Le procès de Viviane Amsalem
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133 critiques spectateurs

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raphgir
raphgir

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2014
Dès les premières minutes, on ne peut être qu'ému par le calvaire que vit viviane Amsalem. Peut être est ce parce que le générique du début de film est galçant?
Ensuite on avance dans le film , et on se sent réellement impuissant face à toute cette mascarade. Ronit joue à merveille, et les témoins femmes du milieu du film sont exceptionnelles.
Pour finir je dirais que ce film peut ne pas interresser tout le monde , car il y a encore trop d'hommes traditionnels mais on ne peut pas me pas verser une larme devant tant de souffrance . Un mot : magistral!
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Le Procès de Viviane Amsalem . "Elle demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse. Or en Israël, seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n'est elle-même possible qu’avec le plein consentement du mari. Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d’une procédure où le tragique le dispute à l'absurde, où l'on juge de tout, sauf de la requête initiale". .

Il s'en suit un film austère, dérangeant, voir excédant...c'est un huis clos de près de deux heures sensé couvrir une procédure qui s'est étalée sur cinq ans, dans un espace épuré, un décor sans charme, d'une administration bureaucratique... tableau réaliste d'une société cadenassée dans ses préceptes religieux...une charge plus violente que "Dans le coeur a ses raisons" ou "Les voisins de Dieu" une charge qui même à une certaine ambiguïté dans la mesure où certains aspects caricaturaux peuvent flatter l'antisémitisme ....le film en dit long sur la "moderne" Israël où la condition de la femme tient encore trop du bon vouloir des hommes et où le mariage civil n'est accepté que si il a été contracté à l'étranger . Ce film est magnifiquement interprété, et les acteurs sont tous excellents même les plus irritants....suscitera-t-il un débat en Israël ou dans les communautés juives à travers le monde ...on peut l'espérer ?
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2014
Suivre des acteurs enfermés dans une salle pendant près de deux heures, on pouvait légitimement craindre que "Le procès de Viviane Amsalem" ne soit que du théâtre filmé. Le film est en fait un pur joyau de mise en scène, où chaque regard est un moyen de prendre le dessus sur l'autre et où chaque argument est susceptible de changer la donne. De plus, le refus de la part de Shlomi et de Ronit Elkabetz de prendre position dans cette affaire favorise l’ambiguïté et en quelque sorte rend pertinent le point de vue de chacune des parties (la femme qui veut être libre, le mari parfait qui ne lève jamais la main, et les juges qui ne veulent que le bien du couple). D'abord révoltant, le film gagne en nervosité au fur et à mesure que les mois passent et que les témoins donnent leur avis, avant un final bouleversant où les cris et les pleurs deviennent inévitables. Des comédiens exceptionnels, un regard terrifiant sur la législation israélienne et sur la condition féminine, et une absurdité tellement inconcevable qu'on ne sait finalement plus s'il faut en rire ou en pleurer. Une réalisation à la hauteur de l'ambition du projet pour un film absolument brillantissime.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2014
un film magistral où on a envie de faire exploser la tête des mecs qui dirigent tout. la femme n'existe pas et c'est lamentable. heureusement qu'en Israël tous ne pensent pas comme ça mais malheureusement ils y sont confrontés s'ils veulent divorcer. Allez messieurs changeaient vos lois !!!!!
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2014
Comment une société théocratique a-t-elle organisé le processus de séparation d'un couple qui a cessé de s'aimer après quelques années de mariage? Si l'on n'est pas familier de la religion juive et de son absurde sexisme qui privilégie de façon tellement archaïque le rôle et la place de l'homme et du mari, on découvrira, grâce aux Elkabetz, et avec effarement le long procès du "get". Ce film est une véritable charge contre les hommes, les juges, les rabbins, la stupidité de lois écrites il y a quelques millénaires et que d'aucuns voudraient continuer à appliquer à notre société aujourd'hui. Cela est entendu et déjà vu, et concerne en fait la plupart des religions qui occupent les esprits de l'humanité tout autour du globe. La force de ce film en forme de huis-clos, s'appuie sur l'interprétation de premier ordre et la qualité des dialogues. On sent la salle frémir et se prendre au jeu à certaines répliques! Sa faiblesse réside dans la répétition de scènes parfois éprouvantes et dans la forme un peu trop théâtrale. On comprend que le réalisateur a voulu jouer de la métaphore de l'enfermement mais on finit par suffoquer entre les quatre murs de ce tribunal...
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2014
En dépit d'un style austère et théâtral, on ne s'ennuie pas un seul instant. Tourné comme un thriller psychologique, ce film est complexe, puissant et tortueux.
mousscoco@aol.com
mousscoco@aol.com

17 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2014
Film poignant sur un sujet difficile les acteurs sont simplement excellents. Je le conseille vivement.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2014
"Gett" illustre de façon magistrale un genre (souvent statique), le "film de procès". Mais ces plaideurs pas comme les autres sont devant un tribunal rabbinique, pour une répudiation. Qu'on ne s'y trompe pas en effet, le mariage, uniquement religieux en Israël, ne peut se rompre que si le mari y consent - c'est lui seul qui décide, unilatéralement ! Elisha (Simon Abkarian - le moins convaincant, et de loin, sans pour autant gâter l'ensemble), réputé dans sa communauté comme un mari parfait, est en réalité un être psychorigide, qui manie la cruauté mentale depuis toujours à l'encontre de Viviane, épousée encore ado, et s'en donnant à cet égard à coeur joie en utilisant chaque faille d'une procédure pesante et interminable - 5 ans ! Les Amsalem sont des Juifs marocains ayant fait leur aliyah depuis des lustres - mais ils parlent encore volontiers français. On ne sort pas de l'enceinte du tribunal, et même de la salle d'audience, la plupart du temps, mais pendant presque 2 heures, la mise en scène inspirée des Elkabetz, frère et soeur, fait qu'on se passionne en continu. On souffre avec Viviane, on se révolte devant le mauvais sort fait aux femmes israéliennes en matière de statut matrimonial - cette démocratie, la seule du Proche-Orient, est encore empêtrée dans des pesanteurs religieuses étouffantes, en 2014..... Mais on sourit aussi, voire on rit - quelques passages absolument hilarants (les témoins) - on se croirait alors dans un prétoire napolitain. Et les hommes sont montrés en évitant charge et surcharge - eux aussi sont victimes de la tradition. Un sublime portrait de femme, porté par Roni Elkabetz, dont la caméra sait révéler l'âme. Une dramaturgie puissante et subtile. Du grand art. Un moment d'émotion rare.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 juillet 2014
Il y a dans cet interminable et pénible procès(comme un vrai divorce)quelque chose que les Anglais appellent le bathos,un errement,une hésitation entre le sublime et le banal..qui tombe malheureusement complètement à plat,malgré deux scènes fortes où Ronit Elkabetz sort ses tripes,là aussi gâchées par un petit rictus qui leur donne un air faux,et puis il y a cette fin qui n'en est pas une(très à la mode au cinéma en ce moment)avec un dialogue incompréhensible(ou peut-être est-ce moi qui avait décroché)qui fait que l'on ne sait pas ce qui se passe après que Viviane a fermé la porte,genre faux suspense.
Thierry M
Thierry M

192 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2014
Remarquablement Saisissant , ce film est parfait les 2 comédiens principaux excelle.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2014
(...

Le film n'oublie pas d'être drôle, face à l'absurdité de la situation et la mauvaise foi des témoins convoqués (...). Pour le spectateur, la situation devient également insoutenable, sentiment amplifié par le huis clos mis en place. Ronit Elkabetz, tragique et grandiloquente, est magnifique et tranche avec le jeu en retenue de Simon Abkarian.

...)
duerer
duerer

43 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2014
Superbement filmé, sensible et terrifiant en même temps, dénonciateur d'un système sans être manichéen et réducteur...
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2014
Troisième film derrière la caméra pour l'autre grande dame du cinéma israélien (et mondial). Comme Hiam Abbass, Ronit Elkabetz tourne régulièrement en France (Tête de turc, Les mains libres...) et comme elle, c'est une formidable actrice. Une fois de plus, elle est prodigieuse et tient tout le film sur ses épaules. Le procès de Viviane Amsalem clôt la trilogie commencée avec Prendre femme (2005) et Les sept jours (2008), dont le personnage féminin à chaque fois en quête de...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juin 2014
bon film avec parfois quelques longueurs. Nous découvrons une autre forme de domination de l'homme sur la femme à travers le mariage .
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2014
En Israël, quelles que soient les croyances des époux, le mariage est régi par le droit religieux. La loi donne au mari un pouvoir exorbitant au mari : celui de donner ou non son accord à un divorce. A partir de ce postulat, Le procès de Viviane Amsalem raconte comment une femme va se battre devant un tribunal, pendant 5 ans, pour obtenir le droit d'être libre. Un feuilleton en huis-clos que Ronit et Shlomi Elkabetz réussissent à rendre aucunement répétitif mais au contraire passionnant à travers des audiences qui éclairent peu à peu la vie d'un couple dysfonctionnel et, bien au-delà, dans une métaphore limpide la condition des femmes, de nombreux pays du monde, là où elles sont considérées comme "inférieures" et emprisonnées à vie au regard des lois faites par des hommes au profit des hommes. C'est un combat que ce film rend palpitant, parfois drôle, toujours poignant. Egalement actrice principale, Ronit Elkabetz est absolument extraordinaire avec un visage de tragédienne grecque par lequel passent tous les sentiments. Le courage d'une femme, c'est ce que l'on retient d'abord du Procès de Viviane Amsalem, film d'une force et d'une vérité exceptionnelles.
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