2536 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
291 critiques spectateurs
5
44 critiques
4
86 critiques
3
60 critiques
2
50 critiques
1
36 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
sebravut
4 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 24 août 2016
La belle histoire d'un père et sa fille, tous les deux bloqués dans leur incapacité à s'exprimer leur amour, et qui part en vrille dans des délires vraiment drôles. Une surprise.
Ce film est une hype comme je n'en avais pas vue depuis longtemps. Toute la presse nous ordonne d'aller le voir, c'était la sensation de Cannes, il aurait du avoir la Palme.
Une fois sorti de la séance, je me trouve dans l'obligation de faire redescendre tout le monde sur Terre et de relativiser la qualité de ce film. Oui on rit à gorge déployée, oui le film va parfois dans des directions totalement dingues. Mais se taper près de trois heures de film pour avoir une morale du genre, ah oui, on est trop pris par notre routine quotidienne et on passe à côté des bons moments sans s'en rendre compte. Bah merci, j'étais pas du tout au courant de ça avant de venir voir ce film...
Mais ce qui sauve la chose, ce n'est pas le fond. C'est la forme. Et là, quelle audace ! Amener ce personnage de Toni Erdmann totalement dingue devant cette jeune femme qui semble être plus coincée et rigide que Geneviève de Fontenay, c'est quelque chose qui vaut le détour. Le père et la fille ont de succulents dialogues, se trouvent dans des situations les plus inattendues les unes que les autre, je retiens notamment cette chanson totalement folle chantée par Inès lors d'une fête, l'anniversaire qui vaut le détour aussi. Et finalement, on se rend compte que les grands moments de la vie, les plus mémorables que l'on retient à la fin, on les vit avec Ines et son père, et c'est ça le plus fort. Et vous savez quoi, on est touché à un moment et on ne peut que fondre.
Maren Ade mène son film d'une main de maître, ne se laisse jamais dépassée par son sujet, sait quand mettre de la tension, quand la faire redescendre, comment susciter l'émotion, comment amener ses événements. Le scénario a un grain de folie, les acteurs sont habités et on en sort avec l'un des films les plus intelligents de cet été.
Oeuvre originale et humaniste qui arrive à décrire le mal être de l'héroïne et des rapports père/fille délités sans être psychologisant : l'amour d'un père pour sa carriériste de fille fait dérailler son environnement très convenu. Des scènes du monde des affaires très bien vues, en particulier la description des rapports entre un cabinet de conseil en stratégie et son client PDG plus vraie que nature, avec en filigrane une mise en boite subtile des 1% ciblés par "occupy wall street" . De l'humour, parfois léger, parfois un peu plus "zim boum", mais jamais méchant. Pas de fin moraliste, ça fait du bien. Si on adhère, ça passe très vite.
Sans être nul ce film est interminablement long et un peu ennuyeux l'histoire pas très intérressante l'actrice principale joue mal mais j'ai réussie l'exploi de ne pas dormir c'est déjà pas si mal
Beaucoup se sont écriés au chef d’oeuvre durant le Festival de Cannes, et pourtant Toni Erdman a été un des grands oubliés du palmarés. Reparti bredouille, le troisième film de Maren Ade n’en reste pas moins très beau, à la fois drôle et émouvant. La jeune réalisatrice met en scène un père qui va essayer de mettre du rire et de la fantaisie dans la vie de sa fille, working girl ambitieuse. Dès la scène d’ouverture, on a compris que Winfried est un farceur, un homme qui aime rire et fait rire. Lorsqu’il débarque à Bucarest chez sa fille, il dynamite sa vie bien rangée en créant le personnage de Toni Erdmann. Les acteurs sont absolument formidables, Peter Simonischek qui porte la perruque façon serpillière sans aucune honte ni gène, et Sandra Hüller dans le rôle complexe de Ines, jeune femme qui va se remettre en question. Est-elle réellement heureuse ?
C’est passionnant même si les 2h40 accusent quelques petits coups de mou, et à défaut de l’avoir trouvé hilarant comme beaucoup de journalistes le disent, j’ai trouvé un réel équilibre entre l’humour et l’émotion. Si Winfried/Tony tente de faire rire sa fille, c’est aussi un moyen de la connaître, de découvrir son univers dans lequel il a bien conscience de ne plus faire partie. Il ya beaucoup d’amour dans cette histoire et le personnage du père m’a beaucoup ému. Maren Ade aborde également l’air de rien la difficulté en tant que femme de trouver sa place et de se faire respecter parmi le maschisme ambiant (voir la rencontre entre le client très important et Ines ). Si au départ Ines paraît un peu antipathique, le film nous dévoile peu à peu ses failles et la scène de son anniversaire reste un sommet de comédie !
Je vous laisse découvrir par vous même ce film remarquable qu’est Toni Erdmann, petite merveille venue d’Allemagne qui saura vous toucher !
Les relations parents-enfants fascinent depuis longtemps l'art. Au cinéma, on en a vu des films sur le sujet. Mais comme celui de "Toni Erdmann", beaucoup moins. Déjà, les personnages sont plus âgés qu'à l'ordinaire : la fille a plus de 30 ans et le père approche la soixantaine. Ce père terriblement drôle car il ne sait communiquer que par des blagues et cette fille terriblement triste car elle ne vit que pour son travail et s'oublie. Leur rencontre fait des étincelles car l'un s’inquiète pour l'autre et l'autre refuse son aide. Et petit à petit... Bref, vous avez compris. C'est touchant car tout est fait en subtilité et chaque personnage apprend de l'autre par petite touche. La réalisation est très sobre pour laisser place aux acteurs qui sont vraiment très bons. On voit un peu partout que ce film est la palme du public et de la presse à Cannes et ça se comprend car il est original, traite des problèmes générationnels et fait beaucoup rire dans des situations qui nous mettraient d'ordinaire mal à l'aise.
Quand on voit les critiques dithyrambiques, la bonne rumeur depuis Cannes et l'accroche sur l'affiche (La Palme du public et de la presse !), on s'attend un peu à autre chose. En tout cas, à quelque chose de plus drôle (une seule réplique m'a fait bien rire), de plus émouvant, de moins ennuyeux et surtout de moins long ! Car il faut les tenir les 2h42 ! Une heure de moins et une mise en scène plus rythmée aurait surement donné quelque chose de plus intéressant. Et donc avec un scénario plus serré. Entre les pitreries du père, souvent bien grasses, et le boulot stressant de la fille, les scènes s'étirent en longueur. Quelques unes font à peine sourire, d'autres sont pathétiques, le tout étant très peu émouvant. De plus, l'image est assez laide. Les acteurs sauvent à peine tout cela. Peter Simonischek s'en sort très bien mais il est éclipsé par Sandra Hüller (L'amour et rien d'autre) qui elle est vraiment formidable. Le prix d'interprétation féminine était la seule auquelle le film pouvait prétendre à Cannes cette année. Pour le reste et pour ma part, Toni Erdmann est une tentative un peu avortée de faire une comédie grinçante et pleine d'humour sur les rapports père/fille. Raté donc...
D’une durée de 2h40, « Toni Erdmann » a de quoi faire peur. Déjà parce qu’il traite de sujets sérieux, voir lourds, comme la quête du bonheur, mais aussi parce que son rythme est lent, luxe rare dans le cinéma actuel. Pourtant, première surprise, on ne trouve jamais le temps long et on se laisse totalement embarquer sur la rivière du spleen des personnages. Le duo d’acteur est absolument crédible et joue à la perfection une partition difficile entre humour décalé et tristesse infinie. Le tout avec une mise en scène simple et soignée, avec des dialogues croustillants et d’une justesse rare. Ce père malheureux, qui tente le tout pour le tout pour réveiller sa fille qui vit dans une vie mécanique, est diablement bouffon et touchant. La seconde surprise vient des nombreuses fois où l’on rit pleinement du désespoir, des situations burlesques, ainsi que de l’absurdité des vies modernes et des « logiques » capitaliste dénoncées avec subtilité et force. Mais attention, préparez-vous à rire jaune car chacun d’entre nous finit par se reconnaître dans un des travers brillamment mis en exergue à l’écran. Les vies théâtrales et leurs jeux de masques complexes vont changer lentement mais surement, comme dans une pièce d’auteur. Cette pépite est un film réellement unique, fantasque et sensible, qui marquera pour longtemps.
Mouais ... je mets 2 étoiles parce que l'intention est bonne, que c'est un film qui ne ressemble à aucun autre et qu'il m'a provoqué des émotions ... pas forcément agréables... mais un film qui me fait réagir, a réussi la moitié de son pari ... En l'occurence j'ai passé 2h42 à osciller entre gène, honte et ennui... On parle d'un film "hilarant" (???) je pense plutôt qu'on rit pour évacuer le malaise et l'inconfort que l'on ressent en regardant les bouffonneries de ce père ridicule, lourd et répugnant... Le fond de l'histoire est absolument dramatique : un père et sa fille en rupture complète.. incapables de se comprendre, ni de communiquer.. Ils ont tous deux besoin de revêtir un masque pour parvenir à briser la glace peu à peu .. en 2h42.... Interminable !!!!
Vouloir traiter de l'incommunicabilité entre une fille et son père, dans un film qui a pris le parti de limiter les dialogues à son minimum, pour la rendre palpable, était une gageure. Ce film y parvient très intelligemment. Une fille qui " baigne " dans la dureté de la guerre économique que se livrent sociétés et pays est interpellé par son père, non pas par des grandes litanies sur le bonheur et le sens qu'on donne à sa vie qu'elle aurait rejetées avec rancœur, mais par la clownerie et l'humour. A travers cette attitude en parfait décalage avec la vie trépidante et " moderne " de sa fille, il parvient à montrer " l'absurdité " de sa condition, et à la déstabiliser. Il n'a pas été un papa parfait, on le devine et leur relation est tendue. Est-il besoin de savoir pourquoi ? Non, ce serait trop parler que d'expliquer. Ici, tout passe par ce qui n'est pas dit mais suggéré, et le réalisateur ne souhaite pas rentrer dans la mièvrerie. Ainsi, les pleurs sont suggérés plus que montrés. Tout simplement parce que ces 2 personnages ne se parlent pas et n'expriment pas leurs émotions. Gageure que de placer le spectateur dans le silence et les des non-dits... Cela peut laisser perplexe. Mais comprend-on vraiment pourquoi on a du mal à communiquer ? Ne sommes-nous pas un peu tous dépourvus de lucidité lorsque nous comprenons, parfois trop tard que le temps passe et que les êtres passent aussi, sans qu'on ait réussi à leur dire ce qu'on aurait pu dire. C'est un grand mystère des relations humaines. Pourquoi sommes-nous absents lorsque nous devrions être là, auprès de l'autre et avec lui ? Par l'humour, le père parviendra à instiller dans le cerveau de sa fille l'absurdité de sa vie, l'absurdité de la vie et de la mort, et la nécessité, pour se rapprocher du bonheur, de rester dans le giron des êtres humains sensibles et se détacher de l'homme robot dépourvu de sentiments.
Un très beau film. Un film à revoir. Surtout si vous n'avez pas aperçu que la rappe à fromage offerte par le père se trouvait en bonne place avec les ustensiles de la cuisine de la maison de la fille lors d'une scène " tendue " entre eux deux. Elle n'était pas laissée à l'abandon dans un placard
C’est toujours difficile de reconnaitre que l’on n’a pas aimé un film encensé par la critique cannoise, - palme du public et de la presse - « à hurler littéralement de rire »… « une comédie hilarante et émouvante »…et j’en passe…et j’assume… je n’ai pas du tout aimé ce Toni Erdmann de Maren Ade… 2 h 42 à essayer de trouver de que l’on pouvait trouver de drôle dans cet humour qui pèse des tonnes, dans ces gags qui font long feu, jusqu’au bon vieux coussin péteur ressorti du magasin de farces et attrapes … sans parler de la vulgarité de cette scène où l’héroïne demande à son amant d’éjaculer sur un macaron qu’elle avale dans la foulée…aucune finesse , aucun rythme et pourtant de l’émotion il pourrait en avoir…c’est touchant ce père, Winfried, qui veut reconquérir sa fille, trop droguée de travail pour s’intéresser à lui, qui veut lui montrer qu’il y a peut être une autre idée du bonheur que la réussite sociale….il vient donc avec ses gros sabots, sa perruque ridicule, son dentier prognathe, vieille baderne bedonnante, bousculer l’univers aseptisé où vit sa fille Inès…Il en serait plutôt sympathique s’il n’en faisait pas trop et sa fille, glaçante ou glacée au physique longiligne vêtue d’élégants tailleurs cintrés, est profondément antipathique…caricature du cadre déshumanisé…je n’ai pas ri une seule fois tout juste souri quand le père se transforme en Kukeri, ridicule poupée velue qui est sensée chasser les mauvais esprits dans les villages bulgares… et 2h 42 que c’est long et l’ennui gagne vite !!!!
Extêmement mauvais. La réalisation n'a rien de particulier, absolument aucun effort artistique sur l'image ou le montage. C'est de la qualité d'un téléfilm classique. L'histoire est à mourir d'ennui. Il n'y a aucun rythme. Le film qui est annoncé comme drole m'a difficilement fait sourire une fois. Le père qui est le personnage jovial du film n'a de drole que ces fausses dents qu'il n'hésite pas sortir en toutes occasions. Je n'ai même pas tenu jusqu'à la fin. Ce film est sur-évalué.
que c'est long , ce film qui se veut "drôle" "philosophique" "caustique" n'est qu'une suite de scenettes bavardes dont certaine inutiles et vulgaires (la masturbation et la boite de nuit) on pouvait s'en passer, car pour le coté "philo" il faut revoir la copie. en ce qui concerne les "drôles" c'est d'un beta enfantin . voila ce que j'appelle une arnaque de la presse avec son affiche racoleuse. un film a t'il besoin de durer presque 3 heures. ???
Un film d´une extraordinaire densité dont on a vraiment du mal a comprendre comment il n´a pas figuré au palmarès du dernier Festival de Cannes. "Toni Erdmann" est à la fois très drole et très mélancolique, d´une extreme complexité.
Mouais, bof. Des gags plutôt convenus ou déjà vus, un père original qui détonne dans les milieux guindés de la direction d'entreprise. La critique des rapports de domination dans le monde industriel est intéressante mais, finalement, pas vraiment servie par ces sketches décousus et peu surprenants, voire lourdingues. Bref, un film qui laisse sur sa faim, tant sur l'humour que sur la critique d'entreprise.