Zero Theorem
Note moyenne
2,6
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209 critiques spectateurs

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17 critiques
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Fêtons le cinéma

858 abonnés 3 705 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2019
Avec ce théorème bien-nommé, Terry Gilliam recycle un savoir-faire dans une œuvre parodique d’elle-même sans saveurs ni fondements, où tout semble relever davantage de la compilation compulsive que de la construction, aussi bizarre aurait-elle pu être. S’ensuivent des scènes volontairement alambiquées, régies par le dénominateur commun d’une critique visant l’hyper-technologie et la déshumanisation qu’elle implique – thème déjà traité dans Brazil, notamment. Un monde chaotique prend vie sous nos yeux sans pourtant nous accorder de place : demeuré à l’écart d’un petit monde autarcique en plein mouvement de décadence, le spectateur se lasse vite et tend rapidement à éprouver un dégoût non pas tant pour ce labyrinthe mental et technologique mis en scène que pour le film lui-même. Preuve qu’il n’y a nulle humanité dans un théorème mathématique. Preuve qu’adopter le théorème comme base artistique – on mélange tout ce qui fait la patte de Gilliam – ne débouche pas sur un bon film.
Gregg S.
Gregg S.

31 abonnés 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2018
De la science fiction survoltée et complètement dingue. Plus profond que Brazil, à la fois philosophique et déroutant, le "théorème" de Gilliam n'est pas un film accessible. Cette oeuvre transpire la passion de son réalisateur pour son univers burlesque et décadent. Du grand Gilliam.
Alexis D.
Alexis D.

123 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2020
Alors que les critiques fustigent "Zero Theorem", et que sa distribution demeure affligeante, je suis convaincu par le retour attendu de Terry Gilliam à la science-fiction, genre que le réalisateur affectionne, et dans lequel est bâti son intimité et sa recherche philosophique. En effet, bien que "Zero Theorem" soit construit sur des fondations fébriles en termes de budget et de production (on connaît bien les difficultés de Gilliam à mettre en oeuvre ses projets les plus ambitieux, cela étant peut-être dû au manque de confiance des producteurs), celui-ci replonge dans la fable philosophique de Terry Gilliam que l'on a principalement identifié dans "Brazil", d'où certaines similitudes avec celui-ci, soit un futur proche déjanté où l'individu devient mécanique au service de grandes entreprises, et un personnage isolé (celui de Jonathan Pryce dans "Brazil"), perdu, fantasmant auprès d'un ange rêvant de s'échapper et de sortir du système. Porté par un irréprochable Christoph Waltz, le film réussit à s'identifier, et à construire une image, une idée bien solide. Cette image, c'est celle d'une société désorientée, corrompue par l'égoïsme et la culture de l'image de soi. Cette idée est parfaitement illustrée lors d'une scène où Qohen, le personnage principal, se retrouve au milieu d'une fête, dans laquelle chacun danse au rythme de la musique à travers leurs écouteurs; en apparence, ce sont des êtres joyeux, sociaux, mais en réalité, chacun, seul, cultive sa joie pour soi-même. Or, le personnage interprété par Waltz contraste évidemment cela, puisque celui-ci est seul, perdu dans ses pensées, avec lui-même (ce qui explique pourquoi il parle de lui à la première personne du pluriel) et inlassablement triste. Le métier de Qohen consiste à résoudre des abstractions mathématiques, et cela au service du Théorème Zéro, voué à démontrer que la vie n'a pas de sens. Or, ce qui est émotionnellement puissant dans le film, c'est de constater l'inutilité de ce théorème indémontrable à travers Qohen. Comme le dit Qohen à un moment, "Pourquoi prouver que toute cette vie n'a pas de sens ?". Là réside tout l'intérêt du film, bien qu'il soit par moments irrité par la surenchère technologique ou bien, à souhait, le manque de travail sur le personnage joué par Mélanie Thierry (analogiquement celui de Jill Layton dans "Brazil"). En effet, Qohen est touchant, car il est le seul à ne pas avoir perdu le sentiment humain qu'est l'angoisse, l'angoisse du vide, du néant, de l'existence, du sens de la vie. Ainsi, Qohen est perturbé à l'idée de ce Théorème, alors que le reste de la société continue de vivre superficiellement. Sa seule échappatoire est celle d'une réalité virtuelle. Mais, finalement, dans un dernier élan de bonté et d'humanité, Qohen cède à l'angoisse, au trou noir qui réduit tout à Zéro. En cela, Terry Gilliam fait à la fois de Qohen son héros, son personnage le plus humain, et la victime d'une société malsaine qu'il prend plaisir (ou non) à tourner en dérision. Bref, un très bon film
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 550 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2017
Superbe film à la poésie numérico-mystique. Très minimaliste mais grandement réussi, il nous immerge dans un univers de rêve éveillé où Qohen se perd, se retrouve, et nous emporte avec lui. Un excellent moment à ne pas manquer, pour peu que vous ayez l'esprit assez ouvert pour l'apprécier. Je mets 5 étoiles (il en mérite 4) pour remonter cette note sur Allociné complètement absurde et injuste
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 octobre 2017
Je n'ai pas accroché à ce film de Gilliam. J'ai saisi à peu près la critique du monde du travail oppressant, dégueulasse, stressant... Mais il y a masse d'autres films ou documentaires traitant bien mieux du sujet. il faut quand même noter l'ambiance particulière du film bien dans la veine d'un Brazil et les immenses prestations des acteurs font passer la pilule de ce film amer et vite digéré.
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mai 2017
Hélas le scénario m'a plongé dans un abîme de perplexité insondable.Le bon jeu de Christoph Waltz et de Mélanie Thierry ne faisant que retarder le moment fatidique ou mon doigt commença à glisser vers la touche lecture accélérée de ma télécommande et arriver ainsi plus vite au 100% de film vu. Mais bien sûr je ne l'ai pas fait en bon entendeur salut.
Jerem69tt
Jerem69tt

140 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 avril 2017
Malgré un scénario intriguant, Zero theorem se trouve être un film confus et vide, dénué de sens. On suit l’histoire de Qohen dans un futur londonien tape à l’œil où la technologie s’est développée. Certes, le pitch est intéressant mais le film ne l’est pas à cause notamment de son atmosphère assez désagréable mais surtout à cause de son scénario brouillon qui laisse des questions sans réponses et beaucoup d’imprécisions sur cette société. On est, d’une certaine manière, frustré par un film qui manque de logique, d’intérêt et d’explication : en quoi un jeu-programme informatique peut-il apporter une réponse au sens de la vie ? Manquant d’intérêt il devient assez vite ennuyant. La fin n’améliore en rien les choses. Bref une déception.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 avril 2017
La première heure et demie est prometteuse ; un univers très riche en couleurs, en interrogations, physiques et métaphysique. Terry Gillian nous donne à vouloir tellement de choses, tellement de pièces qu'on attend d'être ébahi par la reconstruction finale du puzzle. Mais cette reconstruction n'arrive pas, et la fin comme un cheveu sur la soupe est très décevante et laisse le sentiment d'un édifice totalement inachevé. Les jeux d'acteurs en particulier celui de Mr.Waltz sont superbes, tout comme les images et décors.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2017
Tous ceux qui n'aiment pas n'ont rien compris. Ce film c'est la meilleure thérapie qu'il soit, c'est la formule que l'on nous donne pour apprendre à vivre, c'est le mode d'emploi de la vie, c'est la vie expliquée par A B. la base de tout. ça serait bien que certains types de personnes comprennent enfin ! surtout en ce moment... (fanatiques, religieux, politiciens, capitalistes, suicidaires, déprimés, cœur brisé, veufs etc.. etc... ) et tous ceux qui espèrent ou qui sont déçus par la vie.

Qu'enfin les gens comprennent que vivre la réalité ne mène à rien.

Bon film pour une meilleure vie dans vos plus beaux rêves...
Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2017
Le monde bureaucratique de Brazil a laissé place au totalitarisme des réseaux. L'exubérance et la désespérance délicieusement allumées de Gilliam sont toujours là, mais la fragilité des personnages a cédé le pas à l'incommunicabilité qui se perd en bavardages métaphysiques abscons, et nous perd à notre tour. Malgré quelques belles scènes de bravoure.
Cinéphiles 44

1 681 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2016
Après Spike Jonze et Wally Pfister, c’est Terry Gilliam qui s’attaque aux relations humaines interposées par ordinateur. S’il n’y a pas le romantisme de Her, il n’y a heureusement pas le raté de Transcendance. Zero Theorem est comme les précédents du réalisateur, un film décalé qui se moque du possible et de l’impossible et qui mêle le réel et le visionnaire imaginatif. Christoph Waltz, apparaît ici comme on ne l’avait jamais vu. Un peu benêt et très anti-héro, l’acteur est très touchant. La présence de Mélanie Thierry surprend, mais la beauté de son corps et la poésie de son visage donne une douceur à la dureté du long-métrage. Car effectivement, le cœur du sujet, c’est que chaos est vendeur. Gilliam a su montrer que la crainte donne un sens à la vie de chacun. Zero Theorem est un regard dépressif sur cet avenir connecté qui nous attend.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 juillet 2016
Pourquoi s'acharner sur un film si original? Rassurez vous ce film mérite plus qu'une note de 2,5, certes il n'est pas passionnant, difficilement prenant, vous vous ennuyerez peu être à certains moments (pas tant que ça) mais le décors, le jeu, l'histoire, les personnages, tout ça est unique, vous ne verrez jamais 2 films comme celui ci. Si le film bougez un peu plus et que la fin était plus compréhensible (Oui, la fin est un peu compliqué), je lui donnerai bien plus que 3,5, sans parler de l'excellent Christopher Waltz qui joue aussi bien un chasseur de juif qu'un renfermé associable.
Je conseille, on ne peut être déçu si on ne s'attend pas à ce que ça bouge
lejeff64
lejeff64

3 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2016
Certains réalisateurs se bonifient avec le temps, de films en films. Avec Terry Gilliam on a malheureusement l'impression que c'est l'inverse.
Quand on voit des films aussi géniaux en tout point de vue que "Brazil", "L'armée des 12 singes" ou encore "Las Vegas Parano", on en vient à se dire que c'est dommage que Terry Gilliam n'est pas arrêté de tourner après 1998....
Malgré un backround à la Gilliam très inventif, on s'ennuie ferme devant ce "Pi" remastérisé.
Une nouvelle fois décevant
Louis G.
Louis G.

1 abonné 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2016
Un univers très fort mais moins puissant que l'armée des 12 signes ou même Brazil. Tout n'est pas parfait mais le jeu d'acteur et les éclats de génie sarcastique de temps en temps valent le détour.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2016
Le théorème de nos existences rivées sur les écrans

Le dernier long métrage de Zero Theorem nous évoque instinctivement une version plus moderne de Brazil (1985), prouvant que sa créativité dans le genre SF n’a pas de limites. Adapté du scénario de Pat Rushin, il témoigne d’une vision pessimiste d’un futur chaotique et bruyant, ou Christopher Waltz excelle dans le personnage de Qohen Lohen.

Un univers perturbant mais pas si futuriste

Dans le décor anachronique d’une église abandonnée, le personnage de Qohen symbolise l’image du savant fou, fuyant de peur le monde extérieur, qui ne s’adapte pas à lui. Dans cette société futuriste, les plans anguleux, les couleurs aveuglantes, et les nuisances sonores et visuelles, nous placent dans un monde effrayant et stressant. Mais cette société dominée par ManCom et régie par la publicité, n’est pas loin de ressembler à la nôtre. La population au look bariolé et à l’attention rivée sur les écrans, est tout aussi agressive et concentrée sur elle-même. Des caméras omniprésentes, comme dans Truman Show, indiquent le contrôle permanent de Management sur Qohen.
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