La Isla mínima
Note moyenne
4,0
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277 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2015
Ce film nous dépeint une autre Espagne, loin des cartes postales... Une histoire sordide et glaçante où planent mystères et non-dits. La confrontation des deux policiers aux univers différents, magistralement interprétés par Javier Gutiérrez et Raul Arévalo, maintient une tension tout au long d'un scénario suintant le glauque et l'effroyable. Le film mérite largement ces 10 Goyas (équivalent espagnol de nos Césars).
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2015
La isla minima ne prend pas le temps de poser des personnages, des énigmes, une ambiance, on est directement au coeur du cinéma, au coeur d'un univers et d'un regard après quelques images du générique et ces paysages faciscinants et sauvages de l'Andalousie. Tout se construit pendant le film, lentement, sans grand discours, sans emphase, sans procédé lourdingue. L'intrigue policière est tendue, maitrisée, sombre mais l'intérêt majeur du film se retrouve dans l'ambiguïté de ses personnages, de ses enquêteurs, dans l'incapacité à faire face à l'injustice et à la non-résolution de toutes les énigmes de la vie, comme des films policiers.

La fin est selon moi une maitrise totale de cinéma, filmographique mais aussi et surtout idéologique, dans tout ce qu'elle exprime de beau et d'incroyablement laid. C'est, d'une toute autre manière, le même message que le labyrinthe des secrets sur l'impossibilité qu'un pays a d'effacer les pages les plus sombres de son histoire auxquelles des hommes, aujourd'hui oubliés par la justice, ont pris part.

Fort !
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2015
Intéressant car ça se passe dans un univers original (beau paysages et Espagne post franquiste) mais sans grande originalité ni intérêt particuliers
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2015
Deux policiers à la recherche de ravisseurs et tueurs de jeunes filles. Un polar poisseux et glauque à souhait, mais à l'intrigue somme toute très classique et sans réelle surprise. L'originalité de ce film ne vient ni de son scénario ni de ses personnages (eux aussi classiques dans ce genre-là) mais de son cadre (le delta du Guadalquivir) et de son époque (le début des années 80) encore hantée par les démons du franquisme. Un film ni très bon ni très mauvais, par conséquent. 7/10
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2015
La Isla Minima est un polar sombre, sec et racé. Nul besoin de présenter les personnages, ces derniers débarquent sur les rives de Guadalquivir sans détour, ni présentation. Appelés pour une affaire de disparition, ces deux flics arrivent à pied alors que leur voiture est tombée en panne. Nous avons, dès le départ, comme un mauvais pressentiment. Celui-ci va se confirmer à la découverte de deux cadavres de jeunes filles. Celles que les enquêteurs recherchaient.

Les dialogues sont expédiés telle une bière fraiche qu’on boirait cul sec en pleine calicule. A l’instar de l’écriture, le montage est tout aussi cadencé. L’enquête progresse, classiquement. Si les langues ne se dénouent pas facilement, il suffit de brutaliser quelque peu un témoin, une balance ou même une victime. Tous les moyens sont bons pour toucher au but. Car ces deux flics ne sont pas là pour faire dans la dentelle ou ménager leur prochain. Car ici plus que nulle part ailleurs, autrui est une figure menaçante dans une Espagne post-franquiste plus que fragile.

Pour un bon polar, il faut de bons détectives. Ce sont eux qui représentent le nec plus ultra de ce film glacialement humide. Issus de milieux différents et appartenant à une classe politique opposée, ils se complètent dans leurs tâches de manière toujours fragile et exclusivement dans un seul but : la vérité, aussi sordide soit-elle. Le récit ne dévoile que peu d’éléments sur eux, pourtant, le spectateur peut se faire une idée précise de leurs motivations, et de leurs passés.

Formellement impeccable, La Isla Minima démarre avec des plans d’hélicoptère, filmant les paysages andalous à perte de vue. Ceux-ci ne ressemblent pas à divers terrains, mais à des artères, des vaisseaux sanguins et des formes préoccupantes. Grâce à ce procédé filmographique et cette musique lancinante (le brillant Santaolalla), le public est invité à un voyage en dehors du temps et de toute réalité. Le fantastique a pris racine sur ces terres devenues maudites.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2015
La Isla Minima, c’est juste le lieu du dénouement pour un splendide polar situé dans l’Espagne des années 1980. Une île minuscule dans les marais du Guadalquivir, en Andalousie. Vues du ciel, rizières et roselières dessinent entre les bras du delta d’immenses tableaux abstraits. Le cadre est aussi somptueux qu’inquiétant, car les pièges sont au détour de chaque chemin. Dépaysement garanti pour deux policiers venus enquêter sur la disparition de deux jeunes filles, lors d’une fête locale.
Qui s’est acharné sur Estrella et Carmen, dont les corps ont été retrouvés salement amochés dans un canal ? Un beau dragueur vu avec elles le soir de leur disparition ? Le gardien d’un pavillon de chasse habitué à dépecer le gibier ? Un vieil amateur de chair fraiche qui se croit tout permis sur son domaine ? L’entourage n’est pas causant, les secrets peinent à émerger. Et puis les deux flics ne sont pas toujours raccord sur la méthode. Le plus ancien a gardé quelques mauvaises manières du temps où il servait la police politique de Franco…
Fangeux et poisseux à souhait, lent et nerveux à la fois, « La Isla Minima » est un thriller caniculaire qui raconte aussi la confrontation de deux Espagne. Comme si la transition démocratique avait du retard dans « las marismas »… Dialogues au cordeau, interprétation sur le fil, plans d’une esthétique hyper soignée, le film d’Alberto Rodriguez est remarquablement maitrisé. L’intelligence du récit n’a d’égal que la qualité plastique des images. Maximo bravo !
musclecine
musclecine

7 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2015
Un des meilleurs films policier dans un décor à la fois sauvage et envoûtant
Laurent I.
Laurent I.

16 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2015
Très bon polar noir avec deux flics très différents (un ex de la gestapo de franco et un républicain). L'histoire du meutres de deux adolescentes s'épaissit au fur et à mesure dans une Andalousie où l'omerta règne, surtout qu'on est sur des thématiques de sexualités perverses. Les séquences se succèdent à un rythme effréné. On ne s'ennuie pas un instant et j'aurai même apprécié que le film ralentisse parfois ! Enfin, les paysages de mangroves sont magnifiques.
Torrance1980
Torrance1980

21 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2015
Vu au BIFFF.
Quelque part entre la série « True Detective » et le cinéma de Fincher, « La Isla Minima » de l’espagnole Alberto Rodriguez est un pur thriller, jouant autant de ses influences, que de ses codes. Le grand vainqueur des derniers Goya choisit comme toile de fond les années sombres de l’Espagne, s’inscrivant dans une réalité où la violence et le mal sont présents aux quatre coins du pays.
Ce film policier, bien que comportant une intrigue classique, dresse, surtout à travers son duo de flics, un portrait intéressant d’une Espagne postfranquiste. Le réalisateur confronte deux oppositions de caractères. Obligés de faire équipe, les deux policiers doivent laisser leurs différents de côté afin de résoudre un double homicide. Chacun possède à la fois, une part d’ombre et une part de clarté. Que ce soit eux deux ou bien chaque habitants de cette petite bourgade isolée, tous partagent des secrets. Rodriguez décortique avec une certaine réussite, la personnalité de ses deux personnages principaux. Sans jamais les juger, il va laisser le spectateur se faire sa propre idée, donnant les clés sans jamais ouvrir les portes. « La Isla Minima » se veut être un film à tiroirs, aussi bien au travers de son intrigue, qu’au travers de son étude anthropologique.
Sans conteste, l’ambiance 70-80’s et cette photographie au ton jaunâtre, transpirant la moiteur de cette Espagne bucolique et prolétaire, touchée de plein fouet par la crise, donne un certain charme au film. Le rythme latent, posant petit à petit chaque pièce sur son échiquier véhicule une aura cabalistique particulièrement immersible, à l’image du « Zodiac » de Fincher.
Mais Rodriguez n’est pas Fincher. Malgré que le scénario soit bien huilé et ficelé, l’évolution de l’intrigue policière reste particulièrement linéaire et codifiée. Sans quelques pirouettes scénaristiques, « La Isla Minima » aurait tout aussi bien pu passer pour un épisode des « Experts » ou je ne sais quelle autre série du même genre. Le final manque d’ailleurs, lui aussi, cruellement d’impact et d’originalité. Une phrase m’apparaît d’ailleurs comme étant en totale adéquation avec le sentiment que j’ai ressenti à la fin de la séance : « Tout ça pour ça ? »
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2015
Un thriller 100% qui use de tous les codes en vigueur dans ce genre de film avec une touche espagnole appliquée à l’après franquisme dans une région assez perdue de l’Andalousie. La géographie des lieux liée à la personnalité de ses habitants, des taciturnes, des taiseux donne un caractère très particulier à ce film aux multiples Goya. Je n’irais pas jusqu’à lui en attribuer une dizaine comme ce fut le cas, mais le film d'Alberto Rodriguez figure effectivement dans la lignée des belles œuvres sombres et inquiétantes, où les policiers venus de nulle part (la grande ville est quelque chose d’étranger) donnent le ton d’une dramaturgie qui confond le paysage et ses habitants. Sur la palette du cinéaste, ça devient éclatant, avec deux très bons comédiens Raúl Arévalo, et Javier Gutiérrez. Il est simplement dommage que le cinéaste prenne un tel plaisir à donner du suspense pour le suspense. La fin n'en finit pas, et je ne suis pas certain d'avoir la résolution de l'énigme...
Pour en savoir plus
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2020
Au début des années 80, deux flics traquent un tueur en série.
Un polar sombre et captivant, à la mise en scène maîtrisée, qui fait ressortir les fantômes du franquisme.
Récompensé par 10 Goyas en Espagne.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2018
La Isla Minima est un polar, lent, hypnotique, prenant place dans l'Espagne fraîchement démocratisée mais qui, malheureusement, n'en a pas fini avec les démons du fascisme. L'ombre de Franco est toujours présente. Ses partisans le sont toujours eux aussi même si partis vers d'autres cieux. Aussi, dans ces campagnes désertiques, rien ne s'est vraiment réglé avec la disparition du dictateur. Des jeunes filles meurent. C'est une chose horrible. Mais aussi horrible que soient ces meurtres, ils ne sont que l'arbre cachant la forêt. Derrière les cadavres, c'est de la pauvreté qu'il s'agit. De la misère. Une absence totale d'avenir, d'espoir, pour une jeunesse réduite à quitter les zones rurales, leurs racines, pour pouvoir trouver du travail et donc fuir vers les villes. Mais bon, au-delà du contexte social, l'enquête en elle-même est captivante à suivre à travers ces deux flics mal assortis (ça pique forcément la curiosité de voir la manière dont ils vont interagir entre eux au fur et à mesure que le film avance) pas aidés par une atmosphère chargée de mystère où tout le monde a l'air d'avoir quelque chose à cacher. Je me demande quand même si leur conscience va les laisser en paix ou pas quand on a commis ou eu connaissance de tels actes. Si ça ne finit pas par être trop lourd à porter.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2015
Assurément le meilleur polar de l’année, récompensé à juste titre de 10 Goya (le César espagnol). Ce film est d’une beauté sauvage fantastique, épouse un rythme assez lent mais qui vous scotche au siège, avec des explosions de violence brutales. La mise en scène est au cordeau et pleine d’originalité, les décors plombants mais bien adaptés, les dialogues parfaitement justes mais surtout, surtout, on se régale d’une interprétation impressionnante de la part des deux flics mais aussi de tous les seconds rôles – Nerrea Barros, mère de deux victimes, crève l’écran ! Ajoutons à cela l’intelligence de l’œuvre qui aborde, sur ce fond glauque, la difficile adaptation de l’Espagne après des décennies de pouvoir franquiste, sans aucun manichéisme ni aucune pédanterie morale. Une splendide réussite, on peut dire un chef-d’œuvre, à des années-lumière des séries B avec Tom Cruise ou Gérard Lanvin. C’est un bonheur de déguster un tel film, en plein été de surcroît !
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2025
Fin des années 70 en Espagne, juste après la fin du franquisme, deux jeunes filles meurent de manière atroce au fond d’une campagne aride où la pauvreté domine. Un duo de flic qui semble mal assortis est chargé de l’enquête. L’un est pour les méthodes brutales et l’autre pour une analyse plus intellectuelle. Le rythme pourrait sembler lent et pourtant la tension est présente et cela nous permet de mieux plonger dans l’atmosphère un peu mystérieuse et de découvrir des personnages qui semblent tous avoir quelque chose à cacher. Les plans aériens ou filmés sans son loin des scènes rendent la réalisation brillante et immersive. L’image est très belle et ces labyrinthes de marécages participent à créer une ambiance spécifique. Une réussite complète et une pépite à ne pas manquer !
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2019
A. Rodriguez nous propose un thriller bien ficelé, situé dans l’Andalousie dont il est originaire.

Dans un film policier, les méchants tuent des braves gens -ici des jeunes filles en l’occurrence- et les flics leur courent après et les attrapent autant que possible. Les ingrédients de base sont bien présents dans celui-ci, mais pas que. La description à la « Maigret » d’un certain climat social dans cette province du sud de l’Espagne à la sortie du franquisme, la condition des ouvriers exploités et des femmes abusées dressent un décor à l’intrigue, auquel ne manquent pas de s’ajouter divers trafics douteux, dans cette zone campagnarde éloignée du pouvoir central hispanique. L’action se déroule dans un décor-labyrinthe entre terre et mer, plusieurs fois filmés magnifiquement de haut à la verticale, sans toutefois abuser de cet artifice visuel.

La musique est discrète mais efficace. Les deux policiers ne peuvent pas se sentir, mais quand on veut sauver sa peau et ne pas rentrer bredouilles, il faut faire quelques arrangements avec la déontologie et la légalité des moyens employée. Un peu de sauce à la mode Inspecteur Harry ou Serpico vient donc fignoler une histoire dure, sans concession mais bien maitrisée dans sa conduite. Cinema1 - aout 2015
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