Toni Erdmann
Note moyenne
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291 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 août 2016
La grande réussite de la réalisatrice c'est de cacher un drame déchirant sous une comédie excentrique. Deux styles opposés qu'ici se complimentent à la perfection. Les gags flottent en surface et la triste histoire d'un éloignement restent en deuxième plan. C'est certain que beaucoup des spectateurs ne capteront pas la subtilité de cette relation dysfonctionnelle car elle ne se montre jamais d'une façon explicite. Déjà énormément de critiques semblent avoir resté à côté de la plaque en lisant leurs texte. Toni Erdmann, le titre, fait référence au personnage que le père invente.

Toni est un coach, ou un investisseur, ou l'ambassadeur de l'Allemagne, ça dépend à qui parle-t-il. En tout cas c'est quelqu'un qui parle la même langue que sa fille: une langue de dents qui raient le parquet, une langue d'apparences et de cartes professionnelles. Quand il se plante devant sa fille comme Toni, Ines se voit face au miroir. Elle comprend l'absurde de sa vie: son entourage, son travaille et surtout, elle même. Comme elle n'est pas capable de parler avec son père, elle lui parle à travers Toni, suivant la farce jusqu'au bout: Ines fait que Toni soit présent aux moments les plus indignes et misérables de ce monde inconnu pour lui. Comme elle n'arrive pas à demander de l'aide, elle a l'espoir que soit Toni qui la sauve du piège où elle ne sait pas sortir, le dragon que la retient. Tout est clair quand ils se regardent dans la boite de nuit.

C'est incroyable de sentir les émotions se déborder avec une simple suggestion. C'est incroyable voir comment la naïveté qui frêle la mièvrerie décrit un moment très émouvant. Comment une mauvais blague devient la lumière au bout du tunnel. Comment un style si froid et un montage qui semble aléatoire supposent une structure planifié au millimètre. Maren Ade transforme un matériel presque banal en une symphonie délicate qui fait remonter nos esprits.

Je n'arrive pas à comprendre comment ce film est parti de Cannes les mains vides.

/// Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2016
La mise en scène de Maren Ade est l’incarnation de la sobriété. Elle enlève les barrières entre les personnages et le spectateur. Du rire au larmes, c’est par ce mélange des tons, mais aussi par la richesse de l’écriture et le talent des deux comédiens que Toni Erdmann réussit à marquer le cinéma de son empreinte.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 août 2016
j'attendais de ce film : du fond et de l'humour
finalement il y a un peu de fons et je sais maintenant que l'humour allemand c'est pas pour moi.
Beaucoup trop de longueur pour si peur de rire.
Des personnages à l'attitude pathétique dans le sens où ils ont tout pour "vivre" et s'enfonce quand même.
Au final...que dalle
ah si, je me suis assoupi 3 fois.
Donc 4 étoiles pour le somnifère
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2016
Acclamé à la quasi unanimité par la presse à Cannes, "Toni Erdmann" de la réalisatrice allemande Maren Ade arrive sur nos écrans en étant présenté comme une "comédie hilarante". S'il est vrai que le film est très drôle, surtout à partir du moment où Winfried Conradi se déguise et devient l'ambassadeur Erdmann, il est surtout traversé par une réflexion père-fille grave et touchante. Car sous ses airs de clown-farceur, Winfried apparaît comme un homme malheureux et seul qui tente de dérider sa fille absorbée par l'entreprise capitaliste dans laquelle elle travaille, triste reflet de notre monde économique actuel, mais le fait finalement moins dans l'idée de la sauver d'un environnement dont il ignore tout que dans l'espoir de retrouver en elle la petite fille qu'il a connue autrefois et qu'il ne reconnaît désormais plus. Ainsi, le film nuance sans cesse l'idée du bonheur en réfléchissant sur la perception que chacun en a tout en maintenant que le rire en est l'illustration la plus forte, un passage vers la dérision qui conduit à une mise à nue littéralement exprimée sur la fin, avec une "naked party" drôlissime et totalement imprévisible dans son déroulement. En plus de faire valoir une grande originalité dans son écriture, "Toni Erdmann" est aussi d'une grande précision dans sa mise en scène, déroutante par le fait que les scènes comiques sont filmées avec une austérité qui se rapprocherait plutôt d'un ton dramatique, un effet qui crée un décalage efficace et qui n'annule en aucun cas la proximité avec les personnages; au contraire, cette façon de filmer à l'inverse du scénario permet une projection inattendue du spectateur dans les diverses situations, toutes intéressantes sur la durée de 2 h 40 amplement justifiée. Film sur un père qui n'accepte pas de voir sa fille grandir et sur une fille qui comprend peu à peu l'amour paternel en rentrant dans le jeu que Winfried lui propose, "Toni Erdmann" se garde bien d'expliquer toutes les réactions de ses deux personnages principaux, les regards que l'on ne veut dérober et les sentiments indicibles, afin de mieux laisser le spectateur accomplir un processus d'identification ample et complexe devant cette proposition singulière sur le plan cinématographique mais universelle sur ses subtilités émotionnelles. Porté par deux immenses acteurs que sont Sandra Hüller et Peter Simonischek, "Toni Erdmann" est un bijou d'inventivité qui évite sans cesse le tire-larmes pour mieux être lucide sur les effets dévastateurs de la mondialisation et les rapports difficiles père-fille, s'achevant sur l'idée que chacun voudrait réaliser : celle de "retenir les instants", illusion magnifique qui permettrait un bonheur permanent, impossible remède au malheur qui clôt le film d'une manière pessimiste et bouleversante.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2016
Dans la pesanteur du climat actuel, Toni Erdmann s’affirme pleinement comme une solution, politique et cinématographique, en présentant une alternative : la quête d’un ailleurs non-géographique ancré dans la chair même des hommes. Si la mort est présente chez Maren Ade, elle ne l’est jamais de manière frontale. Elle se vit de loin, cachée dans un arrière-plan ou dans un cercueil en bois. La réalisatrice allemande a pour philosophie de se focaliser sur le vivant ou sur les marques, les souvenirs, qu’il laisse. L’individu ne pourra exister que s’il sort du réel, s’il assume ses lubies, ses à-côtés. De ce récit d’apprentissage d’un père (professeur de musique) à sa fille (femme d’affaires), Maren Ade ne fait pas une énième thérapie familiale. Elle l’utilise pour bousculer le réel, celui de ses personnages comme du nôtre ; à confronter, par la poésie de la simplicité, deux visions du monde, hédoniste et capitaliste. Il y a dans Toni Erdmann le retour à un humour primaire, de farces et attrapes, où le discours ne peut finalement passer que par des perruques mal ajustées, des fausses dents grotesques ou un coussin péteur.

Le déguisement joue justement un rôle paradoxal, cherchant en même temps à réduire le rapport à l’autre autant que le rapport à soi. Il marque le seuil d’un autre niveau de réalité duquel aurait été absent le personnage, l’environnement entrepreneurial d’Ines (Sandra Hüller, merveilleuse) autant que celui familial porté par son père, Wilfried (Peter Simonischek, éblouissant). Le long-métrage tire d’ailleurs son titre d’un des personnages créés par ce dernier donnant ainsi comme une existence propre au mensonge. Maren Ade prône une recherche du vrai – de la sensation, du souvenir – même s’il doit passer par des détours. Le personnage de Wilfried se présente comme un dérivé moderne d’un Docteur Jekyll et M. Hyde : il s’invente, de manière monstrueuse et grotesque, en dehors de sa réalité pour toucher celle des autres de l’intérieur. Il transforme son apparence pour faire triompher son univers poétique allant jusqu’à n’être qu’un amas de poils, une créature protectrice provenant de la mythologie bulgare. Le déguisement semble même acquérir une force pour celui qui le porte, diluant son présent (le tensiomètre donnant presque l’impression dans la scène d’ouverture d’être un gadget de plus) et assurant son souvenir (à l’instar de la grand-mère dont la vie tient dans une fantasque collection de chapeaux).

Le corps comme outil de transformation est à prendre au sens littéral dans le cas d’Ines. Elle doit ressentir les choses dans sa chair comme le montre ce qui pourrait n’être qu’un anecdotique énervement contre une masseuse pas assez efficace. Maren Ade cherche à jouer avec le corps même de son personnage pour montrer son inadéquation avec son propre environnement. L’incident où elle se heurte violemment le pied dans un canapé-lit est ainsi primordial, car il permet d’entamer un processus dans lequel ses propres tenues deviennent comme des déguisements interchangeables. Qu’elle change de chemisier tâché par son propre sang ou qu’elle retire ses talons à la fin d’une réunion, Ines libère son corps pour trouver dans l’essence même de sa nudité une deuxième naissance. Ses vêtements, symbole de son ascension, sont devenus comme une carapace qu’elle ne peut ni fermer ni enlever à l’image de la robe qu’elle essaye de porter pour son anniversaire. Dans une vision néo-féministe, elle prend pleinement possession de son corps dans une scène sexuelle, complètement désabusée, durant laquelle elle revendique de manière presque agressive une sexualité « autre » où elle désacralise son propre corps pour en faire un objet et réceptacle – par le sperme – de domination.

La force de Toni Erdmann est de toujours donner l’impression que les rebondissements sont le produit direct des personnages qui se ré-apprivoisent sans cesse leur espace pour créer des possibles. Le mensonge, ou plutôt le déguisement de la vérité, est alors la clé dans une société qui ne regarde plus les gens – personne ne remarquant véritablement le côté ubuesque du physique des identités de Wilfried –, mais seulement les titres devant se résumer sur une carte de visite – dont l’absence, elle, est constatée –. L’incorporation de Toni Erdmann dans le monde d’Ines n’aboutit qu’au dévoilement d’une réalité sombre, celle des conséquences du travail de cette dernière, symbolisée par le licenciement non-voulu d’un ouvrier, un peu négligeant sur sa sécurité, par Toni lors de la visite d’un chantier. Un aperçu qui trouve une résonnance dans le langage corporel de Wilfried qui ne peut s’empêcher d’avoir envie de déféquer. Un geste animal, en dehors des règles édictées par l’homme, qui le rapproche paradoxalement de l’humanité. Les mensonges loufoques de Wilfried n’ont pour finalité que la recherche d’un vrai véritable qui se retrouve dans cette maison au bord du chantier ou dans cette cérémonie pascale avec une famille roumaine qui décore des œufs à la cire.

Maren Ade propose également, en filigrane de cette relation père-fille, un acerbe discours politique statuant sur la distanciation entre le projet européen et sa réalité concrète sur le plan économique, social et culturel. La réalisatrice allemande fait de ses décideurs étrangers de la Roumanie de demain des êtres coincés dans une tour d’argent. Après avoir proposé l’externalisation de l’entreprise – soit des licenciements -, Ines regarde par la fenêtre découvrant ainsi une Roumanie scindée en deux par un mur avec d’un côté un pays miséreux et de l’autre cette enclave normalisée par Bruxelles. Néanmoins, l’appauvrissement est surtout culturel avec un pays arpenté par ses décisionnaires politiques et économiques uniquement à travers des hôtels, des réceptions ou des boîtes de nuit. Maren Ade dénonce surtout la perte d’une unicité culturelle de la Roumanie en reprenant les arguments capitalistes qui saluent le pays pour son « plus grand centre commercial d’Europe » plutôt que pour son Palais de Ceausescu et ses habitants pour leur culture internationale acquise à l’étranger. Le refus de participer à leur propre destruction des Roumains est alors la seule barrière possible d’un peuple qui ne sera, de toute manière, pas pris en compte.

Avec Toni Erdmann, Maren Ade offre une alternative. Elle prône le rire, qui affleure souvent, comme unique moyen d’expression valable à la vie humaine. Elle fait des écarts de ses personnages, de ses moments libérés d’une rationalité économique, les seuls dignes de générer du souvenir. Mais surtout, elle parvient à exorciser les démons d’un cinéma dit « social » qui ne jure que par le misérabilisme, à redire les conséquences sans prendre en compte le politique.
TchoSensei97
TchoSensei97

42 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2016
Le sujet du film est vraiment très bon ! Un père veut essayer de passer du temps avec sa fille pour comprendre son monde, et vérifier si elle est heureuse. Mais il est maladroit, ne sait pas comment s'y prendre, et se cache alors derrière un personnage clownesque. C'est le genre de sujet qui aurait pu produire un vrai chef-d'oeuvres, et d'ailleurs, les scènes qui traitent la relation père-fille sont souvent excellentes. Elles sont fortes, belles, intelligentes, et ont des dialogues profonds. Le personnage du père est aussi très touchant grâce à ses maladresses, son caractère, et à l'inquiétude qu'il porte pour sa fille. Il offre aussi des scènes assez drôle grâce au ridicule et à l'absurdité du personnage qu'il s'invente. Mais le film souffre énormément d'un gros manque de rythme et de très grosses longueurs qui se font bien ressentir. Certaines scènes, en particulier celles où le père et la fille ne sont pas présents ensembles, semblent vraiment inutiles au spectateur. Ce film aurait mérité d'être largement raccourci, pour être plus intense.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Le principal problème, c'est que c'est long, très très long. En revanche le jeu d'acteur est très bon, l'humour est léger mais fonctionne, et Toni Erdmann nous dédommage de l'attente par une scène très drôle à la fin. Si l'ensemble a peut-être été un peu surestimé par la critique, ça reste un bon moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2016
Certainement l'un des films majeurs de l'année ! Sandra hüller est prodigieuse et le film nous apporte une émotion trop rare au cinéma. C'est le film qu'il faut voir absolument !
Marc R.
Marc R.

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Un film rare, drôle et touchant a la fois. Le film surprends par ses rebondissements inattendus. Le jeu des deux acteurs est exceptionnel...à voir absolument.
Romain M
Romain M

10 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Attention ovni ! Burlesque, intimiste, social, psychologique... c'est drôle, triste, dur, réaliste, même si parfois inégal et un poil long. L'acteur principal est incroyable et sa fille s'en sort très bien. Meilleur costume ever :)
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Original ; drôle et sérieux à la fois.
Un film qui prend son temps et suggére.
Raffiné.
Pas conventionel pour trailer les rapports pere-fille et la vie.Et un bon morceau en generique de fin.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2016
Attention ce n'est pas un film "drôle" au sens où on l'entend habituellement, mais cette réalisation de Maren Ade fait à mon sens carton plein ! Le couple Sandra Huller (Ines) et Peter Simonischek (Winfried /Toni) est tout simplement improbable; lui le père encombrant "une gueule" tel un "Gabin" ou plutôt un "Jacques Weber Germanique", elle, une fille remarquablement douée pour les affaires - consultante - mais coincée(très), tout du moins dans l'attitude droite, austère, froide ! D'une durée notable ( 2H 43), on ne s'ennuie pas une seconde et la mise en scène, progressive, permet de savourer les péripéties d'un couple hors norme, d'un père assez dingue (pour faire simple) et finalement très doué dans la capacité à s'introduire dans des milieux opaques et complètement étrangers a priori, d'une fille, stressée par sa vie professionnelle (cela rappellera à tous ce qui est notre quotidien). Cela donne des dialogues sulfureux, des attitudes surprenantes et génère de l'émotion simple, dans des plans précis, sans sophistication. A partir de quoi ? Tout commence à partir de cette phrase "Es tu heureuse ?" Ces deux acteurs sont irrésistibles, le tout avec une absence de musique. Mais j'adore, le seul passage musical, sur la reprise hilarante à la gloire de Whitney Houston (Ines) accompagnée de son père - ancien prof de musique - au piano. Egalement, la scène de la petite fête organisée chez elle dont je vous laisse la surprise du "dress code" !! Elle sauve le film à mon avis d'une rigueur, d'un côté sombre prononcé, par sa métamorphose. L'issue est "poilante".... à plus d'un titre (vous verrez) et des ovnis s'imposent : une certaine rappe à fromage moderne, personnage imaginaire (le grizzli). Le mieux :faites vous votre opinion!! **
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 août 2016
Je ne comprends vraiment pas l'engouement de la critique pour un film pas du tout "hilarant" mais sinistre et parfois franchement poussif. Deux heures quarante minutes d'intrigue décousue à nous servir de l'humour pas drôle avec en guise de conclusion une morale à deux balles sur la relation père-fille au temps du workalcoolisme . On a même droit à une scène absurde digne du plus prétentieux des théâtres contemporains. Mais qu'ont ils foutu dans le champagne du Festival de Cannes, pour que les critiques encensent ce navet à la quasi unanimité?
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2016
Encore un film d’une longueur interminable et qui mériterait de passer à la moulinette de quelques apprentis cinéastes, histoire de comprendre comment un chef d’œuvre en devenir stagne au rang d’un film particulier mais lassant. Auteur, réalisateur et scénariste, Maren Ade s’amuse beaucoup à l’idée de ce papa clown décidé à soulager les soucis et l’ego de sa fifille devenue femme d’affaires de haut niveau. Au détriment du bonheur qu’il revendique par-dessus tout. Il va donc lui pourrir sa vie professionnelle et privée et lui renvoyer l’image de ce qu’elle est devenue. Le procédé narratif de Maren Ade est assez drôle dans sa conception, et un peu dans sa réalisation. Mais le rendu scénographique et le jeu emprunté des acteurs, rend ce film désespérant et triste. La scène des œufs de Pâques est complètement inutile, celle de la réception "à poil" conforme au décalage annoncé dans les intentions de la cinéaste, mais très peu mises en forme.
Pour en savoir plus
Alfredibut
Alfredibut

21 abonnés 70 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2016
Pensant me payer une bonne tranche de rigolade et de blagues subtiles, je suis allé voir ce film sans me méfier.
J'avais lu notamment un bout de critique dans le programme du cinéma que je fréquente : "De mémoire de festivalier, on avait jamais vu une salle pliée en deux du début à la fin".

Alors là, je ne comprends pas. Car ce film n'a absolument rien de drôle. C'est long, les gags sont rares et lourds, grossiers, il n'y aucune subtilité. De l'humour à la "Théâtre de Boulevard".
Dans la salle, pleine à 1/4 à peu près, il n'y a pas eu le moindre rire. Je pense avoir tout au plus esquissé 2 ou 3 sourires.

Tous les personnages sont d'une totale platitude. J'ai du mal à croire que les gens ont applaudi "comme le jour de la diffusion du premier film parlant", c'est à n'y rien comprendre!
De qui se moque-t-on ? Y avait du LSD dans le champagne à Cannes ? Ou bien le reste de la sélection est tellement médiocre que Toni Erdmann est passé pour le graal de l'humour ?

Pour être honnête, je me suis plus marré dans "Dernier Train Pour Busan" que j'étais allé voir la veille... C'est pour dire.
Lisez les critiques des pros du cinés (rubrique spectateurs) qui ont mis 1 ou 2 étoiles à ce film, ils expliquent beaucoup mieux que moi ce qui cloche dans ce film.

Si vous voulez vraiment rigoler et vous détendre, n'allez surtout pas voir Toni Erdmann, re-mattez vous "La Tour Montparnasse Infernale" ! J'ai honte de le dire mais j'ai plus rigolé là-dessus que devant Toni Erdmann!

Edit : Lol, déjà 6 pouces vers le bas en 24h et 0 vers le haut, il y en a qui ont envie de défendre leur film!
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