Toni Erdmann
Note moyenne
3,7
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291 critiques spectateurs

5
44 critiques
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86 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 août 2016
Je dois à ce film mon plus grand fou rire au cinéma depuis longtemps, avec la fameuse scène du brunch: géniale catharsis des frustrations accumulées par l'héroïne (et/ou le spectateur) dans sa vie professionnelle. Pour cette séquence (et quelques autres) jubilatoire, ce film est à voir.

J'ai aussi été touchée par la justesse dans l'évocation de la relation père-fille. la fille émancipée qui se veut évoluer dans un univers plus ambitieux, clinquant, que celui de son bouseux de père, et qui finalement a besoin de lui pour voir l'autre côté du miroir et retrouver son âme d'enfant. On est ému, car l'amour y est pudique mais présent dans chaque plan, dans l'incommunicabilité et la gêne du début comme dans la complicité et la gratitude de la fin. L'évocation du monde du conseil en stratégie (machiste, déconnecté des réalités locales et décomplexé) m'a aussi parue très réaliste...j'ai été surprise en lisant le contraire dans quelques critiques.

Mais bon, le film est lent, avec des scènes dont je n'ai pas toujours bien saisi l'intérêt (le shopping center = on avait bien compris que Ines se faisait exploiter! ; la longue séquence dans le taxi avant la visite du chantier; l'entretien étrange avec le responsable du champ pétrolier, la scène finale). Je suis sortie de la projection avec l'impression de m'être légèrement ennuyée. Dommage!
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2016
C'est une comédie dramatique très originale, très réussie, très amusante et très sensible.
Un film atypique qui fait du bien !
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2016
Pour une fois, je suis d'accord avec le public et la presse de Cannes : "Toni Erdmann" est un grand film, l'un des meilleurs vu cette année. A l'inverse de la pornographie sentimentale style "Mommy" ou "La vie d'Adèle", ce qui stupéfie d'abord c'est l'intelligence, la délicatesse, la finesse du trait de Maren Ade, pour conter cette histoire de filiation tragi-comique en évitant tous les écueils du pathos. On peut s'étonner, oui, que le film soit rentré bredouille de Cannes quand on voit la performance extraordinaire des deux acteurs principaux, Peter Simonischek et Sandra Hüller, leur engagement physique autant que la subtilité de leur jeu, cette virtuosité discrète qui nous fait complètement oublier que nous sommes devant une fiction pour réellement partager les moments de vie qui se succèdent ici, avec une grâce insolente.
Pas de mise en scène tape-à-l'œil, pas de stylisation voyante, on pense plutôt au Woody Allen de "Maris et femmes" avec ses caméras à l'épaule qui collent au plus près des corps et enregistrent leurs moindre pulsations. Prenant son temps (2h43 qui passent comme un épisode de la série "Transparent"), Maren Ade laisse son récit se déployer au gré de péripéties jamais prévisibles, au fil d'un scénario qui semble s'écrire à mesure que le film avance, en pointillé, sans la moindre tentation démonstrative ni grands bouleversements terminaux, mais avec un sens de la comédie souvent irrésistible provoquant les éclats de rire de la salle. Un rire qui rend intelligent, un rire d'empathie qui réconcilie un peu avec le genre humain, car c'est l'une des qualités rares de ce film de ne véhiculer aucune sorte de cynisme, de surplomb dédaigneux vis-à-vis de ses personnages. Un régal absolu et une réalisatrice à suivre de près.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2016
Comédie dramatique de moeurs, chronique familiale où a fille est un pion capitaliste froide et amère, voire frigide aussi dépressive que déprimante tandis que le père est un clown austère, presque triste mais qui lutte pour que la vie soit aussi synonyme de bonheur et de liberté. On le rappelle rien dans ce film est hilarant, c'est une chronique douce-amère où un père fait des gags plutôt pitoyables pour tenter de rendre heureux sa fille malgré sa propre solitude. Une déception suite à une promo mensongère mais ça reste un beau et bon film sur le fond de son sujet.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Je ne retire rien aux bons cotés que j'avais aimé la première fois. Mais, quand on le revoit en petit écran, et quand on connait déjà l'histoire, la longueur du film devient un handicap. Dommage, car il reste de vraies trouvailles et quelques scènes auraient pu devenir cultes. TV2 - novembre 2018

Un souffle d’air salutaire du côté du cinéma allemand, un air de jamais vu sans l’air d’y toucher, voilà avec ce Toni alias Winfried, un film qui augure bien de la rentrée. Oui le film est long, mais on sent que c’est volontaire dans un monde où tout va vite et dans lequel il ne faut pas perdre une minute. Alors on lui pardonne certaines longueurs. Parfois la caméra certainement portée bouge très légèrement, et cela m’a attiré l’œil inutilement. Car il n’y s’agit pas d’un parti pris de tourner caméra au poing comme chez Von trier/Vintenberg ou dans Le fils de Saul. Un conseil éventuel par ailleurs, lire avant la projection les paroles de la chanson de Whitney Houston The greatest love of all… Elles ne sont pas sous-titrées à l’écran, dommage et pourtant sont essentielles pour accompagner le chemin parcouru entre le père et la fille.
Il y a des trouvailles étonnantes dans ce film qui navigue entre la comédie, l’analyse de notre société productiviste et individualiste, la difficulté de se parler entre générations, ou entre sexes opposés. L’humour grinçant et parfois déplacé de Winfried, son côté ronchon soixante-huitard vieillissant, pourraient être insupportables si n’existait pas son double Toni, une fenêtre ouverte sur notre innocence perdue, sur la force de l’autodérision, sur la nécessité d’être en accord avec soi-même.
Maren Ade ne se perd pas dans ce dédale des genres, et son film reste crédible parce que basé sur une bonne partie de ce qu’elle a vécu elle-même. Elle nous fait rire franchement ou jaune quand la carapace se fend. Chez Erdmann, il y a un petit côté Begnini dans La vità è bella : un homme prêt à toutes les loufoqueries pour redonner du sens à la vie que mène son enfant. Ici l’enfant est devenu une adulte, Inès mène la vie qu’elle a choisie, rude et sans concession. Elle va se retrouver à poil au sens propre et au sens figuré pour décider si son choix doit être remis en cause. Le sens de la vie, quoi, une question bête et méchante, à laquelle elle a soigneusement évité de répondre jusqu’ici. Et peut-être que son Papa, clown triste et orphelin de son chien, devra lui aussi y répondre.
GE aout 2016
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 août 2016
Voilà un film qui ne correspond pas du tout à ce qu'on en dit... Drôle ? Certainement pas. Aucun rire dans la salle pleine à demi dans laquelle j'étais. On assiste plutôt à une série de moments gênants entre deux personnages complètement désaxés qui n'arrivent absolument pas à entrer en communication. Les situations sont toutes plus ineptes les unes que les autres et l'acteur principal ne joue vraiment pas bien. Pas vraiment de mise en scène, pas de musique, pas de second rôle intéressant... Reste juste l'actrice principale qui a un vrai pouvoir d'incarnation. Que s'est-il passé à Cannes et dans la presse pour arriver à cette cascade d'éloges ?
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2016
Winfried Conradi, à la personnalité facétieuse, décide sur un coup de tête d'aller à Bucarest afin de rendre visite à sa fille business-woman qui a une vie très organisée.
Ce film confronte plutôt judicieusement un père et sa fille disposant chacun d'une personnalité et d'un univers très différent, et aborde subtilement la thématique du bonheur. L'histoire suit intelligemment le père ou la fille en fonction de sa progression. Leur relation m'a parue très authentique. Certaines séquences sont également drôles, avec une mention particulière spoiler: à la manière soudaine dont le père est réintroduit dans le récit après que le scénario ait commencé à se focaliser sur sa fille
. Au vu de la durée de ce long-métrage, j'estime qu'il y a quelques rares longueurs, notamment spoiler: la scène de la visite du chantier
, mais le rythme est globalement bien équilibré.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Compte tenu de la quasi unanimité de l'enthousiasme des critiques professionnels, on aurait pu s'attendre à un nouveau chef d’œuvre, à l'invention d'une nouvelle forme cinématographique, à la découverte d'images extraordinaires. Rien de tout ça !
Toni Erdmann est cependant un très bon film que je vous recommande pour d'autres excellentes raisons, pour la qualité du jeu des acteurs en premier lieu, pour la transgression d'un scénario volubile et drôle, pour l'originalité et l'invention permanente de scènes toujours surprenantes, pour la qualité des dialogues aussi, qui alternent réflexions philosophiques et humour potache.
Mais, surtout, ce film nous étreint d'une forte émotion dans les échanges entre un père pas si foutraque qu'il veut bien le laisser croire et une fille pas aussi sûre finalement de la nécessité de la mission qu'elle s'assigne en tentant de "réussir dans la vie" au risque de perdre son âme.
C'est cette relation filiale que l'on perçoit de plus en plus au fil d'un scénario à rebondissements qui fait le prix de ce petit bijou allemand. Confirmation, si nécessaire, que ce pays dispose d'énormes ressources cinématographiques de grande qualité,
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Il fallait bien que j'aille voir au moins un bon film cet été au cinéma... et si je raterai sans doute rester vertical, autant voir Toni Erdmann...

Je n'en attendais rien et pour tout dire j'étais un peu craintif, c'est super long, je ne connais pas la réalisatrice et je n'avais aucune idée de quoi ça pouvait bien parler et se fut une véritable surprise. C'est ce qu'on pourrait appeler le bon film qui fait du bien.

J'ai lu le synopsis juste avant de partir au cinéma et j'avoue que j'ai encore plus pris peur, je sentais le récit sur la vie bien artificiel où une jeune femme se met à douter de manière bien lourdingue sur sa vie, avec des monologues et des pleurs surjoués... Mais il n'en est rien du tout.

Toni Erdmann est un film simple et qui montre la vie, qui ne s'amuse à pas déformer, à être manichéen, à tricher... Le film prend son temps pour montrer les moments de malaise absolus causés par le père, il prend le temps de montrer la relation entre le père et la fille, toujours de manière subtile... sans jamais trop en faire... et surtout il montre des personnages qui existent, qui ont une consistance, se ne sont pas de simples artifices de cinéma.

Et j'ai donc pris un grand plaisir à suivre ce père et cette fille, leur vie, leurs "aventures", leur rapprochement... et si au niveau de l'âge je suis plus proche de la fille (mais aussi sur le fait que je vis loin de mes parents et que d'une certaine façon je les abandonne), au niveau du caractère, des idéaux, je suis proche du père, ça me permet de prendre en empathie les deux personnages et de me projeter, moi, vieillissant, avec mon chien mourant à aller emmerder ma fille en Roumanie pour lui redonner le sourire et la joie de vivre.

Toni, c'est un peu Amélie Poulain, en plus sobre, en plus réaliste et en plus vrai.

On a plein de scènes magnifiques, notamment lorsque la fille lâche un peu prise et redevient la fille à son papa, la fille qui se souvient qu'elle a besoin d'un père.

Je ne veux pas trop en dire, mais c'est un bon film pour sa simplicité, pour le fait qu'il n'en fait jamais trop, qu'il ose faire durer les scènes et surtout car il est très bien écrit, avec des personnages qui sont vrais... un petit bol d'air frais au cinéma.
Amaury F
Amaury F

28 abonnés 151 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2017
Alors, que vaut finalement cette « palme du public et de la presse » ? Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : J'ai du mal à m'en remettre tant ma consternation fut grande. On en ressort tout d'abord extrêmement déçu suite à une promo mensongère nous promettant mille fous rires, sans compter la bande annonce qui tentait désespérément d'apporter un peu de joliesse et de dynamisme à un film qui n'en a visiblement pas... Un sacré gâchis car, sur le papier, cette relation tendue entre un père farceur et sa fille asséchée par sa profession morose semblait tout à fait enthousiasmante, on pouvait s'attendre à une joyeuse ode à la vie, à une extravagance folle, sauf qu'à l'écran, rien de tout cela n'est présent. Maren Ade se vautre lamentablement sur le plan de la comédie et son scénario s'avère être aussi cryogénisé que ce personnage d'executive woman. Pendant près de trois heures de projection, il faut supporter un humour « épate-petit-bourgeois » complètement rance, des gags, supposés transgressifs, que l'on voit arriver à des kilomètres tant ils sont ratés et tant le rythme du film est lent. Par ailleurs, de la transgression, il n'y en a aucune. Il n'y a pas de mise en scène non plus, tout est filmé avec une négligence et une indifférence infinie, même pendant ce qui semble être le climax « humoristique » de l'interminable première moitié du long-métrage, lorsque l'héroïne mange le muffin sur lequel vient d'éjaculer son partenaire sexuel (séquence ô combien pathétique soit dit en passant). Quant à l'émotion que nous laissait pourtant espérer la très belle affiche, je ne l'ai simplement jamais ressentie. La seule chose à sauver de cette escroquerie serait peut-être le jeu des deux acteurs principaux, Sandra Hüller et Peter Simonischek, qui délivrent chacun une interprétation correcte sans pour autant crever l'écran à chaque instant. Mais au final, je crois bien que Toni Erdmann est l'objet le plus terne et le plus congelé qui m'ait été donné de voir cette année.
Houl
Houl

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2016
J'ai pu voir le film en avant-première hier, et il est à la hauteur de sa réputation. Un sujet fort, de l'émotion et du rire, 2h40 de pur plaisir, à voir d’urgence !!!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 août 2016
Que la critique ait été unanime à Cagnes semble incroyable, qu'elle trouve ce film "hilarant" encore plus. On sourit, au mieux, quatre ou cinq fois. On s'ennuie. Mais, surtout, on ne croit pas à ces personnages. On ne croit pas en cette jeune femme qui revient sans cesse vers ce père qui ne fait que lui attirer des ennuis. On ne croit pas à ces gens hyper friqués qui s'entichent d'un tel homme tellement différent d'eux, vieux, moche, sale, mal sapé. La déception est énorme !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2016
Excellent film tout en retenu et en maîtrise, qui en dit long sur les rapports père-fille, les multiples occasions de la vie qui nous éloignent du bonheur et de façon sous-jacente, une vision assez acide de la société mondialisée. C'est beau, poignant, drôle et sensible... Bref j'ai passé un très bon moment avec Toni !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 août 2016
Vu l'excellent accueil presse et le bruit qui précédait la sortie de ce film, je me suis jeté sur la première séance matinale et... quelle déception ! Un film bien long (2h40 !!!) et soporifique, décousu et tellement éloigné de la promesse de comédie et d'émotion que suggérait l'affiche ! Visiblement, nous sommes quelques uns à être passés à côté de cette "sensation cannoise" et de l'humour allemand qui était censé l'habiter... Dommage...
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2016
Ines est consultante en restructuration d'entreprise dans une société de conseil. En mission pour un gros client à Bucarest, elle voit son père débarquer d'Allemagne à l'improviste. Cette visite va chambouler sa vie et leurs certitudes.
Plus qu'un conflit père-fille, Toni Erdmann oppose deux visions de la vie. Elle, toute en ambition, soucieuse du profit, implacable et rigide jusque dans sa physionomie, maigre et anguleuse, respectée pour son efficacité mais incapable de créer de la sympathie auprès de ses interlocuteurs. Lui, tout en rondeur, occupant toute la place tant physiquement que par ses élucubrations, provoquant plus souvent le rire et l'étonnement que l'exaspération, cherchant l'inattendu au quotidien, écolo-baba cool soucieux du bonheur. Tous les deux borderline mais ne naviguant pas sur les mêmes lignes. Si le pitch semble convenu et peut inquiéter, le savoir-faire de Maren Ade bouscule tous les a priori. Son récit est maîtrisé affichant 2h40 sans ennui, ménageant les surprises régulièrement avec des situations étonnantes, alternant les ambiances, burlesque, comédie, drame psychologique, politique... Car si on rit beaucoup, le malaise ne lâche jamais prise. Ainsi, la partition est complexe et demande de la précision dans l'interprétation. Peter Simonischek (assurément le cousin germain de Jacques Weber) et Sandra Hüller sont tous deux excellents notamment dans le jeu des corps et des regards, inquiets et rigolards pour lui et froids et désespérés pour elle.
On ne comprend pas bien comment le jury de Cannes a pu passer à côté de ce bel ouvrage, original et finalement audacieux. Une occasion ratée de récompenser, auprès des grands, une jeune cinéaste.
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