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Un visiteur
1,0
Publiée le 18 mars 2016
Des longueurs à n'en plus finir ... 2 heures 30 pour peindre les vies quotidiennes d'une troupe de saltimbanques déjantés.... violences, cris, brouhahas incessants , beuveries, excès, jurons, injures et trivialités ... qualité médiocre de la bande son sauvée par quelques belles prises de vues et lumières. Ce film, prétendu tout public, ne l'est absolument pas. Certains propos et certaines scènes de sexe pourraient choquer les enfants.
Autant le dire tout de suite, je suis partie au bout d'une heure et je n'étais pas la seule dans la salle ! Pendant un bon moment l'ennui m'a submergée, des scènes qui partent dans tous les sens, une intrigue qui ne mène nulle part et surtout un univers nauséeux ; l'auteur semble avoir pris le parti de la vulgarité qu'elle arbore pour donner un semblant de style qui n'existe pas....Le comble est atteint dans la scène où la femme du directeur (jouée par sa propre mère) est d'abord agonie de méchancetés par son mari, puis vendue aux enchères (pour rire ?) par un Monsieur Loyal suicidaire et achetée (pour rire peut-être ?) par un pauvre type devant lequel elle se retrouve toute nue, pitoyable, gênée et ricanante....C'est à ce moment-là que je suis partie !
Ah, ça ! Pour trancher avec la production habituelle française, « Les Ogres » tranche, et pas qu'un peu ! Franchement, voir des films comme ça, ça fait du bien. Je n'ai pas tout aimé : c'est un peu long, que ce soit la durée globale ou certaines scènes, Léa Fehner n'a pas peur de l'excès (même s'il est inhérent au milieu décrit, j'entends), les (violents) conflits animant la troupe semblant parfois provoqués uniquement pour avoir... du conflit, la réaction de certains personnages pouvant prêter à irritation. Mais j'ai presque envie d'écrire : qu'importe. Sous ses airs foutraques, la réalisation se révèle extrêmement précise, détaillée, décrivant à merveille cet univers si singulier qu'est celui du théâtre ambulant, avec sa passion, son énergie, sa chaleur, ses nombreux problèmes à régler ou imprévus... Univers que Fehner connaît par cœur, celui de son enfance, n'hésitant pas à faire jouer les rôles principaux par ses parents (tous deux exceptionnels, comme l'ensemble du casting, souvent aussi méconnu qu'étincelant), ne cherchant jamais à combler le scénario par un trop grand nombre de scènes de spectacles, finalement assez peu nombreuses. Il y a ici tout ce qui manque si souvent au cinéma hexagonal : de la folie, de la passion, du caractère... De la vie, tout simplement. En somme, un bel hommage à ces femmes et hommes entièrement dévoués à leur art, débordant d'une énergie souvent communicative : une réussite.
Chronique passionnée et bourrée d'énergie mais assez foutraque d'une tournée d'une troupe itinérante, portée par une interprétation plein de justesse. 2,75
A force de fréquenter le cinéma "de divertissement" à l'américaine, de se soumettre à sa suprématie commerciale, on risque d'oublier qu'on n'a affaire là qu'à l'une des formes du 7ème Art, et certainement pas la plus humaine ni la plus généreuse. Un film comme "les Ogres" permet de se souvenir qu'on peut raconter (qu'on a en fait raconté pendant longtemps) d'autres histoires, et qu'on les a racontées de manière différente, plus physique, plus... charnelle. De se souvenir qu'on peut nous faire rire, pleurer, réfléchir sans sacrifier au "scénario-tout-puissant", et à tous les codes auxquels tout le monde semble adhérer désormais. "Les Ogres" est de fait une superbe expérience émotionnelle, qui prend d'abord la forme du chaos avant de circonscrire les "zones de guerre" qu'il veut traiter : d'abord la fidélité et l'amour, puis très vite la famille et la paternité. Et puis l'Art, bien sûr, ici à la confluence du théâtre de Tchekhov et du cirque itinérant. Quelque part à équidistance de Pialat, Cassavetes et Fellini, avec un petit quelque chose de la déraison tzigane de Kusturica, Léa Fehner construit son film comme une expérience de vie, quasi politique - la communauté comme alternative viable - qui est aussi une expérience de cinéma : il s'agit de réapprendre à regarder et à ressentir sans être guidés par la mise en scène, le montage, la musique (s'il y a de la musique dans "les Ogres", c'est qu'elle est jouée par des personnages...). Très vite, le spectateur est absorbé par la petite troupe bruyante et sauvage, et partage ses joies et ses peines. Puis se révolte devant l'autorité et l'impuissance de ces deux pères autour desquels tourne le récit, et dont les limites vont mettre en péril l'équilibre fragile (financièrement et humainement) du théâtre. Les larmes vont couler comme la vodka, les corps et les cœurs seront meurtris, certains quitteront le navire, mais à la fin, heureusement, la Vie continuera. Et le spectacle aussi. Et nous émergeons des "Ogres" épuisés par ce combat tellement physique auquel nous avons eu le sentiment de participer, mais chantant en chœur avec des personnages qui, en deux heures, sont devenus nos amis. Notre famille, presque. Et si "les Ogres", film souvent excessif, était aussi un grand film ?
Il y a de l'énergie à revendre dans ce film de lea Ferher qui tranche dès els premières images avec le cinéma français habituel. Il y a des acteurs épatants qui jouent le jeu à fond. Mais tout cela ne fait pas oublier un scénario qui patine un peu et qui n'a pas vraiment grand chose à nous dire.
Un film qui ne rentre pas dans les cases. Durant plus de 2 Heures le spectateur vie, respire, rit, pleure avec cette troupe de théâtre aux personnages attachants. Les acteurs sont investis et se mettent à nu devant le spectateur chaque minute de ce film.C'est un joyeux bordel qui vous emmène dans le tourbillon de la vie tout simplement. Il y a des scènes très fortes, voir dérangeantes spoiler: comme la scène de la mise en vente de la femme du patriarche par exemple. Cela respire la passion et l'amour à plein nez. une belle réussite. Peut être quelques longueurs.
Un film comme une danse, rythmé et musical. Peu de personnages sont mis à l écart, pour chacun d'eux on prend le temps de peindre un portait psychologique complexe et plein d'humanité. La narration traîne, s'attarde, elle tourne en rond, elle va en profondeur ce qui rend le film très charnel, très cru tant sur le fond que sur la forme.
Léa Fehner nous fait suivre un groupe de théâtre ambulant qui sillonne les routes de France. On peut dans un premier temps être rebuté par la longueur du film : 2h24. Cependant, on tombe sous le charme de cette troupe qui joue du Tchékhov avec une galerie de personnages hauts en couleurs. Le film peut parfois sembler oppressant tant les disputes, les coups de gueules sont omniprésents (parfois jusqu'à saturation). Adèle Haenel est excellente comme toujours mais c'est surtout Marc Barbé qui est touchant dans son rôle de futur papa, dépressif et alcoolique, toujours dans la provocation (l'explication de la sodomie aux enfants par exemple...). Un film vivant malgré quelques longueurs.
C'est un film n'importe quoi, mal interprété , avec une scène où un acteur explique dessin à la main la sodomie a des petits enfants, en plus le réalisateur est une femme , honte à vous Léa Fehner votre film est null.... J'ai d'ailleurs lu d'autres critiques defavorables
Le titre de ce film ne pouvait pas mieux résumer cette troupe de théâtre, dont on suit les bonheurs et les malheurs. Enfant de la balle, la cinéaste n’a pas hésité à utiliser ses parents comme acteurs, afin que ceux-ci retranscrivent cette ambiance bruyante et nomade dans laquelle elle a baigné durant son enfance. Adèle Haenel vient apporter sont indéniable talent de comédienne, une des meilleures actrices du moment. Mais la surprise vient peut-être de Marc Barbé, qui joue un homme tourmenté, toujours un peu borderline. Que ce soient les joies collectives, les engueulades, les numéros joués par les personnages, tout est filmé de manière à intégrer le spectateur au sein de ce groupe, avec une musique bien entraînante contrebalançant les moments plus calmes, plus intimes, plus tristes, dans une sorte de yo-yo permanent. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Bien que je l'aie vu il y a déjà quelques années, je me sens obligé de signaler avec presque 5 étoiles ce film que j'ai énormément aimé à l'époque. Une énergie fabuleuse vous emporte du début à la fin, sans vous laisser de répit. On en sort lessivé mais heureux, quoique triste que ce soit déjà fini. On aurait bien passé encore plus de temps avec cette troupe de fous furieux tellement attachants.
J'ai aimé "Les Ogres", son énergie, sa foi dans un cinéma ample et joyeusement bordélique, qui déborde de vitalité. Dans le paysage du cinéma français, Léa Fehner impose avec ce film une marque généreuse et inventive. J'ai hâte de voir la suite.