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Guy
1 critique
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4,0
Publiée le 10 juin 2026
Le film est une critique du divorce selon la loi juive . Bien qu'il soit vrai que l'accord du mari est necessaire , et cela pour des raisons qui nous depassent , car ce sont des lois divines , qui demandent beaucoup de philosophie et spiritualite pour les comprendre , n'empeche que le tribunal rabbinique ne se comporte pas comme il est dépeint ici , mais avec beaucoup plus d'humanité et de respect de la femme , pour obtenir par la force que le mari libere sa femme par le divorce, les rabbins ne sont pas les etres betes et mechants montrés dans ce film , ce film veut salir la vision du rabbinat et des lois juives , il est l'oeuvre du desir de salir la loi juive , alors qu'elle est divine et tellement au dessus de la loi des hommes de chair et de sang ! L'etre intelligent ne gobe pas ce que le realisateur veut lui montrer : il va chercher et se rendre compte de lui meme si ce portrait est la verité , ou si c'est seulement ce que le realisateur veut faire passer comme message . Ceci est vrai dailleurs pour tous les films où la vision du realisateur n'est pas toujours la verité objective mais seulement une vision politique ou polemique partiale . Conclusion : avant de critiquer la loi juive et le tribunal rabbinique , l'etre intelligent va se rendre compte de lui meme de la realité et de la verité !
La souffrance d'une femme et son procès pour enfin pouvoir divorcer. On a l'impression d'être au Moyen Âge. Hélas , probablement une réalité toujours présente . spoiler: Les cris de cette femme dans le tribunal, la non écoute des juges, l'entêtement du mari... Ce film transperce.spoiler:
Ce procès d’une femme juive demandant le divorce serait drôle et grotesque si il n’était pas un triste reflet de la place de la femme et de l’anachronique société israélite. Le film se déroule sans le moindre temps mort et le spectateur assiste médusé à cette farce.
Au-delà d’un intérêt documentaire, puisqu’il nous offre une immersion dans une culture éloignée de la nôtre et peu médiatisée, Gett a l’audace de confondre les registres en convoquant, par la diversité des appelés, toute la société israélienne à la barre des accusés ou des témoins : à la stature immuable et donc prévisible du mari et de la femme répond une diversité de caractères qui tantôt amusent tantôt agacent, toujours interrogent la notion de représentation à l’œuvre dans l’exercice de la justice. Le dispositif en huis clos laisse une place importante à la parole, choix d’autant plus judicieux que cette dernière s’inscrit dans un espace sacré où se confondent le pouvoir politique et le pouvoir spirituel ; il faut dès lors, et comme Viviane, endurer la répétition du même et, pire encore, les incertitudes, les changements d’opinion, les prises à partie, accepter qu’un propos d’abord bienveillant évolue, malgré la volonté du locuteur, en griefs chargeant la plaignante. C’est en somme la parole qui est jugée, occasionnant des remarques sur le niveau de langue, sur le débit, sur la puissance vocale, exigeant une répartition hiérarchique et traditionnel des statuts qui parfois échappe au contrôle des rabbins. Pourtant, la caméra se fait moins le témoin de ces échanges que le soutien du protagoniste féminin, n’hésitant pas à accentuer l’autoritarisme nauséabond de l’époux et la détresse combattive de l’épouse par des cadrages à la symbolique explicite : sur le plan de la mise en scène, le procès perd ainsi de son objectivité pour devenir exercice de manichéisme certes pertinent – compte tenu du discours tenu par les réalisateurs – mais gênant quant au refus des zones d’ombre, des troubles de chacun des personnages qui n’existent que l’un par rapport à l’autre et non pour eux-mêmes. Reste une œuvre nécessaire et mémorable.
Troisième et dernier opus du formidable triptyque de la sœur et du frère Elkabetz et sans doute le plus accompli ( les deux autres opus sont de très bonne qualité).
Ronit Elkabetz, formidable actrice israélienne, était déjà, lors du tournage, en train de lutter contre la maladie qui finira par l'emporter prématurément deux ans plus tard en 2016, à 51 ans.
Tres émouvant et critique sur les règles du divorce en Israel qui n'assurent pas l'égalité des droits entre l'homme et la femme : l'homme peut bloquer le dispositif et empêcher le divorce.
Le titre dit tout du dispositif du film. Du debut à la fin, il s'agira du procès religieux en divorce de Viviane Amsalmen.
Tres bien écrit, filmé et remarquablement interprété par l'ensemble de la distribution, on imagine la maturation et la quantité de travail pour aboutir à un tel degré de perfection .
Dans les années 60, les frères Taviani abordèrent aussi le sujet dans leur film " les hors la loi du mariage".qui traitait la situation du divorce en Italie toujours interdit au début des années 60.
Ronit Elkabetz laissera une place irremplassable dans le cinéma israélien mais pas seulement.
Dotée d'une énergie, d'un talent, d'une volonté de liberté, d'un charisme, d'un charme, d'une beauté, d'une intelligence qui en font une des actrices parmi les plus exceptionnelles qu'il m'ait été donné de voir au cinéma.
Intéressant huis-clos documentaire sur la condition des femmes juives... qui rappelle celle des musulmanes… Quelques longueurs ou invraisemblances. Générique catastrophique.
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1,5
Publiée le 5 décembre 2020
Le procès de Viviane Amsalem est un film très difficile à regarder sans aucune expérience cinématographique. Le malaise construit pour la colère conduit ensuite à la rage et enfin à l'exaspération. Le tout à endurer tout au long du film de la première à la dernière seconde. Les questions et les réponses sont triviales. Elles visent davantage à démontrer une position de pouvoir ou des détails par des commérages juteux qu'à montrer les intentions réelles d'aller au fond des choses. Le sujet traité est important et le film dans son ensemble pourrait être beaucoup plus percutant s'il avait un meilleur scénariste ou de meilleures répliques. Un meilleur scénario pour l'aider à éclairer son sujet. Ou peut-être est ce intentionnel parce que c'est un reflet fidèle de ces drames de la vie réelle. C'était horriblement douloureux à regarder, extrêmement répétitif et chaque fois que la scène commençait avec une ligne de temps (6 mois plus tard, 2 mois plus tard) j'avais envie de crier. Le principe est que le mari prend un plaisir sadique à regarder sa femme souffrir dans les limbes alors qu'il refuse de lui accorder le divorce. Pourquoi voudrait-on se soumettre à 2 heures d'agonie je n'ai jamais été aussi anxieux de voir un film se terminer...
Film horrible très poignant et terriblement triste, un vrai huis clos ultra féministe et anti talmudique mis en scène par des israéliens. Des dialogues dignes d une pièce comique, car on n oublie pas qu on rigole bien et même beaucoup de temps à autres. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 4/5
Ce huis clos étouffant dénonce habilement l'absurdité de la procédure de divorce israélienne en s'appuyant sur un couple d'acteurs intenses, la désemparée Ronit Elkabetz et l'énigmatique Simon Abkarian, ainsi que des scènes qui malgré leur aspect redondant ajoutent chacune des pièces au maillage d'une vie de couple insatisfaisante tout en questionnant la pertinence du jugement extérieur sur le ressenti personnel d'une vie intime. Mémorable.
FILM IMPERIAL J'ai découvert la magnifique et talentueuse Roni Elkabetz décédée depuis et le somptueux Simon Abkarian que je trouve désormais dans de nombreux films ou téléfilms joués avec justesse.
Viviane Amsalem veut obtenir le divorce. Dans son pays, les juges sont des religieux Un film qui permet de mesurer la chance que nous avons de vivre dans une république laïque.
Ce sont les enfants devenus adultes qui réalisent ce film sur le divorce de leurs propres parents. On sent qu'ils aiment leur deux parents et qu'ils comprennent le cheminement qui les a amenés à se séparer et la douleur de cette séparation.
Tres bon film qui trace à travers un divorce un portrait acide sur l'Israel. Pays à la fois moderne mais archaïque en ce qui concerne la condition de la femme, irréductiblement liée au bon vouloir des hommes. C'est absurde, cruel, injuste et pourtant le film a l'intelligence d'éviter le manichéisme féministe primaire.
Même si je n'ai pas vu les deux premiers volets de la trilogie ce film se comprend aisément sans ça. C'est admirablement bien joué par Ronit Elkabetz dans ce rôle de femme qui ne veut plus de la vie qu'elle a menée, qu'on lui a fait mener, face à un jury fait d'hommes de religion qui fait durer indéfiniment ce procès et qui s'égare dans des questions hors sujet. C'est un huit clos où l'on ne s'ennuie pas mais où l'on s'agace de la mentalité que la religieuse, sans la compréhension, sans la compassion, sans la relation à Dieu mais vécue uniquement dans la loi peut anesthésier l'intelligence de certaines personnes.
De l’intelligence du synopsis pour de moments forts qui font réfléchir sur la croyance ancienne qui perdure, une découverte de la culture israélienne indissociable du judaisme, en adéquate avec la société démocratique moderne, les acteurs livrent d’excellentes prestations, le caractère borné puis versatile m’a marqué, de moment drôle à la tristesse, la tyrannie de l’austérité se cachant derrière la foi ne doit pas chercher à emprisonner l’esprit libre.