DIamant Noir
Note moyenne
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132 critiques spectateurs

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DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2016
Un homme, vivant de petits boulots et de cambriolages, apprend le décès de son père qu'il n'avait plus vu depuis plusieurs années. Il considère que son oncle est responsable de la déchéance de ce dernier. Il va avoir l'opportunité de se rapprocher de lui lorsque son cousin lui propose du travail.
Il règne une atmosphère sombre dans ce film. Malgré sa durée, j'ai été captivé tout au long de cette histoire qui, dans le milieu des diamantaires, aborde les thématiques de la concurrence au sein d'une même famille, de la conséquence de ses actes, de la vengeance spoiler: et des doutes qui peuvent en résulter lorsqu'on confronte ses représentations à une version que l'on n'envisageait pas
. J'ai trouvé l’interprétation particulièrement bonne et immersive, avec notamment Niels Schneider dans le rôle principal et Abdel Hafed Benotman dans celui de Rachid, inquiétant malgré une présence plutôt réduite à l'écran.
Laurent M.
Laurent M.

8 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2016
Ce film est très bien maîtrisé, Harari signe un très beau film. Simple, sobre, sur un scénario qui n'éclabousse pas par son originalité mais servi avec énormément de talent. Les comédiens sont parfaits, Niels Schneider est remarquable.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
Vertige. Rien à dire qui ne pourrait ternir ou dévoiler l'édifice si ce n'est de reconnaître un véritable chef-d’œuvre. Ce diamant filmique m'a bouleversé. Pourtant, j'ignorais à quoi m'attendre en allant voir ce film, dont le genre (le film noir) n'a pas vraiment ma préférence; or il parvient à tisser des liens avec d'autres genres au sein d'un ensemble fluide. Arthur Harari signe un premier long-métrage tout à son honneur: quelle virtuosité! On pourra sans doute lui reprocher tel ou tel choix scénaristique mais rien n'y enlèvera sa puissance dramatique shakespearienne. Il est extrêmement rare qu'un film français situe son intrigue à Antwerpen, ville pour laquelle le réalisateur a opté en place de La-Chaux-de-Fonds (et on peut espérer qu'il tournera un jour un autre film en lien avec cette ville). Le résultat frise la perfection et l'écueil touristique ou clinquant est totalement évité. Les personnages principaux ont chacun leur originalité. Niels Schneider y est d'une perfection qui mériterait récompense. Il faut ajouter à cela une musique entêtante carrément enveloppante. Les critiques presse sont très bonnes mais préférez la fraîcheur de la découverte à une lecture qui pourrait en affecter l'impact.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2016
Le désir de venger son père amène Pier Ullman (excellent Niels Schneider, profond, sensible, vibrant, magistralement redécouvert par Arthur Harari ) tout de réserve fiévreuse et d'enfance cruellement blessée, à revenir à ses racines, dans sa famille de diamantaires Anversois qu'il ne connait pas. Il lui faudra traverser des réalités intérieures chatoyantes, en passant par les faux-semblants du temps passé et présent, peu à peu révélés au sein de sa famille. Tout comme il formera son regard à discerner le faux, l'illusoire, et à reconnaître la pureté du diamant véritable, et d'y suivre le parcours changeant de la lumière, dans ce rare univers ou elle ne file pas en ligne droite et prévisible. De même il aura, face à ses choix, aux conflits de loyauté envers ses pères, ses sources multiples de filiation, et donc d'avenir, à discerner, parfois dans l'extrême urgence, entre sa vérité profonde et le compromis. Magnifiquement réalisé par Harari dans ce 1er film maîtrisé de main de maître, merveilleusement interprété par les acteurs, ce film est une pure merveille. Sans compromis.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2016
Il y a si longtemps que j'avais vu un tel film !!!Il m'a transportée! De. Niels Schneider, absolument remarquable, aux acteurs qui l'entourent, tous excellents (Abdel Hafed Benotman.... extraordinaire!)on quitte la salle avec le sentiment d'avoir vu une oeuvre inoubliable! Monsieur Harari, compliments.
Chantal
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2016
Très bon polar noir que ce Diamant noir qui prend son temps pour créer une atmosphère sombre et développer la psychologie désordonnée de ses personnages. On est tout d’abord pris d’une certaine affection pour le personnage principal – étonnant Niels Schneider que je n’avais même pas reconnu par rapport à ses rôles précédents – avant de progressivement s’en détacher tant il est pétri de contradictions et d’ambiguïté. Sorte d’ange noir, il semble porter la poisse à tous ceux qui l’entourent et, tel le personnage magnétique du Théorème de Pasolini, finit par cristalliser toutes les attentions et les tensions. Cela est rendu de manière assez intense par des acteurs impliqués et la capacité du cinéaste à créer une atmosphère tendue, et ceci malgré l’absence d’action. Parfois, le cinéaste s’égare aussi, avec des séquences qui ne servent pas à grand-chose et qui ne font pas réellement avancer l’intrigue. Défaut typique du premier film. Pour autant, cela ne doit aucunement éconduire les amateurs de film noir.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2016
Un jeune réalisateur est né ! Sur un scénario sophistiqué, mêlant habilement une histoire familiale compliquée et un casse dans le bunker des diamantaires anversois, Harari ne nous donne pas beaucoup de temps pour souffler entre des scènes impeccables de densité et de force dramatique. On se souviendra de la scène - anthologique - des retrouvailles dans l'atelier, à la fin du casse, du grand art ! Des dialogues, très écrits, quelques scènes trop attendues, quelques faiblesses d'interprétation ne permettent pas de parler de chef-d'oeuvre. Le choix de Niels Schneider comme héros de ce drame met la lumière sur un jeune comédien très prometteur dont le talent nous avait échappé jusqu'à présent.
Très belle image, éclairage intelligent sur des paysages urbains baignés de la luminosité du Nord.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2016
Ce film est l'un des meilleurs films français de ces dernières années . Un premier film magique et envoûtant qui vous emmène et vous tiens durant toute la narration. L'histoire et son traitement sont particulièrement intéressants. Les acteurs sont formidables. Le montage, le timing est parfait . Un je ne sais quoi de Fassbinder. À voir absolument
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2016
Un bon film noir sur la thématique de la vengeance chez les diamantaires et dont la mise en scène un peu surannée a suscité chez moi l'envie de revoir les films de Melville et de Boisset ...
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2016
Arthur Harari signe son premier film avec ce « Diamant noir » de belle facture mais de tenue juste correcte. Bien sûr il y a beaucoup de défauts inhérents à une première œuvre, notamment dans la mise en scène. On ressent quelques approximations au niveau des cadrages et des plans et les dialogues sont parfois inaudibles. Mais c’est surtout au niveau de la photographie que le film pêche. Cela faisant longtemps que l’on n’avait pas vu film à l’esthétique aussi datée, surannée même. On n’ira pas jusqu’à affirmer que l’image est laide mais on a l’impression que le film sort tout droit des années 80 ou 90. Pour son prochain film, le réalisateur devra penser à soigner ses images et son style, à moins que ce ne soit voulu...

En revanche, le scénario qui est mis en images ici est tout à fait captivant. D’abord il convoque deux schémas narratifs classique du cinéma en les mêlant habilement : l’arrivée d’un nouveau membre dans une famille (ici suite à un décès) et l’immersion d’un jeune loup dans un milieu nouveau pour lui (en l’occurrence celui des diamantaires anversois). De la même manière, deux genres se télescopent : le drame familial et le thriller mâtiné de film de casse. Un scénario malin que celui de « Diamant noir » et qui aime à brouiller les pistes pour nous entrainer dans une intrigue complexe mais pas trop. Le monde du diamant et de la joaillerie de luxe a été peu vu sur grand écran et révèle un potentiel hautement cinématographique dont la totalité n’est pas peut-être pas exploitée à plein ici.

Les débuts, une fois le générique passé, sont laborieux et c’est beaucoup trop long. De plus ce premier film pêche également par son manque de moyens. Cependant, il réussit le tour de force d’attiser notre attention et notre curiosité durant près de deux heures. La composition de Niels Schneider manque d’envergure à certains instants quand il se veut roi de la manigance mais plus probante quand il montre ses fêlures. La seconde partie du film est la plus intéressante et la fin parvient à nous surprendre avec un casse qui ne se passe pas du tout comme prévu pour les participants comme pour nous spectateurs. Entre tragédie et suspense, « Diamant noir » se positionne comme une œuvre originale en dépit de ses défauts flagrants mais qui révèle surtout son metteur en scène comme un cinéaste à suivre.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2016
Une nouvelle veine dans le cinéma de genre, un beau regard de metteur en scène et des comédiens ad-hoc, voilà la belle et grande surprise de ce juin moribond ( inondations conflits sociaux l’Euro… ) qui nous offre un premier film dont plus d’un impétrant rêverait d’être l’auteur. Je ne sais pas grand-chose d’Arthur Harari, sinon qu’il vient de franchir des étapes en une seule prise pour nous conter l’histoire d’un jeune homme révolté par le comportement de ses cousins. Il veut se venger, mais délaissant le couteau entre les dents, il opte pour une version plus calme, plus intelligente qui va cependant le conduire dans des recoins qu’il n’imaginait pas forcément. C’est absolument très bien écrit et mené sur le plateau avec une aisance qui tient à la fois de la concision et d’une logique désordonnée. La confusion qui s’en dégage est merveilleuse dans un tel contexte familial proche du thriller. Niels Schneider et August Diehl, la jeunesse, toujours, jouent comme de vieux routards des personnages qui ne demandaient qu’à prendre le n’importe quoi. Ils tiennent les rênes à la perfection accompagnés par Raphaële Godin, une jeune femme tout aussi mystérieuse. Une énigme de plus au pays des diamantaires. Un secret tout aussi précieux…
Pour en savoir plus
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2016
Un scénario quelque peu alambiqué, mais parfaitement écrit, demande un minimum d'attention. Pour ce premier long-métrage Arthur Harari fait preuve d'une grande virtuosité. Les premières images, assez vertigineuses, nous plongent dans le passé pour revenir au travers d'un œil dans un présent, noir et accablant. La violence est beaucoup plus psychologique que physique. "D’autres forces sont en jeu : l’héritage culturel et symbolique, l’immaturité affective, l’humiliation sociale, l’envie, le désir… la libido au sens large… plein de choses potentiellement explosives !" commente le réalisateur. Pour incarner l'ensemble des personnages un casting de choix, à la tête duquel s'impose l'excellent Niels Schneider.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2016
Pier Ulmann n'a plus de famille. Seulement Rachid, pour qui il fait plusieurs larcins de temps en temps. Jusqu'au jour où son père est retrouvé mort dans la rue. Pier apprend alors l'histoire de son père, fils de diamantaires à Anvers abandonné par sa famille à la suite d'un accident qui lui a coûté la main ainsi que plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. C'est ainsi que Pier voit débarquer dans sa vie les Ulmann, son cousin Gabi et son oncle Joseph. Le voilà qui part pour Anvers découvrir ce qu'est la vie de ces diamantaires. Il part aussi avec l'idée de venger son père délaissé par cette famille, décidant avec Rachid de les cambrioler. Mais les choses ne sont pas aussi simples... Avec "Diamant noir", Arthur Harari nous plonge dans l'univers des diamantaires avec une touche de réalisme assez saisissante. La taille des diamants, l'importance du regard, de la lumière et la façon de faire des affaires, le film s'attache à nous montrer l'envers d'un décor qu'on ne voit que très peu souvent. Il le fait en plus par le biais d'un film noir, avec un héros décidé à venger sa famille mais qui semble curieusement à l'aise dans le business dès qu'il touche aux diamants. C'est donc un certain conflit qui s'installe chez Pier, presque un choix à faire entre deux familles. Si l'on devait d'ailleurs principalement critiquer le film, c'est d'ailleurs sur le personnage de Pier. Un type pas franchement sympathique, trouble et difficilement attachant dont on ne sait jamais ce qu'il pense vraiment. En cela "Diamant" noir peine à nous plonger complètement au sein de son histoire puisque son héros est hermétique et que la prestation de Niels Schneider n'est pas toujours inspirée. Malgré tout, reconnaissons au film son habileté quand il s'agit de créer une tension et montrer les rouages d'un métier que Pier découvre en même temps que nous. Il y a non seulement une forte proposition de mise en scène dans "Diamant noir" (avec des plans aux couleurs parfois frappantes) mais il y a également une vraie envie de scénario. Un scénario trouble et complexe qui abat patiemment ses cartes et dévoile des seconds rôles ambigus parmi lesquels on reconnaîtra August Diehl, repéré dans le "Inglourious Basterds" de Tarantino. La mécanique est froide, se révélant méthodique et implacable dans son dernier acte avec une scène de casse qui n'est pas sans évoquer "Le Solitaire" de Michael Mann, un film référence cité par le réalisateur. Certes, "Diamant noir" a ses défauts, comme le fait de sous-exploiter son personnage féminin principal, de ne pas définir assez clairement les troubles de son héros plus tête à claques qu'autre chose et de ne pas maîtriser du tout les scènes de violence qui frisent le ridicule. Mais il porte en lui quelque chose de brut qui séduit, que ce soit par son approche du drame mêlé au film noir ou par sa façon de raconter les choses, froides mais lumineuses. Un long-métrage qui vaut donc le coup d’œil, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur ce métier de diamantaire assez trouble.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2016
Aux frontières du thriller psychologique et de l'étude de milieu. Si le scénario n'est pas original, le style du réalisateur et la sensibilité des comédiens donnent à ce film une profondeur assez rare dans ce qu'on peut appeler sommairement le "polar français". Ceux-ci expriment leurs sentiment avec une grande finesse. La plongée dans le milieu, peu connu, des diamantaires d'Anvers ne manque pas non plus d'intérêt, même pour ceux qui, comme moi, sont totalement indifférents à la fascination exercée par les diamants. Diamant noir joue très peu sur les artifices habituels du genre mais ne comporte ni temps morts, ni laborieuses scènes de remplissage, ni mièvreries. On partage en permanence le malaise qui étreint le jeune anti héros dans ce milieu familial où il reste un étranger, un parent pauvre oublié. Cette histoire se déroulant dans un milieu de diamantaires juifs plus ou moins pratiquants, on pouvait redouter des accès de religiosité, mais il n'en est rien : la religion ne joue strictement aucun rôle dans les relations des protagonistes. Voici donc une oeuvre singulière, touchante, et un réalisateur qui, pour son premier long métrage, à réussi un coup de maître.
Caramil
Caramil

5 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2016
Alors là on est à un niveau dingue. C'est à mes yeux inespéré, qu'un PREMIER long métrage français soit à la fois à ce niveau de maîtrise, de liberté formelle et de richesse de sens, jusqu'à atteindre un tel vertige, une telle profondeur artistique... il se passe quelque chose de très important avec ce film. Proposer un récit qui aille à ce point du côté du tragique et de l'intranquillité tout en ménageant en permanence un plaisir de cette intensité, suspense et frissons permanents à un rythme parfait et si singulier, ça tient réellement du grand art. On ne peut pas ne pas penser à Melville pour la hauteur de l'ambition et le trouble profond, incandescent, pour la croyance absolue dans ce que peut le cinéma. Le 8 juin 2016 est une grande date, courrez-y VITE... je n'ai pas d'autres mots!
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