Derniers Avis : Le procès de Viviane Amsalem - Page 6
Le procès de Viviane Amsalem
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Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juillet 2014
Instructif, édifiant, on ne voit pas le temps passer malgré le huis-clos. L'histoire est pesante mais heureusement on rit beaucoup de l'absurdité de certaines scènes. Ronit Elkabetz illumine le film de sa dignité et de sa beauté. Elle EST le personnage. Un film important.
D'Israël, pays sous tension permanente, nous connaissons beaucoup de choses, de sa politique à ses plages branchées de Tel Aviv. Cependant, je l'avoue, j'ignorais totalement certains détails de la vie ordinaire et notamment sa procédure de divorce particulièrement archaïque. Pour résumer, le mariage civil n'existe pas en Israël, les religieux s'arrogeant ce droit surement divin, permettant ainsi, au passage, d'accorder aux mâles une toute puissance sur la vie de l'épouse. La femme appartient à l'homme et si elle veut divorcer, il faut que le mari soit d'accord. Et dans des esprits bien ramollis par la religion, quitter un époux est tout simplement inconcevable. Viviane Amsalem veut divorcer. Le film retrace ce parcours du combattant dans le huis clos d'une cour de justice rabbinique, seul endroit habilité à le prononcer. Viviane n'a pas de chance, son mari est un être borné qui refuse de lui accorder cette séparation. Fort de cette justice religieuse lui accordant les pleins pouvoirs, sûr de son bon droit de mâle, enfermé dans des schémas moyenâgeux, il s'obstinera à ne pas accéder à la demande de son épouse. Parents, voisins et amis viendront tour à tour apporter leurs témoignages. Tous semblent emprisonnés dans une imagerie toute faite de la vie... Malgré un dispositif sobre, un pièce sans âme avec deux tables, quatre chaises et une tribune où siègent les trois rabbins, qui pouvait faire craindre une certaine théâtralité, les réalisateurs insufflent au film une force inouïe. Nous sommes bien au cinéma. Un scénario particulièrement bien écrit qui va crescendo durant deux heures, brosse des portraits touchants et parfois drôles des différentes personnes appelées à témoigner, pointant surtout du doigt l'absurdité de cette situation. J'ai été passionné tout du long et bien sûr révolté devant ce procès qui n'en finit pas de rebondir, contraignant l'héroïne d'abord assez stoïque à dénicher en elle une force insoupçonnée. La caméra, qui a le bonheur de ne pas prendre partie, sait saisir les regards, les gestes, les frémissements de chacun avec justesse et précision. La fin sur le blog.
La majorité des films venant d'Israël que j'ai pu voir porte ou tourne autour du conflit Israëlo-Palestinien, j'ai donc découvert une facette différente de la société de là bas. Le divorce est en effet 'géré' de manière totalement différente, où l'homme seul a vraiment son mot à dire. On suit donc le calvaire de Viviane qui souhaite divorcer de son mari Elisha, qui lui refuse obstinément, pendant des années, pour des raisons de fierté et de convictions religieuses. Le film est assez froid, toutes les scènes se déroulant dans la même petite salle blanche du tribunal rabbinique, mais monte en intensité avec le temps et la détermination sans faille de Viviane. Les acteurs sont tous très bons et convaincants dans leurs rôles. Mais la dernière demi-heure du film ne m'a vraiment pas été plaisante, énervé par la situation et le renoncement froid et sans faille du mari, j'avais vraiment envie que le film se termine. Sentiment renforcé par les multiples avancées dans le temps (1 mois, 2mois, 2 semaines...) qui donne cette sensation d'enlisement définitif. Mais au final un film qui m'a beaucoup appris et touché
Tourné sobrement dans un même lieu et à la manière d'un documentaire, "Le procès de Viviane Amsalem" expose les difficultés d'une femme à obtenir le divorce en Israël face à un mari obstiné à ne pas lui accorder cet acte. De là, on suit le déroulement des différentes audiences riches en confrontations, en rebondissements avec un aspect dramatique trés présent mais non dénué de quelques traits d'humour. Le tout est vraiment intéressant et captivant grâce à une bonne écritures dans les dialogues et un jeu d'acteurs convaincant. N'hésitez pas à vous pencher dessus.
Le courage d'un scénario sans faille, et une réalisation hors pair pour traiter un sujet difficile et douloureux. Celui de la condition de la femme, ici en Israël, et plus particulièrement sur la négation de ses droits. Aujourd'hui encore, en 2014 !
"Parce qu’elle est femme, sa parole compte moins que celle d’un homme. Elle ne pèse d’aucun poids." déclare Ronit Elkabetz dans le dossier de presse.
Le film, véritable portrait au vitriol, de la toute puissance des hommes face aux femmes, est révoltant dans son propos. Magnifique et passionnant de bout en bout dans son traitement. Un sans faute. Tout est parfait.
Si l'ensemble est oppressant, le scénario offre quelques bouffées d'oxygène pour mieux nous replonger ensuite dans ce redoutable huit clos.
Ronit Elkabetz offre à son personnage toutes la palettes de son talent. Une femme courageuse qui ira jusqu'au bout, surmontera cinq années de combats acharnés et de souffrances psychologiques, pour arriver, peut-être, à ses fins. À la fois belle et tragique, digne et poignante, son regard restera dans ma mémoire longtemps.
Il y a des films que l'on peut considérer comme indispensables. Le procès de Viviane Amsalen en est un, et non des moindres.
Ce film mérite d'être vu par le plus grand nombre.
Ronit et Shlomi Elkabetz, en clôturant la trilogie de Viviane avec ce procès, laissent présager le meilleur pour la suite de leur "collaboration", déjà fructueuse.
Un brin longuet ce huis clos parfois étouffant, bien joué (heureusement), mais qui sert surtout de documentaire sur ce qui peut se passer dans un pays où la loi religieuse uniquement machiste est d'un autre âge...... Etouffée par les traditions, cette femme digne dont le visage est celui d'une tragédienne grecque, subit le carcan d'une procédure indigne avec comme seule issue le mari qui accepterait de "répudier" sa femme......
Parfois drôle, on suit cette (très) longue histoire tragi comique, mais quand même, je le répète, un peu longuette..... A voir surtout à titre documentaire.... On se dit que c'est parfois digne d'un "grand Guignol" tellement cela paraît surréaliste, et pourtant bien réel....
ni plus ni moins que tu théâtre filmé, une démonstration poussive de ce qu'est le combat d'une femme pour divorcer en Israel. c'est bon, on on a compris au bout de dix minutes. c'est spoiler: chiant comme la pluie, monotone, et pas très original. naturellement plébiscité par la critique...ce qui aurait, encore une dois, dû me donner la puce à l'oreille...j'ai tenu une heure...dehors il pleuvait,..mais ce n'était pas pire.
Huisclot profond, tendu, intense qui donne a voir publiquement la vérité d'un couple qui se défait ,ou plutôt les vérités de chacun. Jeux d'acteurs magnifique, la dimension religieuse et sociologique est très bien traitée A ne pas manquer.
Ce film nous plonge au coeur d'un chaos immense : un couple qui se déchire. Loin d'être stéréotypé, les acteurs sont excellents. Pourtant, même avec une musique qui nous met en haleine, le spectateur reste un simple badaud : ce qui dérange dans ce film, ce n'est pas le sujet (traité avec beaucoup de finesse), ni sa longueur (2 heures), mais c'est bien sa réalisation qui peine à nous plonger au coeur du conflit. Comme dans un véritable tribunal, le spectateur reste sur son siège et, même si le film surprend (un bon nombre de scènes se déroulent dans une même salle), il ne parvient à réellement nous interpeller. 12/20.
Le film est un huis clos dans lequel trois regards se confrontent. Celui de la femme, celui du mari et celui des juges religieux. Le problème étant que seul finalement le mari peut avoir le dernier mot quant à la validité de ce divorce. Dans cette situation qui parfois frôle l'ironie tragique, la mise en scène se place en fonction de chacun de ces regards, donnant le point de vue de chacun. Et puisque nous ne sortirons pas de ce tribunal, c'est toute la société civile, parfois drôle, qui passe devant ce tribunal religieux: la famille, les voisins, les commerçants... La loi civile n'existant pas. Ne pouvant rien faire de sa vie, on vit donc ces années d'enfer avec Viviane Amsalem qui parle finalement très peu jusqu' à la dernière partie du film qui finit par être bouleversant.
On sort de ce film avec un énorme sentiment de révolte. Révolte contre cette société faite pour et par l'homme. Ce huit-clos est un appel à une véritable egalité. C'est une superbe tragédie où tous les sentiments sont admirablement interprétés seulement souvent par les multiples expressions du visage de l'actrice.
Excellent le dernier tiers est bouleversant il y a de nombreux passages droles devant l'enormite de la situation. Une mise en scene efficace qui sert le propos.
un sujet difficile , tres bien joué par des acteurs parfaits. 2 heures intenses pour ce film israélien en huis clos dans un tribunal sans pitié. .. excellent film !