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Un visiteur
1,5
Publiée le 6 juillet 2014
Il y a dans cet interminable et pénible procès(comme un vrai divorce)quelque chose que les Anglais appellent le bathos,un errement,une hésitation entre le sublime et le banal..qui tombe malheureusement complètement à plat,malgré deux scènes fortes où Ronit Elkabetz sort ses tripes,là aussi gâchées par un petit rictus qui leur donne un air faux,et puis il y a cette fin qui n'en est pas une(très à la mode au cinéma en ce moment)avec un dialogue incompréhensible(ou peut-être est-ce moi qui avait décroché)qui fait que l'on ne sait pas ce qui se passe après que Viviane a fermé la porte,genre faux suspense.
ce procès tient autant de l'absurde que de l'entêtement d'un mari obstiné qui ne veut pas rendre sa liberté à sa femme alors qu'elle ne vit plus avec lui depuis longtemps, on est là dans un roman digne de Kafka; cela en devient presque grotesque; tout le monde trouve des qualités aux deux époux mais personne ne fait rien pour cette femme qui a cessé tout simplement d'aimer son mari qui refuse le divorce uniquement par principe; on voit combien en Israël les traditions et la religion prennent une place importante dans la vie quotidienne; un pays qui est à la pointe de tout et reste archaïque quand il s'agit de régler des différents familiaux ; les acteurs sont tous remarquables surtout Ronit Elkabetz qui par ces silences et ses regards rend toute la tension au film, elle crève l'écran en ne parlant preque pas; c'est filmé de façon presque statique, toujours le même lieu: un tribunal de rabbins très sommaire; le lieu détonne avec l'importance que prend ce procés, les années passent et personne n'arrive à trouver une solution
LE PROCES DE VIVIANE AMSALEM : On suit içi sur plusieurs années le combat d'une femme pour l'obtention de son divorce face à un mari réfractaire et à qui le droit religieux israélien donne raison sur le seul critère d'être né de sexe masculin. Ce huit clos matrimonial au sein d'un tribunal judaïque tire un peu en longueur et vers une certaine monotonie, cependant l'interprétation des comédiens est plus que convaincante. On assiste impuissant à un procès qui nous parait quasi surréaliste pour nous, société occidentale tout en nous faisant prendre conscience de l'absurdité qui peut régner dans certains Etats Religieux. En bref : un film engagé qui gagne à être vu pour comprendre les enjeux de l'égalité des droits hommes/femmes. #movie #review
Un huis clos remarquable servi par des acteurs convaincants qui habitent leur personnage et qui font merveilleusement comprendre les pesanteurs et les injustices de la société israélienne, en particulier le statut de la femme, éternelle mineure sans considération et respect de son individualité, entièrement soumise, dans son corps et son esprit, à l'homme.
ni plus ni moins que tu théâtre filmé, une démonstration poussive de ce qu'est le combat d'une femme pour divorcer en Israel. c'est bon, on on a compris au bout de dix minutes. c'est spoiler: chiant comme la pluie, monotone, et pas très original. naturellement plébiscité par la critique...ce qui aurait, encore une dois, dû me donner la puce à l'oreille...j'ai tenu une heure...dehors il pleuvait,..mais ce n'était pas pire.
ouh la la c'est quoi cette daube ??????????? j'ai rarement vu un si mauvais film et de si mauvais acteurs !!!!!! on dort du debut à la fin et aucun scénario, quand aux dialogues c'est méga prout prout ! je ne comprends pas que l'on puisse faire un film aussi inutile qui n'intéresse personne car FLOP !
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1,5
Publiée le 5 décembre 2020
Le procès de Viviane Amsalem est un film très difficile à regarder sans aucune expérience cinématographique. Le malaise construit pour la colère conduit ensuite à la rage et enfin à l'exaspération. Le tout à endurer tout au long du film de la première à la dernière seconde. Les questions et les réponses sont triviales. Elles visent davantage à démontrer une position de pouvoir ou des détails par des commérages juteux qu'à montrer les intentions réelles d'aller au fond des choses. Le sujet traité est important et le film dans son ensemble pourrait être beaucoup plus percutant s'il avait un meilleur scénariste ou de meilleures répliques. Un meilleur scénario pour l'aider à éclairer son sujet. Ou peut-être est ce intentionnel parce que c'est un reflet fidèle de ces drames de la vie réelle. C'était horriblement douloureux à regarder, extrêmement répétitif et chaque fois que la scène commençait avec une ligne de temps (6 mois plus tard, 2 mois plus tard) j'avais envie de crier. Le principe est que le mari prend un plaisir sadique à regarder sa femme souffrir dans les limbes alors qu'il refuse de lui accorder le divorce. Pourquoi voudrait-on se soumettre à 2 heures d'agonie je n'ai jamais été aussi anxieux de voir un film se terminer...
Ce procès d’une femme juive demandant le divorce serait drôle et grotesque si il n’était pas un triste reflet de la place de la femme et de l’anachronique société israélite. Le film se déroule sans le moindre temps mort et le spectateur assiste médusé à cette farce.
Après les déjà excellents "Prendre Femme" (2004) et "Les Sept jours" (2007) le couple (au travail comme à la vie) Elkabetz clot leur trilogie sur la vie de couple en Israël et retrouve par la même occasion l'acteur Simon Abkarian. Les Elkabetz signe un troisième film cohérent pour une trilogie riche d'enseignement.
Troisième film derrière la caméra pour l'autre grande dame du cinéma israélien (et mondial). Comme Hiam Abbass, Ronit Elkabetz tourne régulièrement en France (Tête de turc, Les mains libres...) et comme elle, c'est une formidable actrice. Une fois de plus, elle est prodigieuse et tient tout le film sur ses épaules. Le procès de Viviane Amsalem clôt la trilogie commencée avec Prendre femme (2005) et Les sept jours (2008), dont le personnage féminin à chaque fois en quête de...
Près de deux heures en huis-clos dans une salle de tribunal judaïque avec pour seuls intervenants trois juges, quelques témoins, deux avocats et une femme qui veut le divorce mais pas son mari. En effet, en vertu d’une loi archaïque provenant de la Torah, seul le mari peut prononcer et accorder le divorce. S’ensuit donc des débats pour faire comprendre aux juges (issus du corpus religieux donc forcément partiaux) l’incongruité de la situation et faire plier le mari. Un dispositif très froid et très bavard qui pourrait effrayer. Cela n’est pas le cas même si au milieu du film on frôle le répétitif et l’excès de dialogues. Il est certainement possible également que d’aérer un peu ce conflit marital avec des extérieurs lui aurait bénéfique et que des flashbacks montrant la vie du couple auraient ajouté une once d’émotion à cette histoire. Mais les Elkabetz, frère et sœur et réalisateurs de leur troisième film, ont en ligne de mire première de montrer l’inanité et la bêtise d’une loi machiste et hors du temps. Par cela, leur film égratigne également nombre de travers de la société israélienne tels que la place des femmes, l’hermétisme et l’hypocrisie religieux ou encore la pseudo-évolution des mœurs. Les dialogues fusent, magnifiquement écrits, et certaines situations, de par leur incongruité, prêtent à rire plusieurs fois tout autant qu’elles offusquent. Un tour de force dans ce genre de film, surtout que l’on parvient quand même à être émus malgré la froideur de la mécanique cinématographique. Instructif et prenant mais pas forcément facile d’accès, dans tous les cas un film étonnant et brillant.
Tourné sobrement dans un même lieu et à la manière d'un documentaire, "Le procès de Viviane Amsalem" expose les difficultés d'une femme à obtenir le divorce en Israël face à un mari obstiné à ne pas lui accorder cet acte. De là, on suit le déroulement des différentes audiences riches en confrontations, en rebondissements avec un aspect dramatique trés présent mais non dénué de quelques traits d'humour. Le tout est vraiment intéressant et captivant grâce à une bonne écritures dans les dialogues et un jeu d'acteurs convaincant. N'hésitez pas à vous pencher dessus.
Au-delà d’un intérêt documentaire, puisqu’il nous offre une immersion dans une culture éloignée de la nôtre et peu médiatisée, Gett a l’audace de confondre les registres en convoquant, par la diversité des appelés, toute la société israélienne à la barre des accusés ou des témoins : à la stature immuable et donc prévisible du mari et de la femme répond une diversité de caractères qui tantôt amusent tantôt agacent, toujours interrogent la notion de représentation à l’œuvre dans l’exercice de la justice. Le dispositif en huis clos laisse une place importante à la parole, choix d’autant plus judicieux que cette dernière s’inscrit dans un espace sacré où se confondent le pouvoir politique et le pouvoir spirituel ; il faut dès lors, et comme Viviane, endurer la répétition du même et, pire encore, les incertitudes, les changements d’opinion, les prises à partie, accepter qu’un propos d’abord bienveillant évolue, malgré la volonté du locuteur, en griefs chargeant la plaignante. C’est en somme la parole qui est jugée, occasionnant des remarques sur le niveau de langue, sur le débit, sur la puissance vocale, exigeant une répartition hiérarchique et traditionnel des statuts qui parfois échappe au contrôle des rabbins. Pourtant, la caméra se fait moins le témoin de ces échanges que le soutien du protagoniste féminin, n’hésitant pas à accentuer l’autoritarisme nauséabond de l’époux et la détresse combattive de l’épouse par des cadrages à la symbolique explicite : sur le plan de la mise en scène, le procès perd ainsi de son objectivité pour devenir exercice de manichéisme certes pertinent – compte tenu du discours tenu par les réalisateurs – mais gênant quant au refus des zones d’ombre, des troubles de chacun des personnages qui n’existent que l’un par rapport à l’autre et non pour eux-mêmes. Reste une œuvre nécessaire et mémorable.
Le procès de Vivianne Amsalem ou comment mieux connaître une particularité du judaïsme. Sauf si la réalisation monocorde de ce film un peu rébarbatif à mon goût pourra en irriter certains. S'il s'avère assez instructif sur les conditions de divorce chez les juifs (et dire qu'on ne parle que de la condition de la femme chez les musulmans...), il est également didactique et lourd. Ce tribunal religieux peut paraître ubuesque et déplacé, pourtant il cherche une vérité avec toute la justesse du monde, selon l'application d'une loi et d'une morale ; un regard qui risque de faire quelque peu chavirer certains a priori ethniques occidentaux. Pour ce qui est du coeur de l'oeuvre, l'intrigue, on se borne évidemment à connaître qui de la femme ou du mari a de bonnes raisons de, ou de ne pas, divorcer... Ce qui est maigre lorsque le scénario évite à tout pris une écriture plus cinématogrphique, mâtinée de thriller, et en reste à une réalisme quelque peu soporifique dans ce cas ; surtout en regard de la fin. Il manque de génie dans cette mise en image, de diversité autant que d'un point de vue plus marqué et vraiment pertinent ; on reste trop dans le flou (observez les regards des personnages) et, s'il bénéficie de la performance d'acteurs d'exception, l'oeuvre s'avère vraiment longue et sans fin. Dommage que le réalisateur n'ait pas appuyé plus loin sa démarche dans sa réalisation et n'ait pas fait parler plus "personnellement" certains personnages. Apres, cela reste un film bon et unique en son genre qui se démarque des autres. Et qui trouvera son public même si certains seront plus réfractaire. A vous de voir.