La Ligne de partage des eaux
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Ligne de partage des eaux" et de son tournage !

Deux volets de film

La Ligne de partage des eaux est le second long-métrage du réalisateur Dominique Marchais. Son premier film, Le Temps des grâces, s'interrogeait déjà sur le territoire et notre rapport à la ruralité. Le cinéaste dit voir, dans ses deux réalisations, un diptyque, l'un historique, l'autre géographique. Le second découle de l'expérience et des connaissances acquises sur le premier.

Pas un film sur l'eau

Le réalisateur avait un postulat de départ lorsqu'il décida de s'atteler au projet : "Je ne vais pas faire un film sur l'eau, mais un film qui dit qu'à partir de l'eau on peut remonter toutes les questions d'aménagement du territoire, par capillarité en quelque sorte". Il est donc plus question de la politique de l'eau, de ses infrastructures et de son organisation, plus que de l'eau elle-même.

Un film fleuve

C'est au cours du travail préparatoire sur La Ligne de partage des eaux que Marchais décida de s'intéresser uniquement au bassin versant et non pas à une échelle territoriale plus ou moins importante. C'est cette zone précise qu'il a pris pour sujet, du fait de son importance auprès des institutions touchant à l'eau. Ce bassin versant, c'est également le lieu le plus dense de circulation des eaux en France, horizontalement (d'amont en aval) et verticalement (évaporation) et à la dimension cyclique la plus complète.

Trop tôt ou trop tard

Le film tend à s'équilibrer entre un discours alarmiste et positif. Le réalisateur explique dans une interview l'importance des commissions environnementales dans lesquelles sont mis au jour les problèmes d'assèchement et de pollution des eaux. Il précise néanmoins que "la temporalité du changement n'est pas adaptée à celle de la catastrophe", autrement dit, la catastrophe peut paraître subite ou s'étaler sur le long terme, le tout est de savoir s'il est encore possible de réagir. La Ligne de partage des eaux ne fait au final qu'effleurer la dimension catastrophique de la situation.

Les désert du western comme inspiration

Le film alterne les séquences construites sur la parole, le discours et les plages silencieuses et contemplatives. Plusieurs plans montrent ainsi les rivières, les ruisseaux, le flux et la vie des cours d'eau, sans autre commentaire. Dominique Marchais dit en cela s'inscrire dans le cinéma américain classique type western, mais en s'adaptant aux situations documentaires. Ainsi, les séquences à Châteauroux laissent plus de place à la parole alors que celles de Faux-la-Montagne réinscrivent ses personnages dans un paysage qui est celui de l'eau, comme les pionniers américains faisaient partie intégrante du désert qu'ils traversaient.

Film-système

Se comprenant comme un film politique, La Ligne de partage des eaux ne doit pas pour autant être perçu, selon son réalisateur, comme un film militant. Il préfère éviter les grands discours et les images chocs pour laisser le temps au public de réfléchir à ce qu'il vient de voir. La visée pédagogique est aussi présente, c'est pourquoi Dominique Marchais a tenté de réaliser un film ouvert, ou ce qu'il appelle un "film-système, dans lequel on peut circuler, et qui pourra j’espère décalcifier des habitudes de pensée".

De l'eau sur les écrans festivaliers

La Ligne de partage des eaux a été sélectionné, comme le précédent film de Marchais, Le Temps des grâces (2009), et comme son court-métrage, "Lenz échappé" (2003), au festival de Belfort. On retrouva le plus récent également de la Roche-sur-Yon, en première mondiale le 17 octobre 2013.

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • La Vénus électrique (2026)
  • L’Abandon (2026)
  • Michael (2026)
  • Star Wars: The Mandalorian and Grogu (2026)
  • Histoires parallèles (2026)
  • Juste une illusion (2026)
  • Obsession (2025)
  • Le Diable s'habille en Prada 2 (2026)
  • Pour le plaisir (2026)
  • C’est quoi l’amour ? (2026)
  • L’Être Aimé (2026)
  • La Bataille de Gaulle - L’âge de fer (2025)
  • Karma (2026)
  • L'Objet du délit (2026)
  • Autofiction (2026)
  • Vivaldi et moi (2025)
  • Colony (2026)
  • Mata (2026)
  • The Criminals (2026)
  • Projet dernière chance (2026)