1110 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
132 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
34 critiques
3
54 critiques
2
14 critiques
1
12 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cadreum
62 abonnés
808 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 10 mai 2026
Qu'il est fascinant de regarder un premier film, d'autant plus lorsqu'on parle d'Arthur Harari ! Pour inaugurer son cinéma, il décide d'installer son récit dans le milieu des diamantaires, entre Anvers et la Côte d’Azur, et suit Pier revenu dans une famille juive prospère après la mort d’un père qui s’estimait spolié par ses propres frères. Officiellement, il s’agit de renouer. En secret, de solder une dette ou du moins, ce que signifie hériter d’une faute et d’un désir qui ne sont peut-être pas les siens.
La première séquence frappe comme un manifeste. Un diamant taillé, une lumière froide, la précision d’un geste. Puis l’accident, des doigts tranchés. La brillance et la mutilation se répondent. Harari pose une maxime : toute valeur a son coût. Toute pureté suppose une coupe. Le film promet une économie morale où le sang et la valeur obéissent à la même logique de compensation. Mais de cette maxime, je tiens paradoxalement tous ses défauts.
La mise en scène s'attarde d'abord sur les gestes professionnels. Tailler, polir, retrancher. Puis progressivement, presque parallèlement le récit organise la dette comme moteur dramatique. Restaurer un équilibre devient une opération comptable. Cette articulation entre capitalisme et tragédie est l’intuition la plus stimulante du film. Le diamant devient unité de mesure du manque.
Pourtant, Pier avance sans véritable fièvre. Il accomplit un programme hérité plus qu’il ne le choisit. Cette passivité est une idée forte. Comment habiter une vengeance transmise. Mais je trouve que cela émousse la tension. La fatalité annoncée par l’ouverture peine à trouver son intensité. Ainsi le dénouement semble désamorcer la machine tragique qu’il avait patiemment montée. En d'autres mots, le film me fascine moins par son accomplissement que par sa question. Si tout peut se racheter, que vaut la faute.
Diamant noir s'ouvre sur un plan montrant un œil, motif récurrent dans un film où presque tout est effectivement affaire de regard, mais aussi de point de vue. Il y a en effet le regard de Pier, qui lui permet d'organiser des cambriolages ou de polir les diamants avec un certain talent, mais aussi celui de son oncle Joseph, suspicieux, omniprésent, et celui de ses mentors Karim et Rick, qui l'observent et l'encouragent. Diamant noir instaure de cette façon une tension, à mesure qu'il apparaît que ces différents regards sont aussi des points de vue qui, comme autant de faces de diamant, sont en fait inconciliables. Cette situation rappelle un peu James Gray pour l'aspect tragique et familial, mais elle gagne en singularité en étant placée dans le milieu des diamantaires, que je n'avais jamais vu représenté. Harari opère aussi un pas de côté assez bien vu, en spoiler: refusant à son héros le châtiment qu'il attend (et espère ?) pourtant -- manière peut-être de souligner que les mauvais pères sont en fait ceux qui ferment les yeux, ou en tout cas de placer le film et ses personnages en dehors de tout cadre moral. Cela donne en tout état de cause un premier long-métrage d'une très grande maîtrise, auquel on peut peut-être simplement reprocher un choix de scénario gratuit et discutable (spoiler: cette horrible tentative de viol ), et justement cette maîtrise si impressionnante, dont le revers est qu'elle tend à ne rien laisser dépasser.
Malgré une réception critique très enthousiaste, Diamant noir laisse une impression beaucoup plus mitigée lorsqu’on l’aborde sans a priori. Dès les premières minutes, le film peine à se rendre lisible et cette opacité initiale fragilise d’emblée l’adhésion du spectateur. Difficile, dans ces conditions, de parler d’une véritable maîtrise du scénario, d’autant que celui-ci repose sur des facilités peu subtiles, comme l’arrivée de ce cousin inconnu immédiatement intégré au dispositif narratif.
Le film possède pourtant quelques qualités indéniables. Niels Schneider, malgré un jeu souvent trop monolithique, impose une présence qui correspond à la sécheresse du personnage. Le choix de détourner les codes du film de braquage au profit d’un récit plus introspectif et moral constitue également une démarche intéressante, tout comme les thèmes abordés — la filiation, la vengeance, les rapports de domination dans le monde du luxe — qui donnent au film une ambition certaine sur le papier.
Mais ces intentions se heurtent rapidement à leurs limites. Le scénario minimaliste, loin de créer un mystère stimulant, installe surtout une distance frustrante. L’émotion est volontairement contenue, au point de nuire à toute empathie réelle envers le protagoniste, qui demeure opaque et difficilement attachant. Plusieurs scènes semblent surgir sans véritable justification, comme sorties de nulle part, accentuant le sentiment de désordre plutôt que de construction elliptique maîtrisée. À cela s’ajoutent des dialogues parfois inaudibles et une action réduite à sa plus simple expression.
Enfin, l’ensemble souffre d’une austérité pesante. Le rythme lent, l’absence de véritables moments de tension ou de respiration, et une esthétique froide qui ne parvient pas toujours à séduire finissent par rendre le film ennuyeux, malgré sa brièveté. Même les acteurs secondaires peinent à convaincre, certains semblant clairement en difficulté face à cette écriture distante.
Au final, Diamant noir apparaît comme un film plus conceptuel que captivant, porté par de bonnes intentions mais desservi par une exécution trop sèche et hermétique. Une œuvre qui intrigue par ses thèmes mais déçoit par son manque d’émotion et de clarté.
Une mise en scène tendue et des scènes parfois sanglantes autour de l'histoire familiale et sombre de Pier, campé par un épatant Niels Schneider. Un milieu étonnant et intéressant que celui des diamantaires de Ancers comme cadre au film. A découvrir !
Dommage que les dialogue soient par intermittence difficiles à saisir et que l'éclairage soit trop sombre dans quelques scènes, cela affecte la qualité globale de ce premier film basé sur un scénario bien écrit dans le milieu peu connu des diamantaires, lequel apparemment n'aime pas les vagues et faire parler de lui à l'extérieur. La direction d'acteur de Harari ne tire pas le meilleur de Niels Schneider face à un August Dielh qui incarne un frère épileptique et aussi mal à l'aise face au père pétri de certitudes spoiler: mais aussi de dettes . TV - décembre 2025
Beaucoup trop de dialogues inintelligibles, et pas uniquement à cause de l'accent. Par ailleurs, la scène qui a a généré le "grain de sable" spoiler: (l'agression sexuelle la veille du casse) n'est absolument pas crédible dans son positionnement dans le temps.
Pour un premier film on peu dire que c'est une réussite. les acteurs correct, l'intrigue bien emmenée, l'univers du diamant à peu près bien présenté. Maintenant les critiques négatives, le son, il faut s'accrocher pour comprendre tous le mots, la diction des acteurs manque de travail. la lumière est complètement délaissée ou il y a volonté de faire une ambiance glauque. Pas mal de longueurs et de scène inutiles qui aurait pu alléger le film d'un quart d'heure. la personnalité du 1er rôle est insupportable, taiseux, apathique pas très valorisant.
Polar noir et tragédie familiale au cœur des diamantaires juifs d’Anvers. Le film est bien rythmé, avec plein de rebondissements plausibles, une interprétation très bonne – Niels Schneider a même eu un César - et une bonne dramatisation des haines et des unions familiales en mileiu film policier et psychologique original et bien mené.
C’est un polar entre le film noir et la tragédie dans le monde très fermé des diamantaires d’Anvers que réalise avec éclat le réalisateur Arthur Harari signant un premier long-métrage fascinant par sa maitrise de l’écriture avec des personnages écrits au cordeau en prise avec des dilemmes moraux et soumis à la pression du poids de la filiation. La mise en scène n’est pas en reste grâce à sa photographie soignée faisant preuve d’une élégance racée. En dépit de quelques maladresses « Diamant noir » demeure une œuvre remarquable d’intensité dramatique et pourvu également d’une distribution très homogène au sein de laquelle l’acteur Niels Schneider fait l’étalage d’une belle palette de jeu.
Diamant noir se saisit de la pierre précieuse comme d’une métaphore où convergent des lumières et des feux a priori divergents, où se retrouvent sans le vouloir les membres d’une même famille fragmentée, différents milieux sociaux, une pluralité de pays répartis sur plusieurs continents. Ce jeu sur les échelles et leur confusion, Arthur Harari le traite à la manière d’un piège qui se referme sur celui qui entendait le poser sans jamais le prendre complètement : aussi n’y a-t-il pas de fond, comme dans un diamant, et les personnages s’avèrent insaisissables et fragiles, uniques en somme. L’intelligence du propos mute cependant en brillance revendiquée, si bien que le film pèche par ses éclats de mise en scène dont il ne reste que poussières à mesure qu’ils sont broyés par la meule des rapports humains. L’extrême sophistication, mimétique de la profession ici investie, rend artificiels les retournements de situation et nuit à notre immersion. Reste un savoir-faire appréciable.
"Diamant noir" de Arthur Harari est un film qui tente de mêler le thriller et le drame familial, mais qui échoue malheureusement à convaincre. Le scénario manque de profondeur et d'originalité, avec une intrigue prévisible et des personnages stéréotypés.
La mise en scène est également décevante, avec des choix esthétiques peu inspirés et une absence d'audace dans la réalisation. Le rythme du film est lent et décousu, ce qui nuit à l'immersion du spectateur dans l'histoire.
Malgré la présence d'acteurs talentueux tels que Niels Schneider et August Diehl, les performances sont peu convaincantes et ne parviennent pas à sauver le film de sa médiocrité.
En somme, "Diamant noir" est un film peu inspiré, dont les défauts de scénario et de mise en scène ne parviennent pas à être compensés par les prestations des acteurs. Je lui accorde une note de 2/5.
Diamant Noir est un film de braquage chez un diamantaire d'Anvers par des petits malfrats à la sauce française. Si sur le papier cela semble attrayant, l'exécution et les personnages antipathiques suscitent le rejet. Le rythme est lent et le récit, comme ses personnages pour mettre à bien leur projet, prend son temps. L'ennui nous saisit alors.
Le scénario est le seul atout lucratif du film, sombre d’un côté, shakespearien de l’autre. Pour le reste, mon scepticisme est de mise tant « Diamant Noir » m’est apparu à l’opposé de la plupart des critiques dithyrambiques de la presse spécialisée : peu de rythme, texture de téléfilm du siècle passé et acteurs peu séduisants.
Entre désir de vengeance et récit initiatique, un thriller happant aux accents de tragédie familiale dans le cercle des diamantaires anversois, porté par un casting impeccable, avec notamment Niels Schneider, César du meilleur espoir. 3,75