Le Charme discret de la bourgeoisie
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2026
Avec Le Charme discret de la bourgeoisie, Buñuel dynamite les conventions sociales avec une élégance narquoise absolument jubilatoire, transformant chaque repas interrompu en cauchemar absurde et raffiné. Le film avance comme un rêve dont les règles changeraient constamment, où la frontière entre réalité, fantasme et satire devient délicieusement impossible à saisir. Derrière l’humour surréaliste et les dialogues feutrés, Buñuel filme surtout la vacuité morale d’une bourgeoisie incapable de percevoir le monde autrement qu’à travers ses privilèges et ses rituels. La mise en scène paraît d’une simplicité presque anodine, mais cette neutralité apparente rend chaque intrusion de l’irrationnel encore plus déstabilisante et brillante. Une œuvre libre, insolente et inépuisable, dont l’ironie continue de frapper avec une modernité stupéfiante.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2026
Je n'ai pas adhéré dommage. J'aime regarder les films de cette époque pour le plonger dans cet univers. Mais non désolée je vais m empresser de trouver une explication
Nadir.F
Nadir.F

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 janvier 2026
Le Charme discret de la bourgeoisie, sorti dix ans après L’Ange exterminateur, en est presque l’exact opposé.

Toutes les qualités de ce dernier semblent ici perdues : les sous-entendus, la profondeur et la subtilité sont mises à nu, exposées de manière trop directe. Cela donne un film maladroit, porté par une mise en scène peu inspirée et des acteurs qui en font trop.


Au final, il me semble que l’on à la un mauvais film.
Alasky

454 abonnés 4 522 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juillet 2025
J'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps en visionnant ce film. La mise en scène est belle, le casting l'est aussi, le ton cynique et absurde est plaisant, mais le scénario sonne creux et vide de sens. J'ai dû malheureusement passer à côté.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

18 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2025
spoiler: Le film nous présente le charme discret de la bourgeoisie. Tout en ironie et antiphrase. Les personnages sont hypocrites, menteurs, phallocrates, racistes, condescendants, égoïstes, médiocres, prétentieux. Ils sont effectivement charmants ! Et ceci tout en se faisant des sourires, des courbettes, des amabilités de facades. Lorsque l'on voit comment ils boivent et fument, cela rassure sur leur mortalité prochaine. Un vrai catalogue de suffisance et de vide. Tout ce qu'ils entreprennent est interrompu en permanence. Luis Bunuel et Jean-Claude Carrière, son aidant au scénario, enfilent les scènes où ces personnages pleutres ne sont jamais là où ils devraient être : ils s'invitent, ils vont chez l'un deux, chez l'autre, mais n'arrivent jamais au bon moment, diners chez l'un d'eux ou au restaurant, réception, ou alors rendez-vous galant. Ils sont toujours interrompus et ne peuvent jamais terminer. Un vrai bréviaire de la fatuité et de la médiocrité. Mais ils sont interprétés par une distribution sublime où la distribution féminine en particulier fait la concurrence à une pléthore de personnages masculin : Stéphane Audran, Delphine Seyrig, Bulle Ogier. Luis Bunuel excelle à dépeindre ce monde d'incompétences, d'égoïsmes, de suffisances d'une certaine bourgeoisie. Il s'agit d'un film inclassable, qui contient beaucoup d'humour à base d'ironie, donc une comédie, mais aussi du drame car ces pauvres bourgeois sont toujours stoppés dans ce qu'ils entreprennent.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2024
Somme toute, il n'est peut-être pas nécessaire de décrypter complètement les signes et autres symboles surréalistes qui alimentent cette malicieuse satire de la bourgeoisie pour en savourer toute l'ironie. Car les personnages que filme Bunuel, avec élégance et fluidité, sont manifestement des figures ridicules et médiocres, et le spectateur les perçoit aisément comme telles.
Bunuel renoue ici avec la forme la plus classique et la plus caustique du surréalisme. Les corps constitués (diplomates, militaires, clergé) et la bourgeoisie dans son ensemble sont les sujets d'une satire où l'on devine moins de virulence que de raillerie bon enfant. Encore que les uns et les autres, bien habillés par Bunuel, apparaissent corrompus, vaniteux, avides, concupiscents et la liste n'est pas close!
Ils sont des parasites et des jouisseurs qui n'envisagent aucune autre activité, dans le film de Bunuel, que de se mettre à table! Ce à quoi il ne parviennent jamais, en dépit d'invitations réciproques répétées, toujours empêchés au dernier moment par quelque incident incongru. Parfaitement satisfait d'eux-mêmes, il n'est que leurs cauchemars, heureusement fugitifs, pour démasquer leur hypocrisie et leur révéler douloureusement leur vraie nature.
Le film est tout simplement une comédie dont on prend plaisir, malgré quelques aspects obscurs (en particulier deux ou trois scènes oniriques), à décoder les effets comiques et à découvrir le caractère grotesque des personnages. Ils sont bien punis par Bunuel qui les prive de se gaver...
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2024
Bunuel ausculte avec humour et une pointe d’acidité les travers d’une certaine bourgeoisie proprette sur elle en façade et qui derrière… Pour ça, il s’entoure d’un beau casting international avec une belle floppée d’acteurs français, l’italienne Milena Vukotic, l’espagnol Fernando Rey. Tous sont excellents dans leurs rôles, hauts en couleurs, détestables pour la plupart mais sympathiques malgré tout, avec, pour ma part, une mention spéciale pour Stéphane Audran, Milena Vukotic (laquelle tire son épingle du jeu avec un simple second rôle) et Fernando Rey, qui s’amuse avec gourmandise en ambassadeur corrompu d’une dictature bananière. Même les seconds rôles ont une vraie folie qui leur permet d’exister. Cette galerie de personnages apportent tout le sel d’un film qui par ailleurs est souvent drôle, quoiqu’assez décousu. En réalité, on est presque plus dans un film à sketch, enchainant des situations qui vont explorer les travers de ce groupe d’amis très douteux en vrai ! Leurs mœurs sont décortiquées le long d’un fil conducteur autour d’un repas qu’ils n’arrivent jamais prendre. C’est amusant, léger, un peu fantastique, souvent pertinent. On passe un bon moment. Maintenant, faut avouer que ça manque un peu de fluidité, que la narration imbriquée avec des films dans le film complique un peu les choses et c’est sans parler de l’intervention de l’absurde à plusieurs reprises. Le film est un peu foutraque, et on pourra parfois se trouver un peu lasser des flash-backs qui reviennent de plus en plus souvent au fil du film.
Formellement, c’est très efficace. Les décors sont beaux, variés, on plonge aisément dans ce petit monde bourgeois. C’est beaucoup filmé en intérieur, mais ça ne pose pas souci. Bunuel s’amuse avec gourmandise du côté vaudevillesque de certaines scènes, et apporte tout son savoir faire en la matière. En revanche, il faut reconnaître que la bande son ne retient pas l’attention.
En conclusion, je dirais que ce film très sympathique s’appuie quand même beaucoup sur sa galerie de personnages pour convaincre. On appréciera de même son humour, sa dénonciation légère des mœurs bourgeoises, son ton satirique qui font du film un objet divertissant. Maintenant, on ne peut s’empêcher de voir une certaine légèreté dans l’écriture générale, de voir parfois les procédés amusants tomber dans la redondance facile, avec une multiplication de scènes inutiles qui, relevant d’un théâtre de l’absurde rigolo au début, semble, à la longue, être là pour faire durer le film plus de 90 mn. 3.5
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2024
1. Le pouvoir des rêves. Fascinant.
Au début, on roule dans la nuit. Métaphore de l’homme qui cherche un sens dans l’obscurité.
Les inserts de marche sur la route de campagne poursuivent ce thème.

2. En termes de mise en scène, c'est très riche.
Vers le début, à chaque fois que le groupe arrive en voiture chez les Sénéchal, deux plans identiques: un plan panoramique vertical vers le bas en partant du haut des arbres pour arriver sur la voiture qui arrive dans l’allée, figurant une menace naturelle et inquiétante.

3. Le film déploie un humour absurde et deadpan. Pas de gags, juste un léger sourire permanent.
Bunuel: "Ce n’est pas une satire, et encore moins féroce. Je crois que c’est le film où il y a le plus d’humour tendre.” “Je ne peux pas séparer les personnages en bons absolus et mauvais absolus.” (Conversations avec Luis Bunuel p.215)

4. Festival de délicieuses performances d’acteurs.
Julien Bertheau dans le rôle de Monseigneur Dufour est génial. Sa politesse à la limite de l'obséquiosité est fascinante.
ferdinand75

723 abonnés 4 455 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2024
Un des derniers film de Buñuel, dans la tradition surréaliste ou plutôt celle de « l’absurde » , qui lui était cher . Mais l’effet de surprise n’est plus là, et la faiblesse du scénario nous donne une sensation de « déjà vu », voire une odeur de naphtaline. Un groupe de bourgeois un peu déluré cherche à organiser un dîner ensemble, mais les occasions seront manquées ou souvent rêvées et elles partent alors en délire, sensées nous surprendre ou nous choquer. Avec en apothéose un des dîners où la grande table fait face à un grand rideau rouge, que l’hôtesse va soudain ouvrir et qui dévoilera une scène de théâtre , où les invités font face à un public : probablement la meilleure scène du film, devenue culte. Les hommes semblent bien sous tous rapports mais sont en fait des grand trafiquants de cocaïne, et ainsi de suite. Satire de la bourgeoisie, de l’église, un archevêque ouvrier /paysan ridicule, de la bienpensance , mais tout cela ne parait pas bien méchant, un peu mollasson , avec un air de « déjà vu ». Les acteurs sont tous excellents, prouvant la grande capacité de directeur d’acteur de Buñuel ; on a plaisir à retrouver les excellentes actrices : Stéphane Audran , Bulle Ogier et Delphine Seyrig un peu oubliées aujourd’hui, formidables dans leur posture de fausse rigidité. Piccoli et surtout Pieplu et Jean -Pierre Cassel (quel grand acteur, son fils à de qui tenir) , sont excellents et tous les seconds rôles sont formidables. Pas un des meilleurs Buñuel, mais typique et représentatif de sa personnalité.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2023
Luis Bunuel nous sort un film comme il en existe peu, sorte de satire bourgeoise réel ou irréel? On ne sait pas trop sur quel pied danser. En effet, les aller et retour entre réalité et chimère sont incessants et nous perdent littéralement mais que c'est amusant!! Enormément d'humour jalonne de nombreuses scènes du film, j'ai vraiment passé de bons moments. De plus, nous avons une production de rêve avec des acteurs renommés tels que Delphine Seyrig, Bulle Ogier, Stéphane Audran, Jean-Pierre Cassel, Michel Piccoli et l'excellent Claude Piéplu. Ce long métrage de Bunuel est empli d'une inventivité incroyable, c'est vraiment rafraichissant car vraiment novateur. Une très belle oeuvre signé Bunuel
Delphine M.
Delphine M.

8 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2023
Premier film de Bunuel pour moi. C'est vieux, lent, décalé, déjanté... On se laisse prendre même si on ne sait pas trop où l'on va... Et c'est bien!
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 octobre 2023
Une charge épaisse contre la haute bourgeoisie, ses mœurs dépravées, ses collusions avec l’Etat, l’armée, le clergé… Malgré une distribution de haut niveau, un film répétitif (les repas) qui n’arrive pas à nous surprendre et sent la grosse tête à plein nez…
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2023
Comme le titre l'indique, Bunuel s'attaque à la bourgeoisie dans un film académique dans la forme et aux dialogues et jeux d'acteurs très théâtraux. Mais comme les rôles sont tenus par d'excellents acteurs, que la qualité de l'écriture est de haut vol (Jean-Claude Carrière est au scénario) et que Bunuel insuffle toute la fantaisie surréaliste si caractéristique de son œuvre, "Le charme discret de la bourgeoisie" devient vite un objet assez fascinant et savoureux. Sous couvert d'un film creux où les personnages superficiels ne pensent qu'à manger et à faire des mondanités, Bunuel tire à boulets rouges sur les puissants de tous types (grands bourgeois, religieux, militaires et autres politiciens) qui ne sont qu'hypocrisie et avidité.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2023
Incompréhensible, très décousu. Pas réellement d'histoire. Une succession de sketchs intéressants mais mal articulés. On comprend la satyre de la bourgeoisie. Bons acteurs.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2023
Réalisé par Luis Buñuel en 1972, au cours de la dernière partie de sa riche carrière, Le charme discret de la bourgeoisie est un film drôle, élégant, absurde et inquiétant qui raconte l’histoire d’un dîner entre gens de bonnes familles sans cesse reporté pour des raisons diverses et variées, au fur et à mesure que le long-métrage prend une tournure onirique de plus en plus marquée. Égratignant les mœurs des bourgeois et des gens de pouvoir, le film est aussi un conte métaphysique sur l’absurdité de nos existences réduites à la répétition et à la représentation. Avec un panel de comédiens et de comédiennes éblouissant, dont il faut citer Stéphane Audran, Delphine Seyrig, Bulle Augier, Fernando Rey, Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel, Julien Bertheau et Claude Piéplu. Si l’on en doutait encore, : non, le génial Quentin Dupieux n’a rien inventé.
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