Loin de la foule déchaînée
Note moyenne
3,9
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150 critiques spectateurs

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elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2015
Hormis la reconstitution et les décors de ce roman tiré de l'auteur Thomas Hardy, la prestation du toujours charismatique Matthias Schoenaerts , il reste une histoire sirupeuse digne de ce qu'il y a de pire dans la collection "Harlequin"... des personnages sans finesse, un scénario blindé de poncifs, bref, même le plus friand de ce genre de mélo trouverait ce long-métrage trop mièvre.
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2015
Au départ il y a donc ce roman de Thomas Hardy qu'adapte pour le grand écran - après déjà 2 versions - le réalisateur danois Thomas Vinterberg (La chasse). Au programme on a donc une Carey Mulligan qui se retrouve courtisée par rien moins que 3 prétendants et qui, par son fort caractère, s'offre le luxe de les faire poireauter. Au-delà de ces romances et des bons sentiments, force est de constater qu'on a une histoire très balisée avec les retrouvailles "hasardeuses" de Bathsheba & Gabriel ou encore un retour providentiel difficile à croire. Loin de la foule déchaînée bénéficie par contre la chance d'avoir un casting séduisant mais ça ne suffit pas pour le rendre passionnant.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2015
Le cinéaste danois, Thomas Vinterberg, prestigieux artisan du cinéma scandinave, s’attaque ici à un mastodonte de la littérature victorienne, Loin de la foule déchaînée, de Thomas Hardy. Dans l’Angleterre justement victorienne, une jeune femme indépendante, débrouillarde, un cœur à prendre, hérite d’une ferme imposante mais surtout de trois courtisans plutôt décidés à remporter les faveurs de madame. Le premier est un berger, honnête paysan à l’humilité débordante, Matthias Schoenaerts. Le second est un propriétaire terrien généreux, Michael Sheen, et le troisième un soldat orgueilleux aux charmes virils. Lequel Batsheba Everdene, Carey Mulligan, va-t-elle choisir? Voilà donc tout l’enjeu d’un long métrage d’un autre temps, d’un classicisme typiquement britannique, un film romantique habillé d’une photographique somptueuse.

A n’en pas douter, Thomas Vinterberg a pris sa fonction de directeur à bras le corps, s’appuyant sur un casting à la solidité éprouvée, dont le pilier central est incontestablement l’acteur belge le plus en vue de moment, du fait d’un talent rare. En effet, Matthias Schoenaerts trouve une nouvelle fois matière à surpasser ses collègues, endossant le rôle de l’élément clef, du moteur sentimental et émotionnel de l’œuvre, bien loin devant les deux autres prétendants, bien plus charismatique que la belle dont il tente de conquérir le cœur. La demoiselle, incarnation malingre de la jeune femme libérée, s’appuie bien trop souvent sur la caricature pour développer ses humeurs et émotions. Non pas que Carey Mulligan ne soit pas bonne comédienne, pour l’occasion, mais son personnage ne parvient pas à provoquer suffisamment d’attachement pour que cette confrontation amoureuse prenne les proportions voulues.

Autre point fort du film de Vinterberg, la photographique. En effet, illustrant avec talent des beautés de la nature britannique, des vastes collines champêtres, soleil levant ou couchant en renfort, le cinéaste danois livre une très belle vitrine d’images, une somptueuse démonstration technique qui relève considérablement le niveau général de l’œuvre. Plutôt timorée sur le plan narratif, les coupes temporelles étant parfois douteuses, cette histoire d’amour plutôt outrancière ne parvient pas à convaincre le public contemporain. Par outrage à toute logique sentimentale d’aujourd’hui, le scénario ne parvient pas à rendre un tant soit peu crédibles ces va-et-vient entre amants et époux, ces rebondissements amoureux improbables, quand bien même les belles paroles de certains tendent à donner du sens à cette fable d’antan.

N’étant pas concrètement un échec, loin de là, Loin de la foule déchaînée n’en reste pas moins un film bien inférieur aux références de Thomas Vinterberg, je pense notamment à son récent et prodigieux La chasse. Sauvé par une partie de ses comédiens et une photographie délicate, le film n’en reste pas moins une œuvre passablement désuète. Les cinéastes de notre temps pourront continuer incessamment d’adapter des œuvres de Thomas Hardy pour le même résultat. Seule une vision plus moderniste des écrits du romancier britannique permettrait de sauver l’entreprise. 09/20
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2023
Nouvelle adaptation (nettement moins bonne que celle de Schlesinger) du roman de Thomas Hardy, un mélodrame romanesque victorien élégant mais ne déchaînant pas la foule effectivement, car trop académique et manquant de puissance émotionnelle.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2015
Ah, qu'il est loin le temps où Thomas Vinterberg était le co-créateur du Dogme ! Cela dit, je ne m'en plains pas. C'est bien réalisé, très bien photographié, magnifiquement éclairé, les costumes et décors font belle impression... Non, vraiment, rien à dire : c'est de la belle ouvrage. Après, il faut aussi dire ce qui est : ça reste quand même très classique, pour ne pas dire un peu académique. De plus, Carey Mulligan n'était pas forcément le choix idéal pour un tel rôle, même si elle s'en sort très honorablement, bien entourée par ses trois partenaires masculins (dont un Matthias Schoenaerts décidément surprenant). Sans être captivé, on s'intéresse ainsi un minimum au destin de chacun, d'autant que leurs motivations sont toujours claires et cohérentes, suscitant à plusieurs reprises une émotion réelle. Pas de chef d'œuvre en vue donc, mais un vrai beau spectacle qui, à défaut de vous surprendre, saura néanmoins vous séduire.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2016
Ah là là... Il les lui faut vraiment toutes, à Matthias Schoenaerts. Après une résistante passionnée dans "Suite française", une architecte paysagiste dans "Les jardins du roi", c'est au tour d'une fermière devenue bourgeoise de succomber à son charme. Avec à chaque fois la même technique : ce léger regard de chien battu qui le rend ténébreux en diable. Mais j'adore ! Car cela donne ici une délicieuse romance à la Jane Austen ou Charlotte Brontë dans ces charmants paysages anglais qui poussent au lyrisme. Et effectivement, comment ne pas être déchaîné devant tant de grâce ?
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2015
Adaptant un grand classique de la littérature britannique, Thomas Vinterberg s'exporte chez la Fox pour réaliser un de ses fantasmes cinématographiques, une épopée romanesque à regarder les soirs de Noël au coin du feu. Far From the Madding Crowd se révèle ainsi comme pur objet de cinéma, propre, classique, le cinéaste danois embrassant le genre dans une succession de tableaux splendides et une direction artistique irréprochable, quitte à totalement éclipser sa personnalité formelle. La fresque est quelques fois entachée par un montage hasardeux, perdue dans ses ellipses, tel le syndrome d'une beauté intemporelle qui ne cerne finalement pas l'essence de son histoire, l'aveuglement d'une femme forte et indépendante au cœur d'un triangle social contracté. Mièvre et noué de grosses ficelles, Far From the Madding Crowd cache dans son exercice de commande une sincère tentative de cinéma, prestige de l'académisme, l'âpre souffle de liberté finissant par nous emporter auprès d'acteurs charismatiques et d'une force esthétique enivrante.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2015
La fin heureuse et peu crédible de cette histoire m'a tant étonné que je suis allé vérifier sur internet si elle était fidèle au roman de Thomas Hardy (dont j'ai lu la plupart des oeuvres, mais pas celle-là). Il semble bien que oui. C'est d'autant plus surprenant qu'une des caractéristiques des romans de Thomas Hardy, c'est qu'ils ne laissent aucune chance au bonheur. Eh bien, voici l'exception! Mais cette fin qui ressemble à une fin de conte de fée me semble néanmoins très insatisfaisante.
Hormis cela, on retrouve bien le climat de fatalité qui pèse sur chaque récit du grand écrivain anglais. Dès qu'une issue heureuse pointe le bout de son nez, elle est contrariée par les événements, les choix ou la fatalité. Thomas Vinterberg a réalisé un film très académique, malheureusement, mais quelque peu sauvé et par l'histoire très captivante (excepté sa fin!) et par les acteurs, tous excellents. 6/10
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2015
Il y a des jours, où devant l’actuelle production de films pessimistes, noirs…on a envie de voir un film en costumes, dans un environnement verdoyant…Loin de la foule déchaînée est de ces films que l’on a plaisir à regarder…tourné dans la campagne du Dorset, en pleine époque victorienne, la caméra embrasse des paysages somptueux, des scènes de vie champêtre, de travail dans des champs baignant dans un soleil radieux…un tel film ne peut se voir que sur grand écran et en VO !!! le scénario est assez insipide, sinon prévisible…le happy end sera celui que le spectateur attendait …Bathsheba (Carey Mulligan) est absolument délicieuse avec ses petites fossettes, femme belle et libre qui veut s’assumer seule et sans mari, écho d’un féminisme naissant….ce qui ne l’empêchera pas de céder au plus fat et au plus veule de ses trois prétendants… c’est un mélo victorien que Thomas Wladyka a traité avec tout le romantisme possible…servi par une interprétation juste de Carey Mulligam, tout autant des trois partenaires masculins même si Tom Sturridge en sergent Troy est un peu léger… j’ai pensé bien entendu au Tess de Roman Polanski, adaptation d’un autre roman de Thomas Hardy, et aussi à ce film moins connu, Landes, qui mettait en scène une femme forte, incarnée par Marie Gillain qui devait se battre contre les préjugés, le conformisme bourgeois et annonçait l’émancipation féminine…on peut trouver Loin de la foule déchainée, un peu long car l’histoire n’est pas très prenante, mais comme tout est propre, élégant et soigné, on se laisse porter par l’image…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2015
"Loin de la foule déchaînée" : quand "Festen" rencontre "Autant en emporte le vent".
Beau film, historique, romantique et intemporel, bien interprété et captivant. Il aurait plu au public en 1950 et il plaira encore en 2050. C'est l'avantage du film historique. Maryline Letertre, du journal Métro, fait une analyse amusante et perspicace du phénomène séduction que représente Matthias Schoenaerts, "subtil mélange de sensibilité et de testostérone." ça c'est bien vrai !!!
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2015
Pffff ! Quel ennui et quelle déception ! moi qui raffole de ce genre de fresque romantique et historique je n'ai pas accroché à celle-ci ! C'est long, ennuyeux et dieu que les personnages ne sont pas attachants ! Certes les acteurs sont excellents mais l'intrigue est décevante ! A part voir l'héroine changer d'avis comme de chemise sur qui partagera sa couche il n'y a rien de palpitant ou de dramatique ! Trop mièvre en somme ! A oublier...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2018
On est loin des passions déchaînées et de l’âpreté d’ensemble qu’insufflait Thomas Hardy à son œuvre originale. Demeure ici une adaptation édulcorée et stéréotypée qui remplit son cahier des charges sans proposer quoi que ce soit d’autre. En réalité, ce film nous l’avons déjà tous vu : les coutures s’exhibent sans finesse à grand renfort de fondus au noir et de cœurs balbutiants, les très bons acteurs s’exécutent mais n’éblouissent jamais, la musique martèle un lyrisme inapproprié et répétitif. Il manque une profondeur qui aurait permis au spectateur de s’investir, une vision qu’une prise de risques élèverait au rang de pleine relecture, en somme une âme. On ressort indifférents de Loin de la foule déchaînée, tenus à l’écart d’un pilier de la littérature anglaise dont la confrontation directe – par le texte littéraire – s’impose à nous comme une évidence. Tout simplement.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2015
Belle histoire de féminisme... il a bien fallu que ça commence à un moment ou à un autre. Carey Mulligan alias Batsheba Everdene est remarquable dans ce rôle difficile. Elle a croisé notamment 3 hommes qui ont marqué son parcours. Son visage est toujours aussi expressif, car pour le reste, on reste sur sa fin... on peut même dire que c'est un peu long, mais les images sont superbes.. !! **
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2015
Carey Mulligan est vraiment superbe dans son rôle de femme forte et insoumise, elle le reste jusqu'au bout même si elle commence à devenir agaçante à ne pas savoir ce qu'elle veut. Le reste du casting est aussi à la hauteur, mais ce n'est pas le cas de l'histoire qui est un peu fade et contient trop de longueurs. J'ai lu que c'était adapté d'un roman plein de passion qui raconte une très belle histoire d'amour et bien à l'écran ça ne se voit pas, c'est même tout le contraire, c'est un film froid, sans émotion, beaucoup trop classique pour être captivant, il y a bien une belle photographique, mais l'ensemble est très inégal et devient même ennuyeux sur la longueur.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2015
Il y a maintes manières d’adapter à l’écran les grands romans classiques anglais de la seconde moitié du XIXème siècle au début du XXème, dont l’action se construit de rebondissements en rebondissements sur fond de trame historique ou sociale. Les sœurs Brönte, Jane Austen, Forster ou comme ici Thomas Hardy séduisent toujours, et se voient porter régulièrement à l’écran avec plus ou moins de réussite. Soit le scénario retient une forme digest, et tente de retranscrire l’œuvre à l’écran le plus fidèlement possible, soit, il ne s’attache qu’à quelques éléments probants et créé une ouvre inspirée de, plus personnelle, plus visionnaire. Vinterberg hélas se situe dans la première catégorie. Pourquoi « hélas » ? Car le film souffre de sa belle ambition. Ne voulant dédaigner aucun détail, le réalisateur, malgré un support long (1h59 !) ne réussit pas à créer le film fleuve qui déroule son récit de manière linéaire et équilibrée (à l’exemple d’un « Autant en emporte le vent ») qu’il souhaitait. Un peu comme si, un lecteur ayant hâte d’en terminer, lisait en diagonale des dizaines de pages pour ne s’attarder que sur une scène clé, puis recommencer, et ce jusqu’à la fin. Ainsi, Vinterberg, dans ce choix du bon grain contre l’ivraie n’a d’autres choix que de proposer un découpage à la faux occasionnant une piètre moisson. Côté technique, rien à redire par contre, le contrat est respecté, le choix de la ferme (lieu magnifique), les costumes et accessoires, la lumière tout participe à recréer une ambiance victorienne dans ce qu’elle a de plus bucolique. L’interprétation est de manière générale assez inégale, Carey Mulligan, malgré ses faux airs de Romy Schneider, a du mal à nous convaincre en héroïne suffragette bafouée, Matthias Schoenaerts s’en sort beaucoup mieux, quant aux autres soit ils fournissent le minimum syndical (Michael Sheen), soit sont carrément risibles (Tom Sturridge). Vinterberg tout doué qu’il soit (« Festen », « La chasse ») n’a pas la subtilité d’un Polanski (dont l’adaptation de « Tess d’Urberville » du même Hardy est d’un tout autre niveau), sa mise en scène manque cruellement d’originalité (où sont passés les préceptes du Dogme 95 ?), de souffle, d’ampleur. « Loin de la foule déchainée » se voulait être un film dans la plus pure tradition hollywoodienne, il n’en est qu’ersatz. Dans les années 30/40, il aurait été un produit de la Columbia, le fameux studio de Cohn, toujours à la traîne et plagiant maladroitement les grandes productions des majors telle la MGM.
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