Mia Madre
Note moyenne
3,8
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203 critiques spectateurs

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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
Quid de la transmission. D'une mère enseignante à ses enfants devenus adultes, à sa petite-fille qui questionne la pertinence à étudier le latin et enfin aux anciens élèves. La réalisatrice tente de soutenir encore une visée politique de son cinéma. Quel discours politique est aujourd'hui crédible? Quel projet de société peut encore être fédérateur ? Où mourir ? Que peut un acteur s'il perd l'usage de sa mémoire ? Voici quelques unes des thématiques de ce film. Rien d'exaltant dans ce dernier film de Nanni Moretti, une certaine teneur, mais plus de désillusion que d'enthousiasme. Aujourd'hui la constestation relève de la mise en scène, comme si elle n'était plus tout à fait d'actualité. Mais est-ce si sûr... ?
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2015
J'ai un problème avec Nanni Moretti. Jusqu'à présent aucun de ses films ne m'a réellement emballé...non, même pas "la chambre du fils". Son cinéma me parle peu, pour ne pas dire du tout. Je le trouve planplan , avec des idées, des thématiques intéressantes certes, mais rien qui ne m'attendrisse, me fasse sourire ou que j'entre en empathie avec sa vision du monde. Beaucoup y trouvent de jolis plans, de grandes envolées, des cheminements intelligents...moi, je ne vois rien, ne ressens rien ou presque, sauf une esthétique proche du téléfilm.
Cette semaine, l'accueil dithyrambique fait par les critiques à "Mia madre" m'a convaincu de prendre deux cafés ( non, je ne vais pas au-delà au niveau drogue), d'acheter mon billet avec la ferme intention de me laisser aller... Même si le film, rentré bredouille de Cannes où pourtant, tout ce que l'on a vu jusqu'à présent démontre que prendre place dans le palmarès ne devait guère être difficile, je pensais que cette fois-ci j'allais pouvoir m'esbaudir devant la dernière oeuvre d'un des grands maîtres actuels du cinéma italien.
Ca débute très sobrement par un court générique sur fond noir, accompagné de quelques notes de piano graves. Le ton est donné. On ne va pas se marrer. Le film nous embarque à la suite de Margherita, femme mûre italienne à la mine pensive, puis triste, puis perdue, puis franchement au bord de se foutre en l'air. Il faut dire que la pauvre cumule les ennuis : elle largue son amant, sa mère est hospitalisée puis mourante, sa fille ado fait sa crise ...enfin...petite la crise puisqu'elle se résume au fait qu'elle ne veut pas apprendre son latin. Pour moi pas trop grave, mais en Italie sans doute très important surtout que c'était la matière qu'enseignait avec brio la mamy grabataire. Pour couronner le tout, elle a un frère passablement irritant car parfait d'attention, de commisération, de gentillesse. Cette perfection lui donne l'impression d'être aussi intéressante qu'une courgette abandonnée au fond de la remorque d'un 36 tonnes.
Le pathos est là, merveilleusement porté par Margherita Buy, absolument parfaite de bout en bout. On peut vraiment noter sa performance surtout au milieu d'un scénario qui prend le spectateur en otage, essayant de le faire larmoyer autour du thème de la perte d'une mère ( et en extrapolant de la culture classique). Le film navigue dans les zones troubles des bons sentiments, hésitant à s'emparer de la réalité en proposant des scènes rêvées, quelques flash-backs poussifs, parfois des scènes tout en pudeur ( l'annonce de la mort) mais souvent avec de la guimauve suintant au bord du cadre. Tout le monde est formidable ou au fond gentil. La dépressive est en fait une brave fille qui s'interroge trop, la mère une femme formidable, une prof adorée, une mamy drôle et copine. Voilà au moins une famille italienne hors des clichés habituels, pas gueularde pour deux sous.
mutabilis
mutabilis

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2015
C'est un film de qualité mais assez ennuyeux car je ne suis jamais rentré dans le film, les sentiments des personnages restent extérieur et finalement on ne s'intéresse pas à cette mort qui n'en finit pas.
L'actrice est excellente mais ça ne suffit pas.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2015
Mia Madre m'attirait, sans que j'arrive à l'expliquer. Peut-être est-ce à cause de Nanni Moretti, qui a l'air de faire des films sacrément intéressants, ou bien du sujet, la maladie d'un proche, un thème qui finalement concerne tout le monde. Je ne sais pas vraiment, mais ce qui compte c'est que ce long-métrage est un vrai moment de plaisir. Au début, j'étais quand même un peu sceptique, pour deux raisons. La première, c'est que le film pose trop tôt des scènes rêvées ou imaginées, avant que la situation de départ et les personnages soient bien établit. Elles auraient eu plus d'impact si elles avaient été amenées plus tard, après un rapide tour de la personnalité de Margherita et de son quotidien. La deuxième raison, c'est que Moretti découpe son film en une multitude de petites scènes, et j'avais peur qu'il passe à côté de ce qu'il veut montrer. J'avais tort. Ces petites tranches de vie, ces moments intimes, n'ont pas besoin d'exister plus longtemps pour être beaux. Et on peut se retrouver en eux : la petite discussion sur l'utilité des langues mortes, j'ai ri tellement je l'ai entendue des milliers de fois (latiniste rpz). La représentation de la maladie et de tout ce qu'elle implique est dans la même veine. C'est dur, parfois triste, parfois drôle, mais c'est toujours montré avec énormément de pudeur. Le cinéaste fait plus passer l'émotion la mise en scène que part le dialogue. Je me rappelle de Giovanni et Margherita qui marchent silencieusement dans un couloir après avoir eu le diagnostique du médecin, et il y a aussi le moment où les deux mêmes personnages contemplent leur mère, enfermés dans le cadre d'une fenêtre. C'est parfaitement maîtrisé. De plus, Moretti montre l'évolution des relations entre les personnages, comment la situation devient de plus en plus difficile à supporter, comment le dialogue s'efface peu à peu, etc. Pourtant, le réalisateur nous dit clairement qu'avant d'être mort, on est bien vivant. Par ailleurs, j'ai aimé voir Margherita se plonger dans son travail de réalisatrice pour se vider la tête, et se retrouver à accumuler les problèmes entre la famille et le tournage, sans compter l'acteur américain très difficile à gérer. On comprend que tout cela bourdonne dans sa tête et cela atteint son apogée, selon moi, dans la scène où il y a de l'eau dans l'appartement. A ce moment là, cette femme fait preuve d'un énervement contenu et d'une lassitude d'une justesse incroyable. Je pense qu'on peut se reconnaître dans ce personnage à la fois touchant et fort. Nanni Moretti a tapé dans le mille. Il livre une histoire chargée d'émotion qui reste très simple. Il faudra que je pense à voir le reste de sa filmographie un de ces jours.
gazbunap
gazbunap

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 décembre 2015
j'en attendais peut etre un peu trop. moretti est à rome ce que woody allen est à new york, mais sans le prozac. on n'a aucune empathie pour les personnages. l'héroïne, metteur en scène, demande à ses acteurs d'etre à la fois le personnage, et "à coté" du personnage (?), elle meme ne sait meme plus ce que cela signifie. en tout cas, turturro le fait bien, il joue "à coté"
moretti, joue le frère, mal dans sa peau,, turturro est mal dans sa peau, l'héroïne est mal dans sa peau, quand à la mère dont on nous dit qu'elle n'en finit pas de mourir, c'est la seule qui a l'air d'aller bien. il faudrait exécuter le conseiller médical et l'accessoiriste. pour faire sinistrhopital, on voit en permanence un scope de cardio, qui n'est meme pas branché sur la mamma, la cicatrice de sa trachéotomie disparait rapido, elle ne tousse pas, respire parfaitement, les médecins ont une attitude des années cinquante...ridicule
des supposés "morceaux de bravoure" guignolesques de turturro tombent à plat, tout est plombé
on devrait pleurer au dernier plan, raté, on est soulagé que ça s'arrete
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Difficile d’échapper en regard de la critique unanime qui encense le film, à une voix originale qui trouve le titre inapproprié dans la mesure où ce n’est pas la mère en vedette mais la fille : oui et on a échappé à « my mother ». N’empêche que parler sans pathos de la mort qui approche n’est pas évident, et là Moretti conduit bien son affaire. Il traite avec finesse et humour, de la création artistique, du rôle du cinéma dans le débat social, des impatiences, des malentendus, de la transmission, de la fin de vie. Les acteurs sont excellents : John Turturro sa mémoire défaillante et la belle Margherita Buy, femme forte et fragile, Nanni Moretti léger et juste. Les thèmes foisonnent : cette demande de la metteuse en scène à ses acteurs de jouer à côté de leur personnage, n’est pas forcément comprise, alors que cela peut caractériser sa vie. Tous ces dilemmes, et les rêves, les fantasmes, les colères, les douleurs, les pertes, se croisent et débouchent sur une émotion qui nous rappelle d’autres bouleversements que ceux qui s’allument sur un écran.
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Nani Moretti atteint sans doute avec "Mia Madre" la quintessence d'une aventure cinématographique commencé il y a maintenant plus de 30 ans. Et comme toutes les oeuvres d'une immense profondeur et d'une grande subtilité, la trame de "Mia Madre" apparaît comme simple,limpide. La pureté et la hauteur du point de vue font de ce moment bien plus qu'un divertissement, une expérience humaine dont on sort riche. A voir absolument.
ElDjedj
ElDjedj

27 abonnés 129 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2015
Une photo inexistante, un montage digne d'un film de mariage, des jeux d'acteurs très variable, un scenario nombriliste, convenu et soporifique.
Non vraiment, je ne vois pas ce qui a pu susciter tant d’engouement.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 décembre 2015
Entre situation dramatique et quotidien familial, Margherita peine à diriger la réalisation d’un film de fiction sociale, qu'elle veut très personnel , avec des intervenants et des collaborateurs qui lui sont étrangers, alors que, dans sa vie privée réelle, bien ordinaire, elle peine à comprendre les siens et à influer sur leurs façons d’être. Consciente de cette contradiction, elle vit un stress permanent que des incidents, a priori risibles, (« gags ») ne font qu’aggraver. Par les expressions de son visage, que ses paroles ne font que confirmer, Margherita offre une interprétation impressionnante. Les décors eux-aussi expriment à merveille les différentes situations. Le jeu de J. Turturo, trop caricatural pour être crédible, altère cette harmonie. Le film, très peaufiné, prétendant faire plus que distraire, je m’attendais à une découverte, à une réflexion, à un spectacle, …, s’écartant vraiment de l’ordinaire. Cela n’a pas été le cas, car, comme toutes les œuvres de N. MORETTI que j’ai vues, celle-ci exige que ce soit les spectateurs qu’ils aillent vers elle et non l’inverse (un ego surdéveloppé ?).
Bilade C.
Bilade C.

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2015
Nanni Moretti nous offre un film simplement magnifique, d'une profondeur tellement rare, et d'une sensibilité juste. Margherita Buy y est sublime ; elle nous permet de ressentir chaque interrogation, chaque doute, qui la hante, et nous renvoient à notre histoire. On en sort renforcé, et rempli de l'envie de mieux partager avec nos proches.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2015
mia madre film très en vue lors du dernier festival de cannes est un film qui m'a plutôt déçu en effet l'histoire de cette réalisatrice en plein doute sur son existence et face a la probable mort de sa mere en plein tournage ne m as franchement pas inspiré ni envoûté cependant la composition d'ensemble ainsi que quelques séquences entre drôlerie et moment mélo permet in extremis de sauver le film.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 décembre 2015
Aie Aie Aie ... quelle déception !!! A part Margherita Buy .. et encore.. car l'ensemble est tellement alambiqué, ennuyeux, paroles fortes, trop fortes, superposition de bons acteurs - je ne nie pas - mais pas dans cette réalisation pénible et difficile à suivre. Le thème sans doute passionnant, est très mal interprété, quant à la difficulté d'assumer le métier de réalisateur, celui-ci en en est l’illustration parfaite. Par contre les images sont assez belles ... !! **
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2015
La douceur de la mise en scène de Moretti opère comme un baume, en écho avec une réflexion sans fard sur son métier de réalisateur. On regrette de voir John Turturro dans ce rôle grotesque d’acteur über narcissique qui, s’il tend vers la farce, rate son effet. En dépit de quelques longueurs, quelques tics, Nanni Moretti signe un film amoureux du cinéma et offre une vision poignante de la famille et de ses affres.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 décembre 2015
Quoi de plus douloureux que la mort de sa mère ? C'est toute son enfance qui s'en va, évidemment. Mia Madre, dans un film à la fois tendre et d'une grande émotion, rend hommage à toutes les mères. Une splendeur.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Tranche de vie d’une réalisatrice de cinéma : le tournage d’un film, les relations avec l’acteur principal, sa vie personnelle, sa vie de famille avec sa fille, son ex-mari , et surtout l’accompagnement de la fin de vie de sa mère, aidée par son frère.

Le film alterne avec beaucoup d’équilibre ces différents aspects, en incluant des flash-back et des séquences oniriques. Equilibre encore, entre comédie et drame.

Malgré la tristesse qui se dégage de la fin de vie de la mère de Magherita , le film laisse un sentiment d’apaisement et non d’angoisse.

Equilibre et apaisement, deux termes pour décrire ce film.
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