Oliver Stone s'empare une nouvelle fois d'une biopic aux résonances politiques prononcées, après "Nixon", "JFK" et "W.", "Snowden" retrace le parcours étonnant d'un jeune homme surdoué en informatique qui rejoint les équipes d'élite de la CIA et de la NSA où il découvre l'amplitude inespérée de la cyber-surveillance mise en place pour prévenir de possibles réseaux d'attentats. Secret professionnel oblige, il vit dans le silence pendant des années tout en essayant de construire une vie privée normale avec une fille insouciante de la dure réalité qu'il côtoie quotidiennement. Jusqu'au jour où il craque et où il décide de tout divulguer publiquement. L'histoire est récente et dévoile au grand jour des faits avérés d'espionnage sur le plan mondial. C'est effrayant au risque de nous rendre paranoïaque et il y a des coups de maître lors de l'explication du processus de recherche et de sauvegarde de tout ce qui est inscrit sur nos écrans. Malheureusement, l’intérêt de "Snowden" se résume à son sous-titre : "Nous sommes tous sur écoute". La réalisation de Stone n'est pas exceptionnelle, l'intrigue se veut complexifiée par des scènes où le vocabulaire spécifique nous perd totalement, heureusement sauvée par d'autres beaucoup plus explicites. Pour ce qui est du casting, il m'a laissé totalement indifférent alors qu'on retrouve tout de même des pointures. Joseph Gordon-Levitt, à la carrière florissante, s’attelle à une deuxième biopic cette année, mais son interprétation est terne et laisse clairement dans l'indifférence. Même Shailene Woodley, dans un rôle aux antipodes de Snowden, ne convainc pas. Melissa Leo, Tom Wilkinson, Joely Richardson, Nicolas Cage et Zachary Quinto laissent de marbre dans des seconds rôles tous aussi plat les uns des autres, et ce, malgré leur talent irréfutable. Néanmoins, le fait qu'une partie du film retraverse l'élection présidentielle d'Obama éveille notre intérêt et nous rappelle que toutes les présidences, même celle d'Obama, ont une part d'ombre. Je pense que celle de Trump va nous assurer quelques bons biopic regorgeant d'abomination ou des films catastrophes qui sait ? J'espère honnêtement me trumpé ! ...
Un film intéressant porté par un Joseph Gordon-Levitt inspiré et omniprésent. Dommage que le parti pris du réalisateur empêche tout véritable questionnement. Une critique plus détaillée et d'autres sur
Je suis satisfaite d'avoir vu ce film racontant ce qu'a fait ce Snowden : il a été d'un courage exemplaire, c'est formidable ce qu'il a fait et il a sacrifié sa vie pour dénoncer ces faits scandaleux. C'est bien qu'on lui rende hommage ainsi.
Difficile d'oublier le portrait frappant d'Edward Joseph Snowden; celui que la journaliste Laura Poitras proposait aux spectateurs du monde entier, en 2015, dans le documentaire "Citizen Four". Le fruit de sa rencontre avec ce dernier, dans une chambre d'hôtel de Hong-Kong en 2013, allait créer le plus gros scandale de surveillance du monde contemporain! Après le documentaire, place au film biopic événement, réalisé par le célèbre Oliver Stone, ayant déjà offert dans sa longue carrière de cinéaste, des portraits cinématographiques plus ou moins réussis de personnalités, tel que "JFK" en 1991, sa pierre angulaire. Le réalisateur va suivre pendant plus de 2 heures, le parcours professionnel de Snowden, de 2004 à 2013 et ces différents emplois occupés à la CIA et NSA, où il fut parfois consultant, parfois titulaire. Incarné par Joseph Gordon-Levitt, l'acteur irréprochable en geek responsable, signe enfin un vrai rôle, 7 ans après le poétique "500 jours ensemble". Très documenté, le film décline l'évolution professionnelle de cet as de l'informatique, tout en s'intéressant à sa vie romantique, bien moins exaltante. Le film est terriblement édifiant et cherche sans cesse à rappeler au spectateur, à quel point ses droits constitutionnels se sont érodés dans la société moderne dans laquelle il vit. Un film engagé et admirateur de son héros, pour sa ferveur, coûte que coûte, à lancer l'alerte. Du point de vue de la mise en scène, le classicisme est absolu et l'académisme de mise, mais derrière ce savoir-faire, un élément pèche: à vouloir tout expliquer, le film s'avère trop didactique. Le film souffre aussi de la comparaison avec son documentaire associé, "Citizen Four". Alors que ce dernier créait une véritable tension tendue, "Snowden" se révèle plus un film contestataire, étudié et réfléchi qu'un biopic sur tension. Il y a certes de belles scènes de suspense (l'interrogatoire d'entrée à la CIA, une discussion grand écran avec le "grand manitou"), mais dans sa globalité, le film manque de nerfs. On en ressort instruit, révolté mais pas vraiment aimanté à notre siège. Vu les possibilités du sujet, c'est vraiment dommage !
L'actualité politique est tout de même parfaite pour la sortie de ce film. Snowden fait écho aux élections américaines, il remet au goût du jour la sécurité des données informatiques et les limites de la vie privée via internet. Mais j'aurais aimé être un peu plus surprise et captivée à la fin du générique. Peut-être que le film a été réalisé trop tôt, manque de recul, ou bien ce sujet n'est pas assez cinématographique.
Inspiré de faits réels dont j'ignorais l'histoire, je dois dire que je me suis facilement laissé emporter par ce film. Non pas original dans sa manière de raconter, ni incroyable dans sa réalisation, bien que cette dernière s'en sort de manière admirable, Snowden tient surtout le mérite de traiter un sujet intéressant et important dans sa globalité. Sans être marquant, ça reste un film à voir.
Après "Savages", petite récréation ensoleillée dans sa filmographie, Oliver Stone retrouve la route d'un cinéma plus engagé avec "Snowden", biopic sur Edward Snowden, le lanceur d'alerte qui a révélé que la NSA et la CIA surveillait quasiment tous les citoyens américains en permanence et sans avoir besoin d'autorisation spéciale. Le sujet, encore brûlant, tient à cœur au cinéaste qui se jette à corps perdu dans le film en manquant un peu de recul. Malgré la force de sa dénonciation, il s'attache alors plus au portrait du jeune homme complexe qu'est Snowden plutôt que de montrer avec virulence la toute-puissance d'un pays et tous les dangers que cela implique. Reste malgré tout un film diablement efficace dont le visionnage complète celui du documentaire "Citizenfour" et qui permet de nous donner un aperçu de ce qui a mené Snowden à lancer l'alerte quitte à ne jamais pouvoir rentrer dans son pays. Personnage complexe amoureux de son pays, Snowden est interprété par Joseph Gordon-Levitt qui s'est investi dans le rôle avec ferveur, allant jusqu'à reprendre les tons, les nuances de voix et les postures de Snowden. Oliver Stone réunit autour de lui un casting solide (Rhys Ifans, Scott Eastwood, Zachary Quinto, Melissa Leo, Tom Wilkinson, Timothy Olyphant et même Nicolas Cage que l'on retrouve avec plaisir), donnant au passage à Shailene Woodley un beau rôle en la personne de Lindsay Mills, la petite amie de Snowden. Leur histoire d'amour est un des points forts du film, Mills servant de point d'ancrage à son compagnon qui manque de se perdre plusieurs fois dans les méandres d'un système de surveillance qu'il répudie. Sans avoir le recul nécessaire à cette histoire et sans en faire des tonnes dans sa mise en scène, Stone livre un film solide qui a le mérite d'être assez limpide dans ses enjeux et dans son propos, critiquant vivement la préférence d'un pays pour la sécurité par dessus la liberté.
Il en aura fallu du temps pour qu'Oliver Stone reprenne du poil de la bête. Sa carrière post-2001 est pour ainsi dire assez déplorable avec des œuvres qui au mieux étaient maladroites et au pire totalement insignifiantes. Pourtant à travers l'histoire de Snowden il retrouve l'inspiration qu'il avait insufflé à ses meilleurs biopics comme son mémorable JFK. Comme si le parcours de ce lanceur d'alarme lui avait fait comprendre dans quelle routine il s'était embourbé et qu'il avait trouvé un moyen de s'y affranchir. Car même si on n'atteint pas le niveau de ses meilleures œuvres ici, on reste dans ce qu'il a fait de mieux depuis un long moment et le tout arrive même à s'imposer comme du très bon cinéma.
Le film est très documenté ce qui lui permet d'être crédible dans ce qu'il représente car même si parfois il romance un peu les événements, il le fait toujours avec intelligence et de manière authentique. S'appuyant sur ce que Stone a appris de Snowden et du documentaire Citizenfour de Laura Poitras, dont le film articule sa narration autour de la rencontre entre Snowden et Poitras et s'impose comme un formidable complément au documentaire, le tout est d'une finesse d'écriture assez admirable pour donner un point aux questionnements du personnage principal et aux enjeux entourant ses révélations. Le scénario offre à la fois une construction minutieuse de ce qui a poussé Snowden à se retourner contre son propre gouvernement en ne lésinant pas sur le suspense avec de quoi faire rougir les meilleurs thrillers d'espionnage mais en plus il brosse un portrait intime assez intéressant du personnage. Même si sa relation avec Lindsay Mills n'évite pas quelques poncifs dans le film, elle reste écrite avec justesse et parvient à vraiment nous impliquer dans ce que traverse les personnages. Les relations sont d'ailleurs toute très bien gérées, que ce soit entre Snowden et ses collègues mais aussi avec son patron. Les évolutions et leurs échanges sont souvent captivants. Au final on reprochera surtout une construction narrative beaucoup trop répétitive et qui tend à devenir un peu longue sur la fin.
Le récit s'appuie aussi sur l'excellence du casting, avec Joseph Gordon-Levitt qui est impressionnant de mimétisme. Il se confond totalement avec la personnalité qu'il l'incarne et on se rend vraiment compte de la perfection de son jeu lorsque que le vrai Edward Snowden reprend le relais pour la conclusion et que les différences entre les deux hommes sont minimes. Il est aussi soutenu par Shailene Woodley impeccable de justesse dans le rôle de sa petite amie et Rhys Ifans, savoureux dans une caricature de patriote américain. Mais ce qui aide vraiment à rendre l'expérience exaltante, c'est la mise en scène inspirée et astucieuse d'Oliver Stone. Que ce soit la scène où il explique comment fonctionne le réseau de surveillance, celle du vol des données par Snowden ou encore la brillante séquence qui voit Snowden être en conférence avec son patron, toute font parties des moments les plus mémorables vus dans un film américain en 2016. Notamment le passage de la visio-conférence qui est une leçon de montage et de tension, un grand moment de cinéma. Stone prouve qu'il en a encore dans le ventre et qu'il est encore capable de tirer le meilleur du divertissement US tout en étant capable de servir un propos.
Snowden est un très bon film de cinéma quand bien même il est loin d'être un sommet dans l'oeuvre de son cinéaste. Néanmoins on assiste vraiment à une renaissance d'Oliver Stone qui prouve qu'il peut encore surprendre son audience, chose qu'il n'a plus fait depuis presque 20 ans. Le résultat est donc à saluer surtout lorsqu'il dispose de scènes mémorables, d'une écriture appliquée et d'un casting formidable. Et si ce n'est pas suffisant pour vous, Snowden est un des rares films à offrir un rôle tout en retenue et qui sort en salles à Nicolas Cage et ça ce n'est pas rien.
atriote idéaliste et enthousiaste, le jeune Edward Snowden pense réaliser son rêve quand il rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il découvre alors au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance qui collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire. Pour ce faire, il rencontre une équipe de journalistes à Hong-Kong. Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden décide en juin 2013 de rassembler des preuves et de tout divulguer. Devenu lanceur d’alerte, il sacrifiera sa liberté et sa vie privée.
"Snowden", dernier film d'Oliver Stone est un biopic consacré à l'expert informatique du gouvernement américain qui a révélé au monde la cyber surveillance dont nous faisons l'objet. Le film présente l'avantage de pointer les faits ayant convaincu d'agir le jeune patriote, désireux à l'origine de rejoindre l'armée US pour la guerre en Irak, empêché pour des problèmes de santé. Oliver Stone met bien en exergue le cheminement d'un garçon à la base plutôt conservateur et peu critique qui confronté empiriquement à des situations choquantes a décidé de dénoncer. Le film est éclairant et permet de réfléchir aux excès de la politique étrangère américaine conduite depuis le début de la guerre froide, sous les administrations républicaine et démocrate alors que ce pays est souvent considéré comme "le phare de la liberté"*.
Le film est bien réalisé et bien interprété avec notamment dans le rôle principal Joseph Gordon Levitt et Shailene Woodley dans le rôle de Lindsey MiIls.
SNOWDEN n'est pas film rageur. Il est froid, calculateur, désincarné, à l'image de son personnage principal, impassible et tourmenté. Malgré des baisses de rythme, Oliver Stone fait le job et dresse un portrait de l'Amérique aussi révoltant que profondément énigmatique.
"Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Edward Snowden" - (?), par Oliver Stone. En fait, vous saviez déjà tout de ce que le réalisateur vous donne à voir dans ce long pensum illustratif (2 h 15...), dans l'aspect "grand public" du propos (la vie et l'oeuvre du célèbre "lanceur d'alerte", toujours réfugié dans la Russie de Poutine, pourtant liberticide, voire épouvantable au global, selon la doxa en vigueur à l'Ouest, après le refus français de l'abriter - comme Julian Assange d'ailleurs...). Quant à la "valeur ajoutée" (la technique, par le menu), n'y ai pas du tout goûté personnellement, imperméable que je suis aux beautés de ladite ! Une étoile pour JGL, qui fait une bonne prestation (même si peu ressemblant à ES, physiquement).
"Snowden" est un film terriblement efficace et musclé en terme de réalisation et de démonstration ! Et même si l'on a suivi l'histoire d'Edward Snowden en 2013, on ne peut qu'être sidéré face à ce qui nous est montré, voire finement décrypté ! Car sans nul doute le fait d'être surveillé chacun est bien connu, mais c'est ici l'enchaînement de tous les événements que va connaître et traverser ce lanceur d'alertes, ainsi que sa décision finale et personnelle, le tout condensé en deux heures bien remplies, bien agencées et préparées qui va nous scotcher inévitablement ! Et ça marche à fond, puisque tout en connaissant le fond du problème, la manière dont le héros à travers la réalisation de Oliver Stone, nous présente les choses, fait que l'on ne peut que rester atterré du début à la fin... Très chronologique et pédagogique dans sa démarche, l'intérêt du film consiste à révéler de la bouche de chaque personnage essentiel qu'il soit de la CIA ou de la NSA les véritables enjeux de cette cyber surveillance dont nous sommes les victimes... Comme à titre d'exemple édifiant, cette volonté de privilégier l'aspect sécuritaire, que réclame avant tout notre chère société et qui fait ainsi le bonheur des services secrets, quitte à aboutir à nous retirer une partie de nos libertés essentielles, un comble ! Fouiller dans nos vies privées, avant même la lutte anti terroriste, et mériter ainsi ces mesures draconiennes dont nous sommes les premières victimes est en soi une résultante qui laisse pantois ! Par petites touches habiles, par des petites comparaisons avec des faits historiques, le film arrive ainsi à nous faire prendre conscience de manière bien plus affinée et plus précise, des dérivés inévitables de ce contrôle au peigne fin particulièrement effrayant... c'est aussi le prisme par lequel Edward Snowden observe et réalise qui nous interpelle vraiment, à la fois dans son travail, sa vie privée et par l'immensité du "pot aux roses" qu'il nous livre petit à petit sur un plateau... À ce titre l'interprétation qu'en fait Joseph Gordon-Levitt, lui permet de donner toute la crédibilité et la consistance nécessaires à cette excellente prestation. Bien sûr comme beaucoup de réalisations du même genre, ce biopic obéit aux caractéristiques du genre par un certain formatage très américain mais n'en reste pas moins passionnant à suivre ! Effroyable jusqu'au cou, de quoi vite se précipiter sur une petite gommette qu'on placera sur notre webcam, dès notre retour dans notre petit nid qu'on pensait si douillet et préservé !!!
"snowden" est un biopic classique mais efficace.En effet ce film qui retrace l'histoire d'Edward Snowden qui a dénoncé les écoutes en masse de la NSA est un peu longuet et reste conventionnel dans sa forme cependant les nombreuses péripéties du film qui fait froid dans le dos parfois,la construction du film ainsi que la bonne prestation de Joseph Gordon-Levitt permet au film d’être intéressant.
C est à voir absolument ; un devoir et un pur moment. Une réalisation soignée qui colle parfaitement à ce scénario digne des meilleurs films. Ah oui c est vrai... c est la réalité. Snowden ou l'un des plus grands hommes de ce siècle.
Brillant sur toute la ligne. Un vrai thriller plein de suspens (même si on connait la fin), parfaitement maitrisé par les acteurs, le scénario (les retours en arrières), les images (décors et paysages). L'histoire inquiète mais le film est non seulement palpitant mais en plus il m'a permit de mieux savoir de quoi il retournait dans cette affaire. Vraiment très fort.