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Jonathan M
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4,0
Publiée le 13 janvier 2016
Quand on s'attaque à du Shakespeare, soit on passe pour un faux cinéaste intelo qui a des chevilles d'un diamètre incommensurable, soit on est un simple audacieux. Justin Kurzel entre dans cette dernière. Esthétiquement, c'est une claque visuelle qui nous ai proposé. La splendeur écossaise, conjuguer au rouge sang des âmes, et au rouge feu des flammes. Cette brume permanente qui sublime l'arrière plan, un Macbeth triomphant dans le vice, Lady qui ne baisse pas la tête devant son époux. Le grand seigneur fini par tout perdre, au profit d'un spectateur ébahit que je suis. *TOP 6 FILM 2015*
- Une réalisation hyper propre. Les paysages sont superbes, les décors et costumes très convaincant - Une très belle performance de M. Cotillard et M. Fassbender quant on voit la complexité des dialogues - Une ambiance triste et dramatique bien mise à l'écran
Les - :
- Film peu accessible. Le style de dialogue très shakespearien plombe littéralement le rythme, ce qui rend le film lourd à suivre - Le cheminement psychologique des personnages n'est pas assez mis en valeur. Les 2 personnages sombrent trop rapidement dans la folie ce qui zappe toute l'intrigue du film.
Conclusion:
Un film très bien réalisé et une très belle performance des acteurs. A vouloir être trop fidèle à l"oeuvre de Shakespeare, cela en fait un film peu divertissant et peu plaisant à suivre.
Un réalisateur inconnu, Justin Kurzel; un casting aussi hollywoodien qu'improbable: Michael Fassbender, Marion Cotillard! Non mais, vous imaginez Marion Cotillard en lady Macbeth! Et, au début, on se demande: où est on? Dans Le Seigneur des Anneaux, pour la sauvagerie de la bataille; dans Game ot Throne, pour les trognes? (remarquez, il y a pire comme références...
Ben non. On est dans Shakespeare -totalement, somptueusement dans Shakespeare dont la cruauté, la violence n'ont sûrement jamais été aussi bien servies. Les acteurs, tant hollywoodiens qu'inconnus, font sonner la somptueuse langue de Shakespeare comme si c'était leur langue natale.... Il est vrai que Shakespeare est si "moderne" qu'il n'est pas difficile de se l'approprier. Loin de la grandiloquence de Corneille et de l'affèterie de Racine, Shakespeare est notre contemporain....
Quant à la Cotillard, la simplicité avec laquelle elle s'empare de la terrible Lady ne la rend que plus effrayante; on a vu bien des actrices surjouer cette méchante idéale; la Cotillard nous fait plutôt penser à quelque moderne énarque poussant son compagnon à détruire par la calomnie un autre prétendant au poste de premier ministre.... Elle glisse dans la folie par le dégout d'elle même.
Du roi Duncan de David Thewlis, du noble Banquo de Paddy Considine, de l'héroïque McDuff de Sean Harris ou du Malcolm de Jack Reynor, on ne choisira pas, on ne peut pas choisir. Les décors sont sublimes. Sauvages landes brumeuses, d'où on ne s'étonne pas de voir émerger les sorcières, aux lacs tourbeux, entourées de montagnes désolées, et parfois le soleil couchant noie tout le paysage de sang...
Emmener les ados (pas les trop petits quand même) pour qu'ils prennent goût à la littérature! Sublime. A voir d'urgence.
Faut il être illuminé pour apprécier un tel film? On se rapproche de 300 dans la façon de filmer ça à la limite c'est plaisant mais sinon... C'est pas dynamique, les dialogues sont à la limite de l'insupportable. On est beaucoup trop dans la poésie. Quel dommage moi qui attendait de cette histoire autre chose que de la déception et de la lassitude tout au long du film.
Michael Fassbender nous prouve à chaque fois son talent et sa grandeur en tant qu'acteur, hélas, ce n'est pas le cas pour Marion Cotillard : elle ne fait que confirmer son manque de professionnalisme, de charisme et de discipline (mais elle est très jolie alors... ça passe des fois). Le film paraît beaucoup plus intéressant en morceaux choisis, dans la bande annonce (bravo pour le montage!) qu'en sa totalité. Lent, mal joué et creux, il se regarde froidement sans aucune implication, avec une pause toilettes bien méritée qui n'empêchera pas le spectateur de retrouver le fil après avoir regagné sa place. Dommage.
Déçu. Le film est raconté au lieu d'être vécu. pour beaucoup de plans fixe la caméra a la tremblotte ce qui est très énervant. De beaux paysages certes mais ça ne suffit pas pour faire un bon film.
"Macbeth est la vision la plus pure et la plus profonde du mal chez Shakespeare" a écrit le critique britannique Wilson Knight. Il est vrai qu'en comparaison Othello, Le roi Lear ou Hamlet pourraient presque passer pour des bluettes. Le réalisateur australien Justin Kurzel a eu un sacré courage, et une belle dose d'inconscience pour s'attaquer à un tel monument, passant après Welles, Kurosawa ou Polanski. Respectant le texte original, mais avec des coupes qui restreignent parfois sa cohérence, Kurzel a fait de son héros un soldat en plein traumatisme, ivre de pouvoir et plongé dans une crise de couple abyssale. Le film est très inégal avec autant de scènes sublimées que de longueurs intenables et de moments "kitsch". Sa recherche constante d'esthétisme se fait au détriment de toute psychologie et si les paysages naturels d'Ecosse ont un talent fou, cette alliance de brumes et de cieux rougeoyants, symboliques du sang versé est vraiment trop. Michael Fassbender et Marion Cotillard (une tragédienne née) n'amusent pourtant pas la galerie, dans des compositions hallucinées. Tel quel, Macbeth est plutôt frustrant, non par son manque d'ambition mais par ses partis pris trop marqués. Ceci dit, il mérite sans doute une deuxième vision.
Somptueux ... Lyrique ... Le souffle épique d'une tragédie intemporelle porté par un Michaël FASSBENDER incandescent dans des paysages de glace et de feu à couper le souffle . Marion COTILLARD ne démérite pas : jeu sobre et dense . Beaucoup , beaucoup d'éléments se conjuguent pour que le spectateur reste scotché et que ce drame magnifié par la langue de SHAKESPEARE nous donne envie d'aller plus loin .
Quel purgatoire dans (presque) tous les sens du terme que cette adaptation littérale de l’illustre pièce de Shakespeare, « Hamlet ». L’intérêt éventuel de porter à nouveau sur grand écran cette tragédie aurait été d’actualiser le propos et le texte. Si les images ont effectivement de la gueule et semblent extrêmement travaillées, pour le reste c’est d’un ennui mortel. Quelques fulgurances de mise en scène via deux ou trois sublimes plans ainsi que l’esthétisme général empli de filtres ne sauvent pas le film de la platitude total. Nos yeux ont beau être plus ou moins comblés, si l’esprit et les oreilles ne suivent pas… On ne parlera pas de navet mais de film totalement déconnecté de son temps et par là même inutile et vain. L’australien Justin Kurzel sera donc l’homme du grand écart. Après son chef-d’œuvre qui a divisé il y a trois ans (« Les Crimes de Snowtown »), polar social ultra violent et glauque, il signe l’un des pires films de l’année. Il est vrai que ses qualités de mise en scène ne sont pas en cause, l’image étant de toute beauté, mais pour le reste… Pourquoi faire dire aux acteurs de tels dialogues que la majorité des spectateurs ne saisira pas ? Pourquoi leur mettre en bouche de telles logorrhées interminables ? Pourquoi ne pas transcrire la pièce de nos jours ou au moins la rendre compréhensible pour les moins enclins au vieux français (traduction de l’écossais avec accent en prime!) ? Mystère. Au bout d’une demi-heure on décroche totalement. Et malgré la conviction des acteurs en leur texte, Marion Cotillard et Michael Fassbender en tête, il ressemble davantage à des fantômes errant dans des décors sans âme et une Ecosse naturelle à la fois belle mais triste. Leurs échanges ou monologues sans fin nous endorment complètement. Et dire que l’objet dure presque deux heures vous fera cerner le supplice qui vous attend. Si vous cherchez un bon somnifère, allez voir « Mac Beth », il n’y en a pas de meilleurs.
Un film presque sensoriel, une mise en scène incroyable, et des plans... à couper le souffle. On remarque immédiatement la qualité du travail de photographie ! et que dire de la beauté des paysages écossais ! Des plans somptueux et des acteurs habités !! Les acteurs sont incroyablement mis en scène ! Bons nombres de plans sont visuellement parfaits ! Alors il est vrai qu'il y a quelques longueurs mais adaptez Shakespeare n'est pas chose aisée pourtant Justin Kurzel s'en sort extrêmement bien. (je m'en vais d'ailleurs regarder "Snowtown" prochainement) Quelle rage ! quelle folie ! habite Macbeth et sa Lady ! Plus on avance dans le film et plus la luminosité (très travaillée) s'adapte au service de l'histoire. Ces palettes de couleurs caressent parfaitement les paysages Écossais, on y retrouve aussi grandement la folie du roi.. La performance du duo Fassbender/Cotillard est impressionnante ! Un film a voir
Énième adaptation de la tragédie de Shakespeare réalisé par Justin Kurzel qui s'était fait remarqué avec "Les Crimes de Snowtown" (2011). Ce film est riche d'une production franco-anglo-américaine et d'un casting aussi inspiré qu'investi. Les acteurs offrent des performances justes inouïes, aussi impeccables et épatants que la beauté formel du film. Un esthétisme stylé qui n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre "Valhalla Risinh - le Guerrier silencieux" (2009) de Nicolas Winding Refn. Un grand et beau film qui tient toutes ses promesses...
MacBeth a été, pour moi, une excellente surprise. Pas sûre que cela plaise aux plus grands nombres. Mais cela serait dommage de passer à côté de ce film puissant. Si vous y allez, accrochez vous, les premières scènes sont un peu laborieuses mais ca vaut le coup… pour la suite.
Justin Kurzel livre avec ce Macbeth une réalisation particulièrement noire et angoissante. Si certaines séquences sont trop longues et inutiles, d'autres, au contraire, restent totalement déroutantes, voire envoûtantes. La photographie d'Adam Arkapaw y est pour beaucoup. Elle tout simplement remarquable.
Le réalisateur plonge au plus profond de la noirceur et de la dérive sanguinaire de ce couple assoiffé de pouvoir. "Le moment était également opportun sur le plan des thèmes abordés dans la pièce : en effet, l’avidité et ses ravages sont plus que jamais d’actualité." Déclare la production.
Le film nous entraîne dans un puits sans fond avec une rage omniprésente, destructrice et d'une violence inouïe. La direction d'acteurs est remarquable.
Les comédiens donnent le maximum. David Thewlis, Jack Reynor, Paddy Considine sont les principaux protagonistes aux côtés desquels Michael Fassbender et Marion Cotillard, habités par leurs personnages, sont véritablement pris au piège des ambitions de ce couple meurtrier qu'ils incarnent à l'écran.