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    Nos femmes
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Nos femmes" et de son tournage !

    Adaptation d'une pièce à succès

    Avant de devenir un film, Nos femmes était une pièce de théâtre écrite par Eric Assous, qui a été jouée au Théâtre de Paris de Septembre 2013 à Février 2014. Elle était d'ores et déjà mise en scène par Richard Berry et interprétée par ce dernier. Daniel Auteuil et Didier Flamand complétaient alors la distribution. Face au succès que la pièce a pu générer et au plaisir que les comédiens ont eu à jouer ensemble durant des mois, l'idée d'une adaptation cinématographique s'est très vite imposée pour Richard Berry.

    Producteur à succès

    Nos femmes a été produit par La Petite Reine, la société de production de Thomas Langmann qui a véritablement porté la carrière historique et couronnée de succès de The Artist. Thomas Langmann est également le producteur du film Tout, tout de suite que Richard Berry a tourné quelques semaines seulement avant Nos Femmes et qui devrait sortir en salles dans le courant de l'année 2015.

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    Si Richard Berry et Daniel Auteuil reprennent les rôles respectifs de Max et Paul qu'ils tenaient déjà dans la pièce originale, ce n'est pas le cas de Didier Flamand qui est remplacé par Thierry Lhermitte pour le rôle de Simon. Selon le réalisateur, le renouvellement du casting était conditionné à "un besoin de vérité envers ces personnages. On présente Simon comme un dragueur invétéré, une sorte de vieux-beau très branché, propriétaire de salons de coiffure, vivant avec une femme beaucoup plus jeune que lui. Il fallait donc un comédien qui soit beau gosse et capable d’endosser ce déguisement-là de façon crédible. Pour moi, Thierry Lhermitte était l’homme idéal ! Il a cette image auprès du public de par ses rôles passés."

    Insérer des personnages féminins

    Dans la pièce originale, nous suivions trois amis en train d'évoquer leurs femmes et leurs rapports avec elles sans jamais voir ces dernières. Pour les besoins du film, la principale ligne directrice de l'adaptation du scénario a été d'y inclure les personnages de ces épouses qui sont notamment interprétées par Pauline Lefevre, Mireille Perrier et Pascale Louange.

    De fille en fille

    La comédienne Joséphine Berry n'est autre que la fille de Richard Berry et a notamment interprété le personnage de Sarah dans Moi, César, 10 ans 1/2, 1m39 réalisé par son père en 2003. Elle joue ici Pascaline, la fille du personnage campé par Daniel Auteuil.

    De la scène au plateau

    Ce n'est de loin pas la première fois qu'une pièce qui rencontre un grand succès au théâtre est par la suite adaptée au cinéma avec la même distribution ou presque. Ainsi, rien qu'en France, on pourrait citer Le Dîner de cons et L'Emmerdeur de Francis Veber ou encore plus récemment Le Prénom de Mathieu Delaporte et Alexandre De La Patellière.

    Origine du projet

    Daniel Auteuil et Richard Berry se connaissent depuis des années mais ont rarement eu l'opportunité de collaborer ensemble au cinéma. C'est sur le tournage du film de Philippe Claudel, Avant l'hiver, où ils ont pris un immense plaisir à se côtoyer durant plusieurs semaines, qu'ils ont eu l'idée de trouver un projet commun qui leur permettrait de pouvoir travailler ensemble sur une longue période. C'est ainsi que Nos Femmes a d'abord été créé au théâtre avant d'être adapté pour le cinéma.

    Un gros travail d'adaptation

    Pour Richard Berry, l'un des enjeux de l'adaptation était de ne pas tomber dans le piège du "théâtre filmé" et ainsi ajouter de nouvelles scènes présentant les personnages : "L’idée était effectivement que tout ce qui peut être vu ne soit pas dit… et vice versa ! Par exemple, le début du film où l’on expose les personnages, leur vie et leur amitié pouvait passer par des scènes très courtes mais grandement explicatives (...). Ces trois mecs sont des amis de 35 ans donc ça passe à l’écran par des flashs, des plans, des scénettes qui racontent leur histoire commune. J’ai beaucoup travaillé en effet sur ce début, à l’écriture et à la réalisation. Même chose quand il s’agit de les présenter dans leurs métiers ou leur psychologie, car cela défini ce qu’ils sont mais également ce qu’ils vont devenir au fil de l’histoire (...). Quand le scénario les fait se retrouver au même moment au même endroit, le spectateur a déjà des références et des informations sur eux qui vont l’aider à vivre l’aventure autrement."

    Un décor comme personnage

    La majeure partie de l'action du film se déroule dans un appartement qui a une présence si imposante qu'il en devient un personnage à part entière de cette histoire, comme l'explique le metteur en scène : "Quand j’ai monté la pièce, j’avais le sentiment de m’attaquer à un sujet intimiste. Mais cette histoire devait aussi exister sur la scène du Théâtre de Paris, qui est la plus grande de Paris ! Douze mètres d’ouverture face à 1200 fauteuils… La solution était de faire « respirer » l’intrigue, en faire un spectacle et c’est là qu’est venue l’idée d’un appartement en transparence, avec cette vue sur la tour Eiffel et l’horizon, qui contrebalancerait cette impression de confinement dans un lieu unique. J’ai encore accentué les choses pour le film."

    Une lumière mouvante

    Le film se déroulant sur toute une soirée, une nuit puis un début de matinée, un travail très important a été réalisé sur l'évolution de la lumière par le chef opérateur Thomas Hardmeier qui a collaboré avec Richard Berry sur l'ensemble des réalisations de ce dernier. Berry témoigne : "Il a un sens, une vision, une culture artistique incroyable, très profonde. Nous travaillons toujours de manière très précise sur des références cinématographiques mais aussi de peintures ou de photos par exemple. Thomas est aussi un technicien qui élabore sa lumière avec beaucoup de soin et d’acharnement, très en amont du tournage en y associant son metteur en scène."

    Explorer l'amitié

    A travers Nos Femmes, Richard Berry souhaitait explorer un thème récurrent dans le cinéma français de ces dernières années, l'amitié : "Quelque chose de très intéressant à aborder et notamment, comme dans le film, la manière dont des amis se comportent face à une situation dramatique qui les touche. C’est là qu’est le révélateur… On peut vivre durant des années des relations cordiales avec des proches en ayant ses petits secrets, en ne se disant pas tout mais quand un élément déclencheur vous force à prendre position vis-à-vis de l’autre ou des autres, c’est différent et cela montre ce que sont vraiment les gens. (...) C’est un sujet passionnant car il montre la vulnérabilité humaine et la fragilité de nos engagements…"

    Misogynie

    Une des obsessions de l'auteur Eric Assous et de Richard Berry aura notamment été d'éviter à tout prix de tomber dans la misogynie, même si "dans le même temps, il était hors de question de tomber dans un autre travers : le politiquement correct. Les hommes sont ce qu’ils sont et parfois ils sont misogynes. Nous voulions absolument aborder cette face de leur personnalité, présente chez Max et surtout chez Simon ! Sur le fond, je crois que le film porte un regard très critique sur la misogynie et qu’au final, ces hommes-là vont sortir transfigurés de cette mésaventure. Ce ne sont plus les mêmes : l’épreuve les a fait grandir, changer…", commente le metteur en scène.

    Le personnage de Berry

    En plus d'être le metteur en scène, Richard Berry interprète également Max, l'un des trois personnages principaux du film. Il explique : "C'est un obsessionnel, « casse-couilles » et méticuleux à l’excès ! Pour lui, chaque mot à son importance et chaque chose a sa place. L’ordre, la morale, la police ou la justice sont des valeurs importantes. Max représente ces gens certes exemplaires mais dont la rigidité est énervante et vite insupportable. Mais comme Paul et Simon, ses défauts comme ses qualités sont finalement assez attachants…"

    Danseur improvisé

    Au cours d'une scène du film, Richard Berry est amené à danser sur du rap alors qu'il n'a jamais eu une quelconque inclinaison pour cette discipline. Il explique qu'il a souhaité "dépasser ce complexe, presque ce handicap, en m’écrivant une scène de danse dans un film qui s’appelle "Making Of" mais que je n’ai finalement pas encore tourné. Au moment de l’écriture de la pièce avec Eric, j’ai proposé d’essayer de replacer ce moment dans l’histoire. Max est un amateur de chanson française et de musique classique mais pour éviter de passer pour un vieux con nostalgique, il affirme aussi aimer le rap et sort un CD de NTM."

    Un solitaire

    Quand Daniel Auteuil évoque son personnage, il en parle comme quelqu'un de solitaire dont la vie est comme en sommeil, au sens propre comme au figuré. En effet : "A chaque fois que Paul rentre chez lui, son épouse est au lit puisqu’elle se couche à 19 heures ! Leurs enfants eux s’isolent sous leur casque pour écouter de la musique. C’est un type assez seul finalement et je trouve l’histoire de Nos femmes plutôt jolie parce qu’elle raconte celle d’hommes très différents mais qui vont devoir changer ensemble, à l’issue d’une nuit qui va les révéler à eux-mêmes…"

    Se réinventer

    Passer d'un rôle que l'on a joué sur scène durant des mois à ce même rôle dans un film de cinéma n'est jamais une chose aisée, dans la mesure où il est nécessaire de réinventer un texte que l'on a malaxé soir après soir sur une longue période. Daniel Auteuil explique : "Sur scène, on essaye d’être surpris et de surprendre à chaque représentation. C’est le propre d’un texte d’être réinventé tous les jours. La chose la plus importante pour le film était de savoir comment garder l’esprit de la pièce tout en en faisant un vrai film (...). Notre choix a été de continuer à faire comme au théâtre, sans se poser trop de question, avec le même engagement, la même sincérité et la même fougue…"

    Retour aux sources

    Daniel Auteuil a beaucoup pratiqué le registre de la comédie au début de sa carrière et il semble revenir un peu vers ce genre au cours de ces derniers mois : "Je me souviens qu’étant jeune, ceux qui me faisaient rêver, ceux que j’admirais, étaient ceux qui pouvaient se balader d’un univers ou d’un genre à l’autre. Prenez Fernandel, Bourvil ou Raimu : capables de jouer la comédie ou le drame (...). Une histoire réussie, populaire, peut à la fois faire rire et émouvoir. Elle doit aussi avoir du sens et permettre au public de s’identifier aux personnages. C’est le cas de Nos femmes : l’histoire résonne en nous et nous questionne…"

    Un égoïste attachant

    Pour Thierry Lhermitte, son personnage de Simon est à deux facettes : "C’est quelqu’un d’assez égoïste et dans ce drame personnel qui le touche, il ne pense vraiment qu’à lui ! Dans le même temps, je crois aussi que l’on s’attache à lui : il n’y a aucune méchanceté dans son comportement. Simon fait partie de ces gens à qui l’on pardonne tout facilement, parce qu’ils sont sympathiques et ne se rendent jamais compte des horreurs qu’ils peuvent dire. Sans trop révéler l’intrigue, je dirais aussi que c’est sans doute un vrai bon ami. Max et Paul auront la preuve de sa générosité…"

    Se nourrir du texte

    Pour interpréter son personnage, Thierry Lhermitte a fait savoir qu'il n'avait pas eu besoin d'aller chercher au-delà du texte pour composer sa prestation : "L’avantage avec ce texte c’est qu’il a été beaucoup joué au théâtre et formidablement écrit à l’origine. Les personnages étaient déjà fouillés, travaillés. Je n’ai eu qu’à me laisser porter et à y aller à fond (...) Jouer des personnages d’abord sur scène, c’est une vraie manière de les nourrir : on imagine qui ils sont. Je l’ai vécu plusieurs fois, cela permet de créer tout un passé, un environnement, presque un avenir au rôle et quand vient le moment de l’adapter au cinéma, c‘est très utile…"

    Reprise

    La pièce de théâtre du même nom a fait l'objet d'une reprise de février à mars 2015 au Théâtre de Paris ainsi qu'à travers une tournée en province. De la même façon que Richard Berry souhaitait travailler durant plusieurs semaines avec Daniel Auteuil, il souhaitait également retrouver un projet commun avec son ami Jean Reno qu'il avait notamment fait tourner dans son film L'Immortel. Ainsi, la distribution a été totalement repensée pour l'occasion et Berry a repris le rôle tenu par Auteuil dans la première version, tandis que Reno a repris le rôle initial de Berry. Patrick Braoudé, quant à lui, est venu remplacer Didier Flamand dans le rôle de Simon.
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