratégie organisée, on a une sorte de spécialiste de ce genre de situations qui vient aider le patron, tout est organisé mais en même temps les jours/semaines/mois passent, tout ça s'éternise, on finit par perdre le contrôle. Après, une scène au téléphone où spoiler: un marin se fait tuer en direct à la surprise des personnages m'a paru bien moins bonne, téléphonée.
Cependant, même si on sait déjà comment ça va se finir, et malgré une autre mort que je trouve un peu too much et lourde, la fin est assez triste, la happy end n'en est pas vraiment un, et je trouve cette fin réussie, bien plus amère que ce qu'on pourrait attendre. La mise en scène est assez sobre, n'en fait pas trop, c'est assez réussie à ce niveau-là. Dans l'ensemble, malgré quelques défauts flagrants, j'ai bien aimé ce film qui se laisse suivre sans déplaisir. J'aurais peut-être aimé que la narration fasse sentir encore plus la longueur de cette prise d'otages, que l'attente soit insupportable. C'est loin d'être grand, mais sympa et intéressant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 novembre 2014
Ce film est un vrai jeu de téléréalité, enfin pour sa manière d'avoir été filmé sur le bateau...
Ce n'est pas si mal, car on a l'impression que ce sont les vrais événements qui ont été filmé...
Les acteurs, grâces à leurs interprétation maintiennent cette impression.
Un peu trop long quand même, je ne le conseille pas, vous risquez de vous de ennuyer et de foirer votre soirée alors que ça pourrait être bien mieux fait!
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2013
Filmé comme un documentaire, l'intrigue est prenante et l'atmosphere pesante.

A découvrir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 juillet 2013
En voulant montrer en parallèle prise d’otage et la négociation qui a lieu loin de là, Tobias Lindholm fait perdre beaucoup de force à un film qui aurait pu être bien plus puissant et stressant. C’est dommage car il a clairement le matériel de base…
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2014
Tobias Lindholm, dont on entendra encore parler, c’est sur, réalise son premier film en individuel, faisant suite à sa collaboration avec Michael Noer sur R. Pour rappel, le danois est notamment connu en son fief pour avoir été l’un des scénaristes des dernières réussites de Thomas Vinterberg, notamment sur la Chasse. Bref, voilà un réalisateur qui monte et qui surtout démontre qu’avec des moyens limités, tout le monde est à même, avec application et inventivité, de produire, réaliser et distribuer un film énergique, réaliste et immersif, qui plus est sur des thématiques délicates. Ici, place à la prise d’otage d’un équipage danois par des pirates somaliens en plein océan indien. Commence alors un longue période de négociation entre les armateurs et les pirates. Etonnamment rythmé malgré le schéma façon tennis qui offre d’innombrables allers et retours entre les bureaux danois de la compagnie et les cales du tanker détourné.

Vous l’aurez compris, l’intégralité du film se déroule en seulement deux endroits distincts, manière ici non dérangeante, pas le moins du monde, pour réduire ses frais de production. Le bateau est crasseux, suintant le mazout et la sueur. Quant aux locaux de l’armateur, place à la froideur des locaux de travail occidentaux, lisses, équipés de toute la technologie nécessaire. Alors que les marins souffrent, le patron négocie. Chaque dialogue au téléphone, moyen de communication indispensable de l’œuvre de Tobias Lindholm, est une gageure dans le sens ou un faux pas de la direction pourrait être synonyme de perte d’un homme, la réelle valeur marchande des pirates. Hijacking n’implique dès lors que les personnages nécessaires à son bon développement, faisant abstraction de tout élément perturbateur, soit la larmoyant, la guimauve et un bon sentiment dégoulinant. Hijacking ne se pose dès lors jamais comme juge, n’entraînant ni discrimination de l’entreprise capitaliste ni des actions des pirates somaliens.

Plus important encore que le spectacle, l’immersion est ici prédominante. En vue de compenser un manque d’action judicieux, le manque de moyens oblige, Tobias Lindholm privilégie le réalisme de l’enfer que vivent les marins, la direction et accessoirement les pirates. La barrière des langue est ici infranchissable et l’on comprend très durement le désarroi des otages face à des tortionnaires armés qui hurlent dans une langue inconnue. L’effroi de ne pouvoir saisir les paroles de son hypothétique bourreau prend ici tout son sens. Notons également que s’il s’agit d’un film danois à budget très limité, Lindholm a tout de même été chercher des acteurs du cru, qu’il soit danois ou somaliens, pour une immersion encore plus dramatique. Si les évènements de déroulant sur le bateau sont glaçants, ils ne le sont pas moins dans la salle de négociation, quelque part sur le littoral danois.

Autre atout majeur du film, son aspect quasi documentaire qui renvoie fidèlement au principe même d’une négociation avec des preneurs d’otages. Alors que dans l’actualité de ces dernières années, tout le monde a entendu parler des pirates somaliens au large de leurs côtes, personne n’était vraiment en mesure de décrire ce que Lindholm met en scène. Les facettes d’une telle situation son toutes exposées, dans toute leur subtilité. Sans porter le moindre jugement, encore une fois, Hijacking dresse le portrait réaliste d’un fait divers maritime d’actualité, sans le moindre compromis et en offrant accessoirement une note finale très amère. Qui profite de qui? Qui est réellement le profiteur en ce monde? Peut-être une question que soulève Hijacking, un excellent film danois, comme l’on peut en attendre de ce petit pays si prometteur sur les écrans. 16/20
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 juillet 2013
Si les danois confirment bien une chose, c'est leur talent caméra à la main. Le réalisateur, T. Lindholm sait instaurer une tension latente sans grande scène qui scotche pendant 10 bonnes minutes ou moins. Ici, on est sous tension tout le long, même si le scénario, excellent, n'est pas non plus renversant. Mais l'intelligence du réalisateur aura été de jouer le ressenti d'un personnage, ici S. Malling, face à ses actes. Qui est l'un des coups de force du film. Car le film suit 2 protagonistes de chaque côté de la situation et permet de suivre le tout avec un certain suspense. Avec des acteurs excellents, P. Asbaek (avec un faux-air de M. Shannon) est confondant de réalisme. Une petite pépite avec un réalisateur à suivre.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2013
Voilà le meilleur film de l'été !
Pourtant son titre n'augurait rien de bon.
Hijacking raconte certes une pise d'otages au large de la Somalie. Mais on est à mille lieues des intrigues hollywoodiennes stéréotypées avec Navy Seals stéroïdés, méchants très vilains (Cf. Expendables 2) et James Bond Girl en T-shirt mouillé. L'armateur serait un salaud qui laisserait tomber son équipage, les preneurs d'otages - joués par des Noirs américains à l'anglais impeccable - des brutes sanguinaires et les gentils un couple d'Américains moyens avec une petite fille aux yeux bleus, une grand-mère asthmatique (qui décèderait à 1h14) et un berger allemand sauvés par l'intervention musclée de Steve Seagall et ses acolytes.
Rien de tel chez Tobias Lindholm, le scénariste de la cultissime série danoise Borgen.
A rebours de tout sensationnalisme gratuit, il prend le contrepied de ces stéréotypes prévisibles.
L'armateur est la droiture incarnée, soucieux jusqu'à l'obsession de ramener son bateau et son équipage à bon port.
Les preneurs d'otages sont des gamins paumés et un négociateur fatigué désireux d'empocher au plus vite la rançon et de rentrer chez eux.
L'équipage est composé d'un vieux capitaine malade et d'un cuisinier obèse (Pilou Asbaek qui ferait bien de changer de prénom s'il veut faire carrière en France).
Pas de fusillade ni de course poursuite mais une négociation épuisante qui s'étire durant des jours et des semaines. On s'installe lentement dans une lenteur étouffante qui rend palpable les sentiments éprouvés par les protagonistes.
Un film d'une intelligence aiguë qui sent la rouille et la sueur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2013
Un très beau film, poignant et prenant ! Démontrant les déboires et la "méchanceté" des grands patrons, il fait très peu de places aux sentiments, mais préfère la tension silencieuse aux grand renforts d'effets spéciaux. Contrairement au très attendu, "Capitaine Phillips", ces deux films ne prennent pas la même angle de narration. Là où "Hijacking" est très fort, c'est sur son côté ultra-réaliste et grâce aux acteurs très bons, il réussit à nous faire prendre part à cette belle mais triste aventure humaine.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2016
Un thriller danois racontant la prise d'assaut d'un cargo par des pirates somaliens. Un film correct mais manquant de moments de bravoure. Les négociations pour la rançon et les conflits d'intérêt sont intéressants la première partie du film mais j'ai trouvé que le côté psychologique de cette prise d'assaut n'était pas assez travaillé. On a du mal à décortiquer la personnalité de ce cuisinier, marqué par cette épreuve. Pas indispensable mais pas inintéressant.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2016
Un petit bateau de marchandises danois se fait aborder par des pirates Somaliens en plein océan Indien. Installés à bord pour une durée indéterminée, ils demandent une rançon pour libérer le navire et les sept hommes d’équipage, en communiquant à Copenhague par radiotéléphone et fax avec le PDG de l’entreprise, épaulé par une équipe de pros.
Mise en scène réaliste et intimiste d’une prise d’otages de plus de quatre mois, avec tout ce que ça comporte comme violence, longueurs, vécu du pourrissement d’une situation par deux camps jonglant sur la guerre des nerfs, de l’usure, de la négociation tant humaine que financière, avec la vie de marins en permanence sur le fil du rasoir.
Ce film, extrêmement réaliste, sans spectacle gratuit ou héroïque, nous fait vivre l’histoire par les yeux et les actions de deux protagonistes, un patron et un employé comme on aimerait en voir plus souvent par ici, que cet épisode douloureux et dramatique altérera irréversiblement. D’abord l’enfer vécu du dedans à travers l’intimité du cuisinier à bord, touchant de courage, de souffrance et d’abnégation. Et d’autre part dans celle du PDG, impressionnant de lucidité, de responsabilité, et d’humanité, malgré sa monstrueuse froideur, nécessaire pour sauver ses hommes sans pour autant se faire tondre.
Décidément quand le cinéma danois parvient à passer les barrières commerciales de l’offre française il sait nous laisser pantois.
kleun
kleun

11 abonnés 666 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2014
Etant donné qu'il y a de plus en plus de prise d'otages en pleine mer, il est normal que la réalité soit retranscrit en fiction.
Ce film est axé sur la partie négociation, nous suivons essentiellement la cellule de crise formée autour du patron de fret maritime. On apprend beaucoup de choses sur cette exercice de sauvetage et surtout sur la façon dont se déroule, fonctionne, pense un négociateur.
Le film est tourné de la manière d'un documentaire très réaliste, les prises de vues sont exiguës et proche des acteurs (surtout dans le bateau).
J'ai trouvé que certains passages étaient quelque peu long
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2014
Un film d’action où l’argument se résume aux termes d’une négociation qui n’a pas de visages. Un jeu de dupes parfaitement mené par le réalisateur suédois et des acteurs de premiers plans, déjà remarqués dans la série Borgen. Pilou Asboek, le cuisinier prisonnier et Soren Malig, l’armateur. On tient le suspense jusqu’au bout du dénouement, et même là encore, l’inattendu se produit. Fulgurant.
Pour en savoir plus
NoPopCorn
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33 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2013
Entre documentaire et fiction, Hijacking nous plonge dans le quotidien d'une prise d'otage où il est plus facile de négocier avec des clients, qu'avec des pirates.
Interprété par deux superbes acteurs (Pilou Asbæk et Søren Malling), Hijacking est un thriller intense, qui joue avec nos nerfs en montrant les deux côtés: la prise d'otage et la négociation.

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