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ptit-fut
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4,5
Publiée le 17 juillet 2015
superbe policier espagnol Une intrigue prenante, des acteurs de qualités et une photo magnifique A ne pas manquer pour les fans de polar un peu glauque
Le film de l'année en Espagne avec ce film qui a récolté pas moins de 10 Goyas (équivalents de nos Césars) avec ce thriller sombre sur fond historique qui rappelle les heures sombres d'une Espagne post-franquiste. La période de l'histoire se déroule en 1980, l'Espagne est alors en pleine construction démocratique après plus de 30 ans de dictature sous Franco. 10 Goyas pour ce seul film c'est sans aucun doute un peu beaucoup, on se dit surtout que le cinéma espagnol est bien triste en ce moment. Malgré tout c'est un excellent film, efficace et prenant avec un contexte géographique et historique particulièrement bien orchestré.
Un thriller 100% qui use de tous les codes en vigueur dans ce genre de film avec une touche espagnole appliquée à l’après franquisme dans une région assez perdue de l’Andalousie. La géographie des lieux liée à la personnalité de ses habitants, des taciturnes, des taiseux donne un caractère très particulier à ce film aux multiples Goya. Je n’irais pas jusqu’à lui en attribuer une dizaine comme ce fut le cas, mais le film d'Alberto Rodriguez figure effectivement dans la lignée des belles œuvres sombres et inquiétantes, où les policiers venus de nulle part (la grande ville est quelque chose d’étranger) donnent le ton d’une dramaturgie qui confond le paysage et ses habitants. Sur la palette du cinéaste, ça devient éclatant, avec deux très bons comédiens Raúl Arévalo, et Javier Gutiérrez. Il est simplement dommage que le cinéaste prenne un tel plaisir à donner du suspense pour le suspense. La fin n'en finit pas, et je ne suis pas certain d'avoir la résolution de l'énigme... Pour en savoir plus
"La Isla minima" est un bon film policier tout droit venu d'Espagne. Son intrigue n'a rien de novateur mais dévoile une enquête criminelle qui sait nous tenir en haleine. La mise en scène y est soignée le film est supporté en plus par un excellent tandem d'acteurs. Efficace sans être incroyable, il manque à "la Isla minima" ce petit truc qui le rendrait imperissable dans nos mémoires. Peut-être cela vient-il justement d'un scénario un poil trop facile. Dans tous les cas, on ne peut que passer un bon moment.
J'ai adoré ce film. Un polar comme je n'en avais pas vu depuis une éternité. Du même niveau que Prisoners selon moi. Une mise en scène magistrale, des acteurs extraordinaires, des paysages magnifiques et un contexte historique et politique qui donnent un vrai plus à ce film, un vrai film intelligent, divertissant et haletant. Je crois que je vais retourner le voir avec des potes.
La superbe photographie d'Alex Catalan survole le delta du Guadalquivir et les méandres marécageux d'une Andalousie souvent méconnue. Tout un univers magnifique et inquiétant qui, vu du ciel, pourrait faire penser à des peintures abstraites. Le site survolé fera partie intégrante de l'action.
Dans ces décors naturels, particuliers et inquiétants, la mise en scène de se sixième long-métrage d'Alberto Rodríguez fait preuve d'une grande habilité, d'une belle virtuosité aussi.
Effrayant, trouble et sordide, le scénario quelque peu alambiqué n'épargne pas les effets mais garantit de bout en bout une attention permanente et indispensable. Une certaine émotion se dégage dés les premières images et reste présente pendant la durée du film.
L'essentiel du récit reste assez trouble, comme cette ambiance toute particulière dans laquelle l'action se déroule. D'un côté, une affaire policière, dans la période post-franquiste, avec les prémices d'une démocratie qui peine à trouver sa juste voie. D'autre part l'affrontement de deux policiers.
Pour démasquer un tueur, qui a sauvagement assassiné des adolescentes pendant les fêtes locales, ces deux policiers que tout oppose vont se retrouver confrontés devant quantités de situations souvent confuses. Ils devront remettre en cause leurs principes et méthodes respectives, mais également gommer leurs différences et faire face aux non-dits qui placent chacun dans la méfiance de l'autre.
Efficace, troublant et captivant, ce film est un bon moment de cinéma.
Après l'immense succès rencontré par La Isla mínima en Espagne, Alberto Rodriguez est devenu un réalisateur à suivre avec un intérêt certain.
Aux derniers Goyas (César espagnols), La isla minima a remporté pas moins de 10 récompenses dont celles de meilleur film et de meilleur réalisateur de l'année. Ce dernier, Alberto Rodriguez, n'est pas un inconnu (Les 7 vierges) même si 3 de ses longs-métrages restent inédits en France. Polar cafardeux et poisseux, La isla minima nous entraîne dans un village andalou proche de marais fétides où des filles disparaissent avant d'être retrouvées mutilées. L'enquête de deux flics aux méthodes opposées est lente et minutieuse, dans l'Espagne de 1980 dont Rodriguez rappelle avec justesse qu'elle n'est pas passée instantanément du franquisme à la movida. Du moins pas au plus profond du pays où les relents d'une époque encore proches semblent bien présents. La isla minima se regarde avant tout pour son atmosphère et son climat social et politique. La mise en scène de Rodriguez est de belle facture et l'interprétation, celle de Javier Gutiérez, en particulier, de haute volée. Avec une alternance habile de moments (faussement) creux et de scènes à la violence sèche et brutale.
Un excellent polard, glauque à souhait, avec des paysages magnifiques. Cela ressemble à du Chabrol, dans une Espagne poisseuse qui se remet à peine de la dictature de Franco. Très bon film A voir absolument.
Un excellent polar, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant régalée devant ce type de film. Des acteurs talentueux, un suspense qui tient en haleine, des décors époustouflants, une bande-son parfaite : ne manquez pas le film de l'été.
La vraie surprise de l'été: un diamant noir et brut, un polar crépusculaire à l'atmosphère moite et étouffante, une mise en scène nerveuse et inspirée qui illumine dans un clair obscur intriguant les zones d'ombre de l'histoire espagnole. Entre MEMORIES OF MURDER et TRUE DETECTIVE, un choc, une petite bombe à retardement dont les effets se font encore sentir bien après la fin du film, qui en surprendra plus d'un.
Un chef d oeuvre ! Un polar haletant, une plongée dans les années 1970, un suspense dingue, des acteurs geniaux, une mise en scene brillante, des paysages sublimes... La liste des qualites est longue! Le polar de la décennie !!!
enfin un thriller digne de ce nom intrigue qui ne vous lâche jamais interpretation parfaite, dans un cadre indédit pas étonnant que ce film ai tout gagné en Espagne, y compris le grand prix de San Sebastian
Plus qu’un thriller, Alberto Rodriguez nous offre un film d’époque après la mort de Franco en Espagne. Nous avons tout de suite voulu voir ce film après avoir lu son synopsis et encore plus après avoir vu la bande-annonce. Et le film n’est absolument pas décevant ! La Isla Minima offre une histoire intense réussie, jusqu’à nous mettre mal à l’aise par moment.
Beaucoup, je pense, liront et penseront qu’il s’agit d’un film à la True Detective entre le duo que tout oppose, la série de meurtre et cette ambiance de tension calme. Des caractéristiques dignes d’un thriller en soit. Mais il s’agit plus qu’un simple thriller dans le cas présent. On ressent cette envie qu’a Alberto Rodriguez de montrer cette société post-franquiste où la ligne est encore fine entre dictature et démocratie, avec la loi du silence encore à l’oeuvre et les personnalités des deux détectives.
Le réalisateur réussit ainsi à nous faire découvrir une période historique tout en nous “divertissant”. On se laisse vite happer par le film grâce à ce contexte et des personnages convaincants.
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(...) Tout d’abord, il semble parfaitement s’inscrire dans les plus belles réussites formelles du cinéma espagnol moderne. Ce cinéma qui semble avant tout construire un univers, y déposer, y diriger, y faire évoluer des personnages. Personnages qui évolueront au sein même de cet univers comme une corrélation de mouvements, et non l’inverse. Ici, ce n’est pas les protagonistes qui font l’histoire, mais les décors, l’époque, l’univers dans lesquels ils se fondent. Le sens même d’une réalité, d’une attention particulière portée à l’authenticité du récit. La bonne idée d’Alberto Rodriguez tient principalement dans le traitement et le profil des deux flics. Il choisit délibérément de ne pas les définir dans une opposition de traits. Ni méchant, ni gentil, l’un comme l’autre avance dans la même direction, mais d’une manière différente. Le but n’est pas de ne pas définir leur psychologie mais d’éviter une opposition classique et de ranger leur profil dans des cases. Sur ce principe le récit gagne en crédibilité et efficacité. On se recentre directement sur l’enquête, que les deux veulent mener à bien, tout en n’omettant pas de les faire évoluer au sein du récit. Doux équilibre d’écriture invisible qui sert vraiment l’histoire. (...) « La Isla Minima », auréolé de ces 10 Goya (équivalent ibérique de nos César) mérite amplement son succès. D’une noirceur sous-jacente mais intense, le film ressort comme une critique assez fine d’une Espagne post-franquiste, d’un pays qui il y a 30 ans pensait avoir expédié trop rapidement tout un passé. En parallèle de l’Histoire, cette enquête semble être une délicate métaphore d’un peuple qui ne voyait pas forcément ce qu’il avait sous les yeux, là où le mal le plus tordu se cache, au plus proche de ce qu’on pense inimaginable. Et comme le rappelle le film, au jeu du chat et de la souris, il n’y a pas vraiment de gagnant, ni de perdant.